L'Appât (1995) de Bertrand Tavernier
Bien mal m'en a pris de vouloir revoir L'Appât - découvert en
présence du Tavernier himself il y a pffff 12 ans - pour passer cela en
cours, du genre la société française d'aujourd'hui... Après les deux
trois premières scènes plutôt dynamiques, avec des dialogues djeunes
assez enlevés -ce qui faisait tout l'intérêt de L.627, le
film perd son souffle peu à peu... Une fois qu'on a compris que les 3
ptits jeunes n'aiment que les marques de luxe, que chez eux le jeune,
le beau et le riche représentent le Bien et les vieux et les pauvres le
Mal, qu'un crime c'est plus facile à dire qu'à faire, on s'ennuie ferme
-Tavernier, quitte à tomber dans le gore, aurait dû aller jusqu'à
filmer les 12 coups de coupe-pa
pier lors du deuxième assassinat (ben oui
quand on veut du réalisme à tout crin...). Le film qui tentait d'être
dans le vent a déjà un peu vieilli dans son esthétisme à peine 12 ans
plus tard, ce qui est d'ailleurs un peu systématique dans l'oeuvre de
Tavernier - c'est pas très gentil mais il faut malheureusement le
noter...