vlcsnap-error133

Tu t'es vu quand t'as bu, version Bardine, cela donne un court de 10 minutes autour d'une table avec des convives invisibles mais avec la promesse d’un véritable carnage à la clé. Le Russe boit trop dru et pour le lui montrer rien de tel que de mettre en scène ce petit repas d'anniversaire qui commence dans les rires et qui finit dans la casse. On trinque, on trinque comme des cons, et puis on renverse du vin sur la table, et puis on renverse le sel sur la nappe, et puis on trempe une tomate dans le sel, et puis on s'écrase comme une barrique, la tête la première dans son assiette, saoul comme un cochon. Bardine, au-delà de ce plan subreptice de l'empreinte d'un visage dans plat, va nous montrer quelques secondes à peine ces joyeux troubadours lorsqu'ils seront éclaboussés par le champagne – juste un instant, on apercevra ces tronches éclaboussées de mousse, car cela pourrait être tout un chacun qui perd le contrôle de soi à force d'enfourner des litres d'alcool. Ça se marre de façon grasse avant que le repas s'emballe une dernière fois : bouffe gâchée, assiettes cassées, chaises balancées, tout part en vrille dans un brouhaha intolérable - bref, tout tombe par terre et c'est pas joli joli à voir. La technique animée de Bardine donne un sentiment d'automatisme, comme si une mécanique inéluctable s'emparait de ces individus anonymes sous influence alcoolisée : les gestes sont heurtés, brusques et même si les rires tentent de noyer la scène sous une gaité forcée, on sent parfaitement tout le pathétisme et le gâchis d'une telle fête promise à l'auto-destruction. Bon allez putain, promis, ce soir j'arrête de boire et me remets à courir - banco...

vlcsnap-error687

vlcsnap-error941