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Mary Beth Hughes est la reine des salopes. Elle joue avec les hommes comme les Nippons avec les billes de fer, trouvant toujours un glandu pour se débarrasser d’un encombrant mari qui en sait trop sur elle (la belle a l’habitude des coups chafouins) avant de trouver un autre partenaire à durée déterminée. Le glandu de l’histoire n’est autre que le grand Erich von Stroheim qui réussit l’exploit de nous raconter l’histoire de sa vie avec deux balles dans le bide et après une bien belle chute d’une demi-douzaine de mètres des cintres (il n’est pas tombé d’une armoire, on s’entend, mais bien sur une scène de théâtre…). Juste avant de mourir, il veut expliquer à un clown (la vie n’est po drôle, pourtant…) pourquoi il a tenu à étrangler cette pimbèche. On croit forcément au départ qu’il a eu la main un peu lourde, une pathétique histoire de jalousie ou un truc dans son genre, mais nan en fait…

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Mary Beth Hughes (un physique d’oie blanche qui colle bien au rôle, rien de plus à signaler) se fait un malin plaisir de séduire les hommes puis de les lâcher comme de vieilles chaussettes ; seul problème, elle traîne un passé tellement lourd, qu’il vaut mieux chercher à les éliminer complètement pour qu’ils ne la fassent point chanter. Son actuel mari et future victime : Dan Duryea. La bonne poire : Stroheim. Le futur gogo : un type qui fait le mariole en vélo sur scène. Le scénario est malheureusement cousu de fil blanc : Hughes et Duryea sont sur scène les faire-valoir de Stroheim ; ce dernier tire sur tout ce qui bouge, pouvant couper une clope d’une balle à vingt mètres ; elle fait du rentre dedans terrible au vieux déplumé Stroheim et le persuade de flinguer son mari – comme celui-ci est un alcoolo notoire, suffira de dire qu’il a salement bougé…

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Petite prod, peu d’effets de style et po vraiment de rebondissements… Mann est bien sage derrière sa caméra, se contentant de filmer un Stroheim ultra sobre, tellement amidonné qu’il a parfois des allures de mort-vivant (sa cape à la Dracula qu’il enfile juste avant de rentrer sur scène et de commettre « machinalement » son crime va forcément dans ce sens). La chtite Hughes qui lui promet de le « réveiller » en lui donnant un premier baiser est en fait la vraie Draculine qui manipule par la suite ses proies comme un Chinois un bol de nouilles. Rien ne lui résiste et Duryea, en petit mecton couillon bourbonisé, et la légende Stroheim, seule véritable petite attraction du spectacle, en feront les frais. Un Mann tout juste dans la moyenne, sans doute un peu trop téléphoné.

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