<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Shangols</title><link>http://shangols.canalblog.com/</link><description>site sino-fran&#xe7;ais de cin&#xe9;ma pointu et n&#xe9;cessaire</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 05:28:10 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Celui par qui le Scandale arrive (Home from the Hill) de Vincente Minnelli - 1960</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/13/12371207.html</link><category>MINNELLI Vincente</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/13/12371207.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12371207/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/13/12371207.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/86/110219/35519685.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/86/110219/35519685_p.jpg&quot; alt=&quot;2816532589&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C&apos;est pas rien, ce &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Home from the Hill&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : 2h30 de m&#xe9;lodrame comme on dit flamboyant qui viennent creuser en profondeur dans le mental d&apos;un jeune homme perdu, tout en laissant toute leur place au glamour et &#xe0; l&apos;aventure, le tout dans un style &#xe9;blouissant d&apos;intelligence et de beaut&#xe9;. On en a pour son argent, c&apos;est le moins qu&apos;on puisse dire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Analyser ce film dans le d&#xe9;tail rel&#xe8;ve de la gageure, tant tout semble signifiant l&#xe0;-dedans, tout cache une symbolique hyper-fine et tout sert le sujet. Il est question ici d&apos;angoisses existentielles tout &#xe0; fait captivantes : le sentiment de paternit&#xe9; est-il dans les g&#xe8;nes ou doit-il s&apos;acqu&#xe9;rir ? Qu&apos;est-ce que la virilit&#xe9; ? Peut-on pardonner l&apos;impardonnable ? Comment r&#xe9;ussir sa vie entre sentiment et force ? Quelle diff&#xe9;rence entre hommes et femmes ? Comment devenir adulte ? Eh oui, il y a tout &#xe7;a l&#xe0;-dedans, c&apos;est dire l&apos;ambition de Minnelli. Et le plus bluffant, c&apos;est qu&apos;il aborde toutes ces questions de front et qu&apos;il donne des pistes int&#xe9;ressantes sur &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/110219/35519704.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/110219/35519704_p.jpg&quot; alt=&quot;celuiparquilescandale_9&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;chacune. Il plonge son jeune h&#xe9;ros dans un d&#xe9;cor fabuleux, entre marais glauques et maison familiale rouge et or, entre naturalisme sublime mais dangereux et banlieue confortable mais trouble. Deux mondes oppos&#xe9;s qui symbolisent bien le d&#xe9;chirement int&#xe9;rieur du gars : sa m&#xe8;re lui a donn&#xe9; une &#xe9;ducation toute de sensibilit&#xe9; et de douceur, mais son p&#xe8;re d&#xe9;cide de prendre les choses en main et d&apos;en faire un homme (entendez un gars qui encaisse le whisky, traque le sanglier et fascine les femmes). Tent&#xe9; par ce nouveau monde qui s&apos;offre &#xe0; lui, il va vite se rendre compte que rien n&apos;est tout noir ou tout blanc, que ce qu&apos;il croyait immuable (l&apos;amour, la fraternit&#xe9;, la beaut&#xe9; du monde) peut cacher de sombres aspects, et son &#xe9;ducation va finalement consister en une revendication de libert&#xe9; enfin trouv&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/21/33/110219/35519721.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/21/33/110219/35519721_p.jpg&quot; alt=&quot;quei_loro_incontri_230&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce n&apos;est qu&apos;une des dizaines d&apos;histoires de ce film hyper-complexe, qui fouille au plus profond de chaque &#xea;tre, ouvre sans arr&#xea;t de nouvelles perspectives psychologiques dans chaque cerveau. Tous les personnages sont sublimes, de la m&#xe8;re habit&#xe9;e par la rancune au fr&#xe8;re viril par d&#xe9;faut, du p&#xe8;re atterr&#xe9; par son pouvoir &#xe0; la jeune fille d&#xe9;j&#xe0; fascin&#xe9;e par la bourgeoisie. Mais c&apos;est bien s&#xfb;r le fils qui sid&#xe8;re le plus par sa complexit&#xe9; : Minnelli creuse le personnage jusqu&apos;au bout du bout, dans une compr&#xe9;hension parfaite de ce qu&apos;est un jeune homme dans cette Am&#xe9;rique des petites villes enfonc&#xe9;e dans sa culture virile (on est au Texas), mais r&#xea;vant d&apos;une nouvelle vision des choses (on est en 1960). Depuis sa na&#xef;vet&#xe9; premi&#xe8;re jusqu&apos;&#xe0; son &#xe9;mancipation finale, Minnelli lui fait traverser des &#xe9;preuves qui vont forger un homme, en dehors de ce que ses parents avaient voulu, libre et seul, autonome et dents serr&#xe9;es. Profond&#xe9;ment touchant, ce personnage rappelle le James Dean de &lt;em&gt;East of Eden&lt;/em&gt;, tortur&#xe9;, enfant et adulte en m&#xea;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/61/110219/35519730.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/61/110219/35519730_p.jpg&quot; alt=&quot;o_vestido_de_grazia_orsi&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;N&apos;importe qui en aurait fait un beau film de dialogues ; Minnelli en fait un spectacle &#xe9;blouissant. Sa science des couleurs, son sens du rythme, son go&#xfb;t pour les d&#xe9;tails, et surtout son talent pour donner de l&apos;ampleur &#xe0; chaque &#xe9;v&#xe9;nement, &#xe9;clatent &#xe0; chaque plan. Il y a quelques s&#xe9;quences tout simplement g&#xe9;antes, comme cette chasse au sanglier au sein d&apos;une nature sublimement d&#xe9;ifi&#xe9;e par les couleurs, ou comme ces conversations p&#xe8;re/fils dans la p&#xe9;nombre de salons trop riches pour &#xea;tre honn&#xea;tes. Quant au dernier quart-d&apos;heure, c&apos;est la perfection m&#xea;me, une mont&#xe9;e en puissance du sc&#xe9;nario et du tempo qui laisse sur le cul. La direction d&apos;acteurs (surtout pour les deux gar&#xe7;ons principaux) est impeccable, Mitchum &#xe9;tant presque pour sa part rel&#xe9;gu&#xe9; dans l&apos;ombre avec ce r&#xf4;le malais&#xe9; et ambigu dont il a le secret. De sc&#xe8;ne en sc&#xe8;ne, on ne cesse de hurler de plus en plus fort au g&#xe9;nie. Aucune r&#xe9;serve.&amp;nbsp; (&lt;em&gt;Gols 04/02/09&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est en effet une v&#xe9;ritable saga familiale que ce &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Home from the Hill&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui finit par laisser tout pantois et les bras ballants. Minnelli est UN metteur en sc&#xe8;ne sachant user les d&#xe9;cors comme jamais : ceux-ci viennent en effet v&#xe9;ritablement prendre part aux portraits psychologiques de chacun des individus, des individus dont il narre ici les trajectoires, les destins ; commen&#xe7;ons donc par le pater familias, Mitchum, le p&#xe8;re p&#xea;cheur, l&apos;homme qui paie non seulement ses &#xe9;carts personnellement - il est un v&#xe9;ritable gibier pour les maris jaloux - mais dont les choix qu&apos;il a faits tout au long de sa vie vont &#xea;tre lourds de cons&#xe9;quence pour chacun des membres de sa tribu : sa femme qui reste &#xe0; ses c&#xf4;t&#xe9;s &#xe0; cause d&apos;un curieux pacte qu&apos;ils ont pass&#xe9; ensemble une vingtaine d&apos;ann&#xe9;es plus t&#xf4;t - la voie de la v&#xe9;ritable r&#xe9;demption dans le coeur de son mari s&apos;annonce longue (et vice versa) ; un fils (en raison de ce pacte), couv&#xe9; par sa m&#xe8;re, qui va se voir encadrer &quot;&#xe0; sa majorit&#xe9;&quot; par deux tuteurs (son p&#xe8;re et son demi-fr&#xe8;re) pour qu&apos;il fasse enfin ses premiers pas sur le chemin de la maturit&#xe9; mais qui devra ensuite trouver sa propre voie vers l&apos;&#xe9;mancipation - en payant lourd les p&#xe9;ch&#xe9;s du p&#xe8;re... ; un &quot;b&#xe2;tard&quot; - une &quot;erreur de jeunesse&quot; du gars Mitchum qui n&apos;a jamais voulu consid&#xe9;rer cet &#xea;tre comme son propre fils - qui, apr&#xe8;s avoir subi toute sa vie, va savoir au moment opportun prendre, lui, toutes ses responsabilit&#xe9;s - comme pour racheter, d&apos;une certaine fa&#xe7;on, les p&#xea;ch&#xe9;s du p&#xe8;re...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/91/110219/72800576.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/91/110219/72800576_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-13-10h52m42s89&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;180&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&#xe8;s la premi&#xe8;re sortie en for&#xea;t de nos trois hommes, il y a des &#xe9;manations de soufre qui s&apos;&#xe9;chappe d&apos;un lac et l&apos;on sent que ce lieu aura forc&#xe9;ment une valeur symbolique tout au long du r&#xe9;cit : le &quot;fils de famille&quot; s&apos;en approchera dangereusement lors de cette chasse initiatique - la fabuleuse s&#xe9;quence du cochon sauvage - qui lui fera en quelque sorte marcher sur les traces de son p&#xe8;re (il ne cessera au cours d&apos;une autre initiation - amoureuse celle-ci - d&apos;&#xea;tre victime de cette &quot;identification&quot; au p&#xe8;re), un lieu dans lequel il lui faudra revenir &#xe0; la fin pour &quot;venger (la m&#xe9;moire de) son p&#xe8;re&quot; : comme pour &#xea;tre quitte &#xe0; jamais avec cette figure &quot;imposante&quot; - c&apos;est le moins qu&apos;on puisse dire...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/16/110219/72800582.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/16/110219/72800582_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-13-10h53m21s221&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;180&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On pourrait &#xe9;galement souligner dans ce film la tr&#xe8;s belle relation qui se noue progressivement entre les deux jeunes gens, le &quot;b&#xe2;tard&quot; qui ne refuse en rien de jouer au &quot;grand fr&#xe8;re&quot; et le fils de famille empot&#xe9; (de la chasse au &quot;dahu&quot; (...) &#xe0; l&apos;invitation d&apos;une fille &#xe0; un bal qu&apos;il n&apos;ose faire lui-m&#xea;me...). L&apos;un assume totalement son r&#xf4;le malgr&#xe9; tous les griefs qu&apos;il pourrait avoir &#xe0; l&apos;encontre de son p&#xe8;re, l&apos;autre saura en temps voulu faire un pas en direction de ce fr&#xe8;re longtemps ignor&#xe9;, &#xe0; l&apos;origine de la brouille avec son p&#xe8;re (bien aim&#xe9; la position du fusil sur le mur, &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re plan, lorsque le fils tente justement de r&#xe9;gler ses comptes avec ce p&#xe8;re et tire sur celui-ci &#xe0; boulets rouges...). Jusqu&apos;au bout, il va y avoir une v&#xe9;ritable solidarit&#xe9; entre les deux sans que l&apos;image - et surtout le comportement du p&#xe8;re - vienne bouleverser cette entente. Enfin, comment &#xe0; son tour ne pas dire un mot de l&apos;usage des couleurs de ce film, de ce jaune couleur de soufre aux tentures rouge-sang des int&#xe9;rieurs (ut&#xe9;rins...) : la d&#xe9;monstration est &#xe0; ce point bluffante qu&apos;on a franchement l&apos;impression que la couleur, au cin&#xe9;ma, a &#xe9;t&#xe9; invent&#xe9; POUR Minnelli - ah si franchement. Apr&#xe8;s de tel film, je pense que beaucoup de r&#xe9;alisateurs auraient d&#xfb; d&#xe9;finitivement se cantonner au noir et blanc. Belle œuvre, je dirais m&#xea;me plus...&amp;nbsp; (&lt;em&gt;Shang 13/02/12&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/11/110219/72800588.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/11/110219/72800588_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-13-10h54m24s85&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;180&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 13 Feb 2012 03:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Fille du D&#xe9;sert (Colorado Territory) (1949) de Raoul Walsh</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/12/23501196.html</link><category>WALSH Raoul</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/12/23501196.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23501196/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/12/23501196.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/13/110219/72770275.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/13/110219/72770275_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h15m25s143&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/110219/72770308.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/110219/72770308_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h15m33s214&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/60/110219/72770690.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/60/110219/72770690_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h22m25s239&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est vrai qu&apos;on commence un peu d&apos;attaquer les fonds de tiroir en ce qui concerne les films noirs, mais il y a toujours une petite perle &#xe0; d&#xe9;couvrir, cach&#xe9;e sous un vieux mouchoir en soie... Cela dit, quoi de mieux apr&#xe8;s quelques poign&#xe9;es de vieilles s&#xe9;rie B, qu&apos;un western de s&#xe9;rie A ? On s&apos;attaque &#xe0; du Walsh, c&apos;est po de la ptite laine et disons-le franchement, ce &lt;em&gt;Colorado Territory&lt;/em&gt; n&apos;est franchement que du bonheur. Un h&#xe9;ros (Joel McCrea) qui pourrait peut-&#xea;tre entrevoir la voie de r&#xe9;demption (on peut toujours prier dans le d&#xe9;sert... ou sur un sol lunaire), une beaut&#xe9; blonde (Virginia Mayo) peut-&#xea;tre un tantinet vulgaire (o&#xf9; trouve-t-elle son rouge &#xe0; l&#xe8;vres dans le sable ?) &#xe0; se damner, de l&apos;action en veux-tu en voil&#xe0; (attaque de diligence aux petits oignons, braquage de train &#xe0; tomber...), des paysages qui font froid dans le dos (La Vall&#xe9;e de la Mort et cette Cit&#xe9; de la Lune qui portent bien leur nom), de la trahison qui se paie haut et court... Cette version westernienne de &lt;em&gt;High Sierra&lt;/em&gt; (cela fait forc&#xe9;ment tilt dans la derni&#xe8;re partie... On est finalement pas si loin du noir...) est une r&#xe9;ussite indiscutable - et indiscut&#xe9;e, nan ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/19/110219/72770363.