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On termine cette odyssée Walsh (Hello, Sister et A Private's Affair échappant à mes recherches...) en musique avec ce petit spectacle on boat remontant tranquillement le Mississippi. Dorothy Lamour est définitivement le centre d'attraction de cette histoire des plus gentillettes : elle fuit son agent (elle refuse de porter le sarong, c'est pas une potiche), se réfugie sur ce fameux bateau-spectacle, flirte avec le capitaine (Lloyd Nolan, guère transcendant), remporte un franc succès avec ses douces mélodies, se fait rattraper par son passé (le contrat d’exclusivité signé avec son agent), s'enfuit à nouveau pour régler son passé, ne réussit point... et revient malgré tout sur le bateau (où elle chante en sarong... ahah ironie de l’histoire) car, bon sang, the show must go on. On remonte la rivière, Dorothy revient à la source : prendre plaisir à faire ce qu'elle fait et ne plus être un simple instrument (quitte à s’habiller léger, il faut bien faire des concessions comme disaient les Claudettes). Bon. En cours de route, on écoute diverses chansonnettes (dont les mélodies d’une Black à la voix chocolatée, ou celles d’une Blonde (Mary Parker) à la voix satinée), on découvre d'autres personnages plus ou moins hauts en couleurs (la "taulière" Tante Tibie incarnée par Jessie Ralph, le latin lover qui charme la blonde, le show man qui parle plus vite que son ombre...)… Non, la traversée n'est pas vraiment une croisière pour le troisième âge, les petits aléas de la vie se succédant tout du long : un bateau embourbé en ouverture, des problèmes mécaniques, des villes-étapes où le spectacle se termine en bagarre générale... Ah ben ça non, on s'ennuie pas !!! Enfin si un peu, heureusement que la Dorothy fait parfois des siennes : elle tente ainsi de s'échapper dans un canot et tombe à l'eau : le capitaine, forcément, la sauve, et la Dorothy de se retrouver en très petite tenue autour d'un bon feu (d'où l'idée du sarong qui fleurit dans l’esprit du Capitaine - faut dire que cette robe colle littéralement à la peau de Dorothy, pour rester poli) – nos deux amants finissent par coucher dans la paille, que c'est romantique tout ça… heureusement, heureusement répété-je, que c'est Walsh aux commandes : on sent le gars soucieux de mettre constamment du rythme, au niveau des scènes ou du montage. Du coup, même si le scénario est aussi fin que du papier à musique, on ne s'endort pas trop en route, reprenant du poil de la bête dès que la Dorothy se glisse dans son costume de scène (c'est court, tout de même un sarong, ce ne serait pas le véritable ancêtre de la mini-jupe ? Bon laissons les spécialistes en débattre). Une bien belle odyssée, tout de même, ne put-il s'empêcher de conclure...

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Walsh et gros mythe, l'intégrale