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24 juin 2016

Jane got a Gun de Gavin O'Connor - 2016

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Film de genre raté chapitre 2. Réaliser un western aujourd'hui semble être une sorte de fantasme. Et c'est vrai qu'à l'époque de Tarantino et des écrans verts, la tentation est grande de s'y risquer, on compensera le manque de talent par les effets numériques, t'inquiète pas. D'autre part, le fantasme est tout aussi dévorant de faire un western dont le personnage principal serait une femme : on sait depuis Sharon Stone que filer des bottes et un gun à une fille peut être super sexy, et ça donne en plus un vague alibi féministe au cinéaste, qui ne s'est pourtant donné la peine que de filer des bottes et un gun à une fille. Bien, cette intro passée, découvrons le film de Gavin O'Connor, Jane got a gun. Tout le programme du film est dans son titre. Jane a une arme à feu. Bien. Et ?... Non, ben rien, elle a une arme à feu. Ah si, quand même, des méchants veulent tuer son mari et la violer. Alors elle doit s'organiser, et elle recontacte un ancien amant pour l'épauler dans le siège qu'elle s'apprête à subir. Voilà. Côté scénario, c'est fait.

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Malheureusement, les camions de transport des écrans verts n'ont jamais dû atteindre le plateau, et les ordis tomber en panne et empêcher les effets numériques. O'Connor se retrouve avec un film à dix millions qu'il doit boucler avec 42 dollars. Il a donc une idée de génie : on n'a qu'à rien faire, mettre des bottes et un gun à Natalie Portamn, et attendre que ça se passe. Ben oui, mais et les fusillades ? euuuuh, dans le noir ! Roule ma poule. Le réalisateur engage un chef-opérateur pas manchot, qui, lui, a bien reçu sa cargaison de 10000 filtres "couleur sable" qui avaient déjà servi pour tous les westerns depuis 1980, il lui confie les clés du studio et s'éclipse modestement. Du coup, rien ne se distingue dans cette sous-production inutile, ni les acteurs, ni la trame, ni les dialogues, ni la mise en scène, tout ceci complètement transparent et tellement académique que c'en est à pleurer. O'Connor tente le coup des flashs-back romantiques à la Sergio Leone, et c'est kitsch comme un clip de country, saccage complètement les séquences finales (les seules, finalement, qu'on attend au moins qu'il réussisse), et pulvérise son film par son manque complet de regard, d'idée et de talent.

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