forest1_1_Adapté d'une pièce de Robert Sherwood (Rebecca, The Bishop's Wife tout de même), ce huis-clos situé à la porte du désert de l'Arizona dans une station service met en scène quelques individus réunis de façon improbable (un écrivain qui fait du stop (Leslie Howard, revenu de tout), la fille du patron (Bette Davis, fleur bleue prête à être cueuillie), un bandit de grand chemin (Humphrey Bogart, salement rasé et antipathique et touchant à souhait), d'autres gangsters, un couple friqué, un vieux papy qui a connu Billy The Kid, le petit ami pataud et ancien joueur de football de la Davis et j'en passe..., une situation qui donne lieu à des dialogues jubilatoires sur l'amour, le coup de foudre, la nostalgie, le sens de la vie quoi... Sartre en moins chiant si vous préférez. Déjà la Davis passe son temps à lire des poèmes de François Villon (Sa mère habite Bourges!!!!) et avoue que les Français "ont tout compris". Mon chtit père Leslie est prêt à offrir sa vie (il demande au Bogart de le flinguer pour pduke_1_ouvoir léguer son assurance vie à la Davis, c'est po romantique ça!!!), persuadé qu'il est d'avoir rencontré la femme de ses rêves et tant qu'à faire que peut-il espérer d'autre maintenant? (Vivre?, vous allez me dire... bande de glandeurs, c'est ça l'Ammmmmoouuurrrr). Quant à Bogart (la scène où il traverse le café en titubant un poil pour se la péter est à tomber), c'est vraiment le bandit qu'on aimerait avoir pour pote, droit comme une tringle à rideau mais toujours prêt à écouter le Leslie philosopher sur n'importe quoi.

Ah qu'elle était belle cette époque où le scénariste hollywoodien était roi, où chaque réplique valait son pesant de pop-corn, où on ne prenait le spectateur pour un individu qui a eu son bac compta avec mention. Mayo, un gars avec tous les ingrédients pour faire monter la sauce (j'avais pas réussi à placer moutarde et huile... désolé)