Bogart : Life comes in Flashes (2024) de Kathryn Ferguson
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Il est toujours bon de voir que l'on oublie pas si facilement le gars Bogie ! Un énième doc sur le sieur, donc, qui s'attache à suivre deux grands axes principaux : ses quatre femmes (toutes comédiennes) et ses diverses grandes périodes cinématographiques... C'est assez basique, me direz-vous, le tout étant agrémenté de quelques interviews vintage sympathiques (Huston ou Bacall), d'une voix off (reprenant les mots même de Bogart), de photos (de jeunesse notamment) et d'extraits de film... C'est plutôt classique, certes, et assez complet mais la chose comporte tout de même, avant de rentrer dans les détails, deux ombres au tableau : primo, des interviews de proches réalisées au téléphone, sur un micro pourrave (?) tellement incompréhensibles que même les sous-titres alors disparaissent (oups !) ; secondo, ces incontournables scènes de "reconstitution à l'américaine" montrant la pseudo silhouette de Bogie ou d'une autre personne "en situation" (genre s'habillant ou fumant : sans intérêt donc) qui, outre l'image arty à la con, n'apportent absolument rien... Bref.
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On déroule donc la vie de notre homme auprès de ses diverses conquêtes (pas un "homme à femmes", le Bogie, un fidèle, au demeurant - plutôt donc "un homme à prendre femme" avant de divorcer...), en commençant par Helen Menken, une star de théâtre en son temps qui lui mit le pied à l'étrier (il déchaussa très vite des deux, de la femme et du théâtre : 1926-1927) ; puis vint l'époque Mary Philips (1928-1938) plus résistante, en son genre - pour Bogart, c'est la période cinématographique du "beau gosse" aux cheveux gominés : loin d'être sa meilleure - les flops et les re-flops étant là pour le prouver ; il enchaîne, le bougre, avec la tigresse Mayo Methot (1938-1945) - il se marie 10 jours après avoir officiellement divorcé, un rapide ce Bogie... Notre homme change de registre, jouant alors à 2457 reprises les truands, ce qui relance indubitablement sa carrière, ; une période à l'écran pleine de flingues et de mouvements, en parfaite adéquation avec sa vie privée ; les deux époux se chamaillent et picolent à la volée, la jalousie de Methot pouvant donner lieu à des scènes dignes de films noirs avec coups de couteau et menaces avec flingue... Bogart s'en sortira en perdant quelques cheveux mais en donnant à son foie un entrainement digne d'un champion... Enfin viendra donc la période "classique" avec un Bogie adulé et régénéré dans les bras de la Bacall ; fini les crises de couple, il lui fait même deux gosses : Bogie se range, se pépèrise et peut cuver tranquille - avant de cuver pour l'éternité... Un parallèle vie privée / vie perso qui fait sens, tant ces quatre actrices ont eu chacune à leur façon une certaine influence sur sa carrière... On revient quelque peu sur son engagement politique lors des années anti-coco, on n'apprend pas franchement grand chose au niveau de "l'art du comédien" (si ce n'est qu'il se foutait un peu de la gueule du style actor's studio via Brando), seul le réalisateur Huston, comme indiqué plus tôt, son poteau, ayant ici vraiment voix au chapitre. Pas si mal, malgré tout, grâce à ce riche panel d'extraits filmiques de l'homme à la cigarette et ces quelques archives où on le voit au naturel... Allez, on relance notre odyssée, il y a encore des daubes notamment que l'on a point vues.
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