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11 juillet 2025

Pourquoi... (Ai futatabi) (1971) de Kon Ichikawa

Pourquoi, en effet, je me pose encore la question... Le brillant Kon Ichikawa se lance dans une histoire d'amour franco-nippone qui va se dérouler entre... la France (Paris et ses clichés) et le Japon (Tokyo et ses clichés) en mode lelouchien "un homme (français) et une femme (nippone)"... On obtient une sorte de roman-photo hybride qui tente, laborieusement, sur des chansons (dans les deux langues) plus cucul les unes que les autres, de nous faire croire à cette passion des temps modernes. On bâââille d'ennui et l'on rit plus souvent qu'à notre tour devant notamment l'interprétation du Frenchy Renaud Verley qui tente de faire son petit numéro d'acteur et de râleur-chouineur (fucking French...) devant les grands yeux noirs éberlués de la pauvre Ruriko Asaoka as Miya.

On ne s'attendait pas à une merveille, certes, mais on ne pensait pas non plus, d'une part, assister à de telles séquences aussi longuettes et poussives et, d'autre part, découvrir un personnage aussi tête-à-claque (Verley, c'est Mick Jagger de dos et Hervé Vilard en vrai). Ichikawa, qui a dû écrire son scénar sur un bout de nappe en papier dans un resto parisien, tente de combler les vides en se perdant dans des séquences sans paroles qui se déroulent jusqu'à la chienlit : une balade dans la neige nippone, une balade de deux cent kilomètres (ils y sont bien tous) en solo dans une bagnole pourrave jusqu'à Tokyo, des balades en amoureux dans la grisaille de Paris ou dans ce grouillant Tokyo (...), on se dit que le gars Kon, avec ce véritable petit guide touristique imagé des seventies sur ces deux villes, nous prend un peu à son tour pour des. Le problème, c'est qu'au niveau des personnages, on tombe encore plus bas. Verley, aussi nul en japonais que moi en sri-lankais, parle souvent tout seul en français, hurle son texte, comme s'il était sous l'emprise constante de la colère, joue comme un peigne... Perdu à Tokyo, il est ronchon, devant son amante qui hésite à le suivre (douze fois), il est ronchonchon, devant ces officiels japs incapables de le renseigner il est ronchonchonchon... Il est en mode Mélanchon en continu. Et pourtant, punaise, et pourtant, il l'aime, on le sent, cette petite Japonaise aussi serviable qu'incapable de lui faire entendre raison. Lui, tout ouin-ouin qu'il est, a décidé une bonne fois pour toute qu'il l'aimait et sera sur son dos tant qu'il ne l'aura pas fait plier. Pourquoi... (c'est le titre) l'aime-t-il vraiment, dur à dire (ils ne se comprennent pas), mais le Français, qu'on se le dise, est têtu comme une bourrique. Il fera littéralement chier le Japon entier pour tenter de faire craquer cette pauvre Miya... Le final, je ne vous dis que cela, sera d'un chabadabaesque tout aussi affligeant. Pas le film d'Ichikawa, bien loin de là, qui me laissera le meilleur souvenir (je sais bien qu'il faut que je me cantonne aux années 30-60... Pourquoi je déroge à ma règle ???).

 

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