19124045_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090617_025620Un film à peu près parfaitement nul, qui se veut un pastiche des films de zombies et ne parvient jamais à être ni drôle, ni dérangeant, ni effrayant. C'est juste un machin niveau collège, un peu fashion, un peu régressif, à hauteur d'ado boutonneux fan de Playstation. Si le teenager moyen peut trouver là-dedans de quoi extérioriser sa soif de destruction massive, et ainsi passer sa crise d'ado sans problème, les autres y chercheront vainement autre chose qu'une potacherie moyenne. C'est dommage, car les premières minutes sont rigolotes : le héros, en voix off, énonce les règles essentielles pour survivre en milieu zombie, exemples filmés à l'appui, et c'est joliment gore : les morts-vivants sont devenus de simples cibles sur lesquelles se défouler avec toute une panoplie d'objets variés (pelles, sécateurs, fusils à pompe, pianos à queue, battes de base-ball) et c'est relativement jouissif de voir les éternelles règles du film de zombies mises ainsi à plat avec un petit ton second degré. Mais très vite, le film s'enferme dans un "survival" classique, juste teinté d'un humour ras-la-moquette qui fatigue à la longue : Woody Harrelson en demeuré, ça fait long feu, et on regrette l'absence complète de personnages au profit de crétins éructants ou de bimbos fatales. Pour se donner un semblant de cachet, on invite Bill Murray, mais juste comme façade, comme symbole d'un certain cinéma parodique culte 19145637_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090727_050236(Ghostbusters érigé en statue immortelle) ; le pauvre vieux n'a à jouer que sa propre image, c'est un peu court. Si le film parvient à être agréable techniquement (jolie photo), il butte sur son vide et sur une sorte de méta-langage sans sens (c'est drôle parce que c'est drôle parce que c'est drôle). A force de vouloir vider un genre de ses motifs (le film de zombies, ses passages obligés), Zombieland finit par ne plus rien contenir que son propre regard sur lui-même, un regard satisfait qui plus est. Même la pseudo-trame adolescente classique, celle des Apatow-movies, la sortie de l'adolescence, la recherche de l'amour et du sexe, est bien convenue et sans sève. Un film mort-vivant.