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Salam Salammbô, comme le suggère le titre, un salam en forme ici d'un au-revoir à Salammbô qui définitivement n'est plus ce qu'elle était. Une vieille femme qui croule sous le nombre des années et dont les seins pendent comme des fruits euh bien trop murs - on n'est pas dans un sketch de Groland mais bien dans un film (si, c'est stylisé) de Bertrand Mandico. Ce dernier joue des surimpressions pour montrer notre pauvre femme hantée par le souvenir de sa jeunesse. La jeune femme qu’elle fut la hante, se moque et la titille, lui léchant les fesses de la langue, occupant tout l'espace de ses rêves, la piétinant, l'enfumant... L'échine courbée, décatie, notre pauvre femme erre dans la campagne avec ses bottes, Salammbô n'est plus belle, est tombée bien bas. Le cadre comme son avenir semble bouché, la bande sonore agonise sur son passage et la gloire bleutée de sa jeunesse semble la broyer de ce rire moqueur. Une version lapidaire (sept petite minutes) qui n'empêche point de lire, attention !, la version de Flaubert… Tout l'univers de Mandico (sa muse, Elina Löwensohn est bien sûr de l'aventure) au service d'un classique : une oeuvre relookée, stylisée, modernisée... l'ancien et le moderne agilement mêlés.

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