L'Abominable Dr. Phibes (The abominable Dr. Phibes) (1971) de Robert Fuest
On pardonne rarement les excès esthétiques des 70's... et on a rarement tort. Plus de 20 ans avant Se7en, Fuest signe Ph10es - non il n'y a pas de fautes de frappe... Je m'explique. Reprenant une ancienne malédiction jetée sur les pharaons, soit une dizaines de sorts tirés du G'tach (si vous ne savez pas ce qu'est le G'tach, c'est le moment les gars de faire des recherches...), un certains Phibes (Vincent Price qui parle avec un micro branché sur la gorge... Le plus abominable, dans l'histoire, étant sûrement son maquillage) décide de flinguer 9 docteurs qu'il rend responsables de la mort de sa femme ; à chacun un sort divers : des crimes à chaque fois "audacieux" faisant usage de rats, de sauterelles, de chauve-souris, d'animaux sauvages (mon meurtre préféré : tu connais le coup de la licorne ? Nan ? Ben tu verras... Enjoy) et j'en passe... Les flics sont pratiquement dès le départ sur la bonne piste (ils connaissent la plupart des futures victimes) mais se débrouillent comme des coings pour tenter d'empêcher tout meurtre "horribilissime" (enfin, on rigole le plus souvent à la vue du résultat... A po dû gagner un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux, ce film-ci, m'est avis).
Vincent Price a beau jouer de l'orgue et monter des plans ultra alambiqués pour mettre à mort ces enfoirés de docteurs, le type fait aussi peur que François Hollande quand il fait les gros yeux : avec son intérieur orange très fashion et sa jolie assistante qui sort de nulle part (d'ailleurs), il se la pète à fond ; il n'y a pourtant vraiment pas de quoi vu ses idées de gros naze (je vous mets au défi de réaliser "en vrai" un de ces assassinats (Ne faites pas trop les cons non plus) : c'est juste du grand n'importe quoi quand on y songe !- bon je cautionne tout de même le coup de la licorne, once again, qui m'a bien fait marrer... On frémit autant que devant un match de curling départemental, on ricane mais pas forcément aux endroit prévus, on s'ennuie autant que devant une panouille vintage pseudo horrifique. Tout le monde a oublié Robert Fuest, ce n'est pas forcément un mal. Pas abominable, nan, mais pas bien terrible quand même...
Horreur humanum est, clique