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/19/110219/72770363_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h18m05s212&quot; width=&quot;253&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/42/110219/72770386.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/42/110219/72770386_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h19m04s31&quot; width=&quot;253&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/90/110219/72770412.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/90/110219/72770412_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h19m20s193&quot; width=&quot;253&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/27/110219/72770439.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/27/110219/72770439_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h18m41s50&quot; width=&quot;254&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/98/97/110219/72770477.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/97/110219/72770477_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h19m28s20&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand Wes McQueen (McCrea) parvient &#xe0; s&apos;&#xe9;chapper de prison gr&#xe2;ce &#xe0; une chaussette en laine fil&#xe9;e par sa grand-m&#xe8;re (&quot;Ah, il est bien gentil, mon petit, peut-&#xea;tre un peu espi&#xe8;gle... - Oui enfin, il a quand m&#xea;me braqu&#xe9; une poign&#xe9;e de banques, m&#xe8;re-grand&quot;), on sent qu&apos;on est d&#xe9;j&#xe0; dans de l&apos;amour (filiale). McCrea dans sa cavale aura d&apos;ailleurs l&apos;occasion de passer par toutes sortes d&apos;&#xe9;motions et de relations : la bonne amiti&#xe9; franche, l&apos;amour trahi, la tentative de coup de poignard dans le dos par ses associ&#xe9;s, le grand amour... Il y a de quoi vibrer, mes amis. On vibre d&apos;ailleurs tout autant et avec le m&#xea;me petit filet de salive au coin des l&#xe8;vres (non point que je devienne gaga - quoique... - juste par plaisir gourmand cin&#xe9;philique) lorsque l&apos;on enclenche la quatri&#xe8;me vitesse : rarement vu des chevaux aussi bien film&#xe9;s - ces plans l&#xe9;g&#xe8;rement de traviole sur des bourrins lanc&#xe9;s &#xe0; fond les bidons lors d&apos;une course poursuite de folie (les chevaux de la diligence te prennent de ces virages au cordeau !...) - et une attaque de train aussi maline : McQueen sait qu&apos;il se rend directement dans la gueule du loup (se sachant attendu au tournant par ses &quot;associ&#xe9;s&quot; et par les hommes du sh&#xe9;rif alert&#xe9;s) mais c&apos;est un rus&#xe9; renard qui sait se m&#xe9;fier des corbeaux... Petite balade sur le toit du train en toute d&#xe9;contraction et petite le&#xe7;on de survie donn&#xe9;e &#xe0; chacun. On applaudit &#xe0; deux mains.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/53/110219/72770502.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/53/110219/72770502_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h20m46s30&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/64/110219/72770520.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/64/110219/72770520_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h21m18s93&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/79/110219/72770538.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/79/110219/72770538_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h23m22s49&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais Colorado Territory narre aussi la rencontre avec la sauvage (cachez ces seins que je ne saurais voir - par piti&#xe9;) Colorado Carson. McQueen a beau lui jeter &#xe0; peine un regard lors de leur premi&#xe8;re rencontre - la blonde est chafouine, certes -, jeter son d&#xe9;volu sur une jeune femme bien sous tout rapport (Dorothy Malone qui lui rappelle son amour de jeunesse... C&apos;est jamais bon les transferts, mon ami...), il finira bien par se jeter &#xe0; ses pieds. Il y a la s&#xe9;quence incontournable dans une &#xe9;glise d&#xe9;saffect&#xe9;e qui le fait bien et on sent que notre couple de tourtereaux n&apos;est finalement pas si loin du ciel sur terre... sauf que, sauf que, quand tu as trois mille hommes &#xe0; tes trousses dont des indiens &#xe0; l’œil per&#xe7;ant et 20.000 $ de r&#xe9;compense sur ta tronche, &#xe7;a sent la trag&#xe9;die. Sit&#xf4;t que l&apos;intr&#xe9;pide McQueen avec quelques impacts de balles dans le corps se r&#xe9;fugie dans une ville fant&#xf4;me, tu te mets &#xe0; penser maladivement &#xe0; &lt;em&gt;High Sierra&lt;/em&gt; et tu sais qu&apos;il faudrait plus qu&apos;un miracle pour que notre couple s&apos;en sorte indemne... ; coup de bol, il n&apos;y a po de chien dans le d&#xe9;sert : on pourra au moins &#xe9;pargner une larme si le pire survient... Le final est absolument grandiose, je ne vous dis que &#xe7;a ; bref, un ind&#xe9;niable incontournable du gars Walsh (&quot;Et mes jambes, tu les aimes, mes jambes ? Poreil...&quot;)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/37/110219/72770598.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/37/110219/72770598_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h17m04s89&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/18/110219/72770636.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/18/110219/72770636_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h24m05s214&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/95/110219/72770667.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/95/110219/72770667_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-12-18h24m14s65&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;331&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 12 Feb 2012 10:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>T&#xe9;h&#xe9;ran (Tehroun) de Nader T. Homayoun - 2009</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23493881.html</link><category>HOMAYOUN Nader T.</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23493881.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23493881/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23493881.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/30/110219/72737220.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/30/110219/72737220_p.jpg&quot; alt=&quot;19247993_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20100211_050114&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tr&#xe8;s bonne surprise que ce petit film tourn&#xe9; quasi-clandestinement dans les petites rues de T&#xe9;h&#xe9;ran, qui a d&apos;abord tout du documentaire social puis vire doucement au pur film noir. Le sc&#xe9;nario est franchement un mod&#xe8;le d&apos;&#xe9;quilibre : Homayoun parvient &#xe0; nous captiver tout en nous orientant syst&#xe9;matiquement vers de fausses pistes ; son film est du coup inattendu, tr&#xe8;s surprenant. Et comme en plus il est plut&#xf4;t tr&#xe8;s r&#xe9;ussi techniquement (malgr&#xe9; l&apos;&#xe9;vidente faiblesse de moyens), on ressort de l&#xe0; tout content.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/24/110219/72737229.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/24/110219/72737229_p.jpg&quot; alt=&quot;19247994_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20100211_050120&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ibrahim est un gars qui tente de s&apos;en sortir dans cette chienne de vie, petit personnage dardennien qu&apos;on ne cesse de d&#xe9;couvrir tout au long du film. On le cueille &#xe0; la premi&#xe8;re image un b&#xe9;b&#xe9; dans les bras, en train de mendier de voiture en voiture : on apprend qu&apos;il est veuf, qu&apos;il rame, qu&apos;il vit avec deux potes... &#xe0; moins qu&apos;il soit mari&#xe9;, sans enfant... &#xe0; moins qu&apos;il soit un brillant escroc... &#xe0; moins qu&apos;il soit encore autre chose... Le film d&#xe9;monte une &#xe0; une toutes les certitudes qu&apos;on avait acquises lors des premi&#xe8;res sc&#xe8;nes se d&#xe9;voilant subtilement en parall&#xe8;le avec la d&#xe9;couverte de la ville. Celle-ci, film&#xe9;e entre Nouvelle Vague fran&#xe7;aise et docu am&#xe9;ricain, est magnifiquement rendue dans son visage ordinaire, celui des petites rues sans grandeur, des halls de gare, des banlieues grises, voire des beaux quartiers remplis de villas enferm&#xe9;es derri&#xe8;re de hauts portails. Homayoun est loin des cartes postales, tentant de rendre justice &#xe0; la v&#xe9;rit&#xe9; de la ville. Il y parvient avec beaucoup de subtilit&#xe9;, r&#xe9;alisant une sorte de road-movie intime (presque &#xe0; la Rohmer) &#xe0; travers les quartiers populaires de T&#xe9;h&#xe9;ran, sans jamais l&#xe2;cher sa trame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/70/23/110219/72737235.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/70/23/110219/72737235_p.jpg&quot; alt=&quot;19219983_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20100104_011106&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peu &#xe0; peu, on tombe dans une glauque histoire de prostitution, de vol de b&#xe9;b&#xe9;s, de mafia, de r&#xe8;glements de compte, le film mettant son point d&apos;honneur &#xe0; nous plonger dans le drame avec finesse et subtilit&#xe9;. Ce qui avait commenc&#xe9; comme du Rossellini se poursuit en film de mafia, et on suit bouche b&#xe9;e la descente en enfer de notre bon gusse qui a eu le tort de pousser le bouchon un peu loin. Les personnages ne sont jamais ce qu&apos;ils sont en surface, le sc&#xe9;nario les aborde dans tous leurs myst&#xe8;res, et les sc&#xe8;nes qu&apos;on croit les plus &#xe9;videntes cachent en fait de nombreux tiroirs qu&apos;on d&#xe9;couvre avec beaucoup de plaisir. La derni&#xe8;re sc&#xe8;ne est franchement &#xe0; la hauteur d&apos;un James Gray dans son m&#xe9;lange de distance (plan lointain en plong&#xe9;e sur une gare) et de proximit&#xe9; (son net), le drame se nouant de fa&#xe7;on tr&#xe8;s simple et tr&#xe8;s crue. Comme en plus, la chose n&apos;est pas d&#xe9;nu&#xe9;e d&apos;humour (le tr&#xe8;s joli second r&#xf4;le du copain &#xe0; lunettes, m&#xe9;lange d&apos;une grande douceur et d&apos;une virilit&#xe9; surjou&#xe9;e), comme la musique (pour le coup tr&#xe8;s occidentale) est bien sentie, comme les acteurs sont irr&#xe9;prochables,&amp;nbsp;on en redemande franchement. Comme quoi on peut faire des films en Iran sans s&apos;appeler Kiarostami ou Farhadi et sans tomber dans le clich&#xe9; du cin&#xe9;ma mondialis&#xe9;. Nader, salam aleikoum.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 11 Feb 2012 10:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dans la Gueule du Loup (The Mob) (1951) de Robert Parrish</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492545.html</link><category>PARRISH Robert</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492545.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23492545/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492545.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/23/110219/72732989.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/23/110219/72732989_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-11-12h49m29s81&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; une excellente petite surprise sign&#xe9;e Robert Parrish avec mon vieux Broderick Crawford (po vraiment un physique de jeune premier mais plut&#xf4;t de d&#xe9;m&#xe9;nageur) en infiltr&#xe9;. Il foire l&apos;arrestation d&apos;un tueur (superbe sc&#xe8;ne d&apos;ouverture (une pluie torrentielle nocturne qui donne du cachet d&#xe8;s le d&#xe9;part &#xe0; ce film noir) : un homme vient d&apos;en abattre un autre, notre Crawford survient et se fait rouler dans la farine quand le tueur lui tend un badge de policier avant de s’&#xe9;clipser) et comme il est le seul homme &#xe0; avoir entre-aper&#xe7;u l&apos;assassin, il se voit confier une dangereuse mission ; Crawford change de look et cherche &#xe0; se faire employer comme docker ; il ne va pas tarder&amp;nbsp;&#xe0; se faire remarquer par la p&#xe8;gre locale et va se retrouver embringu&#xe9; dans plusieurs coups fourr&#xe9;s - qui vont forc&#xe9;ment lui permettre de remonter jusqu&apos;au sommet de la pyramide mafieuse. Son dernier contrat sera plut&#xf4;t bonnard, vu qu&apos;on lui demandera d&apos;assassiner... lui-m&#xea;me (lors du premier incident dont il a &#xe9;t&#xe9; t&#xe9;moin, le journal avait fait para&#xee;tre la photo du &quot;flic suspendu&quot; incapable de proc&#xe9;der &#xe0; l&apos;arrestation... S&apos;il s&apos;agissait bien de son nom, ce n&apos;&#xe9;tait forc&#xe9;ment point son visage).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/46/110219/72732994.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/46/110219/72732994_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-11-12h52m19s10&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/90/110219/72732996.