Athanor (1972) de Philippe Garrel
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Allez tiens, je suis de bonne humeur, un petit incunable pour la route ! Vous connaissez la légende arverne d'Athanor ? Mais si, ce fameux gardien de montagnes sacrées, amoureux d'Anna (sa flamme jumelle !!!) et dont l'oiseau-tonnerre mythique a été enlevé - conduisant ainsi notre homme à des années d'errance et de quête... Non ? Bien vrai ? Bon, pas la peine d'entrer dans les détails de toute façon, je vous rassure, puisque Garrel nous raconte la chose a minima de chez minima : il y aura bien en effet une flamme, une femme, un oiseau et bien sûr un Athanor (féminisé, c'est Nico qui s'y colle), mais pas grand-chose d'autre. En treize plans infinis, pour la plupart des plans fixes avec des personnages le plus souvent figés, pas de musique, pas de dialogue, pas de son (et je vous emmerde), Garrel nous conte cette histoire façon vignette ; on a plus l'impression d'assister à des photos de mode (de deux minutes) collées les unes aux autres qu'à un film mais on ne se plaindra pas vu que cela ne dure que vingt minutes en tout... L'essentiel, me direz-vous, c'est de filmer la muse Nico - l'histoire d'Athanor (célèbre salle montluçonnaise par ailleurs (!) où j'ai tout de même vu Gainsbourg... diable, ça remonte), tout le monde s'en fout, non ? Garrel aussi... Bref vingt minutes étranges et obtuses, toutes à la gloire de.
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