No (2010) d'Abbas Kiarostami
Une petite gourmandise de l'ami Kiarostami que l'on doit à nos gars de la Cinémathèque française et d'Arte qui l'ont fait plancher sur la chevelure féminine... Qu'est-ce que le trublion iranien a trouvé comme angle d'attaque pour aborder le problème ? Il choisit tout simplement de filmer une mini bambinette de quatre ans à laquelle on propose de faire un film ; l'histoire est simple : une amie de la chtite est jalouse de sa chevelure et une nuit, dans son sommeil, elle va venir les lui couper. Question et dilemme : accepterait-elle de se faire couper les cheveux pour devenir une "star" dans un film ? Ce serait Godard, on se doute que la gamine aurait été tellement torturée et impressionnée par les grosses lunettes du bonhomme, qu'elle aurait fini par craquer... Je plaisante. Le fait est qu'ici, la gamine a beau avoir un temps d'hésitation - qu'elle passe d'ailleurs en se triturant les cheveux -, rien ne la fera changer d'avis. C'est niet, definitely ; la jeune femme qui mène l'interview insiste tant et plus mais notre bambinette n'est pas du genre à vouloir galvauder sa longue chevelure pour devenir une quelconque actrice - c'est beau, Sigourney Weaver est livide. La belle idée, c'est qu'ensuite Abbas montre uniquement la réponse négative d'une poignée d'autres bambinettes : aucune ne semble prête à vouloir faire un tel sacrifice. Pureté, détermination et beauté simple de l'enfance, tout Abbas dans une petite assiette - ou un plat à barbe si on veut absolument une chute. Craquant.
Commentaires sur No (2010) d'Abbas Kiarostami
- Merci du silence. Le film est disponible : en cliquant sur lien, message précédent. Il est gratuit, n'ira à aucun festival (j'aime pas les bûchers des vanités, ni les vaniteux...), ni sera commercialisé. Pour ma part, je reviens à mon silence : à quoi bon parler de son film, si on s'en moque d'être "un cinéaste". Bien à vous, les regardeurs...

- Merci. Je n'ai rien contre les festivals en soi, mais du moment où existe la possibilité de que tout passionné de cinéma (et pas que "les équipes de"), quel et où qu'il soit, puisse y poser ses yeux, je ne vois plus le but d'un festival, surtout pour un film qui ne cherche point à se vendre, à en gagner de l'argent. C’est vous, « les gens de tout bord », qui donnez l’unique sens à la réalisation de films ; tout l'enchevêtrement qui sépare l’auteur de ces yeux que vous êtes, n’existe que pour maintenir une macro-structure de tous connue, et qui ne tourne qu’autour de… l’argent / le prestige – tout un business de l'ego de tous connu. Personnellement, je n’en ai rien à faire de tout cela : le film est « visible » pour tous. Cela me suffit, largement. J'y travaille déjà dans mon prochain projet, voué au même type de diffusion. It's a new dawn... Bon visionnage, l'ami. (Le silence est beau ; donc, encore une fois, merci.)

- Salut l'ami,
du silence mais de l'attention ! J'étais déjà allé faire un tour sur votre site en attendant d'en savoir plus sur votre film... Maintenant qu'il est disponible, il y a forcément preneur... Déçu qu'il n'aille dans aucun festival, participant pour ma part - à mon petit niveau (carte blanche sur l'Asie)- au premier festival international du film des Comores - qui est mené par une vraie équipe de passionnés (du 17 au 23 déc, pour être précis). Un futur regardeur avide...



