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/90/110219/72732996_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-11-12h53m37s7&quot; width=&quot;248&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Crawford est couillu et va devoir tracer son petit bonhomme de chemin en solo. Comme on soup&#xe7;onne certains policiers d&apos;&#xea;tre mouill&#xe9;s avec la mafia, il devra m&#xea;me se taper plusieurs interrogatoires serr&#xe9;es sans pouvoir d&#xe9;voiler son identit&#xe9;. Mais l&apos;ironie de la chose, c&apos;est qu&apos;il y a &#xe9;galement, dans son entourage, un autre flic infiltr&#xe9; qu&apos;il ne conna&#xee;t point... Cela permet automatiquement divers rebondissements sans que l&apos;on soit pour autant jamais perdu dans l&apos;histoire. Parmi les seconds couteaux, il y a de bonnes vieilles gueules de l&apos;emploi (Ernest Borgnine dans l&apos;un de ses premiers r&#xf4;les et Neville Brand dans sa toute premi&#xe8;re interpr&#xe9;tation) mais l&apos;autre bonne surprise de l&apos;intrigue, c&apos;est le r&#xf4;le - difficile - jou&#xe9; par les femmes des flics : Jean Alexander et Betty Buehler se retrouvent toutes les deux, dans des circonstances diff&#xe9;rentes, oblig&#xe9;es de &quot;mouiller la chemise&quot; pour leur mari et cela renforce parfaitement la porosit&#xe9; entre vie priv&#xe9;e et vie professionnelle - jusqu&apos;&#xe0; la toute derni&#xe8;re image relativement cocasse. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Mob&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;est donc en rien l&apos;histoire d&apos;un engin p&#xe9;taradant chourr&#xe9; (d&#xe9;sol&#xe9;... - &#xe0; la tienne Renaud) mais un tr&#xe8;s bon polar qui repose sur les solides &#xe9;paules (et la solide &#xe9;pouse (ou petite amie...)) de Broderick Crawford : de l&apos;enqu&#xea;te &#xe0; l&apos;ancienne r&#xe9;alis&#xe9;e avec les moyens du bord (comment se casser le cul pour r&#xe9;aliser une filature en voiture : le proc&#xe9;d&#xe9; est bougrement compliqu&#xe9; et en plus... il foire - excellent ; signalons aussi un petit jeu de comptoir tortin pour tout barman gagne-petit : on peut aussi remplacer &quot;penny&quot; et &quot;glass&quot; par &quot;euro&quot; et &quot;book&quot; et se remplir les fouilles quand on est libraire - je prends 50 %, fils) et un film noir, au final, de tr&#xe8;s bonne facture.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/18/110219/72733022.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/18/110219/72733022_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-11-12h52m02s67&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/80/110219/72733025.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/80/110219/72733025_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-11-12h53m05s135&quot; width=&quot;252&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Noir c&apos;est noir, c&apos;est &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/16/19790140.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 11 Feb 2012 06:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mill&#xe9;nium : Les Hommes qui n&apos;aimaient pas les Femmes (The Girl with the Dragon Tattoo) (2012) de David Fincher</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492168.html</link><category>FINCHER David</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492168.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23492168/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/11/23492168.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/43/110219/72732232.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/43/110219/72732232_p.jpg&quot; alt=&quot;19863922&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien, j&apos;ai vu le dernier Fincher. L&apos;histoire d&apos;un gars journaliste (Daniel Craig, tr&#xe8;s bien en &quot;anti-James Bond&quot; : le type est plut&#xf4;t du genre &#xe0; cogiter et quand il y a de l&apos;action, il est plus du genre &#xe0; morfler sa m&#xe8;re qu&apos;&#xe0; donner les coups) qui perd un proc&#xe8;s contre un type &#xe0; la t&#xea;te d&apos;une grande entreprise (d&#xe9;faite morale et financi&#xe8;re) et qui va &#xea;tre engag&#xe9; par un vieux monsieur pour tenter de r&#xe9;soudre d&apos;anciennes histoires de famille (une jeune fille du clan a &#xe9;trangement disparu, il y a une quarantaine d&apos;ann&#xe9;es). Bon, le g&#xe9;n&#xe9;rique, comme me l&apos;avait promis l&apos;ami B*****n, est toujours aussi l&#xe9;ch&#xe9;, mais une fois cette petite g&#xe2;terie pass&#xe9;e, il faut bien reconna&#xee;tre que pendant la bonne premi&#xe8;re moiti&#xe9; du film, on ne voit absolument point o&#xf9; Fincher veut en venir... Craig enqu&#xea;te, super, rencontre les membres de la famille, et ? Je me suis lev&#xe9;, j&apos;ai pris une tablette de chocolat pour m&apos;attaquer &#xe0; la seconde partie. Cela s&apos;&#xe9;claircit un tantinet puisqu&apos;il est question d&apos;un tueur en s&#xe9;rie qui semble passablement influenc&#xe9; par la Bible : on est bien en territoire fincherien avec cette myst&#xe9;rieuse &#xe9;nigme &#xe0; r&#xe9;soudre, hum, hum (cela n&apos;est pas forc&#xe9;ment plus passionnant en soi, mais on sait au moins ce qu&apos;on cherche) ; mais la chose, s&#xfb;rement, qui donne un peu plus d&apos;int&#xe9;r&#xea;t &#xe0; la chose, c&apos;est l&apos;alliance entre Craig et cette bizarro&#xef;de investigatrice (Rooney Mara, plus pierc&#xe9;e qu&apos;un type en pleine s&#xe9;ance d&apos;acupuncture) : deux g&#xe9;n&#xe9;rations, deux styles, deux fa&#xe7;ons de travailler (tu pr&#xea;tes ton ordi &#xe0; Rooney, elle peut te dire la premi&#xe8;re fois que tu t&apos;es rong&#xe9; les ongles : une b&#xea;te de l&apos;informatique, je te dis po) mais, attention, ils vont quand m&#xea;me baiser ensemble - ce qui n&apos;&#xe9;tait pas gagn&#xe9; d&apos;avance, reconnaissons-le. Parce qu&apos;un truc de vachement fort se passe entre eux, l&apos;art du boulot bien fait ou quelque chose comme &#xe7;a. On se r&#xe9;jouit franchement de cette union un peu contre-nature et on se dit que ce curieux attelage va bien finir par r&#xe9;soudre l&apos;&#xe9;nigme - on sait qu&apos;on est chez Fincher et qu&apos;il faudra peut-&#xea;tre se taper en route deux trois sc&#xe8;nes de torture pour la bonne bouche (il donne en tout cas envie de s&apos;initier au golf) mais on tient le bon bout. Comme il reste encore une bonne vingtaine de minutes de film et qu&apos;on a plus de chocolat, on se demande ce qu&apos;il va nous servir une fois que tout est pli&#xe9; : ah, va pour le ptit twist final dont on aurait tr&#xe8;s bien pu se passer. Chacun reprend sa route et sa guitare mais l&apos;union entre Dany et Rony pouvait-elle survivre &#xe0; l&apos;enqu&#xea;te ? (ce n&apos;est pas non plus une question cruciale). Du Fincher quoi, avec du sexe, des tatouages, de la violence trash et une atmosph&#xe8;re planante o&#xf9; le doute r&#xe8;gne... (Attention super m&#xe9;ga spoiler : &quot;je sentais bien que les types nazi, dans l&apos;histoire, &#xe9;taient du c&#xf4;t&#xe9; des m&#xe9;chants - aaaah shut up ! - sorry&quot;). Bon, je vais pas non plus me forcer &#xe0; &#xea;tre fan, nan, hein, voil&#xe0;...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/14/110219/72732235.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/14/110219/72732235_p.jpg&quot; alt=&quot;19797869&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;244&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 11 Feb 2012 02:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : Province Terminale de Damien Malige - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23488271.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23488271.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23488271/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23488271.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/70/110219/72717360.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/70/110219/72717360_p.jpg&quot; alt=&quot;province_terminale&quot; width=&quot;180&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voil&#xe0; un premier roman qui devrait &#xe9;veiller quelques souvenirs dans la t&#xea;te de Shang, dont l&apos;adolescence &#xe0; Moulins a d&#xfb; ressembler quelque peu &#xe0; celle du jeune h&#xe9;ros, vague ado d&#xe9;prim&#xe9;, d&#xe9;primant, nihiliste, destructeur et attachant du bazar. Comme Shang, le narrateur raconte ses vir&#xe9;es dans des soir&#xe9;es louches, ses accointances avec les fachos d&apos;op&#xe9;rette du coin, ses glandouilles la t&#xea;te remplie de produits illicites, ses plans foireux avec les filles, et surtout les nuits infernales pass&#xe9;es &#xe0; assister &#xe0; des viols collectifs, outrages &#xe0; vieilles personnes, destructions de mobilier parental et autres exc&#xe8;s influenc&#xe9;s par la bibine... Un portrait d&apos;adolescence assez terrassant, au final, qui flirte avec une inspiration &#xe0; la Bret Easton Ellis des premiers temps, dans cette fa&#xe7;on de noircir &#xe0; outrance l&apos;atmosph&#xe8;re quand il s&apos;agit de d&#xe9;crite l&apos;ennui mortel qu&apos;il y a &#xe0; avoir 17 ans dans une petite ville et &#xe0; se faire chier sa race. Le portrait sonne juste, on sent le v&#xe9;cu (et un v&#xe9;cu mal dig&#xe9;r&#xe9;), et &#xe7;a change pas mal des ang&#xe9;lismes divers associ&#xe9; &#xe0; cette p&#xe9;riode de la vie : quitter le monde de l&apos;enfance pour entrer dans le monde adulte, c&apos;est dur, voire insupportable, et le narrateur apporte &#xe0; cette douleur une solution radicale et qui fait peur : la jeunesse y appara&#xee;t comme une p&#xe9;riode insupportable, o&#xf9; les &#xe9;nergies se d&#xe9;cha&#xee;nent dans la violence pure, o&#xf9; les sentiments se perdent dans l&apos;h&#xe9;b&#xe9;tude des drogues et o&#xf9; la sexualit&#xe9; en passe forc&#xe9;ment par les mod&#xe8;les des films de cul. Pourtant, Malige &#xe9;vite toujours le moralisme : il est, quoi qu&apos;il arrive, du c&#xf4;t&#xe9; de son personnage, aussi terrorisant soit-il. Il le charge d&apos;un monde int&#xe9;rieur tr&#xe8;s vrai, entre clowns meurtriers (...) et rep&#xe8;res familiaux friables, ce qui le rend tr&#xe8;s humain malgr&#xe9; son comportement de surface.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il manque &#xe0; Malige une r&#xe9;elle &#xe9;criture, certes, notamment dans les dialogues qui sont vraiment plats et pour le coup un peu anachroniques. Un sens de l&apos;ellipse aussi, le livre &#xe9;tant assez mal balanc&#xe9; dans son plan &quot;d&apos;ensemble&quot; (bien envoy&#xe9; dans un premier temps, s&apos;allanguissant dans un deuxi&#xe8;me) ; il lui manque aussi de savoir &#xea;tre plus concis au niveau de ses trames, son roman se perd dans une sorte de suspense inutile (qui est le p&#xe8;re ? pourquoi des flics sont venus lui rendre visite ?). Mais &#xe0; part ces d&#xe9;fauts (qui font perdre quand m&#xea;me pas mal d&apos;int&#xe9;r&#xea;t au livre), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Province Terminale&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un portrait sans concession de la jeunesse, loin des sentiers battus, trash et int&#xe9;ressant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:06:10 GMT</pubDate></item><item><title>Sables mouvants (Quicksand) (1950) d&apos;Irving Pichel</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23486580.html</link><category>PICHEL Irving</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23486580.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23486580/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23486580.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/75/32/110219/72711679.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/32/110219/72711679_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h48m14s16&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/89/05/110219/72711717.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/89/05/110219/72711717_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h42m54s145&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qui vole un œuf vole un bœuf et notre pauvre Mickey Rooney de tomber dans la grande spirale du n&apos;importe quoi pour charmer une blondasse v&#xe9;nale (Jeanne Cagney qui pourrait rester planter des heures devant un magasin de de fourrures en r&#xea;vant - je vous dis m&#xea;me pas devant un I-phone) ; comme dans &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2012/01/28/23355144.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Drive a crooked road&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Mickey est un humble m&#xe9;cano (il a po besoin de se baisser pour passer sous une voiture, faut dire, c&apos;&#xe9;tait la blague du jour) qui va craquer pour une gazelle qui n&apos;est pas vraiment de son standing... Sans le sou pour la sortir, il va piquer 20 dollars dans la caisse du patron : c&apos;est d&#xe8;s lors l&apos;engrenage, forc&#xe9;ment cauchemardesque - pour les rembourser il va acheter une montre &#xe0; cr&#xe9;dit qu&apos;il va imm&#xe9;diatement revendre, pour rembourser les cent dollars de la montre, il va d&#xe9;trousser un mec saoul farci de bl&#xe9;, pour ne pas &#xea;tre victime d&apos;un chantage venant d&apos;un type qui a des preuves sur ce vol, il va voler une bagnole, pour rembourser la bagnole il va devoir... Bref, il se fout tout seul dans le cambouis et tout &#xe7;a pour une blonde qui, une fois qu&apos;elle a son manteau en vison, va le prendre de haut. Ah, Mickey, t&apos;es pas dou&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/08/91/110219/72711901.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/08/91/110219/72711901_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h40m54s176&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/71/68/110219/72711964.