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7 juillet 2025

Les Conspirateurs (The Conspirators) (1944) de Jean Negulesco

Comment cela, difficile de ne pas penser à Casablanca ? Parce qu'Hedy Lamarr a bêtement refusé le rôle qui fut confiée à Ingrid Bergman et qu'elle veut se rattraper, parce que Casablanca eut un immense succès public et critique et qu'il y a pas de mal à essayer de faire pareil, parce que l'on retrouve étrangement au casting Paul Henreid, Peter Lorre et Sydney Greenstreet ? Allons bon, vous voyez le mal partout... la preuve, s'il en faut une, le film ne se passe pas au Maroc mais au Portugal, pays alors également neutre... Vous êtes franchement mauvaise langue... Bien, cette petite introduction plutôt caustique faite, de quoi s'agira-t-il ici ? D'un résistant (Henreid, "the flying Dutchman" !) qui parvient, après avoir fomenté moult attentats contre les Boches, à trouver refuge à Lisbonne, nid d'espions. Tout un petit monde ici se côtoie, de grandes figures de la résistance alliée (Greenstreet en tête, Lamarr en appui, ainsi que Lorre, eh oui, du bon côté pour une fois...), des nazis sur le qui-vive et, bien sûr, les flics locaux, toujours aux aguets par rapport aux éventuels malversations et meurtres commis par des étrangers, mais déjà plus ou moins gagnés à une cause (qui aime les nazis, hein, qui ?). Henreid, dès son arrivée, croise Hedy et tombe amoureux d'elle (fucking destiny !). Cette dernière est mariée à un Allemand, un Allemand qui serait, tout comme Hedy, du côté des forces alliées drivées localement par Greenstreet. Mais attention, parmi ces résistants alliés, il est avéré qu'il y a un traître (ceux qui hurlent "c'est forcément Peter Lorre" sont priés de se taire : pas de spoiler en ces colonnes...) : Lorre (!), Lamarr (?), son mari (!!!), un Norvégien, un Français... Qui est le traître bon sang ??? Henreid, pris en tenaille entre son amour et les pièges que lui tendent les Boches, a bien du mal à y voir clair, finissant même par douter d'Hedy... Un "James Bond" avant l'heure comme le dira ingénument Lamarr (je suis dans sa bio, vous allez vous en taper cet été de l'Hedy, je vous préviens) ? Je crois qu'on va se calmer, déjà.

On les voit, hein, les allusions à Casa, on n'est pas dupes, seulement voilà, on sait aussi qu'il est mission impossible de chercher ne serait-ce qu'à s'approcher de l'équilibre d'un film aussi magique - surtout juste deux ans après... Tout n'est pas complétement raté, il y a notre petit lot d'intrigue, de suspense, d'action, de romance... Ça se suit, quoi, sans déplaisir, on a même droit à une séquence de course-poursuite dans un brouillard à couper au couteau assez jolie... Mais avouons-le aussi, rien ne fonctionne vraiment non plus... La faute à Lamarr (oups...) dont le visage par trop figé peine à apporter une nuance d'émotion (lorsqu'elle exprime, la peur, diront les mauvaises langues, c'est encore pire...) et à cette romance avec Henreid tellement téléphonée qu'on décroche dès le départ sans se donner la peine de dire allô (c'est tellllllllement évident...) ? La faute à ces personnages de résistants alliés trop caricaturaux - et je ne parle pas des méchants nazis... ? La faute à la rareté des scènes d'action (une simple évasion de prison guère impressionnante) ? La faute à cette mise en scène guère inventive (la séquence ultime autour de la table de jeu où littéralement "tout se joue" : Verneuil aurait fait moins pépère) et à ce montage en pantoufle (je sens le gros plan sur Hedi, oui, bingo ! je sens la scène du baiser avec un travelling avant, oui, bravo champion ! Comment tu fais ?). Bref, on a pris beaucoup d'ingrédients similaires mais la potion ne devient jamais magique. Pas honteux, juste terriblement prévisible et interprété et mis en scène sans vraiment d' âme...

 

Commentaires
H
Oui, jamais je n'ai compris que la beauté de Lamarr soit à ce point portée aux nues. Ceci étant dit, ceux qui en témoignent (comme George Sanders) le font souvent en évoquant Lamarr à la ville (du genre « Quand elle arrivait quelque part, on ne voyait plus qu'elle »). Une grande beauté non cinégénique, peut-être ? L'inverse d'une Claudette Colbert ou d'une Simone Simon, que jeune cinéphile je trouvait plutôt disgracieuses en photos, avant de les voir en mouvement — et de les entendre parler — dans des films...
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M
Hum. Bizarre comme celui-ci est aussitôt oublié par un cerveau à peu près dans la moyenne, ne laissant qu'une sensation d'ennui profond. <br /> Alors que l'original, on a beau dire, il vous reste bien dans le crâne. D'autant qu'une envie de "Casablanca", ça peut vous prendre au débotté, comme une envie de pisser ou de se jeter un petit Gewürztraminer bien frais.<br /> Moralité: n'est pas Curtiz qui veut. <br /> Et, surtout, c'est quand même mieux de ne pas être Negulesco. <br /> Ni Hedy Lamarr. Profil rebutant, non ? Outre le degré zéro-polaire de ses capacités de comédienne.<br /> Brrrrr....
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