<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Shangols</title><link>http://shangols.canalblog.com/</link><description>site sino-fran&#xe7;ais de cin&#xe9;ma pointu et n&#xe9;cessaire</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 21:49:23 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Welcome de Philippe Lioret - 2009</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/13342089.html</link><category>LIORET Philippe</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/13342089.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13342089/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/13342089.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/92/110219/38119531.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;19032644_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/92/110219/38119531_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Lioret avait beau &#xea;tre &#xe0; l&apos;origine d&apos;un de mes grands fou-rires de l&apos;an pass&#xe9; (Kad Mehrad et son mythique &amp;quot;L&apos;escalade&amp;quot; dans &lt;em&gt;Je fais bien, ne t&apos;en va pas&lt;/em&gt;), j&apos;avoue &#xea;tre entr&#xe9; dans la salle &#xe0; reculons : il a fallu la force de persuasion de ma maman et l&apos;occasion d&apos;une s&#xe9;ance &amp;quot;pour la bonne cause&amp;quot; pour que je me d&#xe9;cide. Mais cessons de nous justifier et affrontons la chose.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Welcome&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;est pas nul. C&apos;est d&#xe9;j&#xe0; &#xe7;a de pris. Tout en bonne conscience de gauche et en noblesse d&apos;opinions, Lioret peste contre les lois anti-solidarit&#xe9; de Sarko, il est pour la fraternit&#xe9; et contre les migrants qui meurent de froid, et il a bien raison. Il invente donc une historiette emplie de sentiments humains : l&apos;histoire d&apos;un ma&#xee;tre-nageur confront&#xe9; &#xe0; la volont&#xe9; d&apos;un sans-papier irakien de traverser la Manche &#xe0; la nage pour gagner l&apos;Angleterre. Dans le r&#xf4;le du ma&#xee;tre-nageur, Lindon, dont on conna&#xee;t l&apos;oeil mouillant d&#xe8;s qu&apos;il s&apos;agit de jouer les bougons au grand coeur ; dans celui du migrant, un jeune gars convaincant. On &#xe9;prouve bien entendu toute la sympathie possible pour ce combat, &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/20/110219/38119559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;19036310_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/20/110219/38119559_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;d&apos;autant que les m&#xe9;chants sont m&#xe9;chants : des flics obnubil&#xe9;s par les quotas, des voisins malveillants, la mer d&#xe9;mont&#xe9;e et des partisans du mariage forc&#xe9;, quelle mis&#xe8;re. Au bout du compte, on se dit : ouais, merde, il faut aider les sans-papiers. Comme avant d&apos;avoir vu le film, me direz-vous, et je vous trouve un peu chafouins. L&#xe0; o&#xf9; vous avez raison, c&apos;est que le film ne sert &#xe0; rien, enfon&#xe7;ant les portes ouvertes de la bonne conscience citoyenne sans l&apos;&#xe9;gratigner, des fois que &#xe7;a fasse perdre des entr&#xe9;es. Ceci dit, il a le m&#xe9;rite d&apos;&#xea;tre parfois bien r&#xe9;alis&#xe9;, et surtout mont&#xe9; plut&#xf4;t intelligemment : le rythme est bon, on ne s&apos;ennuie que tous les quarts-d&apos;heure environ, surtout parce qu&apos;on sait exactement tout ce qui va suivre, et que &#xe7;a arrive effectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, et c&apos;est bien le probl&#xe8;me dans tous ces films un peu cr&#xe9;tins mais sinc&#xe8;res qui veulent faire de la politique, le fond du probl&#xe8;me est &#xe0; peine esquiss&#xe9;. On ne verra pas dans &lt;em&gt;Welcome&lt;/em&gt; la mis&#xe8;re politique, on ne nous montrera pas la crasse, on mettra des fronti&#xe8;res &#xe0; chaque fois que le spectateur pourrait r&#xe9;fl&#xe9;chir. &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/87/110219/38119563.