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/71/68/110219/72711964_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h41m29s33&quot; width=&quot;249&quot; height=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On navigue en eau connue au niveau des lieux travers&#xe9;s - bars, f&#xea;te foraine, magasins de jeux... - et &#xe0; d&#xe9;faut de se passionner r&#xe9;ellement pour l&apos;histoire ou la mise en sc&#xe8;ne on se rabat sur les acteurs ; Rooney est une vraie pile qui panique &#xe0; la moindre occase, Jeanne Cagney se la joue femme fatale suave et, en bonus, tout de m&#xea;me, on a droit &#xe0; un Peter Lorre plus triste que la mort en g&#xe9;rant du magasin de jeux : il fait son petit num&#xe9;ro de clown &#xe9;ternellement triste et d&#xe9;note forc&#xe9;ment dans ce cadre bruyant d&#xe9;di&#xe9; normalement au fun... Chacune de ses apparitions est forc&#xe9;ment un ptit bonheur m&#xea;me si, comme bien souvent, le type est m&#xe9;chamment sous employ&#xe9;... A force de faire des cagades, on sent que Rooney va finir en enfer mais il a la chance, dans le dernier quart d&apos;heure, de tomber par hasard (il a braqu&#xe9; sa caisse du mec) sur un avocat-bon samaritain-ange gardien comme si avant de chuter d&#xe9;finitivement, il avait encore droit de passer au purgatoire. C&apos;est moralement un peu lourdingue et notre gentille s&#xe9;rie B, de lorgner vers la C - ah ben nan po un happy end, on avait dit &quot;noir&quot;... Certes, me direz-vous, c&apos;est le monde de Mickey... On pr&#xe9;f&#xe9;rera autant, quitte &#xe0; &#xe9;voquer le gars Pichel, l&apos;histoire d&apos;un vrai tombeur (Robert Young) dans le plus p&#xe9;chu &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2011/05/05/21060030.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;They won&apos;t believe me&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quicksand&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;ne peut franchement &#xe9;mouvoir que les ptits cœurs de midinette.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/33/110219/72712089.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/33/110219/72712089_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h42m31s159&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;221&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/09/110219/72712102.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/09/110219/72712102_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-18h43m26s207&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;221&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 11:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Araign&#xe9;e (Woman in Hiding) (1950) de Michael Gordon</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484694.html</link><category>GORDON Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484694.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23484694/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484694.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/73/72/110219/72704851.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/73/72/110219/72704851_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-12h29m05s79&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/38/110219/72704852.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/38/110219/72704852_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-12h29m45s241&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours un plaisir de retrouver la belle Ida Lupino qui d&apos;entr&#xe9;e de jeu nous gratifie d&apos;un bien joli plongeon en bagnole du haut d&apos;un pont. La carcasse de la voiture fait de gros glou-glou... et l&apos;Ida en voix off nous pr&#xe9;vient qu&apos;elle vient d&apos;&#xea;tre victime d&apos;un meurtre - ou d&apos;une tentative... ? - par son tout nouveau mari (Stephen McNally). Non, sans blague, en pleine nuit de noces !? Cela vaut bien un petit flash-back. Gordon en vingt-cinq minutes nous d&#xe9;montre&amp;nbsp; que ce Stephen a en effet tout l&apos;air d&apos;&#xea;tre une belle enflure : tout d&apos;abord, il y a de forts doutes sur le fait qu&apos;il ait tu&#xe9; le p&#xf4;pa de l&apos;Ida - il travaille dans l&apos;entreprise familiale et a quelques vis&#xe9;es sur la gestion du bazar -, ensuite il a os&#xe9; amener sa nouvelle &#xe9;pouse dans un cottage... o&#xf9; il venait r&#xe9;guli&#xe8;rement avec sa poule (Peggy Dow) - la classe d&apos;autant que celle-ci est pr&#xe9;sente &#xe0; l&apos;arriv&#xe9;e du couple et balance &#xe0; Stephen ses quatre v&#xe9;rit&#xe9;s (Ida est verte...), enfin il menace ouvertement Ida de ne pas lui jouer un tour de cochon - elle pense &#xea;tre maline en s&apos;&#xe9;chappant en pleine nuit, tu parles, le salopiots, il a sectionn&#xe9; tous les freins de la caisse... D&apos;o&#xf9; plongeon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/14/110219/72704856.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/14/110219/72704856_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-12h31m57s13&quot; width=&quot;249&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/45/110219/72704860.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/45/110219/72704860_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-12h34m32s17&quot; width=&quot;252&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On revient au temps pr&#xe9;sent et &#xe0; notre Ida, incognito et pr&#xe9;sum&#xe9;e morte, qui va d&#xe9;cider de prendre contact avec &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/74/110219/72704870.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/74/110219/72704870_p.jpg&quot; alt=&quot;Woman-in-Hiding_poster&quot; width=&quot;116&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;la Peggy pour qu&apos;elle d&#xe9;balle tout son sac &#xe0; la police... Le probl&#xe8;me c&apos;est que le Stephen se doute qu&apos;il y a un os - on n&apos;a pas retrouv&#xe9; de corps dans la rivi&#xe8;re, forc&#xe9;ment - et fait para&#xee;tre dans tous les journaux le portrait de sa ch&#xe8;re et tendre. Elle est en cavale, affol&#xe9;e, a tout de m&#xea;me la chance de tomber sur un type cool (Howard Duff) qui va malheureusement finir par contacter Stephen... La chasse est ouverte. Il faut reconna&#xee;tre que Gordon fait le maximum pour qu&apos;on soit constamment en mouvement (on passe du bus &#xe0; une nouba d&apos;enfer lors d&apos;une convention (c&apos;est la chenille qui red&#xe9;marre..., de Dieu !), &#xe0; un compartiment de train pour finir dans les escaliers m&#xe9;talliques et les petites passerelles tra&#xee;tresse de la fameuse entreprise du pater. La pauvre Ida, sur la fin, ne sait plus vraiment sur qui compter avec le Howard qui merdoie ou la Peggy qui s&apos;est encore fait rouler dans la farine et qui l&apos;am&#xe8;ne sur un plateau au m&#xe9;chant loup-garou Stephen ; l&apos;histoire avait commenc&#xe9; avec un plongeon, s&apos;&#xe9;tait poursuivie par la chute mortelle du p&#xe8;re dans son usine, elle se conclura par un nouveau &quot;aaaaaaaaaaaaaaahhhhh - spok&quot;... Ida et l&apos;Howard forment un bien joli ptit couple (Ida finira m&#xea;me par l&apos;&#xe9;pouser dans la vraie vie, vous imaginez !), McNally, avec son regard noir sourcilleux, campe un beau fumier et Peggy Dow la parfaite petite blonde idiote que tu peux retourner comme un gant. La sc&#xe8;ne finale, notamment, joue joliment avec les ombres et, m&#xea;me s&apos;il n&apos;y a pas de quoi sauter au plafond, Gordon fait tranquillement le taff. Et puis il y a Ida, alors...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/99/110219/72704868.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/99/110219/72704868_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-12h36m12s3&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 06:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Femme de Seisaku (Seisaku no tsuma) (1965) de Yasuzo Masumura </title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484266.html</link><category>MASUMURA Yasuzo</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484266.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23484266/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/10/23484266.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/77/110219/72703984.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/77/110219/72703984_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-09h10m42s82&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jusqu&apos;o&#xf9; peut-on aller par amour ? Quelles sont les limites ? Okane (la magnifique Ayaka Wakao) semble repousser les limites au maximum : parce que sans lui, elle ne peut vivre, parce que s&apos;il part &#xe0; la guerre, il va mourir... D&apos;o&#xf9; ? Une des s&#xe9;quences les plus affreuses que j&apos;ai vu depuis longtemps... Mais le pire, c&apos;est que cela est vraiment pour la bonne cause... Mais bon, je commence par la fin. Avant d&apos;en arriver &#xe0; ce point crucial, on avait fait la connaissance avec Okane (mari&#xe9;e tr&#xe8;s jeune &#xe0; un vieux qui a clams&#xe9; et qui lui a donn&#xe9; un ptit p&#xe9;cule par testament, elle retourne avec sa m&#xe8;re dans leur village d&apos;origine o&#xf9; ils sont consid&#xe9;r&#xe9;s comme des pestif&#xe9;r&#xe9;s) et le gars Seisaku (le gendre mod&#xe8;le, accueilli comme un h&#xe9;ros au village &#xe0; la fin de son service militaire) ; l&apos;une est consid&#xe9;r&#xe9;e comme une tra&#xee;n&#xe9;e, bonne-&#xe0;-rien, l&apos;autre est per&#xe7;u comme un foudre de guerre qui veut sortir de sa l&#xe9;thargie ce paisible village (il a achet&#xe9; une superbe cloche avec sa solde et il se fait un immense plaisir &#xe0; taper dessus tous les matins pour r&#xe9;veiller les jeunes gens du village et les pousser &#xe0; bosser dans les champs : un cauchemar). A la mort de la m&#xe8;re d&apos;Okane, &#xe7;a manque po : les deux se croisent et crac c&apos;est le coup de foudre ! Les gens du village sont outr&#xe9;s et nos deux tourtereaux de baiser o&#xf9; bon leur semble : leur bonheur d&apos;&#xea;tre ensemble leur permet de toute fa&#xe7;on de m&#xe9;priser le qu&apos;en-dira-t-on...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/16/110219/72703990.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/16/110219/72703990_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-09h12m24s67&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On est au tout d&#xe9;but du si&#xe8;cle, on a droit jusque l&#xe0; un portrait assez probant de la mis&#xe8;re paysanne mais surtout de la connerie humaine : la jalousie (celle des femmes comme celle des hommes, l&apos;&#xe9;galit&#xe9; dans la connerie est indiscutable), la mesquinerie semblent guider nos amis villageois qui ne se g&#xea;nent jamais pour l&#xe2;cher une r&#xe9;flexion graveleuse sur notre jeune couple. On pense qu&apos;on est tomb&#xe9; bien bas dans le m&#xe9;pris, ouh l&#xe0; l&#xe0;, on est encore loin du compte... Survient alors un &#xe9;v&#xe9;nement terrible pour Okane : vous n&apos;&#xea;tes pas sans savoir, qu&apos;en 1904, la Japon et la Russie vont entrer en guerre et forc&#xe9;ment Seisaku va &#xea;tre appel&#xe9; sur le front... Pendant son absence, Okane va vivre le martyr et les langues des villageois de se d&#xe9;fouler pour balancer, &#xe0; la moindre occase, une saloperie sur son compte... Seisaku est bless&#xe9; lors d&apos;une mission suicide &#xe0; Port Arthur et il va passer une journ&#xe9;e en convalescence dans le village ; Okane est tout &#xe0; son bonheur mais quand il lui annonce qu&apos;il veut derechef repartir sur le front, elle sent bien, et d&apos;une, qu&apos;il va &#xe0; la boucherie, et de deux, qu&apos;elle ne pourra survivre &#xe0; sa perte... Est-elle pr&#xea;te &#xe0; tout pour qu&apos;il reste ? Je pense, les amis, que la r&#xe9;ponse et oui... Vous aimez le gore sinon ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/59/110219/72703996.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/59/110219/72703996_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-09h11m19s206&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/07/110219/72704000.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/07/110219/72704000_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-09h11m33s78&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La violence verbale et physique des villageois va atteindre son paroxysme apr&#xe8;s l&apos;acte effroyable commis par Okane. Entre les propos ignobles qu&apos;ils vont tenir (&#xe0; l&apos;encontre des deux d&apos;ailleurs, m&#xea;me si dans l&apos;histoire le pauvre Seisaku n&apos;y est po pour grand-chose...) et les coups de tatanes qu&apos;ils vont distribuer pour tenter d&apos;&#xe9;craser Okane, on a rarement vu pareille ivresse - et stupidit&#xe9; - collectives... Mais le film n&apos;est pas qu&apos;un simple portrait de cette paysannerie arri&#xe9;r&#xe9;e. L&#xe0; o&#xf9; Masumura fait vraiment fort, c&apos;est au niveau des liens entre Okane et Seisaku. Celle-ci a commis un acte franchement impardonnable... que seul un amour absolu pourrait pardonner. Et c&apos;est ce qui va finir par nous cueillir, la d&#xe9;claration d&apos;amour finale nous laissant les bras ballants et les jambes en coton - j&apos;ai dormi depuis, j&apos;ai r&#xe9;cup&#xe9;r&#xe9;, je vous rassure... Masumura, dont on appr&#xe9;cie toujours au passage son travail sur le cadre - la fa&#xe7;on qu&apos;il a de jouer avec le Scope en d&#xe9;coupant son &#xe9;cran, horizontalement, en deux ou trois parties si vous voyez ce que je veux dire (comme je ne ne sais po faire de dessin avec mon clavier, voire les photogrammes ci-dessus o&#xf9; la t&#xea;te des personnages est : premi&#xe8;re image, dans la premi&#xe8;re moiti&#xe9;, seconde image, dans le troisi&#xe8;me tiers), livre un film qui prend aux tripes, avec un spectre th&#xe9;matique qui va de la bassesse morale &#xe0; l&apos;amour, en passant par la mis&#xe8;re et l&apos;horreur... Mais, fusil, quel amour !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/31/110219/72704002.