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12 août 2024

Hello, Sister ! (1933) de Erich von Stroheim (+ Raoul Walsh, Alfred L. Werker & Alan Crosland)

D'une pierre deux coups avec la vision de ce Hello, Sister ! puisqu'il s'agit là non seulement de la dernière œuvre signée von Stroheim (bien qu'elle fut en grande partie massacrée) et d'une réalisation imputée en partie au gars Walsh (quelques scènes, mais cela permet de compléter ainsi notre (mythique) odyssée du père Raoul). Une fois cette petite introduction faite que dire de ce film d'à peine une heure ?... Eh bien avouons, tout de même, au moins dans un premier temps, les quelques bonnes surprises de la chose : des jupes qui volent de façon un rien coquine (le code Hays pris de vitesse ?), une romance mignonne comme tout aux allures borzagiennes (un peu trop niaises ? Bah, on savait s'aimer si tendrement et naïvement alors...), un fight homme-femme d'anthologie (un con, à deux doigts du viol, pris la main dans le sac par une autre femme qui va lui raconter du pays (l'ère #metoo également pris de vitesse ?...)), c'est déjà pas si mal pour un film qui, malgré les coupes sauvages, ne connaît pas trop de baisse de régime. L'histoire est centrée sur Jimmy (James Dunn, le gendre idéal, riant pour tout) et Peggy (Boots Mallory, aussi gentille et inoffensive qu'un mocassin à gland) : une première rencontre et après quelques petits aléas (elle se retrouve d'abord dans les bras d'un autre, lui d'une autre, forcément), nos deux promis parviennent enfin à se retrouver dans l'intimité d'une chambre... On discute, on rit, on se rapproche, on rit, et puis voilà qu'on ouvre une fenêtre donnant sur le ciel new-yorkais, qu'on tombe amoureux des étoiles, puis pas que des étoiles... Les dialogues ne planent pas forcément très haut, mais cette première rencontre amoureuse qui laisse baba nos deux jeunes gens est croquignolette à souhait...

Mais forcément, il y aura un hic, avec ce sale pote de Jimmy (Mac, un sourire de hareng hypocrite) qui va d'abord convoiter sa future compagne (le Mal, lui-même, pénétrant dans la chambre de la jeune femme avant d'être puni...) puis tenter de faire capoter leur mariage... Le type opportuniste, dragueur de bas étage, vénal : le grain de sable... Un gentil couple des thirties, peut-il survivre dans ce monde en pleine crise économique peuplé d'individus mal intentionnés ? On ne se fait pas trop de mauvais sang au niveau du happy end final (mais sait-on jamais...) qui se révélera particulièrement "explosif"... Un film haché, tronqué, bidouillé, mais qui permet malgré tout à Stroheim de montrer notamment, dans une même séquence, tout ce qui peut se jouer de romantique et de violent dans cette grosse pomme de New-York, où le paradis peut vite se trouver pris d'assaut par des individus véreux.

Walsh et gros mythe

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