20050608f97de90c_1_Suite à la moquerie de mes petits camarades de jeu, je me suis donc plié à la vision de ce "monument cinématographique". Et c'est vrai que le Vertov se donne un mal de chien pour nous montrer le monde sous toutes les coutures. Champion du monde de la caméra embarquée, rien ne semble impossible pour ce fou d'images. Les séquences où on le voit filmer (même s'il s'agirait apparemment de son frère) sont de parfaites mises en abyme pour ce kaléidoscope de prises de vue, montées sur un rythme eisensteinien.

De l'éveil de la ville à la mise en branle des machines (Ah ça les russes tu leur donnes trois poulies, ils te font un long-métrageVertov_Man_1_), Vertov donne à voir ce monde en constante progression, jouant tour à tour les cascadeurs (Une taffiole, Nicolas Hulot, à côté), les reporters à la Tintin (le pantalon de golf ça le fait bien quand même) toujours à l'affût d'une ambulance ou d'un camion de pompier (la scène d'accouchement avec les eaux qui cèdent est à voir en fermant les yeux - par exemple l'accrochage de soutien-gorge dans le dos est beaucoup moins spectaculaire) ou les reporters sportifs: magnifiques images au ralenti de ces athlètes avant l'invention des stéroïdes.

Vertov élève le man_with_movie_camera_009_1_cinéma au rang d'Art -du quotidien- (je comprends pas trop ce que ça veut dire mais bon ça sonne plutôt pas mal) même s'il se fera taper sur les doigts plus tard par le régime (c'est toujours chiant avec les Communistes, au début tout le monde s'emballe dans l'Avant-Garde et puis après on enferme tout le monde (L'après-Garde aussi connue sous l'appellation "Garde-Rouge").

Bon ça va les gars, j'l'ai vu, vous allez me chambrer avec quoi maintenant?