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/31/110219/72704002_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-10-09h12m58s169&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 01:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : Petits Bonheurs de l&apos;&#xe9;dition de Bruno Migdal - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23479760.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23479760.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23479760/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23479760.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/88/110219/72688333.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/88/110219/72688333_p.jpg&quot; alt=&quot;Petits_bonheurs&quot; width=&quot;197&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le petit monde des grandes maisons d&apos;&#xe9;dition, ses petits et grands auteurs plus ou moins frustr&#xe9;s, ses pannes de photocopieuses, ses manuscrits trait&#xe9;s par-dessus la jambe, ses protocoles hi&#xe9;rarchiques, ses petits tics parisianistes, etc. Plein d&apos;une ardente foi en la Litt&#xe9;rature et en ce m&#xe9;tier mythique, Migdal obtient un stage (non-pay&#xe9; !) comme lecteur chez Grasset : le r&#xea;ve, il va pouvoir lire et d&#xe9;couvrir de jeunes auteurs g&#xe9;niaux. Ahahah, que dalle, &#xe0; la place il va assister &#xe0; un d&#xe9;dain de ses coll&#xe8;gues vis-&#xe0;-vis de l&apos;&#xe9;criture, &#xe0; une bataille d&apos;ambitions moisie, et &#xe0; un quotidien beaucoup moins glamour que pr&#xe9;vu. Ce &quot;journal de stage&quot; est ma foi assez jouissif quand on est curieux de conna&#xee;tre l&apos;envers du d&#xe9;cor. Que ce soit pour pointer de toutes petites anecdotes parlantes ou pour amener doucement de jolies images (ces auteurs qui comptent le nombre des livres vendus), Migdal est bon, dot&#xe9; d&apos;une plume &#xe9;nergique et caustique qui n&apos;&#xe9;pargne personne, du plus petit secr&#xe9;taire &#xe0; la con jusqu&apos;au grand patron, de l&apos;auteur m&#xe9;diatis&#xe9; (on les reconna&#xee;t tous, et c&apos;est assez dr&#xf4;le) au pauvre petit mec auteur d&apos;un manuscrit impossible. Il ne s&apos;&#xe9;pargne d&apos;ailleurs pas lui-m&#xea;me, ne cachant&amp;nbsp;ni qu&apos;il profite de l&apos;occase pour proposer son propre manuscrit&amp;nbsp;ni les effets humiliants qui en d&#xe9;coulent. On voit surtout avec une certaine amertume&amp;nbsp;un nombre impressionnant de gens qui pensent avoir &#xe9;crit le roman du si&#xe8;cle se casser les dents sur les lecteurs qui n&apos;ont en g&#xe9;n&#xe9;ral pas lu leur texte, r&#xe9;digeant d&apos;indigentes fiches de lecture balay&#xe9;es d&apos;un revers de main par le directeur qui a d&apos;autres chats commerciaux &#xe0; fouetter. Cela dit, on se doutait un peu de tout &#xe7;a, et le livre ne vient que confirmer ce qu&apos;on imaginait d&#xe9;j&#xe0; ; l&apos;&#xe9;criture de Migdal, de plus, est un chouille trop froide pour vraiment toucher. L&apos;immersion n&apos;y est pas, ni l&apos;empathie, mais le document est quand m&#xea;me l&#xe0;, avec un bel humour et quelques beaux moments bien sentis. A lire si vous pensez &#xe0; vous faire publier, &#xe7;a vous permettra de penser &#xe0; autre chose.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 09 Feb 2012 14:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Coinc&#xe9;e (Tight Spot) (1955) de Phil Karlson</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23469797.html</link><category>KARLSON Phil</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23469797.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23469797/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/09/23469797.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/74/110219/72678970.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/74/110219/72678970_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-18h32m56s173&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;245&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/karlson_phil/index.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Phil Karlson&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (un des meilleurs artisans de notre petite odyss&#xe9;e sur les films noirs) adapte une pi&#xe8;ce de th&#xe9;&#xe2;tre et fournit un bon vieux huis-clos de base : l&apos;un des t&#xe9;moins majeurs qui devait assister au proc&#xe8;s du ponte mafieux Constain (Lorne Green) vient d&apos;&#xea;tre assassin&#xe9; ; l&apos;ultime espoir pour parvenir &#xe0; extrader Constain du sol ricain r&#xe9;side dans le t&#xe9;moignage d&apos;une femme (Ginger Rogers is Giuletta Masina, sorry Sherry Conley - grand num&#xe9;ro &quot;th&#xe9;&#xe2;trale&quot; pour le coup...) qui se trouve d&#xe9;j&#xe0; en prison pour une autre affaire. Edward G. Robinson - notre pin&apos;s de bulldog pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; - d&#xe9;cide, quarante-huit heures avant le d&#xe9;but du proc&#xe8;s, de l&apos;installer dans une luxueuse chambre d&apos;h&#xf4;tel. Bien qu&apos;elle soit loin d&apos;&#xea;tre une trompe-la-mort, il pense parvenir &#xe0; la convaincre de raconter une petite histoire compromettante sur Constain... Mais c&apos;est plut&#xf4;t tr&#xe8;s mal parti, la Ginger &#xe9;tant m&#xe9;fiante au possible... Robinson ne tarde point &#xe0; s&apos;effacer pour laisser notre h&#xe9;ro&#xef;ne, particuli&#xe8;rement forte en gueule, entre les mains de son garde du corps, Brian Keith. Ce dernier, chez lequel on devine une pointe de misogynie, en a vite soup&#xe9; du petit num&#xe9;ro de victime que joue la Ginger ; cependant, croyez-le ou non, les deux vont finir par s&apos;apprivoiser...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/83/110219/72678988.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/83/110219/72678988_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-18h34m48s47&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;245&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Karlson est habile pour savoir varier constamment les angles de prise de vue, profitant pleinement du format &quot;anamorphic widescreen&quot; dans lequel son film est tourn&#xe9; - Rogers et Keith aux deux bouts de l&apos;&#xe9;cran apr&#xe8;s une premi&#xe8;re petite discussion houleuse, c&apos;est facile mais cela fait son effet. Il peut s&apos;appuyer sur des dialogues au cordeau et sur l&apos;interpr&#xe9;tation d&apos;un massif Brian Keith tout en retenu et sur celle d&apos;une Ginger Rogers p&#xe9;tant le feu : elle l&#xe2;che totalement les chevaux au niveau de la gouaille et m&#xea;me si cela est parfois un peu too much, la confrontation entre les deux individus fonctionne &#xe0; plein. A force de se tourner autour et de se lancer de petites pointes - le scepticisme de Keith face au bagou et &#xe0; la verve de Rogers faisant forc&#xe9;ment des &quot;&#xe9;tincelles&quot; -, nos deux &quot;clients&quot; vont finir par se lasser de se renvoyer coup pour coup (surtout Keith) et baisser leur garde : une petite danse pour enterrer la hache de guerre et ce sera forc&#xe9;ment le moment opportun pour qu&apos;un tueur, sorti de nulle part ou, disons plut&#xf4;t de la fen&#xea;tre, fasse son apparition... Karlson souffle le chaud - sentimental - puis le froid - meurtrier - et relance son intrigue : on est tout de m&#xea;me dans un polar, il ne s&apos;agit pas de s&apos;endormir... La Ginger est forc&#xe9;ment morte de peur et semble plus d&#xe9;cid&#xe9;e que jamais &#xe0; ne pas mettre sa vie en jeu pour couler Constain...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/79/110219/72678999.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/79/110219/72678999_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-18h35m49s133&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;245&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A vingt minutes de la fin, un ptit twist sc&#xe9;naristique survient et va tendre comme un slip en cuir mouill&#xe9; l&apos;atmosph&#xe8;re de l&apos;appart. Karlson se permet malgr&#xe9; tout quelques &quot;&#xe9;chapp&#xe9;es&quot; en ext&#xe9;rieur : toute l&apos;intro (une s&#xe9;quence d&apos;ouverture tr&#xe8;s &quot;l&#xe9;ch&#xe9;e&quot; avec l&apos;arriv&#xe9;e en bateau de ce t&#xe9;moin tremblant puis tombant dans les escaliers sous les balles d&apos;un sniper, une course poursuite &#xe0; deux cents &#xe0; l&apos;heure pour semer un tueur, un long travelling arri&#xe8;re tr&#xe8;s coul&#xe9; pour suivre dans les couloirs la Ginger avant qu&apos;elle ne p&#xe9;n&#xe8;tre dans son antre...), Robinson, dans son bureau, envoyant joliment pa&#xee;tre l&apos;avocat de Constain, une sc&#xe8;ne en sous-sol o&#xf9; est r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; l&apos;un des principaux &quot;dessous&quot; de l&apos;histoire... Il tente &#xe9;galement de d&#xe9;tendre l&apos;ambiance au sein m&#xea;me de l&apos;appart avec un programme t&#xe9;l&#xe9; ringard (un t&#xe9;l&#xe9;thon anim&#xe9; par un troubadour du Mississippi...) : ce n&apos;est pas d&apos;un haut niveau mais cela permet, mine de rien, d&apos;indiquer l&apos;heure, surtout au moment crucial. Un huis-clos joliment mis en sc&#xe8;ne, un poil surjou&#xe9; peut-&#xea;tre, mais qui parvient &#xe0; tenir en haleine. Encore un joli coup de Phil.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/21/56/110219/72679020.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/21/56/110219/72679020_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-18h36m20s185&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;245&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 09 Feb 2012 08:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : Lettres &#xe0; Maurice Nadeau d&apos;Henry Miller - 1947-1978</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23473024.html</link><category> --- LIVRES </category><category>Miller</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23473024.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23473024/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23473024.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/43/110219/72665055.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/43/110219/72665055_p.jpg&quot; alt=&quot;lettres&quot; width=&quot;207&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les bouquins de Miller sortis ces derniers temps sentaient les fonds de tiroir ; ce n&apos;est vraiment pas le cas avec ces lettres &#xe0; Nadeau qui nous rappellent brusquement &#xe0; quel point Henry Miller est le plus grand &#xe9;crivain de tous les temps (avec Henri-Pierre Roch&#xe9;, &#xe7;a va, Shang, t&apos;emballe pas). Rien d&apos;extraordinaire dans ces quelques 400 pages de correspondance clairsem&#xe9;e et irr&#xe9;guli&#xe8;re, rien qui touche &#xe0; la Grrrande Litt&#xe9;rat&#xfb;&#xfb;&#xfb;re ; mais pourtant il s&apos;en d&#xe9;gage quelque chose qui n&apos;appartient qu&apos;&#xe0; Miller, une &#xe9;nergie, une soif de vie, un humour, un d&#xe9;bordement de vitalit&#xe9;, qui font plaisir &#xe0; lire. La plupart de ces lettres est relativement factuelle : Nadeau a aid&#xe9; Miller au d&#xe9;but en le d&#xe9;fendant contre les censeurs, et du coup Miller ne cesse de lui demander de petits services : et veuillez exp&#xe9;dier mes aquarelles &#xe0; tel endroit, et si vous pouvez lire ce manuscrit de mon pote, et si vous publiiez mes œuvres compl&#xe8;tes, ce genre de choses. Mais m&#xea;me dans ces missives &quot;utiles&quot;, il y a toujours ce petit ton plein de joie, cet enthousiasme pour tout ce qui constitue la vie, gens, livres et femmes, il y a cette voix rocailleuse qu&apos;on semble entendre derri&#xe8;re chaque mot. Miller fait l&apos;effort d&apos;&#xe9;crire souvent en fran&#xe7;ais, et c&apos;est le moment de constater qu&apos;il est tr&#xe8;s bon l&#xe0;-dedans, parvenant &#xe0; garder son naturel m&#xea;me dans une autre langue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis, il y a subitement ces emballements de style, quand il se rend compte qu&apos;il est un peu ingrat avec Nadeau, ou quand celui-ci lui envoie son bouquin sur Flaubert, ou juste quand il se laisse aller &#xe0; son c&#xe9;l&#xe8;bre d&#xe9;bit. Il y a quelques-unes des plus belles lettres de Miller dans ce recueil, tout simplement, que ce soit sa d&#xe9;claration d&apos;amour &#xe0; Cendrars, sa col&#xe8;re contre la guerre, ses sorties contre la censure, ou ses souvenirs parisiens qu&apos;il &#xe9;voque une &#xe9;ni&#xe8;me fois avec toujours le m&#xea;me ton neuf. Ces longues lettres, qui tranchent avec la concision de certaines autres, sont des merveilles de style &quot;libre&quot; : on sent que la gars &#xe9;crit au fil de la plume, sans souci de construction, et c&apos;est bien l&#xe0; qu&apos;on l&apos;aime. Rappelons qu&apos;il a &#xe9;crit &lt;em&gt;Sexus&lt;/em&gt; sur ce mod&#xe8;le-l&#xe0;, et que c&apos;est le livre du si&#xe8;cle (et de tous ceux &#xe0; venir). Voil&#xe0; bien longtemps qu&apos;on n&apos;avait pas go&#xfb;t&#xe9; &#xe0; la fulgurance de cette &#xe9;criture millerienne, &#xe7;a fait plus que du bien quand, comme moi, on en est r&#xe9;duit &#xe0; relire jusqu&apos;&#xe0; la corde les classiques du ma&#xee;tre. Ajoutons qu&apos;il y a en fin de volume une pl&#xe9;thore d&apos;annexes vraiment pr&#xe9;cieuses (articles, t&#xe9;moignages d&apos;amis, pr&#xe9;faces in&#xe9;dites), et dans lesquelles on entrevoit aussi le style de Nadeau lui-m&#xea;me, pas d&#xe9;gueulasse dans son sens de la formule, et dans son maniement ac&#xe9;r&#xe9; des mots (sa pr&#xe9;face est &#xe9;galement tr&#xe8;s jolie). Bref, ces lettres sont un passage oblig&#xe9; si on aime Miller. Et si on aime pas Miller, vraiment, je vois pas ce qu&apos;on a &#xe0; se dire.