12 avril 2011

Le Rio de la Mort (El Río y la muerte) (1955) de Luis Buñuel

Le Rio de la Mort ne passe pas, généralement, pour être un chef-d’œuvre dans la filmographie du grand Luis et on ne peut qu'opiner. Rien de forcément déplaisant dans cette histoire de vengeance qui se transmet de génération en génération, si ce n'est que le Mexicain moyen - l'autochtone qui vit dans son petit village - apparaît surtout comme un joli concentré de tares : fier comme une soupière, moustachu, macho, la tête près du sombrero, nos hommes aux chapeaux pointus s'emportent à la moindre petite pointe d'humour qui leur... [Lire la suite]
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29 octobre 2010

Belle de Jour de Luis Buñuel - 1967

On est là dans le classique de chez classique, et c'est toujours difficile de rajouter des mots aux multiples thèses existant sur le sujet. Belle de Jour, c'est une sorte de profession de foi de la part de Buñuel, puisqu'on y trouve tous les thèmes de sa dernière période (celle avec Carrière), dans une vision hyper-aboutie. Séverine est une bourgeoise grand style, mais entre 14 et 17h, elle devient une prostituée dans un claque parisien. Ca, c'est pour la trame. Mais comme à son habitude, Buñuel sait ajouter à ce sujet déjà... [Lire la suite]
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05 mai 2009

Le Charme discret de la Bourgeoisie (1972) de Luis Buñuel

Véritable poupée russe de rêves imbriqués, Le Charme discret de la Bourgeoisie est bien là encore une fois pour démontrer que Buñuel reste le maître des incongruités, bien qu'il s'ingénie ici, plus que dans Le Fantôme de la Liberté, à tisser des liens entre les mêmes six personnages du départ. Six personnages donc en quête d'hauteur, incapables bien souvent, tout comme le spectateur, de  démêler les fils entre la réalité et l'imagination, six personnages, également, en quête de longueur, qui tracent leur route sans jamais trop... [Lire la suite]
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13 février 2009

Simon du Désert (Simón del desierto) (1965) de Luis Buñuel

Petit morceau buñuellissime empreint d'une ironie mordante. Pauvre Simon du Désert qui est resté 6 ans, 6 mois et 6 jours sur sa colonne. Une foule vient le saluer pour l'installer sur une colonne encore plus haute comme s'il s'éloignait de plus en plus des réalités terrestres. Il parvient tout de même à réaliser des miracles - il rend ses mains à un voleur démembré -, mais non seulement tout le monde est un peu blasé - joli moment, plutôt caustique, d'absence de réaction - et en plus ce voleur, sans même un mot de remerciement,... [Lire la suite]
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26 janvier 2009

Tristana (1970) de Luis Buñuel

Difficile de cerner ce Tristana à l'image d'une exceptionnelle Catherine Deneuve au caractère sans cesse mouvant, jeune femme naïve, puis initiée, dégoutée, à nouveau passionnée et enfin amputée (on dirait un discours de De Gaulle, nan?). Fernando Rey n'est pas forcément plus évident à définir sur la longueur, tuteur qui lorgne méchamment sur sa pupille, la consomme, la perd, la retrouve, un bourgeois pantouflard qui proclame haut et fort ses idées anticléricales et socialistes et qui finit totalement assagi... Est-ce un film sur... [Lire la suite]
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24 janvier 2009

Don Quintin l’Amer (La Hija del engaño) (1951) de Luis Buñuel

La Hija del engaño est considéré par Buñuel himself comme son plus mauvais film, même s'il n'y a pas forcément à rougir de cette sympathique comédie. Fernando Soler endosse avec un certain panache le rôle du parfait misanthrope et ses deux acolytes, bras cassés par excellence, se livrent à quelques pitreries plutôt bien rythmées. Il est aussi question, en filigrane, de violence au sein de la famille (le Fernando prêt à détruire au début sa femme; sa fille, Marta, qu'il a abandonnée, battue par son père adoptif, alcoolo) mais également... [Lire la suite]
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23 janvier 2009

Susana la Perverse (Susana demonio y carne) (1951) de Luis Buñuel

Comme Terrence Stamp dans Teorema de Pasolini, la chtite Susana par la seule présence de son corps va foutre la pagaille à tous les étages dans cette hacienda. Doucettement érotique, le film vaut surtout pour le désarmement des hommes devant cette femme : ils tueraient littéralement père et mère pour pouvoir coucher avec elle. On ne sait pas trop ce qu'a fait la Pimprenelle avant de se retrouver dans un centre pénitencier pour gonzesses mais c'est quasiment en faisant un pacte avec le Diable qu'elle se retrouve libérée (l'évasion... [Lire la suite]
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22 janvier 2009

La Mort en ce Jardin (1956) de Luis Buñuel

Voilà un Buñuel assez particulier qui commence par une révolution, ou plus précisément par une émeute, et qui se termine dans un troublant jardin d'Eden... sans Dieu. Si la première partie prend le temps de poser les personnages, la seconde les convie à un trip des plus particuliers dans une sorte de seconde dimension. L'histoire en quelques mots : alors que des étrangers tentent de faire fortune dans les mines de diamants, le gouvernement réquisitionne tout d'un coup les terres. Forcément la colère gronde. Il y a parmi cette clique... [Lire la suite]
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21 janvier 2009

On a volé un Tram (La Ilusión viaja en tranvía) (1954) de Luis Buñuel

Sympathique petite comédie mexicaine sur fond social; Buñuel se focalise sur une petite tranche de vie, une anecdote comme le dit la voix-off, pour montrer la vie quotidienne dans la capitale au naturel. Il jette son dévolu sur deux potes qui bossent dans les trams; après avoir réparé le tram 133, ils apprennent que ce dernier doit aller à la casse. Le soir même, imbibés de bière, ils décident de se payer une ultime promenade nocturne, comme une dernière fiesta pour leur cher tram. Au petit matin, la gueule de bois faisant son... [Lire la suite]
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20 janvier 2009

Les Aventures de Robinson Crusoe (Aventuras de Robinson Crusoe) (1954) de Luis Buñuel

C'est une histoire on ne peut plus classique que Buñuel filme avec une explosion de couleurs : l'arrivée de notre Robinson qui échoue comme une mouette mazoutée sur une plage de sable noir, la récupération de tout plein de trucs dans les restes du bateau, sa période "Sébastien Tellier" (dur la solitude, heureusement il y a les animaux), puis "peau de bique" (hippie avant l'heure) et enfin "Moïse" avec son pote Vendredi. Lorsque les cannibales débarquent ou que les blancs font enfin leur apparition... [Lire la suite]
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