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13 avril 2021

La Cage d'or (Cage of Gold) (1950) de Basil Dearden

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Il est intéressant ce petit polar deardenien des débuts qui nous fait naviguer entre Londres et Paris et qui, surtout, nous dresse le portrait d'un parfait salaud. Bill (David Farrar et ses faux airs de James Bond du pauvre) est un homme à femmes... et à argent. Disons pour faire simple qu'il aime à séduire les femmes pour pouvoir accéder à un petit pécule, celui de la fifille à son papa, en temps normal. Et quand ça foire, rien de mieux qu'un petit chantage : il sait qu'on peut être prêt à tout pour se débarrasser de lui... Sa première victime n'est autre que la par trop naïve Jean Simmons : il recroise par hasard cet amour des premiers temps (elle était très jeune durant la guerre, il l'a lourdée sans vraiment se soucier d'elle) et lui sort le grand jeu alors que la chtite tentait de se remettre de se premier amour dans les bras d'un sage docteur (Alan). Elle retombe amoureuse de ce dom juan qui sort les billets comme par magie, elle tombe enceinte, l'épouse... et se fait lourdée once again - il voulait profiter de l'argent de papa, pas de bol, ce dernier est devenu pauvre : allez, ciao, good luck avec le marmot... Jean revient vers Alan : elle en a gros sur le cœur mais il a un gros cœur, le docteur... Bill, lui, repart sur Paris et continue de faire tourner les têtes : celle d'une chanteuse, Marie, un ancien amour pas super bankable, puis celle d'une jeune fille, Antoinette, dont le père est banquier... Le maître-chanteur repasse à l'action mais tombe sur un bec... Il décide alors de retourner voir Jean : maintenant qu'elle est casée, il y aurait bien de quoi lui tirer quelque chose...

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Portrait d'un beau fumier qui, avec son petit sourire narquois, semble n'en avoir jamais fini de profiter de la bienveillance des femmes. On apprécie tout le cynisme de cet homme qui, avec de doux mots, gagne le cœur de ces belles puis qui les jette sans remords, comme des mouchoirs usés. Farrar excelle en type doucereux et beau-parleur qui, même lorsqu'il entame ses différents chantages, garde ses petits airs de séducteur sûr de lui... Dearden, s'il nous a habitué à plus nous balader, sait tout de même profiter de quelques lieux parisiens de standing, en extérieur, pour nous donner une petite touche de romantisme ainsi que de cet incontournable brouillard anglais qui brouille joliment les pistes sur la fin... Si le film, dans son déroulement, reste assez sage (avec cette métaphore filée de la cage d'or, cabaret parisien, qui convient parfaitement à ces femmes prisonnières de ce coucou de Bill), il faut reconnaître que la fin multiplie très joliment les rebondissements (le film se teinte de noir progressivement... reste à savoir qui en fait les frais et qui se retrouve pris dans la mélasse...). Bill semble devoir payer la bill de ses divers agissements après avoir surfé comme un fantôme des cœurs tout au long du film (il fut même présumé mort avant de ressusciter soudainement auprès de Jean - de quoi lui faire péter le cœur, à la bougresse, elle qui pensait refaire sa vie sans plus avoir affaire à lui...) : les personnes qui ont raison de lui en vouloir sont nombreuses mais ne pourront pas toute clamer vengeance... Une œuvre bien menée, qui passe tranquillement, tous les quarts d'heure, d'un lieu à un autre, d'un amour à un autre, et qui bénéficie d'un final à twists, again and again. On l'aime bien, notre Basil, même dans ses œuvres un peu moins brillantes. 

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