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 08 Feb 2012 17:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Cran d&apos;Arr&#xea;t (The turning Point) (1952) de William Dieterle</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23467790.html</link><category>DIETERLE William</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23467790.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23467790/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/08/23467790.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/08/55/110219/72646297.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/08/55/110219/72646297_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-12h26m45s79&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/14/110219/72646301.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/14/110219/72646301_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-12h27m06s13&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a de la qualit&#xe9; dans ce polar de Dieterle, dommage qu&apos;elle se limite un peu parfois aux sc&#xe8;nes d&apos;action, ou disons aux s&#xe9;quences &quot;en mouvement&quot; : Edmond O&apos;Brien - John Conroy - entour&#xe9; d&apos;une cohorte de flics et de journalistes d&#xe9;barque dans cette petite ville ricaine pour une op&#xe9;ration &quot;grande lessive&quot; ; il est en charge du Comit&#xe9; Conroy pour faire tomber l&apos;un des gros pontes mafieux du coin (Ed Begley is Niel Eichelberger) ; on est d&#xe8;s le d&#xe9;part pris dans ce flux plein de bruits et de d&#xe9;claration sereine avec une cam&#xe9;ra au taquet. O&apos;Brien s&apos;est toujours battu pour faire respecter la loi et, m&#xea;me si cela fait longtemps qu&apos;il n&apos;est pas revenu sur le sol natal, notre id&#xe9;aliste n&apos;est pas du genre &#xe0; vouloir se faire marcher sur les pieds at home - seulement, il est peut-&#xea;tre un peu trop dans sa bulle... Dieterle nous expose rapidement les autres acteurs de ce proc&#xe8;s : William Holden, journaliste et ami d&apos;O&apos;Brien, qui, malgr&#xe9; tout le respect qu&apos;il a pour son pote, semble un peu plus sceptique sur l&apos;issu du proc&#xe8;s ; Alexis Smith, assistante et v&#xe9;ritable bras droit d&apos;Obrien, qui entretient avec celui-ci des liens &quot;tr&#xe8;s proches&quot; (de l&apos;amouriti&#xe9;, on va dire) ; Tom Tully, le pater d&apos;O&apos;Brien, flic de son &#xe9;tat : le fiston est tout content de travailler enfin avec son pater qu&apos;il a fait nommer &#xe0; un rang sup&#xe9;rieur, mais cette d&#xe9;cision n&apos;a po vraiment l&apos;air d&apos;emballer le p&#xf4;pa...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/43/110219/72646306.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/43/110219/72646306_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-12h30m15s131&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/87/110219/72646310.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/87/110219/72646310_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-12h32m02s191&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;William Holden appara&#xee;t rapidement comme le gars le plus lucide de l&apos;histoire : il est le premier &#xe0; mettre en garde O&apos;Brien sur la difficult&#xe9; &#xe0; trouver des preuves &#xe0; charge dans cette ville corrompue, mais il est surtout le premier &#xe0; soup&#xe7;onner le p&#xe8;re d&apos;Obrien d&apos;&#xea;tre mouill&#xe9; dans l&apos;histoire... Il va &#xe9;galement rapidement nouer des liens avec la chtite Alexis qui craquera rapidement pour cet excellent journaliste de terrain - une intrigue parall&#xe8;le trait&#xe9;e, malheureusement, de fa&#xe7;on un peu superficielle. Lorsque l&apos;action s&apos;acc&#xe9;l&#xe8;re, Dieterle est franchement excellent : que l&apos;on suive Holden dans ses filatures ou les mafieux dans leurs coups d&apos;&#xe9;clat (la mise en sc&#xe8;ne d&apos;un hold-up pour &#xe9;liminer un &quot;t&#xe9;moin&quot; - et quel t&#xe9;moin... - g&#xea;nant ; la mise en place d&apos;un incendie criminel dans les locaux de l&apos;une des entreprises du ponte pour faire dispara&#xee;tre des livres de compte compromettant : terrible explosion en pleine ville et v&#xe9;ritable carnage dans la population civile - s&#xe9;quence de panique d&apos;un &#xe9;tonnant r&#xe9;alisme ; sc&#xe8;ne finale &#xe9;blouissante dans une salle pleine &#xe0; craquer lors d&apos;un combat de boxe : un tueur cherche &#xe0; &#xe9;liminer Holden qui a mis la main sur un autre t&#xe9;moin crucial...), Dieterle n&apos;est jamais un manche pour faire monter la tension. Les sc&#xe8;nes de purs dialogues sont peut-&#xea;tre un peu moins d&#xe9;tonantes mais livrent deux-trois passages tout de m&#xea;me bien sentis : les sc&#xe8;nes de proc&#xe8;s avec des accus&#xe9;s qui trouvent toujours la parade, la confession du p&#xe8;re Conroy &#xe0; Holden sur les raisons de ses accointances avec la p&#xe8;gre, le ras-le-bol d&apos;O&apos;Brien &#xe0; deux doigts de jeter l&apos;&#xe9;ponge sur sa mission... Holden appara&#xee;t finalement comme le v&#xe9;ritable h&#xe9;ros - de l&apos;ombre - de l&apos;histoire, se mouillant toujours pour tenter d&apos;exhumer des preuves. Pas un chef d’œuvre, nan, mais une trame relativement bien men&#xe9;e et un climax absolument prodigieux (dont De Palma saura se souvenir ?... peut-&#xea;tre). Un solide Dieterle quoiqu&apos;il en soit sur une histoire sign&#xe9;e de l&apos;excellent Horace McCoy.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/56/110219/72646315.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/56/110219/72646315_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-08-12h30m40s146&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 08 Feb 2012 04:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ragtime de Milos Forman - 1981</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23462649.html</link><category>FORMAN Milos</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23462649.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23462649/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23462649.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/74/110219/72626512.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/74/110219/72626512_p.jpg&quot; alt=&quot;2940657623_1_9&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ragtime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en a pris un coup dans les gencives en 30 ans, et pour tout dire ce genre de produits estampill&#xe9;s 80&apos;s &#xe0; mort a bien du mal &#xe0; r&#xe9;sister au vieillissement. Les intentions de Forman sont pourtant tout &#xe0; fait louables, et son ambition aussi : le gars voudrait nous faire vibrer avec une histoire d&apos;injustice sur fond de discrimination raciale dans l&apos;Am&#xe9;rique s&#xe9;gr&#xe9;gationniste des ann&#xe9;es 1900. Un petit pianiste de jazz noir est embringu&#xe9; dans une historiette idiote de racisme ordinaire, il d&#xe9;cide que c&apos;est inacceptable, et il tombe dans un terrorisme qui se retournera contre lui et ses id&#xe9;es. On le voit, Forman recherche la corde humaniste, et la&amp;nbsp;fait d&apos;ailleurs parfois vibrer. C&#xf4;t&#xe9; style, le projet est transparent : lui aussi veut sa fresque &#xe0; la &lt;em&gt;New-York New-York&lt;/em&gt;, ses reconstitutions au taquet et ses moyens d&#xe9;lirants. Il l&apos;obtient, et ne sait gu&#xe8;re quoi en faire : certes, les costumes sont vraisemblables, l&apos;ambiance y est, la patine des d&#xe9;cors est impeccablement rendus par une couche au brou de noix de la meilleure qualit&#xe9;, la musique (excellente) est d&apos;&#xe9;poque, mais tout &#xe7;a sent le r&#xe9;chauff&#xe9;, le d&#xe9;j&#xe0;-vu (en mieux) chez d&apos;autres. Forman manque encore du souffle qu&apos;il trouvera avec &lt;em&gt;Amadeus&lt;/em&gt; pour s&apos;atteler &#xe0; un projet aussi pharaonesque ; son &lt;em&gt;Il &#xe9;tait une fois en Am&#xe9;rique&lt;/em&gt; est trop sage, trop scolaire, trop acad&#xe9;mique pour vraiment emballer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/95/110219/72626544.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/95/110219/72626544_p.jpg&quot; alt=&quot;18957521_jpg_r_640_600_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20080702_114648&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&#xc7;a se regarde sans d&#xe9;plaisir, les acteurs ont du bagout (ou des bajoues, comme notre bon Jimmy Cagney qui vient faire un tour-surprise l&#xe0;-dedans), il y a quelques s&#xe9;quences bien glamour... mais &#xe7;a ne prend jamais r&#xe9;ellement. Forman multiplie les trames sans n&#xe9;cessit&#xe9; : pourquoi parler de cette prostitu&#xe9;e (Elisabeth McGovern, pas terrible) ou de ce dessinateur russe devenu cin&#xe9;aste ? Ils ne servent qu&apos;&#xe0; une image finale assez t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe9;e (la nouvelle Am&#xe9;rique, avec cette &quot;famille&quot; constitu&#xe9;e d&apos;un p&#xe8;re russe, d&apos;une m&#xe8;re bourgeoise am&#xe9;ricaine, d&apos;un b&#xe9;b&#xe9; noir), alors que leurs tribulations prennent une bonne partie du film. Pourquoi nous montrer un assassinat de vengeance amoureuse au d&#xe9;but ? On ne sait pas trop, et le film aurait d&#xfb; se contenter de sa trame principale et durer une heure de moins s&#xfb;rement (c&apos;est tr&#xe8;s long, fresque oblige). D&apos;autant que, quand il en revient &#xe0; celle-ci, il est plut&#xf4;t bon dans l&apos;&#xe9;criture des personnages, qui sont subtils, complexes : le h&#xe9;ros, notamment, est bien dessin&#xe9; dans son indignation qui se transforme en r&#xe9;volte imb&#xe9;cile, et qui finit par se mordre la queue. Il a un dialogue avec un pr&#xe9;dicateur black qui marque des points dans son questionnement : &#xe0; force de lutter pour sa reconnaissance en tant que noir, le gars finit par faire le contraire de ce qu&apos;il faudrait, et par se retourner contre sa propre identit&#xe9;. C&apos;est pas mal, et on sent qu&apos;il y a de l&apos;intelligence derri&#xe8;re tout &#xe7;a, et pas juste une moralit&#xe9; consensuelle. Rien de d&#xe9;shonorant donc, non, mais un film tr&#xe8;s oubliable, tr&#xe8;s concern&#xe9; sans aucun doute mais qui ne parvient pas &#xe0; transmettre sa col&#xe8;re.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 13:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Anglaise et le Duc d&apos;Eric Rohmer - 2001</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23461984.html</link><category>ROHMER Eric</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23461984.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23461984/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23461984.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/97/110219/72623440.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/97/110219/72623440_p.jpg&quot; alt=&quot;anglaise-et-le-duc-l-59465&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;259&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; un des tr&#xe8;s bons Rohmer, qui m&apos;a toujours emball&#xe9; quand il trouve ainsi le bon &#xe9;quilibre entre raffinement litt&#xe9;raire et direction d&apos;acteurs, entre simplicit&#xe9; et exigence. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L&apos;Anglaise et le Duc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est beau &#xe0; tous les niveaux, dialogues, com&#xe9;diens, mise en sc&#xe8;ne, sujet, aspect technique, et en cela c&apos;est peut-&#xea;tre le seul Rohmer &quot;parfait&quot;. Nous sommes en pleine R&#xe9;volution Fran&#xe7;aise, et on suit les tribulations sur quelques ann&#xe9;es de miss Grace Elliott, royaliste forcen&#xe9;e et convaincue, qui cultive une amiti&#xe9; ambigu&#xeb; avec le duc d&apos;Orl&#xe9;ans, plut&#xf4;t vers&#xe9; dans l&apos;opinion adverse. Rien de bien sexy au d&#xe9;part, puisqu&apos;il va s&apos;agir surtout de filmer des conversations tournant autour du sort devant &#xea;tre fait au roi Louis XVI, des trahisons des uns et des autres, ce genre de choses. Sauf que Rohmer en fait un brillant film d&apos;aventures litt&#xe9;raire, o&#xf9; les mots, les confrontations entre com&#xe9;diens et entre classes tiennent lieu de combats de cape et d&apos;&#xe9;p&#xe9;e. Non seulement les sc&#xe8;nes &quot;d&apos;action&quot; ne manquent pas (grand moment de suspense quand la belle cache sous son matelas un aristo poursuivi par la milice, et o&#xf9; elle tient t&#xea;te &#xe0; un jeune grad&#xe9; qui veut fouiller son lit), mais en plus il parvient &#xe0; rendre les sc&#xe8;nes dialogu&#xe9;es tendues comme des s&#xe9;quences de bataille. On conna&#xee;t l&apos;habilet&#xe9; du bon Eric quand il s&apos;agit de peser les mots : ils passent ici pour de v&#xe9;ritables duels &#xe0; l&apos;ancienne, et sont tout aussi passionnants que les s&#xe9;quences plus physiquement mouvement&#xe9;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/83/110219/72623454.