25 octobre 2015

Le Flambeur (The Gambler) (1974) de Karel Reisz

On rechigne toujours un peu sur ce site à mater les films des seventies. On a tort car il y a quelques perles rugueuses qui n'ont pas tant vieilli que cela (pour peu qu'on ne soit pas historien coiffeur). James Caan (qui ressemble de façon troublante à mon pote Vince quand il doute) trouve ici un rôle à sa (dé)mesure : prof de littérature capable d'analyser avec brio aussi bien Dosto que William Carlos Williams, il est aussi, à ses heures perdues, un joueur féroce. S'il aime tant parler en cours du goût du risque, de cette... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 14:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 octobre 2015

Dope (2015) de Rick Famuyiwa

Oui, tu peux être black, venir d'un quartier pourri, tremper dans le trafic de drogue et finir à Harvard. Comprends bien que le rêve américain est désormais vraiment pour tous, pour peu que tu aies un peu de culot et que tu saches te servir d'internet (bien pratique ce système de bitcoin...). Famuyiwa nous parle de geeks dernière génération (fans de la musique des 90's... de 1890 ?) qui vont faire preuve d'un maximum de pugnacité dans ces quartiers craignos (je parle le langage djeun's de la fin du XIXème siècle également) pour... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 08:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 octobre 2015

Hill of Freedom (2015) de Hong Sang-Soo

Hong Sang-Soo est le maître du temps (et du montage) dans ce dernier opus : son héros japonais, Mori, revient en Corée pour retrouver celle qu'il a aimée, une certaine Kwon. Ne la trouvant point à son domicile au bout d'une semaine, il lui laisse une (longue) lettre qu'il dépose dans le centre linguistique qu'elle fréquente. Elle finit par trouver la lettre mais la fait tomber dans les escaliers... On suivra les mésaventures de Mori au cours de cette semaine un brin dans le désordre. Ouh là là, je vous vois venir, cela sent la prise... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 16:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 octobre 2015

L'Amour d'une mère (Haha wo kowazuya) (1934) de Yasujiro Ozu

Oui, bon c'est vrai qu'ils ont perdu la première et la dernière bobine... Malgré tout, il y a beaucoup de bonnes choses dans ce film muet, notamment dans le mimétisme entre les deux jeunes garçons et dans ce thème ozuesque de la famiglia. On prend le récit lorsque les deux jeunes garçons, Sadao l'aîné et Kusaku, apprennent à l'école que leur père vient d'avoir une attaque. Scènes extrêmement touchantes et comiques, leur actions étant toujours parfaitement parallèles (même hochement de tête, même regard inquisiteur envers les adultes,... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 octobre 2015

LIVRE : 2084. La Fin du Monde de Boualem Sansal - 2015

"La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n'est plus fort qu'elle pour faire détester l'homme et haïr l'humanité." La phrase en exergue nous met en condition et l'on se frotte les mains à l'idée de suivre les aventures d'un résistant, dans une version moderne de 1984, en milieu pseudo-islamisant-extrémisé (oui, il faut prendre les gants d'usage). Disons-le sans prendre de moufles : il nous faudra rapidement déchanter. Certes Sansal n'est pas maladroit pour nous planter le décor de ce nouveau monde où la religion (un peu de... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 octobre 2015

Un Français de Diastème - 2015

Diastème rate son film, mais on ne lui en veut presque pas parce que les intentions sont tellement louables, l'écriture tellement sincère qu'on ne peut que se désoler avec lui du piètre résultat. Le film est indigné mais refuse d'être du côté du manche, et décide de raconter les choses par le bout le plus audacieux qui soit. Il s'agit en l'occurrence de raconter le quotidien d'un skin-head des années 80, les ratonnades, les copains nazis, puis sa lente métamorphose en citoyen ordinaire et responsable. Mais au-delà de ça, il s'agit... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 octobre 2015

Les Plaisirs de l'Enfer (Peyton Place) (1957) de Mark Robson

Mark Robson prend son temps (150 minutes, tout de même, la bête) pour nous faire le portrait d'une petite communauté bien proprette en apparence mais où la chienlit comme le chiendent s'infuse progressivement, insidieusement : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et la politique de l'autruche est encore la meilleure façon de ne pas voir certaines effroyables vérités... Dans cette petite communauté bien fermée sur elle-même, on assistera à un combat entre le monde de la jeunesse vs le monde des adultes. L'un des... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 23:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 octobre 2015

La Caravane héroïque (Virginia City) (1940) de Michael Curtiz

Décidément, chaque découverte d'un film de Michael Curtiz dépasse notre attente... On s'attendait à un bon vieux western classique avec d'un côté les bons vieux Nordistes (Errol Flynn en tête) et de l'autre ces fourbes de Sudistes (Randolph Scott en pointe), eh bien que nenni, Curtiz est neutre et va s'ingénier à nous démontrer que chacun a ses propres motivations, ses propres objectifs. Scott doit se rendre à Virginia City pour récupérer 5 millions de dollars et relancer ses troupes dans ce combat salement engagé. Flynn,... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
22 octobre 2015

La Flamme pourpre (The Purple Plain) (1954) de Robert Parrish

Puuuurple plain, purrrrpleee plain... Oui, bon, rien à voir, même pas le riff guitare. N'empêche que ces aventures de l'ami Peck en Birmanie ne sont pas mal du tout. Peck est un pilote d'avion méchamment suicidaire qui ne se fait guère d'amis dans ses propres rangs : véritable tête brûlée qui collectionne les médailles, il prend tous les risques pour anéantir l'ennemi ; chacune de ses missions est un rendez-vous avec la mort. Pourquoi ? L'explication tient sur une main : le soir de son mariage à Londres, il y eut un bombardement -... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2015

La Femme Scorpion (Joshû 701-gô : Sasori) (1972) de Shunya Itô

Femmes entre elles en prison, on connaît le thème, reste juste à savoir où Itô place la barre au niveau de la violence : eh ben plutôt haute (le Japon a perdu "son innocence" dans le domaine : le drapeau en ouverture et les draps blancs teintés du sang de l'héroïne filmés en gros plan pouvant être perçu comme une lourde métaphore) ; si ces sympathiques demoiselles se dénudent à la première brise, elles sont aussi capables de te planter un bout de verre dans l'œil ! la première crise, de te verser un bonne soupe au miso... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 23:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]