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;19036308_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/87/110219/38119563_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme un discours centriste, le film explique que la solidarit&#xe9; pour les sans-papiers se justifie par le fait que ceux-ci sont souvent brillants et formidables. Le jeune homme est un amoureux transi qui veut entrer en Angleterre pour rejoindre sa copine ; il est par ailleurs promis &#xe0; un brillant avenir sportif (on le voit jongler avec un ballon de foot, ou nager comme un dieu); il est beau, intelligent, sympathique et glamour : le discours du film devient du coup assez flou. Non, la solidarit&#xe9; ne se justifie pas parce que les migrants sont sympathiques, tout comme l&apos;abolition de la peine de mort ne se justifie pas par le fait qu&apos;on tue des innocents (cf. &lt;em&gt;True Crime&lt;/em&gt; d&apos;Eastwood, rat&#xe9; pour les m&#xea;mes raisons). Lioret aurait &#xe9;t&#xe9; bien plus courageux en faisant de son personnage un vieux cracra et analphab&#xe8;te, et son discours aurait &#xe9;t&#xe9; tout autant valable. Manque de courage certain que de faire de son exil&#xe9; un cas particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lindon aussi, dans un p&#xe9;nible exercice de gabinisation (renforc&#xe9; par la pr&#xe9;sence de Mich&#xe8;le Morgan en guest-star t&#xe9;l&#xe9;vis&#xe9;e), est trop &amp;quot;star&amp;quot;, trop touchant, trop trop. Lui aussi est un cas particulier, qui d&#xe9;cide d&apos;aider le jeune gars par recherche de tendresse (il est en plein divorce) ou pour impressionner son ex-&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/03/110219/38119572.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;19032643_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/03/110219/38119572_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;femme. L&#xe0; aussi, on aurait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; que sa solidarit&#xe9; soit plus gratuite, moins int&#xe9;ress&#xe9;e. Mais il aurait fallu pour &#xe7;a une autre finesse d&apos;&#xe9;criture, il aurait fallu se frotter r&#xe9;ellement &#xe0; la crasse et au doute, il aurait fallu mettre en danger les opinions de son public. Lioret ne mange pas de ce pain-l&#xe0;, et r&#xe9;serve toute la place &#xe0; sa star plut&#xf4;t qu&apos;&#xe0; son sujet. Fort heureusement, il r&#xe9;ussit encore une fois une sc&#xe8;ne hilarante, une s&#xe9;quence de sexe toute en grognements d&apos;ours et en mains qui se serrent, &#xe0; se taper sur les cuisses de ridicule. On dira que c&apos;est plus r&#xe9;ussi que le pr&#xe9;c&#xe9;dent Lioret, et si vous consid&#xe9;rez que c&apos;est suffisant pour aller voir &lt;em&gt;Welcome&lt;/em&gt;, allez-y.&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Gols 11/04/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n&apos;est pas avec de bons sentiments qu&apos;on fait... C&apos;est &#xe7;a. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Welcome&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, comme son titre l&apos;indique, reste au niveau du paillasson, et avec toute la meilleure volont&#xe9; du monde, on se dit que le cin&#xe9;ma fran&#xe7;ais &amp;quot;social&amp;quot; est quand m&#xea;me rudement path&#xe9;tique. Lindon, qui endosse pour la &#xe9;ni&#xe8;me sa panoplie d&apos;&#xe9;pagneul breton atteint de cataracte, est plus triste qu&apos;un flic de gauche, et Lioret, comme pour essayer de nous faire comprendre que son film est profond&#xe9;ment triste, se sent forc&#xe9; de nous balancer &lt;em&gt;constamment&lt;/em&gt; un petite musique au piano impitoyablement larmoyante (il doit y avoir une pause de deux minutes, uniquement quand les flics apparaissent). Le sc&#xe9;nario est, comme le soulignait mon comparse, tellement t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe9; qu&apos;on le croirait &#xe9;crit par une &#xe9;quipe de France Telecom au bord du suicide - &#xe7;a doit se trouver facilement, remarquez. On a beau tenter de chercher (voil&#xe0; cinq minutes que je dors sur mon clavier), on ne voit gu&#xe8;re quelle id&#xe9;e int&#xe9;ressante on pourrait garder... Tout est mi&#xe8;vre et plus d&#xe9;primant qu&apos;une soupe froide : le coup de la m&#xe9;daille d&apos;or vol&#xe9;e et rendue (ouah!), de la bague retrouv&#xe9;e, donn&#xe9;e et rendue (et une fois, et deux fois, et trois fois...), le coup du voisin F.N. anti-homo (quel personnage fouill&#xe9;!), le coup de ce con d&apos;Irakien qui n&apos;arrive pas &#xe0; plier le canap&#xe9;-lit (... Ouais, en Irak, tu vois, on est toujours au Moyen-Age), le franglais de Lindon (&amp;quot;Why do you wante to leurne haow to swwwwimmmm, hein ?&amp;quot; - &amp;quot;You can take the ring, allez prends-la bordel !