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/83/110219/72623454_p.jpg&quot; alt=&quot;08_anglaise_duc&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;257&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant la direction d&apos;acteurs est toujours aussi radicale, avec cette fa&#xe7;on unique de d&#xe9;couper les mots, de jouer l&#xe9;g&#xe8;rement faux pour mieux faire ressortir la v&#xe9;rit&#xe9; des personnages. Ici, avec ce langage de XVIII&#xe8;me si&#xe8;cle tr&#xe8;s raffin&#xe9;, Rohmer est comme un poisson dans l&apos;eau, et a deux bonnes id&#xe9;es de casting pour mettre en valeur la pr&#xe9;ciosit&#xe9; magnifique des paroles : Lucy Russell, dont l&apos;accent &#xe9;tranger sert superbement la fragilit&#xe9; et l&apos;alt&#xe9;rit&#xe9; du personnage, et qui fait ressortir chaque mot comme s&apos;il venait d&apos;une autre langue ; et Jean-Claude Dreyfus, dont le jeu excessif vient s&apos;opposer &#xe0; la &quot;tenue&quot; tr&#xe8;s forte du texte par Rohmer : Dreyfus joue moderne, naturel, un texte qui ne l&apos;est pas, et &#xe7;a donne un effet vraiment excellent. Les sc&#xe8;nes de dialogues de ce couple improbable sont ce que le film a de meilleur, c&apos;est autant un plaisir d&apos;&#xe9;couter le dialogue que de voir ces deux-l&#xe0; se renvoyer la balle. Et puis il y a la mise en sc&#xe8;ne, l&#xe0; aussi profond&#xe9;ment originale, &#xe0; commencer par le choix d&apos;ins&#xe9;rer comme d&#xe9;cor de fond des v&#xe9;ritables toiles peintes du XVIII&#xe8;me si&#xe8;cle : on est entre artificialit&#xe9; et r&#xe9;alisme, entre mensonge et v&#xe9;rit&#xe9;, d&#xe9;finition m&#xea;me de tout le cin&#xe9;ma rohm&#xe9;rien. Les effets ne cherchent pas &#xe0; se cacher, Rohmer affiche clairement sa volont&#xe9; d&apos;ins&#xe9;rer des acteurs de chair dans un d&#xe9;cor de peinture, et c&apos;est une tr&#xe8;s grande id&#xe9;e. Le film y gagne autant en beaut&#xe9; qu&apos;en &#xe9;tranget&#xe9;, on est &#xe0; la fois &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur des tableaux et &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur. &#xc7;a fonctionne superbement dans les nombreux plans d&apos;ensemble (cette femme qui regarde un paysage lointain avec sa longue-vue, ce petit virage qui change de couleurs au cours des saisons, ces pans de villes), mais aussi dans les plans am&#xe9;ricains, o&#xf9; l&apos;effet continue avec un petit c&#xf4;t&#xe9; &quot;transparence&quot; qui est superbe. La mise en sc&#xe8;ne est presque math&#xe9;matique dans cet encha&#xee;nement hyper-contr&#xf4;l&#xe9; entre gros plans et plans d&apos;ensemble, et Rohmer donne une le&#xe7;on de ce que peut &#xea;tre un champ/contre-champ quand il sert &#xe0; rehausser un dialogue ou une expression d&apos;acteur. Plein les yeux, plein les oreilles, on ressort de l&#xe0; vraiment combl&#xe9;, et en plus on a appris des choses sur l&apos;Histoire de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/49/51/110219/72623471.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/49/51/110219/72623471_p.jpg&quot; alt=&quot;i_563___cm___l_anglaise_et_le_duc___9674&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;224&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Ange bleu (Der Blaue Engel) (1930) de Josef von Sternberg</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23459534.html</link><category>VON STERNBERG Josef</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23459534.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23459534/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/07/23459534.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/35/110219/72615363.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/35/110219/72615363_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h36m15s100&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/40/110219/72615373.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/40/110219/72615373_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h36m56s249&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De professeur autoritaire &#xe0; clown triste, il n&apos;y a qu&apos;un pas surtout quand l&apos;amour (ben&#xea;t) et la trahison passe par l&#xe0;. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L&apos;Ange bleu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; appara&#xee;t plus comme l&apos;histoire d&apos;une d&#xe9;ch&#xe9;ance, d&apos;une chute, oui, plut&#xf4;t qu&apos;une œuvre enti&#xe8;rement d&#xe9;di&#xe9;e aux charmes de la Dietrich - des chansons en boucle o&#xf9; la Belle expose ses gambettes, bon... Le petit canari (int&#xe9;rieur) de l&apos;&#xe9;norme Emil Jannings est mort, il recommencera &#xe0; chanter quand l&apos;Emil se r&#xe9;veillera dans la chambre de Dietrich. Emil se fait coq (terrible sc&#xe8;ne comico-path&#xe9;tique du mariage avec notre Emil tout sourire aupr&#xe8;s de sa jeune mari&#xe9;e tenant dans sa main deux œufs) puis coq en p&#xe2;te rapidement asservi (il suit les num&#xe9;ros de sa dulcin&#xe9;e apr&#xe8;s avoir &#xe9;t&#xe9; renvoy&#xe9; de son taff : sublime travelling arri&#xe8;re, rendant parfaitement son isolement dans cette salle de classe, qui trouvera un &#xe9;cho dans la sc&#xe8;ne final), puis coq cocu et enfin coq humili&#xe9; (les deux œufs que le pr&#xe9;sentateur-magicien lui &#xe9;crase sur le cr&#xe2;ne lors du spectacle - j&apos;y verrai bien une m&#xe9;taphore...) : l&apos;Emil lancera un dernier cocorico entre rage et folie douce avant de retourner dans la salle de classe et de s&apos;effondrer sur son ancien bureau - mort. Jannings est absolument fabuleux de bout en bout, qu&apos;il s&apos;agisse de jouer les p&#xe8;res fouettards aupr&#xe8;s de ses &#xe9;tudiants, de violemment tancer les admirateurs de sa Lola-Lola, de roucouler aupr&#xe8;s de celle-ci ou encore de faire une tronche de mis&#xe9;rable dans le pire d&#xe9;guisement d&apos;Auguste de tous les temps...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/63/110219/72615382.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/63/110219/72615382_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h37m12s140&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/72/110219/72615386.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/72/110219/72615386_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h37m51s25&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est par des ruelles sombres o&#xf9; les maisons ont des toits tout biscornus et ou tra&#xee;ne forc&#xe9;ment un chat noir que Jannings acc&#xe8;de &#xe0; ce cabaret de troisi&#xe8;me zone : de grosses dodons buvant moult bi&#xe8;res sur sc&#xe8;ne pendant que les clients commandent en salle du p&#xe2;t&#xe9; - so raffin&#xe9; ! - font entendre poussivement leurs chansonnettes pendant que le d&#xe9;cor se barre en quenelle. On est dans la grande classe et le Jannings &#xe0; la recherche de ses &#xe9;tudiants de se sentir aussi &#xe0; l&apos;&#xe9;troit dans ce bouge qu&apos;un &#xe9;l&#xe9;phant dans la For&#xea;t Noir... Mais les sourires et la tenue l&#xe9;g&#xe8;re de la Marl&#xe8;ne ne vont pas tarder &#xe0; le scotcher et notre champion de la maladresse se d&#xe9;ridera. Il y a comme un ptit go&#xfb;t de reviens-y chez cette femme de petite vertu qui n&apos;aura po grand chose &#xe0; faire pour prendre le dessus sur notre intellectuel empot&#xe9; (la sc&#xe8;ne o&#xf9; Marl&#xe8;ne lui demande un baiser alors qu&apos;il n&apos;y a plus que la t&#xea;te de l&apos;Emil qui &#xe9;merge des escaliers...). Il y a en ce triste destin comme les signes avant-coureurs (je mets ma main au feu que l&apos;Allemagne va mal &#xe0; cette &#xe9;poque... Quoi ?) de la d&#xe9;cadence de tout un pays (je prend po de risque, certes)... La lumi&#xe8;re de la lampe de poche du gardien de l&apos;&#xe9;cole permettra de faire une derni&#xe8;re &quot;poursuite&quot; sur notre professeur d&#xe9;chu qui tentera de retrouver un semblant de dignit&#xe9; lors de son dernier &quot;num&#xe9;ro&quot; - rigor mortis, l&apos;Emil ne faisant plus qu&apos;un avec son bureau. Angel&apos;s blues... Un classique du grand Josef.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/22/110219/72615399.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/22/110219/72615399_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h38m08s206&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/76/110219/72615407.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/76/110219/72615407_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-07-11h38m27s146&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;348&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 04:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mes meilleures Amies (Bridesmaids) de Paul Feig - 2011</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23455523.html</link><category>FEIG Paul</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23455523.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23455523/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23455523.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/42/110219/72597995.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/42/110219/72597995_p.jpg&quot; alt=&quot;mes-meilleures-amies-de-paul-feig-10468172zeoxd&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;199&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Si &lt;em&gt;Very bad Trip&lt;/em&gt; est votre type d&apos;humour, je vous conseille cette version f&#xe9;minine trashyco-gentillette qui marche sur les m&#xea;mes sentiers. A la place du groupe de gar&#xe7;ons on a donc droit &#xe0; un groupe de nanas d&apos;aujourd&apos;hui, entendez superficielles, minaudi&#xe8;res mais capables aussi de p&#xe9;ter un coup ; &#xe0; la place de la vir&#xe9;e &#xe0; Las Vegas, on assiste &#xe0; un enterrement de vie de jeune fille qui vire au d&#xe9;sastre quand deux demoiselles d&apos;honneur se disputent le privil&#xe8;ge d&apos;&#xea;tre la meilleure amie de la mari&#xe9;e. &#xc7;a pourrait donner un sketch correct de Florence Foresti, &#xe7;a donne 2 heures de com&#xe9;die plus ou moins digeste, plus ou moins rythm&#xe9;e, qui se regarde et s&apos;oublie presque aussi t&#xf4;t. C&apos;est le syndrome Judd Apatow, qui a je crois co-sign&#xe9; le sc&#xe9;nario : on vous fait habilement croire qu&apos;on assiste &#xe0; une incrrrroyyabbble le&#xe7;on d&apos;insolence et de scandale, pour mieux vous faire entrer dans la t&#xea;te les bonnes vieilles valeurs jud&#xe9;o-chr&#xe9;tiennes de base, si bien qu&apos;on se demande si la vraie r&#xe9;gression se tient dans les gags pipi-caca-prout du film (et il y en a pl&#xe9;thore), ou dans cette fa&#xe7;on de se recroqueviller dans les rances traditions bourgeoises les plus &#xe9;lim&#xe9;es (mariage-patrie-bonheur sucr&#xe9;).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/73/84/110219/72598018.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/73/84/110219/72598018_p.jpg&quot; alt=&quot;Mes-meilleures-amies-Kristen-Wiig&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;171&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Bon, ceci dit, le film est parfois tr&#xe8;s dr&#xf4;le, surtout dans la surench&#xe8;re des motifs f&#xe9;minins les plus rose-bonbon : la c&#xe9;r&#xe9;monie o&#xf9; on vous offre des limonades-violette (&quot;Fuck it&apos;s so good&quot;) et o&#xf9; vous repartez avec des chiots &#xe0; nœuds cromeugnons, les s&#xe9;ances d&apos;essayage de robes &#xe0; la con, les 42000 grimaces qu&apos;on se doit de faire d&#xe8;s qu&apos;on aper&#xe7;oit la photo d&apos;un enfant, tout &#xe7;a est film&#xe9; avec un sarcasme assez sain de la part du r&#xe9;alisateur. On se marre bien en voyant que les codes de la f&#xe9;minit&#xe9; sont enfin aussi ridiculis&#xe9;s que ceux de la masculinit&#xe9; dans les autres Apatow-movies. Kristen Wigg, l&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne principale, est vraiment parfaite, elle parvient &#xe0; rester jolie et attachante dans les situations les plus absurdes, et joue la femme d&apos;aujourd&apos;hui, avec tout ce que &#xe7;a comporte de ridicule, en en sortant la t&#xea;te haute, pas si facile. Il fallait bien ce talent-l&#xe0; pour att&#xe9;nuer les autres personnages, vraiment monolithiques, &#xe0; commencer par cette gonzesse ob&#xe8;se (ah oui, les grosses en prennent pour leur grade, hein, on reste dans les codes esth&#xe9;tiques &#xe9;tablis, gentil=mince et joli) qu&apos;on fait p&#xe9;ter et chier dans les lavabos des fois qu&apos;on n&apos;aurait pas compris qu&apos;elle &#xe9;tait grosse. Les gags scato, j&apos;avoue, &#xe7;a m&apos;a toujours un peu laiss&#xe9; de marbre : je comprends ce qu&apos;il peut y avoir d&apos;audacieux dans le fait de d&#xe9;clencher une crise de diarrh&#xe9;e dans un magasin de robes de mari&#xe9;e, mais le fait est que le r&#xe9;sultat est plus d&#xe9;solant qu&apos;autre chose. Peut-&#xea;tre parce que Feig ne sait pas s&apos;arr&#xea;ter, n&apos;a aucun sens du rythme des s&#xe9;quences, et prolonge chaque gag jusqu&apos;&#xe0; plus soif ; peut-&#xea;tre aussi parce qu&apos;il filme &#xe7;a tr&#xe8;s platement, sans esprit ; peut-&#xea;tre enfin parce que chier sur une robe blanche a peut-&#xea;tre un poil perdu de son impertinence depuis le mouvement punk il y a 40 ans, et qu&apos;il serait temps d&apos;aller chercher l&apos;impolitesse ailleurs. Car pour le reste, aussi bien moralement qu&apos;esth&#xe9;tiquement, le film est tout &#xe0; fait norm&#xe9;, h&#xe9;t&#xe9;ro-catho-WASP, et on se gardera bien de d&#xe9;border compl&#xe8;tement du cadre. Une sorte de P&#xe9;n&#xe9;lope Bagieu crypto-anal, quoi... on peut r&#xea;ver mieux.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 16:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>O Somma Luce de Jean-Marie Straub - 2009</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23454176.html</link><category>STRAUB Jean Marie / HUILLET Dani&#xe8;le</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23454176.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23454176/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23454176.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/98/60/110219/72591613.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/60/110219/72591613_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-02-06-13h57m08s155&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un petit rendez-vous avec Straub, Varese et Dante, &#xe7;a aide bien &#xe0; commencer la semaine sous les meilleures &#xe9;gides. Les trois joyeux drilles jouent &#xe0; &#xe9;galit&#xe9; dans ce court-m&#xe9;trage, puisque les arts cin&#xe9;matographiques, musicaux et litt&#xe9;raires s&apos;y c&#xf4;toient dans un partage strictement partag&#xe9; du temps de parole. &#xc7;a commence avec 6 ou 7 minutes d&apos;un concert de Varese, siffl&#xe9; par quelques &#xe9;nergum&#xe8;nes &#xe9;nerv&#xe9;s (&quot;Salaud, c&apos;est un scandale !