CVT_Coup-de-vent_5837Voilà un titre adéquat en prévision de la tempête qui se dirige droit sur nous dès ce dimanche ; bon, sinon, soyons honnête, on est parfaitement dans le roman de plage de gare (si, c'est possible) avec ce petit bouquin qui n'a pour seul intérêt que de multiplier les rebondissements et les morts soudaines. Un type, seul, en détresse, en pleine mer, sur un bateau foireux, avec à son bord quelques millions de dollars en liquide ? Il est repêché par une certaine Chlöe, navigatrice en solitaire qui fait le tour du monde... Comment en est-il arrivé là ? C'est parti pour un long flash-back qui va nous amener dans les sombres couloirs de Wall-Street et ses magouilles avant de nous embarquer dans les îles des Caraïbes où les banques off-shore fleurissent. On fait la connaissance au passage d'un loup de Wall-Street qui veut couper les ponts, de sa cheffe qui veut couper les ponts, d'un banquier qui va se faire défoncer la tête par une conque, d'un privé nain énervé qui n'a pas la bite dans sa poche... etc… Une galerie de personnages qui se retrouvent plus ou moins malgré eux sous les tropiques et qui vont avoir quelque tendance à péter un plomb. Tout se jouera en haute mer entre coups de harpon et tsunami. C'est souvent aussi crédible que Macron reconnaissant ses erreurs (le coup du tsunami, là, franchement, c'est un peu abusé) mais on suit ces différentes aventures des uns et des autres en parallèle avec une légèreté sans pareil. Oui, on est dans le page-turner un peu au ras du sable fin mais la chose se mange en deux trois coups de dent sans qu'on ait à redire sur la marchandise : du suspense, du soleil, du sexe sans excès, c'est aussi épais qu'un cure-dent au niveau du fond mais aussi pratique qu’icelui pour profiter d'un petit temps de répit... avant la tempête. Un petit vent littéraire rafraîchissant.