House Party (1990) de Reginald Hudlin
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Autant la collection Criterion nous aura permis de découvrir (et de revoir) de purs chefs-d’œuvre, autant parfois il faut bien reconnaître qu'elle nous a mené vers quelques panouilles... On comprend bien l'idée, derrière l'édition DVD de ce House Party : comme une sorte de pendant adolescent, pour la communauté noire, à la réédition juste une semaine avant dans ladite collection de The Breakfast Club éminemment ancré dans la communauté blanche... Bien. Pourquoi pas, en un sens... Mais on est loin, quand même, dans les deux cas d'ailleurs, mais encore plus dans celui-ci, de l’œuvre d'art... Au mieux, on pourra considérer qu'il s'agit d'une œuvre qui capta alors gentiment l'air de son temps... Mouais. Au mieux. Soit donc une bande de potes un peu déconnants et portés sur le rap (mix et chant) organisant la soirée de l'année. Tous les potes et potines de Play, qui organise la soirée chez lui en l'absence de ses parents, et de Kid, avec sa coiffure afro digne de Marge Simpson, sont conviés. Une nuit de folllllie en perspective, avec de la zic et d'la danse super actives, yo.
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Bon, on est dans la bidouille bon enfant avec des petits jeunes prêts à s'éclater et à danser serré le temps d'une nuit : on mixe en faisant dzz dzz avec les doigts sur des vinyles, on se lance dans des mouvements de guedins avec les godillots en l'air pour donner le change à des gonzesses qui se trémoussent comme des furies sur la piiiiiste, on se défie en improvisant (tu parles, Charles...) des paroles de ouf en tentant de trop mettre la honte à son vis-à-vis... Kid, qui fait preuve d'un certain abattage voire d'un certain charme malgré son look osé (...), s'emballe deux gonzesses (amies pour la vie) au cours de cette party, ça risque de chauffer méchamment dans son bermuda en fin de soirée. C'était encore un temps où on pouvait s'amuser sans crack, sans chaîne en or de huit kilos autour du cou et sans trop jouer les badasssss vulgosss... Alors oui, il y a bien trois grosses teignes qui, au cours de la soirée, rôdant en ville, vont tenter de mettre la misère à ce trublion de Kid... Heureusement (enfin...), deux flics blancs (comme par hasard... les seuls du casting) veillent. Flics et voyous sont mis dos-à-dos (la violence, c'est nul et non avenu) pendant que cette belle et sympathique jeunesse bien propre sur elle s'éclate en rythme. Tout cela part de gentils sentiments... Seulement, il faut bien reconnaître que déjà en 90, alors que j'étais dans l'acmé de mon acné, mes plus belles années diront certains, mes plus grands succès au-delà des apparences, le film m'aurait paru ultra plan-plan. Une boum black avec des petits morceaux croquignolets de rap. Mignonnet, à tout prendre. Oust, parti ailleurs, déjà, je suis.
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