&quot;) sur fond noir, ce qui annonce la couleur si j&apos;ose dire. On pense aux attaques ulc&#xe9;r&#xe9;es des d&#xe9;tracteurs de Straub, et on appr&#xe9;cie de le voir ainsi d&#xe9;samorcer d&#xe8;s le d&#xe9;but les critiques qui ne manqueront pas de pleuvoir sur la suite du film. Quand l&apos;image appara&#xee;t, c&apos;est pour filmer un gars assis sur une chaise dans un paysage champ&#xea;tre, et qui se met tranquillement &#xe0; d&#xe9;clamer du Dante dans la langue, entrecoup&#xe9; parfois par de doux panoramiques le long des collines et des bois avoisinants. Jolie langue, il faut le dire, et tr&#xe8;s habilement dos&#xe9;e par Straub qui, cette fois, &#xe9;vite et aust&#xe9;rit&#xe9; et exaltation dans ce bel exercice de r&#xe9;citation &quot;&#xe0; froid&quot; d&apos;un texte pourtant bien lyrique. Bon, voil&#xe0;, le film est r&#xe9;sum&#xe9;, c&apos;est-&#xe0;-dire qu&apos;on a encore une fois droit &#xe0; un exemple de radicalit&#xe9;, &#xe0; un refus de toute concession de la part du gars Jean-Marie, et &#xe0; un film qui d&#xe9;solera certains et enchantera d&apos;autres. Pour ma part, je l&apos;ai trouv&#xe9; un peu redondant par rapport aux autres films du couple sur le m&#xea;me mod&#xe8;le, mais je note avec plaisir que la tentative de faire entrer une sorte de Sacr&#xe9; dans la nature concr&#xe8;te contemporaine est ici plus r&#xe9;ussie que dans la plupart des tentatives pass&#xe9;es : on voit vraiment &#xe0; l&apos;&#xe9;cran les mots p&#xe9;n&#xe9;trer dans ces paysages pourtant relativement &quot;banals&quot;, le tout formant une osmose qui a peut-&#xea;tre quelque chose &#xe0; voir avec une certaine mystique. Satisfaction, donc, teint&#xe9;e comme toujours d&apos;une certaine perplexit&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 13:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Pass&#xe9; se venge (The Crooked Way) (1949) de Robert Florey</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23450853.html</link><category>FLOREY Robert</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23450853.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23450853/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/06/23450853.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/59/110219/72588161.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/59/110219/72588161_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h00m28s180&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/86/110219/72588178.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/86/110219/72588178_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h00m43s62&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/64/24/110219/72588198.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/64/24/110219/72588198_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h01m31s34&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;John Alton est en charge de la photo est franchement, &#xe7;a se voit : jeu d&apos;ombres et de lumi&#xe8;res d&#xe9;clin&#xe9; &#xe0; l&apos;envi pour une &#xe9;ni&#xe8;me histoire de soldat ricain amn&#xe9;sique (John Payne dont le visage lisse correspond relativement bien &#xe0; ce &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/83/110219/72588498.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/83/110219/72588498_p.jpg&quot; alt=&quot;crooked way&quot; width=&quot;196&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;personnage d&#xe9;sireux de repartir &#xe0; z&#xe9;ro) mais dont Alton tente de tirer le meilleur parti ; Payne ne peut retrouver la m&#xe9;moire &#xe0; cause d&apos;une saloperie de shrapnell insidieusement ins&#xe9;r&#xe9; dans son cerveau, mais il peut retrouver la lumi&#xe8;re... gr&#xe2;ce &#xe0; une femme (sublime s&#xe9;quence de l&apos;&#xe9;change de cigarette : l&apos;&#xe9;tincelle is back !). La sienne, son ancienne, qu&apos;il va lui falloir reconqu&#xe9;rir... Parce que po de bol, comme par hasard, avant de s&apos;engager dans l&apos;arm&#xe9;e, l&apos;ami Payne (Ex Eddie Ricardi qu&apos;Eddie Rice ne veut plus &quot;record-er&quot;) &#xe9;tait mouill&#xe9; dans de sales affaires. Il a m&#xea;me livr&#xe9; &#xe0; la police son ancien associ&#xe9;, Vince Alexander (tough Sonny Tufts), qui a gard&#xe9;, ind&#xe9;niablement, une certaine rancune &#xe0; son encontre. Quand Eddie d&#xe9;barque la bouche en coeur &#xe0; Los Angeles, il a t&#xf4;t fait de se la retrouver de travers sous les coups des hommes de main de Tufts. Il pensait qu&apos;un simple mot prononc&#xe9; par un quidam (&quot;Eddie ?&quot;) allait lui permettre de retrouver son pass&#xe9; : quand tour &#xe0; tour la Police, Tufts et son ex femme (Ellen Drew) le prononcent, ce n&apos;est point pour se rappeler &#xe0; son meilleur souvenir... Mais Eddie a chang&#xe9;, si, il lui reste juste &#xe0; convaincre son entourage : Tufts veut le mouiller dans une sale histoire, Drew est sceptique et la Police attentiste, long is the road, boy...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/38/110219/72588227.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/38/110219/72588227_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h03m32s225&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/61/110219/72588252.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/61/110219/72588252_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h03m25s149&quot; width=&quot;252&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/44/110219/72588386.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/44/110219/72588386_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h05m11s197&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/16/110219/72588272.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/16/110219/72588272_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h07m53s249&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On appr&#xe9;cie ces int&#xe9;rieurs magnifiquement film&#xe9;s (le commissariat de police et l&apos;incontournable ombre des stores, les reflets d&apos;une inscription en vitrine qui se refl&#xe8;te sur les murs, l&apos;&#xe9;trange antre de Tufts aussi glauque qu&apos;un entrep&#xf4;t, appartement film&#xe9; dans la p&#xe9;nombre, le magasin de &quot;surplus militaire&quot; (belle ironie vue les probl&#xe8;mes de Payne) dans lequel a lieu la p&#xe9;tarade finale) et ces faci&#xe8;s divinement &#xe9;clair&#xe9;s par un Alton en grande forme. Comme les seconds couteaux valent leur poids en pop corn (le lieutenant incarn&#xe9; par John Doucette - pas de la ptite bi&#xe8;re, Percy Helton avec sa voix - et son physique - &#xe0; la Donald qui fait son grand num&#xe9;ro avec son chat...) et que l&apos;intrigue est rondement men&#xe9;e (notre faux-coupable &#xe0; la Hitchcock devant &#xe0; la fois persuader la police et sa douce de son &quot;innocence absolue&quot; : la voie de la r&#xe9;demption...), on prend un r&#xe9;elle plaisir &#xe0; cette histoire modianesque en diable... Y a de toute fa&#xe7;on, d&#xe9;cid&#xe9;ment, pas photo : quand un film noir &#xe0; des noirs - et des contrastes - aussi beaux, bien difficile de ne pas y succomber...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/11/110219/72588316.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/11/110219/72588316_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h01m45s181&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/34/110219/72588336.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/34/110219/72588336_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h05m48s34&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/48/110219/72588351.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/48/110219/72588351_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h02m00s71&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/13/110219/72588367.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/13/110219/72588367_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-06-13h07m19s193&quot; width=&quot;251&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Noir c&apos;est noir, c&apos;est &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/16/19790140.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 05:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Alibi meurtrier (Naked Alibi) (1954) de Jerry Hopper </title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/05/23443169.html</link><category>HOPPER Jerry</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/05/23443169.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23443169/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/02/05/23443169.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/43/110219/72543054.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/43/110219/72543054_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-05-18h32m50s141&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;326&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un peu d&#xe9;&#xe7;u par ce jeu du chat et de la souris entre Sterling Hayden en flic brutal et Gene Barry en... boulanger brutal. Ce dernier est accus&#xe9; d&apos;un vol, est arr&#xea;t&#xe9; par la police, clame son innocence, est quelque peu secou&#xe9;, rel&#xe2;ch&#xe9;, est soup&#xe7;onn&#xe9; dans la foul&#xe9;e du meurtre d&apos;un flic qui l&apos;avait tabass&#xe9;, re-clame son innocence, re-secou&#xe9;, soup&#xe7;onn&#xe9; du meurtre de deux autres flics - voiture pi&#xe9;g&#xe9;e &#xe0; la Scorsese qui fait son petit effet -, re-re-clame son innocence, re-re-secou&#xe9; par Sterling qui est vir&#xe9; de la police... Balle au centre. Sterling n&apos;arr&#xea;te pas pour autant la chasse &#xe0; l&apos;homme pendant que l&apos;autre pr&#xe9;f&#xe8;re se mettre au vert, non loin de la fronti&#xe8;re mexicaine, pour &#xe9;chapper &#xe0; ce fou furieux... Qui de l&apos;un ou de l&apos;autre a raison ? Sterling est-il un gros parano qui fait une fixette, Gene un pauvre bouc &#xe9;missaire qui n&apos;aime pas &#xea;tre p&#xe9;tri ? C&apos;est parti pour une ambiance nocturne et festive avec comme arbitre centrale la belle Gloria Grahame avec sa voix de croonice (le mot devrait existait) envo&#xfb;tante... Elle est en effet une ancienne amante du Gene mais secourt par hasard le Sterling pour laquelle elle a imm&#xe9;diatement un petit faible. Le combat s&apos;annonce violent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/58/110219/72543077.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/58/110219/72543077_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-05-18h32m57s211&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;326&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La cr&#xe9;dibilit&#xe9; de deux hommes est en jeu avec, en bonus, la conqu&#xea;te d&apos;une Gloria. Le combat s&apos;annonce serr&#xe9; entre le boulanger qui a la t&#xea;te tr&#xe8;s pr&#xe8;s de la toque et un Sterling, po du genre &#xe0; se d&#xe9;monter mais qui pr&#xe9;f&#xe8;re autant d&#xe9;monter toute accus&#xe9; pour le faire avouer (Style Jack Bauer : avoue, m&#xea;me si c&apos;est pas toi, tu dois bien cacher quelque chose)... Cette ville fronti&#xe8;re n&apos;est certes pas aussi bien film&#xe9;e que celle (on the other side) de &lt;em&gt;La Soif du Mal&lt;/em&gt;, mais on sent que le mal rode &#xe0; chaque coin de rue - tiens un coup de couteau dans ton buste, Sterling, &#xe7;a va peut-&#xea;tre te &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/48/110219/72543114.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/48/110219/72543114_p.jpg&quot; alt=&quot;naked alibi&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;234&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;calmer... Le doute plane sur le Gene qui est tout de m&#xea;me d&apos;une mauvaise foi terrible quand un serveur, notamment, a le malheur de se trouver sur son chemin et qui n&apos;est po doux-doux avec les femmes - tiens mange-toi une baffe Gloria pour me r&#xe9;sister et la chtite... de l&apos;embrasser (rah, je comprendrais jamais ce truc... Barry et Hopper perdent mille points d&apos;un coup). Une fois le pitch bien pos&#xe9;e, il faut tout de m&#xea;me reconna&#xee;tre que le rythme faiblit et on attend avec impatience la rencontre entre les deux hommes ; elle arrive enfin avec un Sterling qui kidnappe le roi de la boulange et doit se d&#xe9;faire, en route, des flics suspicieux &#xe0; son encontre... On sommeille un peu en attendant une p&#xe9;tarade de coups de feu qui scellera le sort de ce trio (La Gloria s&apos;accroche aux deux hommes) en cavale. Si Hopper n&apos;est un manchot pour jouer sur les ombres, au moins dans la premi&#xe8;re partie (lequel de ses deux personnages principaux est le plus obscur... ?), son sc&#xe9;nar, lui, se d&#xe9;lite un peu en cours et peine &#xe0; vraiment nous accrocher jusqu&apos;au bout. C&apos;est dommage, il y avait mati&#xe8;re, entre ces deux esprits born&#xe9;s, se battant pour la gloire et pour l&apos;amour, &#xe0; faire quelque chose de plus explosif ... Jerry Hopper n&apos;est pas... Nan.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/75/110219/72543140.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/75/110219/72543140_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-02-05-18h34m17s226&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;326&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 05 Feb 2012 10:51:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
