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On prend les mêmes et on recommence, ad lib, dans cette petite lane de banlieue américaine qui finirait presque par faire entendre qu'il s'y passe des choses passionnantes au quotidien. Certaines affaires laissées jusque là en suspend réapparaissent au grand jour (le Mike écrasé par le Kyle, le pseudo bébé de Bree, le cancer de Lynette...) et d'autres voisins font leur apparition, comme un couple qui cache forcément de lourds secrets de famille (le fil conducteur en quelque sorte) et un couple de gays sortis tout droit d'un magazine de mode qui n'apporte absolument rien au récit - faut bien meubler certes, mais de là à jouer une carte aussi 23stéréotypique, on voit guère l'intérêt... Parce que la série a un intérêt quelconque, diront les mauvaises langues ? Bon déjà, cela fait plaisir à ma femme qui m'entraîne dans ses fou-rires. Et franchement je la comprends entre un muet allemand des années 20 et un film japonais des années 30 (je viens d'ailleurs d'acquérir "un lot" dont je me pourlèche d'avance les babines en prévision de la semaine de break qui s'annonce). Bref, revenons à nos femmes à l'agonie. Pour résumer en deux mots, la série semble jouer délibèrement de la corde sensible, la plupart des épisodes se concluant sur des notes aiguës de violon. Secrets cuisants révélés, problèmes de jalousie, problèmes familiaux, problèmes d'handicap physique lourd, problème de santé, problèmes d'argent même (vite réglés faut po abuser) avec au tournant de la saison une TORNADE (il n'y a pas de raison de ne pas faire exploser le budget sur un épisode) qui prendra au final un peu les allures d'une tempête dans un verre d'eau... Désépérée mais agitée, cela sonne comme un bon résumé de la vie de nos quatre jeunes femmes qui se serrent les coudes devant les petites et les grosses déconvenues quotidiennes. L'épisode 17, l'ultime de la mouture, fait péter une fin à la Lost - saison 3 - qui explose comme un pétard mouillé. Tiens cela tombe bien, la saison 4 de nos gars paumés sur leur île m'attend patiemment depuis quelques semaines... Faut bien s'occuper en attendant le retour de Jack Bauer.   

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