&amp;quot; - croustillant), les trois-cent-quarante-trois regards en coin entre Lindon et son ex dans le genre &amp;quot;ouais mais c&apos;est comme &#xe7;a mais c&apos;&#xe9;tait plus possible tu vois m&#xea;me si bon tu sais&amp;quot;, le mariage forc&#xe9; de l&apos;Irakienne (la goutte d&apos;eau qui fait d&#xe9;border le tchannel)... Ah ben non, j&apos;ai beau chercher, je ne trouve que des id&#xe9;es &#xe0; deux boules (je viens de le voir pourtant, et on dirait que mon cerveau fait d&#xe9;j&#xe0; tout pour le mettre dans la corbeille, diable). M&#xea;me si les &amp;quot;Dossiers de l&apos;Ecran&amp;quot; existaient encore, je me demande finalement s&apos;il ne vaudrait pas mieux programmer ce film pour un sp&#xe9;cial &amp;quot;La natation, un sport utile&amp;quot; que pour &#xe9;voquer &amp;quot;le probl&#xe8;me dramatique des sans-papiers avec ces flics tellement m&#xe9;chants et ces bonnes gens tellement gentilles dans le Nord mais po toutes&amp;quot;. On attend avec impatience le prochain film de Lioret sur &amp;quot;L&apos;Identit&#xe9; nationale, un Probl&#xe8;me complexe&amp;quot; - nan je d&#xe9;conne. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Welcome&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un film vraiment courageux qui fera plier la droite - de rire. &amp;quot;Sur la plage abandonn&#xe9;e, coquillages...&amp;quot; &lt;em&gt;(Shang 09/11/09)&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/46/110219/46157752.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;221&quot; alt=&quot;welcome_haut&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/46/110219/46157752_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 12:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>La L&#xe9;gende de Zatoichi (vol. 16): Le Justicier (Zat&#xf4;ichi r&#xf4;yaburi) (1967) de Satsuo Yamamoto</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732233.html</link><category>YAMAMOTO Satsuo</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732233.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15732233/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732233.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/89/110219/46146595.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;128&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;29626_6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/89/110219/46146595_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Difficile de ne pas r&#xe9;pondre &#xe0; l&apos;appel du pied de mon camarade et de le contredire en disant que la s&#xe9;rie &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zatoichi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (oui, je sais dans quoi je m&apos;embarque... la centaine d&apos;&#xe9;pisodes t&#xe9;l&#xe9;, nan, peut-&#xea;tre moins...) m&#xe9;rite encore et toujours le d&#xe9;tour malgr&#xe9; le mignon condens&#xe9; de Kitano. Cet &#xe9;pisode est relativement sauvage et sanglant, et nous montre un Zatoichi non seulement fid&#xe8;le &#xe0; ses valeurs de justice et de loyaut&#xe9; (et gare &#xe0; ceux qui ne le seront point) mais qui, lorsqu&apos;il explose apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre aveugl&#xe9; dans ses choix, fait couler des rivi&#xe8;res de sang - parfait au petit d&#xe8;j. Rien que la s&#xe9;quence d&apos;ouverture est tordante, notre masseur aveugle d&#xe9;cidant d&apos;atteindre une micro cible, &#xe0; l&apos;arc, en visant... avec son oreille, forc&#xe9;ment. J&apos;en ris encore. Ensuite, il faut reconna&#xee;tre que notre h&#xe9;ros solitaire va aller de d&#xe9;ception en d&#xe9;ception : il parvient dans un village o&#xf9; les paysans, totalement exploit&#xe9;s par le &amp;quot;parrain&amp;quot; des lieux et ses sbires (leur production est maigre et leur peu de g(r)ains, ils le d&#xe9;pensent dans des tripots o&#xf9; ils se font arnaquer), re&#xe7;oivent malgr&#xe9; tout le soutien de deux figures locales : un ancien samoura&#xef; zen (il se bat sans sabre) et communiste (notre gars encourage la cr&#xe9;ation d&apos;une coop&#xe9;rative agricole, cool) qui vient leur pr&#xea;ter main forte ainsi qu&apos;un yakusa, chef de clan, Asagoro, qui n&apos;h&#xe9;site point &#xe0; rembourser les dettes des paysans. Zatoichi tombe sous le charme de ce dernier et d&#xe9;cide de trucider le parrain pour lui laisser le contr&#xf4;le des lieux... Erreur fatale car lorsqu&apos;il repasse dans le village un an apr&#xe8;s, ce dernier, au service du gouvernement, exploite comme un chien les paysans... Zatoichi est super v&#xe9;n&#xe8;re, d&apos;autant que le samoura&#xef; communiste a &#xe9;t&#xe9; arr&#xea;t&#xe9;... Ca va saigner.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/75/64/110219/46146603.