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Est-ce l’influence de « l’arbre à  chauve-souris » situé juste en face de chez moi ? - Moui, tout le monde n’a pas la chance d’habiter à la « campagne » là où les mille-pattes ont la taille d’un poids-lourd ; ah ouais, c’est ça un scolopendre, fumasse !... Toujours est-il que cela m’a mis dans l’humeur de remater ce petit film vampirique du gars Roman. Une bien belle production au niveau des décors pour une farce burlesque qui lorgne plus du côté d’un Tex Avery que du film d’horreur : tous les personnages ont des tronches pas possibles (ainsi que des noms gratinés : le père Yoine, le bossu Koukol, le comte von Krolock…) avec une mention spéciale pour l’armée de morts-vivants du bal qui feraient passer "Thriller" pour un clip de Pascal Sevran (RIP man), l’ami Polanski dans le rôle de l’assistant du Professeur Abronsius (Jack Mac Gowran, Einstein réincarné) se plaît à jouer les candides maladroits et guère bravaches tel un Droopy dans un monde Loup-(garou), les mini gags visuels ou sonores - grimaces, borborygmes, situations loufoques (les types complètement congelés, le Professeur coincé dans une fenêtre, la descente olympique (d’hiver) en cercueil, la danse sautillante du Prof lors du bal, l’épée démesuré de Polanski face à la horde de vampires…) – foisonnent, et même si durant tout le film on a plus tendance à lâcher de petits rires grinçants et nerveux qu’à vraiment tomber dans le fou rire, ce bal constitue un joyeux petit divertissement parodique.

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Polanski joue forcément avec les codes du genre tout en s’en amusant caustiquement (le crucifix qui s’avère guère efficace sur un Draculstein, l’absorption d’ail qui donne une haleine de mangeur de sauciflard, l’absence de reflet des vampires dans le miroir qui permet de démasquer les imposteurs lors du bal – j’en ris encore…) et ajoute forcément en plus sa petite patte perso – jeune femme rotonde en milieu aqueux (tout Polanski dans une baignoire…), petites répliques finaudes sexuellement connotées et saynète hilarante avec ce fils du Comte très efféminé ma foi.  On est dans la rigolade bon enfant mais ce n’est pas pour autant que notre ami cinéaste ne prend pas un soin particulier à chiader chaque plan ainsi que sa mise en scène – toute la différence par rapport à un film parodique basique. J’évoquais les décors en intro mais ce sont tous les compartiments techniques qui sont à saluer – maquillages, musique, photo… - et qui permettent de donner une ambiance et une patine particulière à ce film qui a pris dix fois moins de rides que d’autres productions sixties. Bien bel écrin – pour ne pas dire cercueil – pour une œuvre (au noir) qui demeure, malgré une fin des plus pessimistes, gentiment burlesque et fendarde.

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