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Quel est encore l'intérêt de suivre cette série estampillée "vintage eighties" (Ouah, des passages de Retour vers le Futur !!! Trop génial ! Ah ben non c'est vrai qu'on s'en fout grave de ce film "culte" - non, je ne suis pas nostalgique, never) ? Si on voulait être tout à fait franc, on pourrait dire aucun... L'histoire est quand même d'une vacuité affreuse : des gamins luttent contre une bête monstrueuse ! Avec, alors là, accrochez-vous bien pour l'originalité de la chose (putain de nostalgie once again), ces saloperies de russkovs qui viennent foutre le bazar (les cons, ils veulent réouvrir la porte de cet autre monde... on notera tout de même qu'ils ont été capable au nez et à la barbe du gouvernement de construire une base sous-terraine de plusieurs dizaines de kilomètres sans que personne ne s'en inquiète jamais... c'est limite pas crédible quand même). Qu'est-ce qu'il reste du charme de la première saison, si jamais il y en avait un ?... Force est de reconnaître que la petite bande de gamins qui, avant, s'amusaient ensemble a un peu explosé... Machin baise avec machine (enfin, lui fait des bécots, restons sobre), trucmuche a la tête ailleurs (il aime une mormone dans un autre état et cherche à communiquer avec elle à l'aide d'une antenne qui rendrait jaloux tout opérateur d'Orange) et à part une partie de Donjon et Dragon qui d'ailleurs n'est même pas achevée (ce qui crée la colère du maître du jeu : c'est plus comme avant ! Ben non - l'ado sexué inintéressant a remplacé le bambin naïf qui l'était déjà guère), ce petit esprit d'équipe et de déconne a méchamment disparu... Nos acnéens se retrouvent ensemble uniquement dans l'action, et de ce point de vue-là, avouons que la série (condensée sur une poignée de jours – l’esprit 24) n'en est pas avare... On assiste en parallèle (On se croirait presque dans Game of Throne... ouais, bon) à quatre ou cinq petits groupes qui ont tous une mission. Ça carbure assez sec au niveau des ravages de cette bête bien dégueulasse (un mélange de bouts de mon foie et de ma rate dupliqués sur six mètres de hauteur - faut franchement que j'arrête de boire) ou encore de la baston (le flic baraqué vs le russe aux allures de Schwarzi dans Terminator) mais faut reconnaître que c'est mou du genou au niveau du fond ou de l’émotion... Des flirts qui tournent court (ah tiens, une lesbienne, c'est nouveau ; ah tiens, Winona Ryder (en total free-lance depuis qu'elle croit qu'elle est bonne comédienne comique) se fait encore "flouer" sentimentalement... pas de bol, décidément) et des "séquences romantiques" (pour le meilleur et pour le pire : les déclarations d'amour et les petites disputes d'ado) qui ne volent pas très haut (j'ai peut-être passé l'âge pour ce genre de fadaise, en fait... Ce serait sans doute le moment de faire le point avec moi-même à ce sujet...)... Bref. Pour conclure une série certes efficace au niveau du ryhtme mais con comme un Ewok au niveau du fond. Ça me donnerait presque envie de me taper du Comencini, sa présence étant relativement maigre sur Shangols…

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