07 mai 2019

National Gallery de Frederick Wiseman - 2014

Après quelques films un peu hésitants dans leurs choix, Wiseman revient au très grand avec ce National Gallery passionnant, qui vous entraîne pendant trois heures dans les couloirs feutrés du vénérable musée londonien. Très difficile à priori de filmer la peinture, et même si quelques-uns ont réussi (Sokurov ou Straub entre autres), on sent que Wiseman se pose les bonnes questions dès le départ : comment faire entrer la notion de temps (c'est-à-dire le cinéma) dans l'éternité des tableaux, comment rendre compte de l'émotion induite... [Lire la suite]
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05 mai 2019

L'île du Camp sans Retour (The Camp on Blood Island) (1958) de Val Guest

Un bon vieux titre français à rallonge qui fout les jetons, la Hammer, la fin des fifties, Val Guest, du sang au programme, ça fait rêver n'est-il pas ? Bon, la première chose à dire pour partir sur de bonnes bases c'est que le noir et blanc est proprement magnifique (Jack Asher, ah ?) : on a l'impression d'être dans un produit particulièrement bien léché et même si au niveau du casting, on sent vite qu'on a plus à faire à des seconds couteaux qu'à des premiers, ces derniers n'ont pas à rougir (on ne pouvait pas payer et les... [Lire la suite]
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04 mai 2019

Les Vauriens de l'Epoque Sengoku (Sengoku burai) (1952) de Hiroshi Inagaki

Il est bon parfois de retrouver la base : un scénario à six mains dont celles de Kurosawa, la présence de l'incontournable Toshiro Mifune en samouraï éternellement errant, une héroïne plutôt sauvage qui a les traits de Shirley Yamaguchi... Bref, on est prêt, avant même que le générique de la Toho soit terminé, pour l'aventure. Et aventure, il y aura. Dès le départ, on est dans l'histoire d'amour impossible sur fond de violence : Mifune est dans les bras d'une certaine Kano (Shinobu Asaji), servante du château, alors même que le... [Lire la suite]
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04 mai 2019

L'Homme pressé de Hervé Mimran - 2018

Après Tout ce qui brille, tentative désolée de Shang vers la comédie sociale française, c'est à mon tour d'aller vérifier si ce Hervé Mimran, désormais seul, est bien le triste sire qu'il a décelé. Eh bien oui, et c'est même bien pire que tout ce que je pouvais attendre, pire que ce qu'en dit Shang, pire qu'un coup de pied dans les parties même. L'Homme pressé est une sous-merde, un truc entièrement prostitué aux pieds du succès à tout prix, jamais drôle, toujours au plus rapide, au plus putassier, au plus minable. Les scénaristes... [Lire la suite]
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03 mai 2019

Serment rompu (Hakai) (1948) de Keisuke Kinoshita

Alors reconnaissons-le, vous me verrez un peu moins ébaubi que d'habitude sur cette œuvre de Kinoshita. Pourtant, sur le fond, l'idée est plus que louable : condamner les problèmes de caste au Japon (les bouseux des petits villages étant considérés comme des parias : seules solutions pour eux pour réussir : ne pas dire d'où ils viennent, ou alors, c'est la honte galactique), favoriser la liberté d'expression, prôner plus d'égalité... Pour illustrer ces biens belles idées lumineuses, Kinoshita prend l'exemple d'un jeune prof, Sugawa... [Lire la suite]
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03 mai 2019

Lettre à Freddy Buache (1981) de Jean-Luc Godard

Restons en Suisse pendant qu'on y est, avec cette oeuvre assez jouissive de Godard. Il devait réaliser un film pour les 500 ans de Lausanne et forcément son oeuvre a été refusée. Ouais, on l'aura compris, Godard et les "commandes", ça fait deux. Bien dommage d'ailleurs - ou pas plus mal - puisque Godard en profite pour commenter lui-même sa façon de voir et c'est forcément d'un grand intérêt aussi bien dans le fond (de l'histoire... ou du lac) que dans la forme - disons qu'il s'agit d'un commentaire pour la forme, voire même une... [Lire la suite]
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02 mai 2019

Ultra pulpe (2018) de Bertrand Mandico

Mandico est également un cinéaste qui, indéniablement, a un univers et une vision qui lui sont propres... Seulement contrairement à Gonzalez au sujet duquel on peut parler d'œuvre cyclique avec des tenants et des aboutissants, le monde de Mandico donne souvent la terrible impression de tourner en rond, un rien inutilement... Univers de SF, de SM (...), où l'on retrouve dans des décors studio chiadés (pour une production française, on s'entend), différentes saynètes apocalyptiques, érotiques, épileptiques. Une metteur en scène qui,... [Lire la suite]
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01 mai 2019

Les Roses de la Vie (1962) de Paul Vecchiali

A défaut de muguet, on va cueillir les roses de la vie avec le gars Vecchiali. En guest-star du premier Mai, Jean Eustache pour son tout premier rôle en chauffeur grande classe. Soit donc l'histoire d'une grand-mère qui tricote des pulls (qu'elle vend) et qui regarde par sa fenêtre ce cher métro aérien. Classique. Une fois un petit pécule réuni, elle commande un taxi, revient sur les lieux de son enfance (une maison dans un bled, son jardin près des quais), se carapate finalement des lieux, va livrer son chagrin dans une forêt qui... [Lire la suite]
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01 mai 2019

LIVRE : Les Enténébrés de Sarah Chiche - 2019

Plutôt touffu ce roman de Chiche qui nous emmène dans deux directions principales : ses antécédents familiaux un peu olé-olé et son adultère... Vaste programme dans lequel tout un chacun pourrait volontiers s'identifier pour peu qu'on ait connu parmi ses proches des gens bipolaires (antarctique, arctique) ou pour peu qu'on ait entretenu deux liaisons en parallèle - mais, oui, allez-y, souriez... Le moins qu'on puisse dire c'est que cette auto-fiction / autobio (on s'y perd, tout le monde se roulant dorénavant dans le genre) convie... [Lire la suite]
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30 avril 2019

Le Soleil et la Rose (Taiyô to bara) (1956) de Keisuke Kinoshita

Kinoshita peut également se révéler totalement en phase avec son époque avec ce film "à la new wave" avant la lettre qui conte les malheurs d'un zazou bien de son temps. Musique jazzy pour accompagner cette petite frappe ou plutôt ce petit branleur de Kiyoshi avec ces deux camarades au diapason. Détrousser les bonnes gens sur la plage, jouer du coup de poing, faire les marioles et les grandes gueules dans les bars, voilà grosso modo tout l'univers de ce gang de merdeux. La mère de Kiyoshi se plie en quatre pour espérer sauver ce... [Lire la suite]
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