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Youngblood Hawke fait partie de cette dernière série de films de Daves adaptés de romans populaires : ni complétement raté, ni franchement réussi et surtout un peu longuet. L'histoire en soi n'est pas inintéressante : un ptit gars du Kentucky (James Franciscus, un croisement entre Richard Chamberlain et Robert Redford : un type souriant mais un peu terne) monte sur New York suite à la publication de son premier roman ; les portes des people s'ouvrent à lui et il tombe dans les bras de la première femme mariée influente (Genevieve Page, délicieusement vénéneuse). Il y a, forcément, parallèlement, une autre jeune femme, sa correctrice et amie (craquante Suzanne Pleshette dès lors qu'on ferme les yeux sur sa choucroute XXL) qui lui conviendrait beaucoup mieux. Seulement voilà, la Page, dont on peut lire le petit jeu à livre ouvert, le tient dans ses rets et notre héros s'aveugle. Il connaît les sommets de la gloire, obtient même le Pullitzer, avant la chute programmée de l'Icare-écrivain à la plume un peu trop légère...

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On apprécie cette façon dont la Geneviève le rend chèvre, le fait tourner en bourrique, le conduit au bûcher comme un bon petit âne naïf. Les grands yeux de la Suzanne ont beau tenter de lui faire entendre raison, notre petit provincial en pince pour cette maîtresse étincelante... Impossible de s'en défaire... Le succès monte également à la tête de notre homme qui se rêve en investisseur. Quelques revers (un troisième livre et une pièce de théâtre descendus par les critiques, les traites sur les travaux de sa propre maison d'édition qu'il ne parvient pas à payer...) et notre homme de devoir revenir sur terre. Il frôlera la mort lors d'une fin Borzagienne (ah ces fameux lits d'hôpitaux !) et reviendra à la raison sentimentalement et artistiquement... Tout ça pour ça. On ne fera pas la fine bouche sur quelques seconds rôle de luxe (Eva Gabor, Mary Astor post âge d'or ; Edward Andrews en critique acerbe) ou sur ces petits instants romantico-doucereux dont le Daves a le secret (l'amante rendant une visite nocturne impromptue à notre écrivain abattu et, d'un baiser, lui faisant avaler des couleuvres ; la bonne copine toujours là pour redonner confiance à ce tendre et gentil garçon et lui nouer gentiment son noeud pap' (à défaut d'autre chose, si je peux me permettre une image facile). Mais on manque parfois malheureusement un peu de foi devant ce personnage de James un peu fadasse et guère incarné. Un peu trop de mélo (la mort du gamin, brrrr...), beaucoup de méli (c'est long, disais-je) tuent parfois le mélo. Correc', parfois plaisant mais sans plus.

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 Récital de Daves,