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14 janvier 2012

A Kiss before Dying (1956) de Gerd Oswald

" - I want to do everything for you. And I will, she said."
- Finish you hamburger, will you, he answered."

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Avant d'être un vieux beau antipathique, Robert Wagner fut un jeune premier tête à claque et vénal. C'est tout du moins le rôle qu'il endosse dans ce Kiss for Dying, une oeuvre magnifiée (même si c'est en l'occurrence un bien grand mot) par le scope et le technicolor... à défaut d'être vraiment palpitante. Notre Robert, étudiant, sort depuis quelque temps avec l'une de ses camarades, Joanne Woodward, qui n'a po franchement un physique irréprochable - soyons franc -, mais qui se trouve être la fille d'un magnat minier. Elle lui annonce qu'elle est enceinte... et patatra toutes les ambitions du Robert s'écroulent. L'événement risque en effet de provoquer la colère du pater d'icelle, d'où plus de soutien financier et d'héritage, d'où à quoi bon rester avec ? Mais il ne l'aime pas pour son argent, nan ? Bien sûr que non, bon tu manges ton hamburger qu'on se casse et que j'aie le temps de réfléchir à la façon de te tuer... D'abord, faire disparaître toute trace de leur liaison - le Robert est malin -, ensuite la faire rédiger l'air de rien une petite note de suicide - le Robert est retors - et enfin l'empoisonner ou la jeter d'un toit sans avoir oublié auparavant de l'embrasser pour suivre les directives du titre. Mais Robert est un véritable goujat ! Je vous avais prévenu...  

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Oswald semble prendre un certain plaisir, dans cette première partie, à trousser des plans séquences en caméra quasiment fixe pour filmer nos deux tourtereaux en pleine discussion - au lit, en bagnole, puis dans les gradins du stade de l'Université. Cela donne un certain style, faut avouer, permettant de faire ressortir la tension entre les deux jeunes gens - on sent bien dès le départ que le Robert n'est pas franchement emballé emballé par la news que lui donne une Joanne tout sourire même s'il tente tant bien que mal de garder la face. On suit ensuite le Robert dans sa stratégie froide et précise pour mettre en scène la disparition de sa fiancée. Gentillet petit suspense de base avant que la donzelle soit sacrifiée... Mais notre Robert ne va pas s'arrêter en si bon chemin : il va non seulement tenter de faire inculper un autre gars pour le meurtre de sa "douce" avant de passer au plan B - séduire la soeur de la Joanne et gagner cette fois-ci en douceur l'estime du pater ; comme la donzelle n'est autre que la radieuse Virginia Leith, on se dit qu'il n'a point perdu au change... Cette seconde partie nous fait sortir de l'univers confiné de la fac pour nous emmener dans les grands espaces de l'Arizona : balade à cheval avec notre Robert qui fait le minet en jeans pour pécho la Virginia, petite visite des mines à ciel ouvert du pater... Robert est de plus en plus grisé par le fait de pouvoir atteindre de son but (la façon dont il parle à sa mère prolo juste avant de la présenter à sa future belle-famille richissime - affreux), seulement la chtiote Virginia qui a du plomb dans la tête est de plus en plus suspicieuse... Elle mène en effet une enquête en parallèle sur la mort de sa soeur... "Qui fait le malin, tombe dans le ravin", nos fidèles le savent, mais qui fait le plus le malin dans l'histoire, ahah ?...

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Les images sont donc très jolies - on sent qu'il s'agit de commentaires précis venant d'un esthète (je m'auto-moque) - pour un polar qui distille les mini coups de théâtre. Le tueur apparaît comme un véritable obsédé - bien aimé les feuilles de papier que le Robert ne cesse de découper et qu'il laisse derrière lui aux tables des cafés - qui tente de contrôler méticuleusement chaque étape "de son plan de carrière" (il maîtrise quasiment tout, sauf l'usage de la capote dirons les plus observateurs)... Outre ce trio de tête (Robert et les deux sœurs), les seconds rôles tiennent la route (Mary Astor en mère dévouée du Robert, George Macready en magnat sans affect, Jeffrey Hunter et sa tronche de jeune premier qui tente de s'attirer les bonnes grâces de la Virginia en l'aidant dans son enquête). Si tout cela ne suffit point à rendre ce film absolument trépident, disons qu'il demeure dans le genre (le noir en couleur... une gageure, vi) dans la bonne moyenne. 

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Commentaires
M
"Approche, mon enfant, approche, je suis sourd..."<br /> <br /> J'aime également les chats, les belettes, mais beaucoup moins les lapins. <br /> <br /> Les lapins, ce sont de vraies teignes. Mais peu de gens le savent.
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P
Ah non. Il est vachti bien, çui-là. <br /> <br /> Encore un que t'as dû voir en réapprovisionnant tes grippeminauds de Friskies la moitié du temps !
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B
Aaaargh... Fury at Showdown ! Elle est bien bonne ! <br /> <br /> RI- DI- CU- LE !<br /> <br /> En outre, ce n'est pas très sympa pour les hyènes.<br /> <br /> Pour ma part, comme les rats, les araignées, les chauves-souris, etc, etc, je les aime énormément.
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M
Bien poussif et aussi difficile à gober qu'un triple big Mac. <br /> <br /> A part ça, l'histoire (La Couronne de cuivre) est adaptée du roman d' Ira Levin. Le romancier de Rosemary's baby. <br /> <br /> La Couronne de cuivre est une oeuvre de jeunesse du gars Ira. Mais elle est plutôt bien torchée, cette version polar d ' Une Tragédie américaine de Dreiser. <br /> <br /> Ce film de Gerd Oswald, quant à lui, est un abîme de ridicule. Mais c'est le cas de tous les films de Gerd Oswald, non ? The Screaming Mimi vaut son pesant de cajous.<br /> <br /> Mais, bon, un type qui croit qu'Anita Ekberg est une comédienne, au point d'en faire son égérie... ça donne à penser. Ou à rigoler. <br /> <br /> (Ceci vaut également pour le grand génie italien dont la seule bonne idée a été de la foutre à l'eau).
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W
Bon j'veux pas dire, mais vous avez inversé les deux actrices du film: c'est donc Virginia Leith la bombasse du film, désolé pour Joanne. Sinon ouais, je crois que c'est peut-être le premier film noir que je voie en technicolor, et ça fait bizarre au début, et c'est pas hyper palpitant, malgré des rebondissements et un perso' masculin bien pourri.<br /> <br /> <br /> <br /> Sinon, amateurs de films noirs que vous êtes, je ne peux que vous conseiller Brighton Rock (1947) que je n'ai pas vu répertorié dans votre sommaire. Un film qu'Hitchcock avait dû apprécier en son temps et qui réussit l'exploit d'être un bon film de genre malgré qu'il soit... anglais !
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