06 février 2010
Suspiria (1977) de Dario Argento
Avant que les fans d'Argento se jettent sur moi une hache à la main pour me découper le coeur en ayant pris soin auparavant de tamiser la lumière, j'admets que je ne suis pas un grand fan du genre ni même du sieur. Attention, force est de reconnaître, en la matière, la composition des cadres, le travail sur les lumières, l'importance de la bande sonore, sans parler de ce festival de couleurs qui feraient passer un film de Beineix pour une pâle oeuvre en noir et blanc... Mais justement, on est tellement saturé par cet arc-en-ciel... [Lire la suite]02 janvier 2010
Inferno de Dario Argento - 1979
Ah le bon vieux nanar ! Je confesse ne pas être un Argentophile, mais là, quand même, on touche le fond. Même Alan Parker aurait trouvé too much cette esthétique clipeuse proprement immonde, même Jean-Pierre Mocky passe plus de temps sur le jeu des acteurs, même Jean-Michel Jarre aurait pondu une musique meilleure. Que dire devant la profonde nullité de ce bidule (que d'aucuns considèrent comme culte, remarquez bien) ? Le scénario est incompréhensible : il est question de trois mères-sorcières qui habitent dans trois villes... [Lire la suite]15 juillet 2008
Les Frissons de l'Angoisse (Profondo Rosso) (1975) de Dario Argento
Considéré avec Suspiria comme l'une des meilleures réussites du gazier, Profondo Rosso bénéficie d'une image joliment léchée et de séquences qui alternent l'énigme proprement dite et les trois ou quatre scènes gores du genre. Il faut sûrement remettre ce film au milieu des années 70 pour expliquer son succès ("le meurtre a été commis par un schizophrène paranoïque... hum, hum" - ouais forcément, on imagine moins bien un handicapé aveugle, par exemple) d'autant que la musique très vintage des Goblins a passablement vieilli... [Lire la suite]19 mars 2007
Pelts de Dario Argento - 2007
Très poilant, ce petit film à l'ancienne montre une fois de plus le savoir-faire très pro d'Argento, à qui on ne la fait pas pour ce qui est de faire du gore. Le scénario de Pelts est pas loin d'être nul, mais peu importe : ce qui compte, c'est le mauvais goût totalement assumé du Dario, pas avare en hémoglobine et en bocaux de tripoux. D'accord, on peut voir dans le film une prise de position contre les vendeurs de fourrure. Mais je crois que Pelts est plutôt une pure forme, un essai entre le gag et le happening, qui fonctionne... [Lire la suite]30 septembre 2006
Jenifer de Dario Argento - 2005
Jamais été un grand fan de Dario Argento, bien que je lui reconnaisse des qualités, mais de façon sporadique : il y a dans la plupart de ses films au moins cinq ou six plans bien sentis. Ce Jenifer est de très bonne tenue, surtout dans l'émotion qu'on ressent à voir ce vieux de la vieille rendre hommage aux "Masters of Horror" qui l'ont précédé. On reconnaît avec malice tous les clins d'oeil cinéphiliques du gars : le personnage principal, jeune femme au corps sublime mais au visage horrible, rappelle Elephant Man ; la... [Lire la suite]
