19733094

C'est marrant ces jeunes réalisateurs français qui sont déjà nostalgiques. Après le très "léger" Simon Werner a disparu... qui se passait au début des années 90, le gars Louf décide de nous ramener à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, en... 1981. Nom de Dieu, "The génération Mitterrand" me diront les plus savants d'entre vous. Pile poil, cela débute justement par l'élection du gars François, oui le vrai, pas de politique fiction en ce blog. Les années lycée d'un provincial (l'Indre et Loire, diable - ouais révisez votre géo au passage) qui passe son bac à Paris. Notre ami - grand dégingandé sympathoche - s'invite dans une soirée de "bourges" (c'est comme ça qu'on disait à l'époque, hein ? - c'est le terme pré-bobo et pré-pré métro - vous pouvez me contredire j'ai po mis les pieds depuis longtemps en terre française). Il tombe, forcément, amoureux d'un ersatz de Léa Seydoux (Lou de Laâge !) et vlà la galère qui commence pasqu'il n'a po le sou (son père est provincial et fleuriste donc la France d'en-bas, donc ultra-irritable, donc pauvre) et qu'il se retrouve entouré de gaziers en veste méprisants comme tu peux pas t'imaginer envers les socialo-communistes (remember les bourges d'Un Monde sans Pitié caricaturé + +). Peut-il faire confiance à Lou, ne devrait-il point plus s'intéresser à la chtite Audrey Bastien qui n'a d'yeux que pour lui ? (oui, l'intrigue se résume à cela, après j'arrête).

19733093

J'étais plutôt d'humeur fringante, hier soir, et prêt à me laisser charmer par cette gentille petite romance nostalgique (j'avais neuf ans à l'époque et je tombais les filles comme des... ah non c'était plus tard... ah non plus, même plus tard, bon...). J'ai tout de même vite déchanté... Ah ben j'ai regardé cela avec le même "plaisir" que lorsque je regardais La Boum... à dix ans. C'est un peu caustique, certes, Louf est sans doute un poil au-dessus, mais franchement enchaîner à ce point les caricatures (au niveau des personnages : les pères trop sectaires et les pères trop cool, genre ; les filles trop bêcheuses et les filles trop cool, re-genre ; les jeunes ptits cons de droite et les jeunes ptits cool de gauche re-re genre) et les grosses ficelles (au niveau des situations - ptits boulots de merde, ptite dragouille trop bien, ptite déprime trop dure...), on pensait que c'était dès lors réservé aux feuilletons télé... Nan. Ah ben c'est frais, ces jeunes petites frimousses respirent la candeur mais le gars Louf ne se casse pas vraiment la bibine pour sortir des sentiers battus, c'est le moins qu'on puisse dire. J'aime regarder les filles, film de 2011, déjà aussi ringard que la chanson vintage ? Po loin.

19733099