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Dick Powell sort de prison et il est po content ; on le serait à moins : il vient de tirer cinq ans pour un hold up qu'il n'a pas commis. Il avait choppé une peine à vie mais il sort grâce au témoignage d'un marine qui confirme l'alibi qu'il avait donné cinq ans plus tôt... Le truc sûrement le plus surprenant dans l'histoire, c'est qu'il ne connaît ce type ni d'Eve ni d'Adam... On comprend vite que le gars est persuadé que Dick a fait le coup et s'attend à un ptit cadeau en échange. Dick a tôt fait de l'en dissuader - ben non mon gars, pas de bol, ni pour toi, ni pour moi... - mais il ne flingue pas tous ses espoirs : Dick pense savoir qui a fait le coup et il est prêt, pas chien, à partager le pactole. Le déroulement de l'intrigue est simple comme bonjour : Dick se rend chez le gros Castro (William Conrad, gluant comme il faut) et comme il sait qu'il est à l'origine du casse, il est bien décidé à lui faire cracher le morceau, avec, si besoin est, les dents avec... Voilou. Entre-temps on aura quand même droit à deux trois petits classiques du genre : Dick suivi à la trace par un flic qui ne cesse de lui demander des comptes, Dick et les moult gonzesses qu'il croise qui sont le plus souvent à ses genoux (en particulier son ancienne pinco, Rhonda Fleming, mais comme elle est mariée à son pote qui est en taule - qui a pris six ans sur la même histoire -, po touche... même s'il est tenté) et Dick et les balles qu'il cherche à éviter - apparemment, son retour ne fait po plaisir à tout le monde.

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Le film vaut surtout pour le flegme imperturbable de Powell, prêt à faire payer quiconque l'a entraîné il y a cinq ans dans cette sordide histoire. Castro passe son temps à le mener en bateau mais quand Dick commence à entreprendre avec lui une petite partie de roulette russe (toujours aimé ce jeu, jamais voulu y participer sinon...), le bateau coule (bien aimé la façon dont Powell l'allonge sur le bureau pour qu'il passe à confesse...). Powell ne peut sinon s'empêcher, bien qu'il soit intérieurement ultra vénère, de passer son temps à cracker des jokes mais toujours avec une froideur quasi british. Bien aimé aussi cette façon de faire croire aux donzelles qu'il est toujours partant avant de, généralement, leur claquer dans les doigts : ces cinq ans passés en taule lui ont, à coup sûr, mis du béton dans le bide et le gars paraît résolument sans pitié... No hard feeling ? Ouais, c'est ça... Une trame limpide, un héros caustique et déterminé, le ptit lot de pépètes qui va bien avec : un noir joliment épuré et efficace. C'est implacable, vi.

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