Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Shangols
REALISATEURS
GODARD Jean-Luc 1 2
OPHÜLS Marcel
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
12 avril 2026

Le Dernier pour la Route (Le Città di Pianura) (2025) de Francesco Sossai

Derrière ce titre très réussi qui me semblerait constituer une magnifique épitaphe, se cache un petit film (on continue d'écumer la sélection Un certain Regard de l'an dernier) de potes ritals qui nous fait voyager en Vénétie - enfin, plus dans ses bars que dans ses lieux proprement touristiques. Deux bons vieux roublards qui ont fait les 400 coups ensemble et continuent de vivoter d'expédients (en se faisant passer notamment, de façon très opportuniste, pour des architectes chez un noble sympathiquement crédule : ils lui gratteront quelque menue monnaie - et la nuque, aussi) sont sur le point d'aller chercher à l'aéroport leur troisième comparse : celui-ci, ayant été démasqué lorsqu'ils pratiquaient ensemble un important trafic de paires de lunettes, a dû s'exiler pendant de longues années en Argentine... Ils l'attendent de pied ferme pour faire la fête et aller déterrer le trésor que leur ami aurait enterré dans la région... Forcément, nos deux bras cassés, toujours avides de boisson (une volonté de prendre l'énième dernier verre qui leur fait honneur), vont merder en route : arriveront-ils à finalement capter leur pote ? Rien n'est moins sûr... Heureusement, ils ont croisé dans leur périple un jeune architecte un brin naïf et inexpérimenté, un jeune homme un peu perdu qu'ils peuvent initier à leur vision très hédoniste de la vie.

Cela part sur un bon rythme, nos deux vieux loups se rejouent entre deux verres leur meilleur coup de par le passé, ça picole, ça fait la teuff, ça déblatère à tout va : les deux amis liés à la vie à la mort entraînent dans leur folle nuit ce gamin qui expérimente enfin ce que carpe diem ou carpe bière peut vouloir signifier - allez hop, un dernier, et on verra ensuite ce qu'on fait... Avouons qu'on est prêt à succomber au petit charme de ce petit délire alcoolisé... Seulement voilà, force est de constater, comme finalement après une nuit de cuite (si, si, je me souviens de tout, sauf peut-être entre minuit et quatre heures, c'est vrai - la fille ? quelle fille ? Quoi le mec ? J'ai dit quoi ?), que le film rapidement se délite un peu et qu'on oublie rapidement ce qui s'est véritablement passé pendant une bonne partie de la chose... On voit bien que Sossai évoque, en creux, l'état d'une région en train de perdre son âme, qu'il est gentiment question de deux philosophies qui se rencontrent et se complètent (ils lui apprennent à profiter de chaque seconde, à saisir sa chance tant qu'il est encore temps, il les sensibilise à la force de l'architecture par rapport à l'impermanence de la vie), qu'il est donc question de vie, de mort, de flammes d'instants précieux au milieu d'un lose attitude de bon aloi (la BO la plus pourrie de l'univers avec ce type qui ahane ses paroles presque tout du long ; au début c'est drôle, ensuite ça saoule - même Didier Super est plus mélodieux, putain) : bien dommage que le film perde de sa verve et de son intérêt chemin faisant... Une petite virée mignonnette (le verre à moitié plein), à consommer malheureusement avec beaucoup trop de modération (le verre à moitié vide).

 

Commentaires
Derniers commentaires
Cycles
Cycle Collection Criterion 1 2 3 4 5 6 7
Cycle Cinéma Japonais 1 2 3 4 5 6 7
Cycle Festival de Cannes 1 2
Cycle Western 1 2 3
 
 
Best of : 60's     70's      80's      90's      00's      10's
 
Ecrivains