10 octobre 2009
Love Streams de John Cassavetes - 1984
Cassavetes aborde toujours le même sujet : la solitude, la difficulté d'aimer et d'être un adulte, les heures sombres de la nuit, la folie, l'alcool... Love Streams ne déroge pas à la règle, bien au contraire : c'est du Cassavetes-bilan, somme de ses inspirations condensées en 2 heures de pure émotion. A travers le portrait croisé de ces deux inadaptés de la vie (lui, fêtard triste passionné par le sexe, l'alcool et sa soeur ; elle, petit oiseau givré en manque criant d'amour), c'est à une introspection très profonde qu'on nous... [Lire la suite]13 mai 2009
Opening Night de John Cassavetes - 1977
Un film magnifique depuis toujours et pour toujours que ce Opening Night, qui fait la jonction entre le cinéma nerveux made in USA genre Fuller et le drame psychologique à l'européenne genre Bergman. Cassavetes filme les tourments de l'âme comme s'il s'agissait de scènes d'action, et tend chaque séquence comme un arc.
Myrtle est une actrice vieillissante, star adulée qui travaille une pièce psychologique sur le vieillissement et la perte de la féminité. Un accident survenant un soir de représentation va entraîner une dégringolade... [Lire la suite]23 février 2009
Gloria de John Cassavetes - 1980
Foin des polémiques, voici un cinéaste sur lequel on est d'accord avec mon copain d'écriture. Voilà bien longtemps que je n'avais pas revu Gloria (et ma dernière vision était étrange, le cinéma de ma ville ayant interverti les bobines), et j'en ressors tout satisfait. Un scénario solide et surprenant, une mise en scène ample et très fine en même temps, et surtout une actrice extraordinaire, on est dans le très bon boulot. Il manque peut-être cette façon de filmer très brutale, très frontale, qui fait la marque des très grands... [Lire la suite]18 mars 2008
Un Enfant attend (A Child is waiting) de John Cassavetes - 1963
A Child is waiting n'est peut-être pas le film le plus emblématique de son auteur, et c'est vrai qu'on n'attendait pas vraiment Cassavetes dans ce sujet-là ; les enfants ne semblent pas être les êtres que le gars aiment le plus filmer, sa filmographie étant plutôt remplie d'adultes mal grandis ou de corps vieillissants. Mais le fait est que ce film de commande est pourtant diablement émouvant, et que le goût de Cassavetes pour l'Humain dans toutes ses tares et ses beautés fait encore une fois merveille.
Le film se centre sur un... [Lire la suite]23 octobre 2007
Minnie and Moskowitz de John Cassavetes - 1971
Un Cassavetes qui se termine bien, c'est assez rare pour le remarquer. Si Minnie and Moskowitz est fidèle à l'esthétique désabusée et amère du gars, c'est aussi certainement son film le plus optimiste, dans lequel les inlassables conflits entre les hommes et les femmes trouvent ici un dénouement enfin apaisé. Malheureusement, c'est aussi pour ça que le film déçoit : il manque de l'âpreté habituelle de Cassavetes, il est un peu trop léger pour remporter l'adhésion.
Il y a là-dedans plein de qualités, je ne dis pas, à commencer par... [Lire la suite]15 mai 2006
Faces de John Cassavetes - 1968
Mon copain Shang me conseillait récemment de me taper un Lelouch pour être dégouté de l'amour pour 6 mois. N'ayant pas de Lelouch dans ma dévédéthèque (et je ne remercierai jamais assez le bon Dieu pour ça), j'ai préféré revoir ce bon vieux classique de mon panthéon personnel qu'est Faces. Me voilà donc dégouté de l'amour pour 3 ans.
La chair est triste, messieurs-dames, je ne vous apprend rien. Certains passent outre. Cassavetes, lui, en fait un mélodrame puissant, une longue plainte désabusée et sordide. Les maris trompent leurs... [Lire la suite]

