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De la Terre à la Lune non pas d'après Hergé mais d'après les différents astronautes qui ont participé aux missions Apollo vers cet astre poussiéreux. Des interviews encore pleines d'une étrange émotion alors que défilent quelques images absolument époustouflantes, de l'allumage infernal des réacteurs d'une fusée à l'arrivée sur cette surface étrangement grisâtre en passant par les visions de notre chtite planète bleue vue de l'espace... On perçoit dans les commentaires encore hallucinés des astronautes - dont on se demande s'ils sont vraiment encore complètement revenus sur terre, humour - la fascination permanente que peut représenter une telle aventure - il y a notamment ceux qui évoquent ces instants de grâce, qui les faisaient veiller tard, en restant l'oeil collé au hublot pour voir défiler la surface de cette petite boule bleue magiquement perdue dans le noir absolu.

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Si, bien sûr, il leur fallait continuellement rester au taquet vu le taff qu'ils avaient à faire lors de leur mission, on les découvre souvent s'amusant, presque malgré eux, comme des gamins à l'occasion de chaque repas ou de chaque pas sur la Lune (mon grand-oncle restait persuadé que tout était reconstitué en studio, qu'il repose en paix): ils ne peuvent s'empêcher de bondir comme des cabris, quitte à se vautrer salement dans la poussière, ce que les techniciens restés en bas devaient considérer d'un sale oeil - faut po avoir des combinaisons made in china, clair, l'accroc étant forcément fatal. Plus pointue avait l'air la grosse commission - l'étron flotte, oui - et on imagine aisément le cauchemar de tout astronaute qui a la courante (un peu de poésie, c'est plus fort que moi). Les diverses arrivées sur le sol lunaire ont forcément toujours quelque chose d'incroyablement captivant et on ressent dans chaque commentaire cette impression magique de la découverte d'une terre absolument vierge, sa beauté, alors que pour nous pauvres terriens cela reste tout de même super gris dans l'ensemble. Emerveillement de ceux qui ont tâté du sol lunaire, frustration de ceux qui devaient rester dans la capsule, Al Reinert laisse avant tout transparaître l'émotion ressentie par ces hommes qui savouraient tout ce qu'il pouvait y avoir d'unique dans une telle opportunité, mais qui ont dû avoir ensuite forcément du mal à atterrir (oui, j'insiste un poil) et à revenir à la réalité du commun des mortels. Définitivement space.   

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