07 juillet 2016

Avec ou sans Ordre (Be Tartib ya Bedoun-e Tartib) (1981) d'Abbas Kiarostami

Petite leçon de civisme cinématographique avec ce court-métrage qui en une demi-douzaine de séquences (dans l'ordre et dans le désordre) montre que lorsqu'enfants ou automobilistes respectent les règles tout se déroule rapidement et que sinon ben c'est vite l'anarchie, mon frère. Sortie de classe, distribution d'eau (dans le désordre, la citerne finit même par s'écrouler, c'est le bazar total), montée de bus (avec chronomètre à l'appui : 1'12 pour faire monter 60 gamins en rang, plus de 2'30 dans le désordre, je crois que c'est... [Lire la suite]
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07 juillet 2016

Le Rapport (Gozarech) (1977) d'Abbas Kiarostami

On ne peut pas dire là qu'il s'agisse de l'œuvre la plus joyeuse de son auteur : il met en scène un gars qui travaille au Ministère des Finances et sur lequel toute une série d'emmerdes va tomber. Les a-t-il cherchées ? A priori, le gars est loin d'être innocent : trompant sa femme, lorgnant sur les joueurs au casino (il demande à un richard sa clope pour allumer la sienne, on peut y voir un symbole) et acceptant apparemment des dessous de table de certains citoyens fortunés - le problème c'est que l'un d'eux va se retourner contre... [Lire la suite]
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07 juillet 2016

Venice 70 : Future reloaded de Abbas Kiarostami - 2013

C'est donc avec ce tout petit film d'1mn30 que Kiaro tire sa révérence, et c'est bien à son image : simple, pur, discret. Même si on tique devant la naïveté un peu mièvre de la chose (c'est un danger qui a toujours menacé AK, on peut bien le dire maintenant qu'il est occis), on constate qu'on retrouve sans mauvaise foi beaucoup des thématiques du maître concentrées sur ces quelques mètres de pellicule : l'enfance qui va de pair avec l'évocation des premiers temps du cinéma, la passion pour les visages, l'intérêt pour... [Lire la suite]
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06 juillet 2016

Les Couleurs (Rangha) (1976) d'Abbas Kiarostami

On commence par compléter notre odyssée Kiaro avec cette petite chose multicolore : Abbas sort sa palette de couleurs et nous livre une œuvre gentillette illustrant les différentes couleurs (du rouge au noir, et j’en passe…) à partir, principalement d'objets quotidiens... Pour le rouge, il y a ainsi les feux tricolores, pour le vert aussi d'ailleurs, mais on osera varier les plaisirs : pour le orange, for instance, on montrera les pattes et le bec d'un canard (eh oui, première grande collaboration entre Kiarostami et les... [Lire la suite]
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18 mars 2013

Like Someone in Love d'Abbas Kiarostami - 2012

Retour en force pour le bon Abbas, qui nous livre là son meilleur film depuis des années, en renouant avec son style tout en le renouvelant subtilement. Bénéfice du changement de latitude ou besoin de nouvelles formes, on ne sait pas, mais le fait est qu'on passe un moment fascinant, profond, intelligent et beau avec ce Like Someone in Love surprenant, d'une très belle santé et d'une très belle jeunesse. On retrouve avec joie les voitures de Kiarostami, l'essentiel de l'action se situant à l'intérieur de l'une d'elles. Depuis... [Lire la suite]
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17 octobre 2011

No (2010) d'Abbas Kiarostami

Une petite gourmandise de l'ami Kiarostami que l'on doit à nos gars de la Cinémathèque française et d'Arte qui l'ont fait plancher sur la chevelure féminine... Qu'est-ce que le trublion iranien a trouvé comme angle d'attaque pour aborder le problème ? Il choisit tout simplement de filmer une mini bambinette de quatre ans à laquelle on propose de faire un film ; l'histoire est simple : une amie de la chtite est jalouse de sa chevelure et une nuit, dans son sommeil, elle va venir les lui couper. Question et dilemme : accepterait-elle... [Lire la suite]
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22 octobre 2010

Le Passager (Mosafer - مسافر) d'Abbas Kiarostami - 1974

Si Truffaut était né en Iran, nul doute qu'il pourrait être l'auteur de ce Passager, qui a le même goût que le cinéaste des 400 coups pour la jeunesse brimée et brisée, et qui dresse en gros le même portrait de l'enfance : magique et innocente, drôle et débrouillarde, et en même temps assez sombre dans ses rapports avec les adultes, et totalement immorale quand il s'agit de satisfaire les désirs immédiats. Ghassem est un garçon passionné par le foot, et inversement captivé par les études. Il se met en tête d'aller à Téhéran pour... [Lire la suite]
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22 octobre 2010

Close-Up (Nema-ye Nazdik) d'Abbas Kiarostami - 1990

Finalement, toute l'oeuvre de Kiarostami semble bien être un simple hommage au cinéma. Qu'ils soient une déclaration d'amour à l'enregistrement primal (Five), une ode à la réalité (Et la Vie continue), ou un moyen de la transcender (Le Goût de la Cerise), ses films ont toujours quelque chose à voir avec un discours sur le film en train de se faire. Et au sommet de cette théorie, Close-Up, véritable hurlement de passion envers la force du 7ème art. C'est une histoire vraie : un homme se fait passer pour le réalisateur Mohsen... [Lire la suite]
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12 octobre 2010

Copie Conforme (Roonevesht barabar asl ast) d'Abbas Kiarostami - 2010

S'éloignant pour la première fois de son Iran natal (non non non, archi-faux, voir commentaires - NDLR), Kiaro en profite pour chambouler son style, et livre avec Copie Conforme un objet étrange, au charme assez indicible, et qui en tout cas ne va jamais dans le sens de ce qu'on attendait de lui. C'est un film maladroit, bancal parfois, assez chiant, un peu malade par tous les côtés, et qui n'opère qu'à la longue ; mais on est surpris, à la sortie du cinoche, de se sentir comme envoûté par la chose, et convaincu que Kiarostami nous a... [Lire la suite]
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31 janvier 2010

Shirin d'Abas Kiarostami - 2009

Première vraie déception pour ma part dans l'oeuvre d'Abbas : malgré tout l'intérêt du concept, Shirin est raté dans sa réalisation, mettant à jour une sorte d'échec dans la recherche incessante de Kiarostami depuis quelques années : effacer tout ce qui est inutile dans un film. Ca a commencé avec la disparition (supposée) du metteur en scène, puis celle (utopique) de la trame ; aujourd'hui il tente la disparition du film lui-même. Le principe : on entend la bande-son d'un mélodrame épique, mais jamais on n'en verra une image ;... [Lire la suite]
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