19851013

Vous voulez savoir à quoi ressemble Paris by night et voulez faire l'économie d'un Pariscope ? Sans avoir besoin de bouger de chez vous, voilà un épisode (soft) de Paris dernière animée par Roschdy Zem en commissaire un peu ripou, mais bon bosser à la mondaine, c'est po facile tous les jours... Le talon d'Achille du Roschdy est incarné par un Samuel Le Bihan peu dans son assiette : c'est un pote de toujours, il dirige des boîtes de nuit sur Paris et le Roschdy est toujours prêt à venir en aide à son ami... Seulement voilà, l'IGS commence à soupçonner notre Roschdy d'abuser un tantinet de sa position... Au cours d'une nuit, accompagné de Sarah Forrestier qui joue au chauffeur du Commandant (terrible rôle de faire-valoir où elle parvient malgré tout à tirer son épingle du jeu), Zem va tenter d'enquêter en solo pour savoir qui a pu mettre la puce à l'oreille à l'IGS. L'essence ne coûte pas cher (!) et nous voilà embarqués dans un périple où l'on ira de petit bar d'habitués en boîte à partouze (soft), de bar d'entraîneuses en boîte de strip-tease (soft), de bar gay (soft) en boîte de nuit. Outre l'impression que les nuits parisiennes ont l'air chiant comme la pluie (ou alors il n'y avait po le budget pour les figurants), on se lasse assez vite de ces constants allers-retours d'un endroit l'autre pour croiser la soi-disant "crème" du tout-paris by night (ses dealers, ses macs, ses folles d'une autre époque, ses businessmen, ses videurs, ses prostiputes, ses clubbers mous, ses mafieux - roh nan, pas Richard Bohringer en corse rugueux... si...). Roschdy mange du kilomètre pour tenter d'y voir plus clair dans cet imbroglio de "trafic d'influence". Entre sympathique petite visite touristique pour provinciaux timides et instants ridicules (le coup du violoniste, franchement...), le film qui se voudrait noir de chez noir (ben ouais, c'est la nuit) peine à vraiment décoller. Zem a certes un certain abattage (allez, oublions ses débuts derrière la caméra... Omar, oh my...) mais on a quand même une fâcheuse impression d'être au pays des clichés (il y a 30 ans, le film m'aurait déjà paru daté, me semble-t-il, à moi petit provincial timide, c'est dire...). Une nuit, mouais, vite oubliée au petit matin quand même...

19851010