cold_20prey_20still_202On se demande bien quel peut être le pourquoi de ce 10000ème slasher identique aux autres : ni critique ni hommage au genre, ni drôle ni effrayant, voilà un film totalement inutile, et qui ne se donne même pas la peine d'être un peu fun. On pense d'abord à un film d'horreur des années 80, ce que tendent à prouver le méchant tracé en deux traits (grognements gutturaux et pioche sanglante), les ficelles de mise en scène usées jusqu'à la corde (les ombres qui passent dans un crissement de violon), la morale réac qui sous-tend l'ensemble (les personnages qui baisent sont les premières victimes), et l'esthétique ringarde (une ascension de montagne filmée depuis un hélicoptère genre clip Décathlon)... Mais non, vérification faite, c'est bien un film de 2006. Alos la question demeure : qu'est-ce qui a bien poussé Roar Uthaug à réaliser cette chose qu'on croyait quand même terminée depuis Vendredi 13 ? Trop gavé sûrement de VHS dans sa jeunesse, le réalisateur a voulu copier tel quel le genre ; ça ne sert à rien, sauf à soupirer d'ennui, ou contempler dans un demi-hébétement les formes avantageuses de la blonde de service qu'on cold_preynous montre en petite culotte. Il est exact que souvent les scénarios les plus simples sont les plus effrayants ; encore faudrait-il savoir contre-balancer cette simplicité par un talent de mis en scène. Uthaug n'en a pas, et ses seules idées sont piquées à ses glorieux aînés, sans plus. Très frileux (les meurtres sont illisibles), et mal à l'aise dans ses rythmes, Cold Prey est un grand bond en arrière dans le genre du slasher de base. Seule chose à noter : les acteurs sont pas mal, ce qui est rare dans ce type de série Z.