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20 avril 2010

Lady Yakuza (Vol. 8) : Le Code Yakuza (Hibotan Bakuto : Jingi Toshimasu) (1972) de Buichi Saito

Année faste pour Buishi Saito puisqu'il tourne deux fois avec Tomisaburo Wakayama, pour le quatrième opus des Baby Cart et pour cet ultime tome des Lady Yakuza. Sûrement moins brillant que Tai Kato qui a marqué la série de sa griffe, Saito n'en demeure pas moins un très bon artisan qui permet à la série de finir en fanfare (rarement la musique, à bon escient la plupart du temps, n'a été aussi présente). Ca commence avec une multitude de bastons (qui fracassent sec) et on se dit, sans forcément s'en plaindre, qu'on est bien loin de l'esprit du premier épisode relativement paisible. Notre Lady se rend au chevet d'un des personnages récurrents de la série, Mme Okata, et le moins qu'on puisse dire c'est que sa succession risque de se faire dans la douleur; deux héritiers sont susceptibles de reprendre le flambeau, l'un prêt à toutes les alliances et les trahisons pour éliminer son adversaire, et le second forcément beaucoup plus honnête et droit. Cela semble plutôt mal parti pour ce dernier qui vient de se faire exclure de son clan en tombant dans un traquenard, mais contre toute attente c'est lui qui est désigné par Mme Okata alors qu'elle fait part de ses dernières volontés à notre Lady. Celle-ci se doit de veiller à l'organisation de la 1268246918_poster_lady_yakuza5passation de pouvoir, pouvant compter entre autres (au rayon "muscles") sur l'aide précieuse de Bunta Sugawara - définitivement son chouchou dans la série - et de l'éternel Tomisaburo Wakayama qui livre plus que jamais une prestation d'anthologie (en prisonnier tout orange ou en charlot nippon super énervé...). Après ce départ musclé, Saito décide de se focaliser sur ses personnages (un casting de choix au niveau des mâles en particulier) et leurs longues discussions, et bien lui en prend tant il parvient à chaque fois à planter remarquablement l'atmosphère (mortifère alors Mme Okata agonise dans les bras de Lady Yakuza, tendue comme une pousse de bambou lors de la réunion des différents chefs de clan lors de son enterrement, joliment émouvante lorsque Lady Yakuza rencontre la fille, une geisha, que le mari de Mme Okata a eu avec une maîtresse, emplie de passion lorsqu'un Yakuza quitte sa femme pour aller tuer le frère de celle-ci... et j'en passe). Une petite mélodie vient toujours subtilement souligner la montée de l'émotion, et Saito parvient toujours à placer au bon moment ses gros plans, plein écran, forcément impressionnants en Scope. Cet opus est également éclatant au niveau des couleurs, véritable feu d'artifices multicolore (c'est Raoul Coutard, le chef-op, nan?) et nous régale de deux séquences sous la neige d'une poésie terrible (seuls les Japonais sont capables de recréer, au centimètre par seconde près, le rythme de flocons chutant...). Alors que Lady Yakuza fait de son mieux pour arrondir les angles lors de cette passation, un terrible drame va survenir aussi retentissant qu'une explosion d'un bâton de dynamite - bâton  justement responsable du drame... Sugawara, Wakayama et Lady Yakuza sont chauds comme la braise pour aller décimer l'ensemble d'un clan, soit à vue de nez 2456 hommes. Le final est une tuerie sanglante - rarement vu l'héroïne aussi vénère et déchaînée (elle égorge ces cochons de Yakuza félons comme des porcs, ce qui se tient) et quand je dis que ça charcle vous pouvez me croire... On a certes totalement oublié en route la vengeance originelle de notre Lady mais vu le nombre de super méchants dont elle a eu la peau au cours de sept épisodes précédents, on peut dire que son honneur est sauf. Bon ben voilà, la Lady, c'est fini, reste plus qu'à retrouver un cycle nippon digne de ce nom. Je vous l'accorde, je n'ai point encore achevé la série des Zatoichi, ça viendra, si, si...      

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