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;202&quot; width=&quot;351&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;zato16e&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/64/110219/46146603_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette trahison ignoble n&apos;est pas la seule d&#xe9;convenue de Zatoichi. On le verra aussi se faire rosser par ses propres coll&#xe8;gues aveugles - petite jalousie dans l&apos;air au sein de la profession... - et tout tristoune devant le sort d&apos;une donzelle dont il a tu&#xe9; le fr&#xe8;re et qu&apos;il retrouve dans un bordel (toute poudr&#xe9;e de riz comme un fant&#xf4;me qui hante sa conscience - le suicide de cette derni&#xe8;re est &#xe9;galement une image tr&#xe8;s forte, une sorte de d&#xe9;sespoir nimb&#xe9; de bleu/blues). Bref, quand il s&apos;agira de remettre les pendules &#xe0; l&apos;heure, Zatoichi qui a auparavant montr&#xe9; son art de la pr&#xe9;cision (couper un d&#xe9; avec un sabre, trucider un papillon de nuit en pleine course avec une &#xe9;charde... aveugle mais bougrement habile) va plut&#xf4;t faire dans la boucherie, tron&#xe7;onnant l&#xe0; un bras, ici une t&#xea;te. Une s&#xe9;quence qui charcle sous des seaux de pluie pour d&#xe9;couper le tra&#xee;tre, puis une sc&#xe8;ne finale pour lib&#xe9;rer le communiste avec un ersatz de &lt;em&gt;Carmina Burana&lt;/em&gt; en fond sonore qui fait son petit effet - po moins de trente soldats seront sabr&#xe9;s... Zatoichi reprend la route tel un Chaplin nippon boiteux, retrouvant les routes de campagne qu&apos;il affectionne (superbe photo soit dit en passant tout le long du film, d&apos;un Zatoichi traversant un champ de bl&#xe9; ou errant lors d&apos;une nuit clairdelun&#xe9;e) apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre confront&#xe9; &#xe0; la mis&#xe8;re paysanne. &amp;quot;I&apos;m a poor lonesome swordboy...&amp;quot;. Un &#xe9;pisode assez noir et tranchant.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/55/110219/46146608.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; width=&quot;393&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;zato16f&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/55/110219/46146608_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 06:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>El&#xe8;ve libre (2008) de Joachim Lafosse</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732061.html</link><category>LAFOSSE Joachim</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732061.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15732061/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/09/15732061.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/33/110219/46145979.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;130898_7_eleve_libre&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/33/110219/46145979_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lafosse marche sur la corde raide avec un sujet d&#xe9;licat qu&apos;il sait traiter avec un certain tact; il s&apos;agit ni plus ni moins de jeunes adultes qui d&#xe9;cident de &amp;quot;prendre en main&amp;quot; l&apos;&#xe9;ducation d&apos;un adolescent d&#xe9;laiss&#xe9; par ses parents. Jusque-l&#xe0; rien de choquant, si ce n&apos;est que cette &#xe9;ducation intellectuelle et sentimentale deviendra &#xe9;galement dangereusement sexuelle... Et notre ado de se sentir forc&#xe9;ment terriblement perdu entre ces mains manipulatrices. Lafosse entame son film en nous montrant notre pauvre ado, Jonas, qui touche peu &#xe0; peu le fond dans tous les domaines : &#xe0; l&apos;&#xe9;cole, on refuse son troisi&#xe8;me ou quatri&#xe8;me redoublement, au tennis, son sport de pr&#xe9;dilection, il peine &#xe0; percer et, au lit, ben sa premi&#xe8;re exp&#xe9;rience se conclut en 48 secondes 6 dixi&#xe8;mes - on a vu pire. Le probl&#xe8;me c&apos;est que notre Jonas se morfond grave et n&apos;a, comme unique porte de sortie et comme seul soutien, que trois des amis de sa m&#xe8;re, un couple et un homme c&#xe9;libataire, Pierre:&amp;nbsp; ceux-ci entreprennent d&apos;aider notre ptit p&#xe9;p&#xe8;re qui ne voit rien venir.&amp;nbsp; Pierre, en effet, d&#xe9;cide de lui donner des cours priv&#xe9;s - en maths, en philo... - pour que Jonas puisse passer, en &#xe9;l&#xe8;ve libre, le &amp;quot;Jury&amp;quot; - un dipl&#xf4;me belge, je connais po les &#xe9;quivalences. Au d&#xe9;but tout va bien, on parle de A+B, on d&#xe9;bat de libert&#xe9;, d&apos;hommes r&#xe9;volt&#xe9;s... mais on sent bien que ces adultes s&apos;immiscent peu &#xe0; peu dangereusement dans l&apos;intimit&#xe9; du Jonas - &#xe7;a commence avec des conseils th&#xe9;oriques sur ses &#xe9;bats avec sa copine avant de d&#xe9;raper dans les travaux pratiques... