17 avril 2016

Double Suicide à Amijima (Shinjû : Ten no Amijima) (1969) de Masahiro Shinoda

Chronique cinématographico-théâtrale d'une double mort annoncée. Shinoda, dès le départ, affiche ses intentions : il est d'abord question d'hommes en noir manipulant des marionnettes ; on retrouvera ces hommes en noir dans les coulisses du film à venir, intervenant même parfois directement sur scène comme des aides de main du destin, des figurants de l'ombre participant à la mise en scène de la tragédie. Le deuxième aspect tout autant conceptuel est d'avoir des décors minimalistes, comme si le set cinématographique n'était qu'une... [Lire la suite]
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15 avril 2016

Chronique du Soleil à la Fin de l'Ere Edo (Bakumatsu taiyôden) (1957) de Yûzô Kawashima

Derrière ce titre à rallonge se dissimule une excellente comédie nippone (on se diversifie au niveau des genres) qui se déroule dans un bordel dans les dernières années du Shogunat. Une multitude de personnages se croise à tous les étages, Kawashima nous régalant d'un sens de la mise en scène trépidant. Sa caméra se balade dans chaque couloir, passe d'un escalier à l'autre avec la vivacité d'un esprit (cinématographique). L'un des personnages principaux (Furanki Sakai, un tourbillon) est un arnaqueur qui parvient à se sortir de... [Lire la suite]
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14 avril 2016

Visite ou Mémoires et Confessions (Visita ou Memórias e Confissões) (1982 / 2016) de Manoel de Oliveira

Voilà une oeuvre humble et modeste du gars de Oliveira qui souhaitait à l'époque (en 1982 donc) faire oeuvre testamentaire. On découvre cette petite chose avec un brin de mélancolie un peu comme si on visitait la propre maison de son enfance. On pourrait diviser la chose en deux temps, comme nous l'indique d'ailleurs le titre. Il y a d'une part une caméra qui se balade dans toutes les pièces de cette immense demeure (une maison familiale, du côté de sa femme, où le cinéaste réside depuis une quarantaine d'année et qu'il va devoir... [Lire la suite]
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13 avril 2016

Creed : L'Héritage de Rocky Balboa (Creed) de Ryan Coogler - 2015

On s'envoie un petit Stallone en se disant qu'on va se manger un paquet de cacahuètes en se tapant un bon vieux film de boxe, et on se retrouve avec un film assez touchant malgré ses 8000 défauts, la magie d'Hollywood. Ryan Coogler, 30 ans, est surpris en pleine dévotion de son film de jeunesse, le mythique Rocky, et cet amour admiratif éclate à l'écran. C'est la principale qualité de la chose : son hommage, son admiration pour le modèle. Du coup, il n'essaye jamais de surpasser le (petit) maître : il en respecte gentiment tous les... [Lire la suite]
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13 avril 2016

Session 9 de Brad Anderson - 2001

Méfiez-vous des cinéastes qui s'appellent Anderson, je ne cesse de le répéter partout mais personne veut me croire. Dans la funeste famille, voici Brad, que mon Shang avait déjà fusillé jadis, et qui me laisse moi aussi parfaitement pantois. Notre gars s'essaye au film fantastique à base de démence et d'hôpitaux psychiatriques pas propres, et se vautre allègrement comme tous ceux qui l'ont précédé, Kubrick exclus bien sûr (Shining a fait du bien au cinéma, mais a aussi créé une foultitude de très mauvais cinéastes pensant... [Lire la suite]
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13 avril 2016

Mazurka (1935) de Willi Forst

Totalement séduit par la première version allemande de ce scénar (Joe May en fera un remake deux ans plus tard avec Kay Francis - Confession, cela s'appelle, et je vous tiens rapidement au courant) du gars Willi Forst qui bénéficie de la présence charismatique de Pola Negri et de la merveilleuse et sublime Ingeborg Theek (que l'on peut retrouver - outre une apparition dans une série télé dix-sept ans plus tard - dans un seul autre film, Permission sur Parole en 1938 - là encore, I keep you inform). La première demi-heure part sur... [Lire la suite]
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13 avril 2016

LIVRE : La Sagesse du Coeur (The Wisdom of the Heart) d'Henry Miller - 1941

"La majeure partie de ces textes sont inédits", annoncent roublardement et avec faute de syntaxe* les éditions Bartillat. On ne la fait pas au bon vieux collectionneur que je suis : seuls 4 ou 5 textes** étaient réellement inconnus, le reste ayant déjà paru dans différents recueils. Pas grave : ce bouquin réunit les textes que Miller lui-même voulait voir réunis, et ça donne l'occasion de relire des nouvelles oubliées qui font partie de la meilleure période de la carrière du sieur, les années 40. En un recueil, on aura droit à un très... [Lire la suite]
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13 avril 2016

LIVRE : Désaxé (Stalker) de Lars Kepler - 2014

J'aborde toujours les polars avec le petit sourcil du snobisme levé façon dubitatif, traitant ce genre comme un divertissement ; et avouons que dans 9999 cas sur 10000, ça ne va pas plus loin. Mais Désaxé m'a mis une vraie claque, et je dois aujourd'hui réviser mon jugement : oui, un polar peut être bien écrit, passionnant, jouissif, que les dieux de la Série Noire me damnent. La chose qui le différencie de ses petits camarades ? Le style, ou plutôt la construction. Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu un thriller qui savait vous... [Lire la suite]
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11 avril 2016

La Ville des Pirates (1983) de Raúl Ruiz

Après L'Ile au Trésor qui ne m'avait pas totalement convaincu, je me disais que cette Ville deS Pirates avait peut-être un peu plus de chance de me plaire. Autant le dire tout de suite, avec le rouge qui me monte un peu aux joues, et tout le respect que je dois au sieur Ruiz : je suis complétement mais alors complétement passé au travers... A tel point que les dernières minutes (après toute la seconde partie sur l'île qui me trouva hagard) se transformèrent en véritable calvaire. Une oeure surréaliste, j'ai a priori rien... [Lire la suite]
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11 avril 2016

La Légende de Zatoichi (vol. 17) : Route sanglante (Zatôichi chikemuri kaidô) (1967) de Kenji Misumi

  On n'est jamais déçu avec Kenji Misumi aux commandes d'un Zatoichi : c'est propre, c'est net, c'est sobre, et au final ça pète. Une sempiternelle histoire, au départ, d'un gamin abandonné par sa mère mourante et le Zatoichi, jamais là au bon moment, de devoir se coltiner la recherche du père. Il croisera en route une bande d'artistes hauts en couleurs, un sympathique potier et sa fille et surtout toute une bande de méchants qui tiennent dans leurs serres le pater de l'enfant (suite à une dette de jeu, il se voit obliger de... [Lire la suite]
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