27 mars 2020

The Platform (El Hoyo) de Galder Gaztelu-Urrutia - 2020

On occupe ses longues soirées comme on peut, alors pourquoi pas avec un de ces films à concepts idiots qui sortent de temps en temps, genre escape-game sophistiqués ou autres ? On envoie donc The Platform sans en attendre beaucoup plus qu'un moment sans prétention entre deux Ozu, amusé autant que consterné par le pitch : une prison verticale comprenant des centaines de cellules, à chaque étage deux prisonniers, une plateforme pleine de victuailles qui descend d'étage en étage, avec pour principe : les prisonniers du 1er étage ont... [Lire la suite]
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26 mars 2020

Duel sans merci (The Duel at Silver Creek) de Don Siegel - 1952

Avant de s'attaquer à ses films d'action avec stars, Don Siegel se fait les dents avec des petits westerns de série B ma foi pas dégueulasses. Ce Duel sans merci n'est certainement pas à mettre au panthéon du genre, beaucoup trop modeste pour cela, mais il contient bien du glamour et bien de l'action, ce qui, pour ce type de divertissement sans façon, rassasie tout à fait l'amateur que je suis. Il y a tout :- du cow-boy sans peur, en l'occurrence, deux : Audie Murphy, marqué par l'assassinat de son père par une bande de pilleurs de... [Lire la suite]
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26 mars 2020

Suit yourself or Shoot yourself 6 : The Hero (Katte ni shiyagare ! Eiyû-keikaku) de Kiyoshi Kurosawa - 1996

Suite et fin des aventures de nos deux trublions mi-chômeurs mi-hommes de main. Ce sixième épisode se teinte de sérieux et de discours politique, ce qui change des comédies farcesques des autres épisodes. Même si Kurosawa parvint toujours à instiller de la violence, de la tragédie ou de la profondeur au sein des gros gags dans cette série, celui-ci apparaît comme le plus grave, et nos deux clowns, cette fois-ci, n'ont que peu l'occasion de nous faire bidonner, malgré l'absurdité de la situation de base. Yuji et Kosaku sont ce... [Lire la suite]
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26 mars 2020

Quadrille (1938) de Sacha Guitry

Après le gorille, la quadrille. Une petit vaudeville de Guitry dans une mise en scène plus confinée que votre serviteur ? Ah oui, parfois, il faut revenir au bon vieux cinéma théâtralisé des années 30 - et pleurer. Est-ce donc si mauvais ? Bah, on ne s'attendait pas, de toute façon, à un chef-d’œuvre de finesse sous le male gaze de Guitry (ah cette façon si singulière de généraliser en parlant "des femmes", ces petites garces si infidèles... bouerk), le roi des bons mots qui ne font rire que lui. Bref, à ma droite Guitry himself... [Lire la suite]
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25 mars 2020

Koko, le Gorille qui parle (1978) de Barbet Schroeder

Comment ça, on va finir par parler de n'importe quoi ? Koko, messieurs-dames, est tout simplement le chaînon manquant entre le chien qui ne sait qu'aboyer, le chat qui miaule, ronronne, et l'homme qui parle - même si c'est souvent pour ne rien dire (je crois également utile d'ajouter que moi aussi je suis capable parfois de ronronner devant un film de Borzage). Bref. Koko est capable d'utiliser pas moins de 200 signes pour communiquer avec sa "mère" Penny Patterson. Sa mère ? Oui, Penny, cette blonde qui génétiquement semble avoir... [Lire la suite]
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25 mars 2020

LIVRE : Le Monde n'existe pas de Fabrice Humbert - 2020

Humbert parvient avec une certaine maestria et une maestria certaine à écrire un roman qui tient à la fois du polar d'investigation, de l'auto-portrait et de l'essai philosophique. Moi je dis bravo. D'entrée de jeu, avec ce style incisif et court, ces pages empruntées à la littérature américaine (Hemingway en modèle avoué, mais trahi peu à peu par l'écriture introspective et volontairement complexe de Humbert), le goût pour le contrepoint et le cliffhanger, on est dans le polar pur : Adam Vollman, journaliste au New-Yorker, aperçoit... [Lire la suite]
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25 mars 2020

Come on Children (1973) de Allan King

Allan King teste le concept de télé-réalité documentaire dès les seventies en conviant une dizaine de djeun’s de Toronto en délicatesse, dirons-nous, avec leurs parents et la société, dans une ferme : une façon pour nos post-ados de se retrouver loin des parents, des flics et de la pollution. Une question : vont-ils survivre ou tout du moins vont-ils s'entendre ? On sent dès le départ une petite tension entre un chevelu qui prend de l'acide (ouais, la plupart des gamins ont un petit penchant pour les substances dites illicites)... [Lire la suite]
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25 mars 2020

Nosferatu le Vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de Friedrich Wilhelm Murnau - 1922

C'est dingue comme on peut voir et revoir ce film, et à chaque fois y trouver de nouvelles pistes, de nouvelles façons de le regarder. Si on a pu suivant les époques y déceler un discours sur le sida, sur l'amour fou, voire sur le cinéma lui-même, ce qui m'a frappé aujourd'hui, en ces temps de confinement, c'est l'invention du dernier tiers, et cette façon de montrer l'avancée de la peste comme l'arrivée d'un seul être, d'exprimer concrètement la propagation de la maladie. On voit midi à sa porte. C'est cette partie-là qui est... [Lire la suite]
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25 mars 2020

Utøya, 22 Juillet (Utøya 22. juli) d'Erik Poppe - 2018

Après 1917, on continue dans l'exploration de ces films un peu gadgets filmés en un seul plan-séquence. Autant le procédé était inutile, voire légèrement crapoteux, dans le film de Mendes, autant là, on comprend la pertinence du plan-séquence. Il s'agit en effet de recréer le plus précisément possible l'attaque terroriste qui a eu lieu sur l'Île d'Utøya en Norvège, véritable massacre opéré par un seul homme et qui fit tout de même 70 morts et des centaines de blessés. Le tueur ayant opéré pendant 80 minutes, le film, grosso modo de... [Lire la suite]
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24 mars 2020

Les meilleures Intentions (Den goda viljan) (1992) de Bille August

Chose promise à Gols, chose due et achevée : oui, je suis parvenu pour la seconde fois de ma vie à venir à bout de ce film de 3 heures ressenti à 6 sur l’échelle de Richter. C'est un scénar de Bergman (la vie de ses parents a priori) mais tout de même, faut savoir prendre son temps, apprécier les silences, les non-dits, les colères rentrées, les trous... J'abuse un peu, il y a des rebondissements (j'en ai compté deux). Mais reprenons dès le départ : il s'agit donc ici de retracer la rencontre (et les amours contrariées, c'est le... [Lire la suite]
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