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/25/110219/46145982.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;eleve&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/25/110219/46145982_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lafosse nous montre en images, comme il le r&#xe9;p&#xe8;te ici ou l&#xe0;, la diff&#xe9;rence entre &amp;quot;transmission et transgression&amp;quot; : on sent que le chtit Jonas se fait de plus en plus phagocyter par&amp;nbsp; ces adultes, donneurs de le&#xe7;ons libertaires en mati&#xe8;re d&apos;amour; ces derniers se r&#xe9;galent, Jonas perd pied et ceux-ci prennent leur pied &#xe0; son corps d&#xe9;fendant : c&apos;est mal. Aveugl&#xe9; au d&#xe9;part par son d&#xe9;sir absolu de r&#xe9;ussite, Jonas - compl&#xe8;tement &amp;quot;mall&#xe9;able&amp;quot;, qui plus est - mettra du temps &#xe0; voir clair dans le petit jeu de ces adultes sans scrupules - les notions de &amp;quot;libert&#xe9;&amp;quot; et de &amp;quot;r&#xe9;volte&amp;quot; prenant du temps pour faire leur petit chemin en lui. Lafosse, qui joue avec le feu (un ado qui se fait sodomiser par un adulte, oups - mais reste, au niveau des images, heureusement purement &amp;quot;suggestif&amp;quot;, ouf), d&#xe9;samorce tout de m&#xea;me rapidement toute ambigu&#xef;t&#xe9; en nous montrant clairement ces adultes, apr&#xe8;s leurs grands discours sur l&apos;amour et le d&#xe9;sir qui respirent la science infuse, eux-m&#xea;mes tr&#xe8;s mal dans leur peau (Pierre en &#xe9;jaculateur pr&#xe9;coce honteux, le couple qui se s&#xe9;pare...). C&apos;est un peu facile, on comprend bien le message - mauvaises gens, va - et notre pauvre Jonas, &amp;quot;victime&amp;quot; de sa propre ambition, de faire la douloureuse exp&#xe9;rience d&apos;&#xea;tre livr&#xe9;, trop t&#xf4;t (ouais, les parents sont totalement absents) &#xe0; lui-m&#xea;me. Lafosse a au moins le courage de s&apos;attaquer &#xe0; un sujet gu&#xe8;re en odeur de saintet&#xe9; au cin&#xe9;ma - la p&#xe9;dophilie -, en montrant comment certains adultes profitent d&apos;une situation (notre belle &#xe9;poque moderne et le besoin de r&#xe9;ussir &#xe0; tout prix) pour arriver &#xe0; leur fin (les paroles au d&#xe9;part r&#xe9;confortantes et les &#xe9;clats de rires, puis les premi&#xe8;res caresses et les rires jaunes, qui progressent, insidieusement...). Un peu trop d&#xe9;monstratif, peut-&#xea;tre, mais tout de m&#xea;me os&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 05:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Zatoichi de Takeshi Kitano - 2003</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15727744.html</link><category>KITANO Takeshi</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15727744.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15727744/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15727744.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/30/110219/46128932.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;164&quot; alt=&quot;large_20zatoichi_20blu_ray6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/30/110219/46128932_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Toujours un grand moment de revoir ce divertissement grande classe de Takeshi-san : &#xe7;a &#xe9;vite de se retaper toute la s&#xe9;rie des &lt;em&gt;Baby Cart&lt;/em&gt; et des &lt;em&gt;Zatoichi&lt;/em&gt; d&apos;origine, puisque celui-ci condense en deux heures tous les motifs du grand cinoche de kung-fu &#xe0; la con, et c&apos;est le m&#xea;me plaisir, avec en plus un ton l&#xe9;g&#xe8;rement moqueur visant ces productions pass&#xe9;es. Kitano se l&#xe2;che clairement dans le graphisme et l&apos;humour, et si on connaissait d&#xe9;j&#xe0; l&apos;exigence du ma&#xee;tre &#xe0; ces postes-l&#xe0;, on appr&#xe9;cie aussi que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zatoichi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne soit qu&apos;un spectacle sans autres ambitions que de nous en foutre plein les mirettes. On a donc droit &#xe0; tout le lot habituel du genre : geishas meurtri&#xe8;res, guerre des gangs, samoura&#xef;s solitaires, boss odieux, d&#xe9;fense de la veuve et de l&apos;orphelin, et surtout combats hyper-stylis&#xe9;es dans toutes les conditions climatiques imaginables. Quand il s&apos;agit d&apos;envoyer du steak, Kitano est l&#xe0;, et ses sc&#xe8;nes de combat sont impeccables. Ador&#xe9; pour ma part les j&#xe9;roboams de sang qui giclent dans tous les sens, ainsi que les bruitages idoines parfaitement immondes. Kitano joue sur l&apos;immobilit&#xe9;, qui &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/88/30/110219/46128977.