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17 mai 2024

Quatre du Texas (Four for Texas) de Robert Aldrich - 1963

Un énième western familial en carton pour le pourtant compétent Robert Aldrich, ici dépassé par son scénario aux conventions surannées et par ses stars. Ça commençait pourtant pas trop mal avec cette attaque de diligence honnêtement menée, diligence défendue par nos deux vedettes fringantes et "dans la fleur de l'âge" : Frank Sinatra et Dean Martin, qui vont dès lors devenir autant complices qu'adversaires, pour la grande joie du public et la grande consternation de ma pomme. En effet, une fois les bandits (menés par le toujours impeccable Charles Bronson) dûment décimés, nos deux compères vont se disputer l'or transportée par la diligence citée. C'est là que ça commence à se gâter, avec cet interminable échange de sacs de pièces entre les deux bougres, s'imaginant tordants dans leur façon de s'amuser avec les codes du cow-boy et de champion du colt. On sent déjà là que ça va être poussif comme pas permis, et on n'aura pas tort : le reste du métrage, infiniment long, morne et triste, sera consacré à ce même duel de bites entre les deux stars, répété à l'envi par les deux acteurs hilares et très fiers d'eux-mêmes. C'est ringardissime de voir ces pauvres acteurs mal dirigés rivaliser de pantalonnades et autres gags pour tenter de donner du dynamisme à ce film au rythme pataud, et on a franchement mal pour Aldrich de devoir se fader ces pitres.

On a mal aussi pour leurs deux partenaires féminines, puisque je vous rappelle qu'on nous annonce quatre héros à l'affiche. Ce seront Ursula Andress, toute en jambes, et étonnamment Anita Eckberg, qui vont s'y coller, la dernière jouant franchement comme une patate. Elles sont la cible de la muflerie qui se veut bon enfant des deux acolytes, ouarf ouarf on se marre beaucoup. Devant ces quatre médiocres comédiens, Aldrich s'efforce de sauver les meubles en étirant plus que nécessaire des scènes mal fagotées, en cherchant dans les seconds rôles le glamour que n'ont pas les premiers, ou en ajoutant des numéros de music-hall qui n'ont rien à faire là : il y a sur la fin un sketch des "Three Stooges" à faire frémir les Bodin's. Tout ça se termine par une bagarre générale censé être le point d'orgue du bazar ; mais Aldrich a renoncé depuis pas mal de temps déjà, et laisse tomber toute ambition de mise en scène : la séquence est terrible. Les westerns comiques, ce sera ma conclusion, sont une des pires inventions du cinéma.

Welcome to New West

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