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1 août 2008

Nacido y Criado (2006) de Pablo Trapero

La jaquette du film annonce une oeuvre entre l'univers d'Antonioni et celui d'Herzog et si cela fait beaucoup rire pour le premier, cela nous fait carrément s'esclaffer pour le second; c'est un peu le problème de ces références : dès qu'il s'agit de l'histoire d'un mec proche du désespoir et d'une destination du bout du monde (la Patagonie, ça va faire plaisir à Florent Pagny), on voudrait nous faire croire qu'on touche au chef-d'oeuvre de maestro. Trapero, sans être méchant, n'arrive pas à la cheville des deux gaziers.

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On commence dans la blancheur et déjà on serre des dents : le papa, le mama, la chtite au lit, tout sent bon, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et comme si Trapero avait peur qu'on loupe cette image d'Epinal, toute la petite famille est habillée des pieds à la tête en blanc, c'est ce qu'on est en droit d'appeler un bonheur immaculé. On sent bien que la faille approche tout de même, sinon on risque de voir une pub Ricoré d'une heure trente... Ah, ils partent en vacances, la gamine s'agite sur sa banquette arrière, ah mais oui, ah mais non, argggh c'est l'accident, le drame, la cata... La violence du carambolage est tellement terrible qu'on retrouve notre conducteur en Patagonie, tout a son désespoir, on se doute que tout le reste de la famille est morte (mais vous remarquez, je dis rien). C'est toujours aussi blanc, mais putain de âpre, la Patagonie. Tu as le choix entre fumer des clopes, chasser le lièvre, bosser dans un aéroport avec à peine un avion par mois ou te saouler la tronche avec de l'alcool de buse (je dois pas être loin). On se dit qu'une heure comme ça, ça va être long : on a pas tort. Notre héros est triste comme un concert de William Sheller, il passe son temps à vomir pendant la nuit et ne tarde pas à voir des fantômes, sûrement celui d'Antonioni qui vient pour se venger. Reconnaissons, en passant, une superbe image mais mon emballement s'arrêtera ici. La fin se veut "coup de poing émotionnel" mais cela faisait longtemps qu'on avait déjà fermé un oeil. Un nouveau cinéma argentin qui manque encore un peu de souffle, hein, on va dire pour conclure, sans mauvais esprit... 

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