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;164&quot; alt=&quot;960_zatoichi_blu_ray_2&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/88/30/110219/46128977_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;met en valeur la concentration des combattants en m&#xea;me temps qu&apos;elle exacerbe l&apos;attente joviale du spectateur, immobilit&#xe9; rompue par quelques gestes secs et toujours splendidement mont&#xe9;s. C&apos;est la grande &#xe9;cole du film de sabre, qui en respecte toutes les traditions, mais sait aussi la pervertir par une technique presque 3D tr&#xe8;s efficace : on sent que la technique a &#xe9;volu&#xe9;, et Kitano ne se prive pas de l&apos;utiliser, tout en conservant &#xe0; son film une patine vintage d&#xe9;licieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chacune de ces sc&#xe8;nes est contrebalanc&#xe9;e par un humour souvent au ras du tatami parfaitement hilarant : c&apos;est surtout des personnages qui se gauffrent la t&#xea;te par terre (ma pr&#xe9;f&#xe9;rence au petit gros qui se ramasse une b&#xfb;che dans la face), mais &#xe7;a suffit pour qu&apos;on rigole &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/25/110219/46129005.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;165&quot; alt=&quot;960_20_20zatoichi_20blu_ray1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/25/110219/46129005_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;sans complexe. Et puis Kitano sait aussi jouer d&apos;une dr&#xf4;lerie plus subtile, qui ne tient &#xe0; rien d&apos;autre qu&apos;&#xe0; un jeu d&apos;acteurs taquin (ses sc&#xe8;nes au cabaret pendant les parties de d&#xe9;s) ou &#xe0; un go&#xfb;t pour l&apos;exc&#xe8;s toujours r&#xe9;jouissant. Enfin, et &#xe7;a suffit pour convaincre de la beaut&#xe9; du film, il sait aussi faire preuve d&apos;une belle po&#xe9;sie, notamment dans ce moment suspendu o&#xf9; on regarde simplement un homme danser, avec des allers-retours rythm&#xe9;s entre son enfance et son &#xe2;ge actuel : une r&#xea;verie douce et esth&#xe9;tiquement magnifique, &#xe7;a ne fait pas de mal.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film est relativement classique, mais en m&#xea;me temps assez sophistiqu&#xe9;, par l&apos;utilisation notamment de &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/31/78/110219/46129041.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;165&quot; alt=&quot;960_zatoichi_blu_ray_6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/31/78/110219/46129041_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;flashs-back complexes ins&#xe9;r&#xe9;s sans pr&#xe9;venir dans la trame, parfois juste quelques secondes qui resituent le personnage. Et puis il y a ce final qu&apos;on est bien oblig&#xe9; de qualifier d&apos;hyper-contemporain : une sc&#xe8;ne de com&#xe9;die musicale hollywoodienne &#xe0; base de claquettes qui forme un anachronisme &#xe9;norme dans la chose, tr&#xe8;s audacieuse. D&apos;une belle &#xe9;l&#xe9;gance, &lt;em&gt;Zatoichi&lt;/em&gt; est un hommage attachant &#xe0; tout un pan de l&apos;histoire du cin&#xe9; japonais, qui n&apos;oublie pas en plus d&apos;&#xea;tre un film d&apos;aujourd&apos;hui. Le dernier grand Kitano, en tout cas. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 18:23:56 GMT</pubDate></item><item><title>Sin Nombre (2009) de Cary Fukunaga</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15552435.html</link><category>FUKUNAGA Cary</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15552435.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15552435/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15552435.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/42/110219/45516360.