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Une petite gâterie du gars Paasilinna très rapide en bouche (si cela ne prête pas à confusion). Où il est donc question d'un ange gardien plein qui, en voulant bien faire, provoque catastrophe sur catastrophe (c'est un peu une paraphrase du titre me ferait vous remarquer et vous n'aurez pas tort) au point de provoquer la jalousie du Diable, prêt à le débaucher. Ariel est en effet en charge du gars Aaro pour qui, a priori, tout va bien : Aaro, la quarantaine, investit dans un salon de thé - bouquinerie (un peu comme Gols sans la verveine) et rencontre une jeune fille de 25 ans, ancienne employée, tout à fait avenante. Tout devrait aller pour le mieux. Mais notre Ariel, va, en quelques semaines provoquer accidents de voiture, incendies, naufrage et j'en passe mettant dangereusement en péril la vie sentimentale de notre homme (Ariel, un rien sectaire, se met dans l'idée de lui trouver une compagne dans ses âges) et sa vie tout court. C'est sympathiquement loufoque, teintée d’un soupçon d’humour (le meilleur pote d’Aaro bosse dans les pompes funèbres et les différents incidents auxquels ils sont confrontés fournissent leur lot de « clients »)  mais, malheureusement, aussi diablement prévisible : à chaque fois que le gars Ariel tente d'influer sur le destin d'Aaro (en faisant souffler un petit vent ou en manipulant des personnages secondaires) boumbadaboum, tout s'effondre. Une fois, ça va, douze, c’est un peu longuet. Ariel a beau se faire remonter les bretelles par l'Ange Gabriel, son naturel gaffeur revient vite au galop. Ohlala, dirait Chantal Goya et Henri Dès en choeur. Oui, j'en conviens, c'est un peu convenu pour ne pas dire faiblard (Gols hausse un sourcil n'ayant jamais compris ma passion pour l'Arto ; il marque un point supplémentaire sur l'action). Un gentillet petit livre de plage ? Pas mieux.