petits_suicides_1_Quel plaisir de retrouver toute la verve du Finlandais qui porte à au moins deux ma connaissance de ce pays bien froid (Je veux parler de Kaurismaki bien sûr, Raikkonen n'étant pas dans la même cataégorie).

Deux candidats au suicide se retrouvent dans une grange dans laquelle ils ont décidé d'en finir et de cette rencontre naîtra la volonté de créer l'association des Mortels anonymes. Si 600 cent personnes répondent à leur première annonce on retrouvera une joyeuse bande de trente fous furieux qui entreprendront d'en découdre ensemble en se jetant du haut d'une falaise dans un bus, en Laponie. Certains hésitant à la dernière minute, commencera un grand tour qui les emmènera de la forêt Noire au Portugal en passant par l'Alsace et les Alpes.

Paasilinna a le don de s'attarder sur chaque personnage (à chaque flash back on finit par penser à Lost...), et de se lancer dans des petites histoires dont il a le secret: on a droit à un éleveur de visons qui essaie de dresser ces pauves bêtes pour un numèro de cirque (po facile), à celui qui veut écrire un livre pour sauver les écureuils (la pollution flingue la mousse, j'savais po) ou encore à cet homme qui se balade en ski de fond au clair de lune par -20 degré, sous les étoiles - et le lecteur inspiré peut même espérer finir par entendre le petit craquement de la neige. Il y a encore cette branlée qu'ils passent à coup de bûches à des Skinhead, et ça fait toujours plaisir. Cette randonnée mortelle finira sous les meilleures auspices, pas de pessimisme forcené ici même si le portrait qu'il dresse au détour des Finlandais est un peu caustique: "Il ne faisait pas bon vivre en Finlande, la société était dure comme le granit. Les gens étaient cruels et jaloux les uns les autres. Le goût du lucre était général, tous couraient après l'argent avec l'énergie du désespoir. Les Finlandais étaint sinistres et malveillants. S'ils riaient, c'était pour se réjouir du malheur d'autrui. Le pays grouillait de traîtres, de tricheurs, de menteurs" (Il est Finlandais Sarko?)... Ca continue sur 2 pages et j'ai dû reprendre au début car je pensais qu'ils parlaient des Français (Oui, bon ça va).

Découvert avec le flamboyant Lièvre de Vatanen, chacun de ses livres est un petit bonheur - je suis en joie ce soir, j'ai vu le Requiem de Brahms, rien ne peut m'atteindre.