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19169052&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/42/110219/45516360_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours dit que &amp;quot;faire partie d&apos;un gang&amp;quot;, c&apos;est bien quand il y a de la baston, mais terriblement dangereux quand on trahit les siens. D&apos;autant qu&apos;un membre de gang, s&apos;il sait faire preuve de beaucoup d&apos;imagination pour se faire remarquer (des tatouages grotesques sur le visage, des fa&#xe7;ons de se saluer qui ridiculiseraient un franc-ma&#xe7;on, des c&#xe9;r&#xe9;monies dont seuls les initi&#xe9;s peuvent capter la finesse (pour rentrer dans le clan, tu dois te faire tabasser comme un &#xe2;ne pendant que le chef compte jusqu&apos;&#xe0; treize (pas douze, ni quatorze, treize - tu peux dire par exemple 3 fois &amp;quot;douze&amp;quot;, si tu veux que cela dure plus longtemps, mais au final, &#xe0; 13, tout le monde s&apos;arr&#xea;te, voil&#xe0;) ou encore des armes qui font froid dans le dos (tu assembles deux tuyaux, tu fous un noyau de p&#xea;che dedans et tu obtiens un 357 Magnum...); ou encore, les membres de ce gang dit de la &amp;quot;Mara Salvatrucha&amp;quot; semblent faire la parodie d&apos;une chanson de Michel Fugain quand l&apos;un des leurs est mort - bizarre tout de m&#xea;me - photo ci-dessous), oui, donc, s&apos;il peut &#xea;tre terriblement cr&#xe9;atif d&apos;un c&#xf4;t&#xe9;, le membre d&apos;un gang demeure un type totalement d&#xe9;nu&#xe9; d&apos;humour de l&apos;autre. L&apos;homme de gang n&apos;est pas un homme &#xe0; gag, exactement. Tu en feras &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/77/97/110219/45516505.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;257&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;sin_nombre_300x350&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/77/97/110219/45516505_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;les frais pas seulement si tu appartiens au clan adverse - tu pourras prier la Sainte Vierge, te rouler par terre pour implorer le pardon, tu ne feras pas varier d&apos;un micron le type qui t&apos;a attrap&#xe9; pour te d&#xe9;truire - mais &#xe9;galement si tu d&#xe9;connes avec les tiens. C&apos;est ce qui va arriver de terrible &#xe0; notre h&#xe9;ros, El Casper (aucun lien de parent&#xe9; avec... non aucun). Faut dire, qu&apos;&#xe0; sa place, avant de commettre l&apos;irr&#xe9;parable, il y avait de quoi &#xea;tre &#xe9;nerv&#xe9; : primo, pour un petit mensonge (il a d&#xe9;sert&#xe9; sa position pour aller faire crac crac avec sa douce, une fille en dehors du gang), il s&apos;est fait tabasser sa m&#xe8;re; secondo, quand sa petite amie vient le saluer &#xe0; la fin d&apos;une r&#xe9;union de gang (qui a lieu dans un cimeti&#xe8;re, le seul point commun avec le parti socialiste), le chef la prend &#xe0; part, bon, s&apos;appr&#xea;te &#xe0; la violer, c&apos;est mal, et lui fracasse malencontreusement le cr&#xe2;ne quand elle tente de s&apos;&#xe9;chapper : pure maladresse, certes, mais moins de circonstances att&#xe9;nuantes que de Villepin. Tertio, le chef, sous les yeux d&apos;un El Casper exc&#xe9;d&#xe9;, s&apos;appr&#xea;te &#xe0; violer (c&apos;est un malade, ce type, la castration chimique lui ferait que dalle) une gentille jeune fille qui n&apos;avait vraiment rien demand&#xe9; - ils sont alors sur un train dont le toit est bond&#xe9; d&apos;immigr&#xe9;s clandestins qui traversent le Mexique pour se rendre jusqu&apos;aux States. El Casper craque et lui met un coup de coutelas dont m&#xea;me Chabal ne se remettrait pas. Sur le coup, &#xe7;a d&#xe9;foule, sans aucun doute, mais une fois que tu as les 345768 membres du gang &#xe0; tes trousses, tu te rends compte que tu aurais peut-&#xea;tre d&#xfb; tourner deux fois le coutelas dans ta poche avant d&apos;en faire usage. Certes, il a gagn&#xe9; la confiance de la jeune fille, qui coup de bol, tente aussi d&apos;&#xe9;chapper &#xe0; son destin; mais si la ligne d&apos;horizon est sombre - comment parvenir aux USA -, derri&#xe8;re toi c&apos;est un enfer peupl&#xe9; par tous les non dipl&#xf4;m&#xe9;s de la famille Sarkozy - des individus ultra revanchards. Le thriller est lanc&#xe9;, on comprend rapidement la r&#xe8;gle du jeu : El Casper a le monde contre lui, il doit fuir ou mourir - ou mourir (ouais, j&apos;insiste). &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/37/110219/45516368.