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13 mars 2026

Megan Is Missing de Michael Goi - 2011

Bah vous savez ce que c'est : on a envie de se détendre avec un film d'horreur, on suit les conseils de quelque ami terrifié, et on se retrouve à regarder un des ces navets tels qu'il en fleurit par milliers depuis que les caméras sont accessibles au moindre adolescent en goguette. Megan Is Missing se veut le nec plus ultra du film d'horreur réaliste, et brandit d'entrée de jeu son "inspiré d'une histoire vraie" et son style "found footage" en garants de la chose. C'est l'histoire de deux adolescentes, l'une dégourdie et populaire, l'autre renfermée et tête-de-turc, qui entretiennent une amitié indéfectible... jusqu'à ce que l'une d'elles disparaisse, enlevée de toute évidence par un certain Josh, qu'elle a rencontré sur Internet. L'autre part sur ses traces... et pendant 70 minutes, ça s'arrête là. Le film se traine comme un vieux chien, ne parvenant jamais à raconter quoi que ce soit qui sorte des conversations insanes entre ados (les comédiennes sont à chier) ou des scènes convenues pour tenter de nous faire croire que l'enquête avance. Une ombre qui passe à l'arrière-plan ou une photo inquiétante semblent suffire à Goi pour trouver qu'il meuble parfaitement l'attente ; mais on s'emmerde plus que de raison, prenant le temps de resservir un verre de blanc, d'aller pisser ou de sortir se balader en attendant le dénouement qu'on espère pyrotechnique.

Arrivent les 20 dernières minutes, où ça semble s’accélérer effectivement un peu : la jeune oie est elle aussi enlevée et découvre le triste sort qui fut réservé à sa copine. Horreur et désolation. mais l'horreur culmine avec une des scènes les plus gratuites que j'ai vues depuis longtemps : une séquence de viol filmée dans la durée, qui n'apporte rien au film sinon un petit côté crapuleux et manipulateur vraiment dégueulasse. Certains cinéastes manquent cruellement d'idées pour faire peur ; certains autres, dont ce Goi, cachent cette incompétence en se complaisant dans des scènes graveleuses et voyeuristes, qui ne déclenchent aucune gêne, aucun vertige, aucune peur : juste le plaisir de choquer mémé avec un acte (le viol) qui n'est qu'un prétexte. La suite (et fin) du métrage sera constituée d'une très longue scène d'agonie, tout aussi crapuleuse, faisant ainsi rentrer Megan is Missing dans la catégorie du porn-horror le plus crétin qui soit : utiliser la pornographie pour déranger le spectateur et lui faire croire à de la subversion. Le film ne dit rien, ne raconte rien, n'induit rien. C'est juste un délire d'adolescent fasciné par le viol et la souffrance. Il fut un temps où les films d'horreur avaient quand même une autre puissance...

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