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Une petite gourmandise de l'ami Kiarostami que l'on doit à nos gars de la Cinémathèque française et d'Arte qui l'ont fait plancher sur la chevelure féminine... Qu'est-ce que le trublion iranien a trouvé comme angle d'attaque pour aborder le problème ? Il choisit tout simplement de filmer une mini bambinette de quatre ans à laquelle on propose de faire un film ; l'histoire est simple : une amie de la chtite est jalouse de sa chevelure et une nuit, dans son sommeil, elle va venir les lui couper. Question et dilemme : accepterait-elle de se faire couper les cheveux pour devenir une "star" dans un film ? Ce serait Godard, on se doute que la gamine aurait été tellement torturée et impressionnée par les grosses lunettes du bonhomme, qu'elle aurait fini par craquer... Je plaisante. Le fait est qu'ici, la gamine a beau avoir un temps d'hésitation - qu'elle passe d'ailleurs en se triturant les cheveux -, rien ne la fera changer d'avis. C'est niet, definitely ; la jeune femme qui mène l'interview insiste tant et plus mais notre bambinette n'est pas du genre à vouloir galvauder sa longue chevelure pour devenir une quelconque actrice - c'est beau, Sigourney Weaver est livide. La belle idée, c'est qu'ensuite Abbas montre uniquement la réponse négative d'une poignée d'autres bambinettes : aucune ne semble prête à vouloir faire un tel sacrifice. Pureté, détermination et beauté simple de l'enfance, tout Abbas dans une petite assiette - ou un plat à barbe si on veut absolument une chute. Craquant.