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19169053&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/37/110219/45516368_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fukunaga parvient avec une belle finesse &#xe0; nous montrer les liens qui se tissent entre ces deux individus d&#xe9;sormais pareillement d&#xe9;racin&#xe9;s (El Casper et la jeune fille non viol&#xe9;e)&amp;nbsp; sans jamais tomber dans le clich&#xe9; de l&apos;histoire d&apos;amour &#xe0; l&apos;eau de rose : malgr&#xe9; les diff&#xe9;rences, en apparence, (lui, le tueur, elle la fille vierge en &#xe9;motion qui vient tout juste de quitter son Honduras natal), les deux savent faire preuve d&apos;une &#xe9;mouvante empathie pour comprendre toute la d&#xe9;tresse ou la part d&apos;humanit&#xe9; qui r&#xe9;sident en l&apos;autre. Pas de pathos, ni de baisers fougueux pour pimenter le r&#xe9;cit, juste le r&#xe9;cit d&apos;une histoire faite de confiance : une &amp;quot;alliance&amp;quot; de hasard, en quelque sorte, pour tenter, ensemble, d&apos;aller de &amp;quot;l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9;&amp;quot; (les deux y parviendront d&apos;une certaine fa&#xe7;on si on veut jouer sur les mots). Le c&#xf4;t&#xe9; &amp;quot;cercle vicieux&amp;quot; du gang - le gamin &amp;quot;innocent&amp;quot;, qu&apos;El Casper prend sous son aile, devient son pire ennemi - est peut-&#xea;tre un peu trop appuy&#xe9;, mais ce film, sans &#xea;tre non plus d&apos;une originalit&#xe9; &#xe9;bouriffante, demeure relativement efficace de bout en bout; il nous fait, qui plus est, p&#xe9;n&#xe9;trer de mani&#xe8;re saisissante &#xe0; la fois dans le monde glauque des gangs mais aussi dans celui tout aussi dangereux et d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9; des clandestins. De l&#xe0; &#xe0; se faire tatouer sous l&apos;&#xe9;motion - disons, par exemple, son propre num&#xe9;ro de t&#xe9;l&#xe9;phone, pour &#xea;tre pratique - non.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;(Shang - 24/10/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/34/79/110219/45516490.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;302&quot; alt=&quot;sin_nombre_movie_image_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/34/79/110219/45516490_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rien &#xe0; dire sur le r&#xe9;sum&#xe9; poilant de mon copain Shang, et rien &#xe0; dire non plus sur la relative sobri&#xe9;t&#xe9; de la narration : c&apos;est vrai que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sin Nombre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &#xe9;vite pas mal d&apos;&#xe9;cueils, et pr&#xe9;f&#xe8;re se concentrer sur son aspect quasi-documentaire que sur son sc&#xe9;nario. Du coup, on suit avec pas mal d&apos;int&#xe9;r&#xea;t les aventures de ce petit couple croquignolet, en sachant gr&#xe9; &#xe0; Fukunaga de ne pas charger la mule au niveau grands sentiments. La relation entre les deux, perdue d&apos;avance, n&apos;est pas trait&#xe9;e en m&#xe9;lodrame, mais abord&#xe9;e simplement et s&#xe8;chement pa le sc&#xe9;nario : on n&apos;est pas dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/02/16/12571426.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Slumdog Millionaire&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, et le film sait vraiment rendre compte de la brutalit&#xe9; un peu ridicule de ces guerres de gangs pleines de codes &#xe0; la con et de d&#xe9;guisements obscurs. Tr&#xe8;s document&#xe9; visiblement, la chose force le respect par son absence de glamour du point de vue de l&apos;&#xe9;criture. Pas d&apos;&#xe9;chappatoire possible : le clandestin mexicain a une esp&#xe9;rance de vie limit&#xe9;e, et Fukunaga ne cherche pas &#xe0; faire de ses personnages autre chose que ce qu&apos;ils sont : de la chair &#xe0; canon condamn&#xe9;e d&apos;avance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/19/40/110219/46126584.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;400&quot; height=&quot;268&quot; alt=&quot;200901_sinnombre&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/19/40/110219/46126584_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourquoi donc, alors qu&apos;il trouve une certaine sobri&#xe9;t&#xe9; dans son sc&#xe9;nario, Fukunaga met-il son point d&apos;honneur &#xe0; charger son esth&#xe9;tique jusqu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;coeurement ? Des images sur-color&#xe9;es &#xe0; base de filtres p&#xe9;tards (&#xe0; ce point-l&#xe0;, on peut m&#xea;me parler d&apos;intercalaires), une imagerie pompi&#xe8;re qui tend &#xe0; rendre beaux m&#xea;me les paysages les plus crades, quelques plans &amp;quot;Connaissance du Monde&amp;quot; compl&#xe8;tement inutiles : on est dans une esth&#xe9;tique &#xe0; la Walter Salles, qui ne sait jamais regarder le monde tel qu&apos;il est, mais se croit oblig&#xe9; de le rendre glamour. La photo de &lt;em&gt;Sin Nombre&lt;/em&gt; d&#xe9;ment son sujet, et du coup les efforts de r&#xe9;alisme sont an&#xe9;antis par ces b&#xf4;&#xf4;&#xf4;&#xf4; plans trop l&#xe9;ch&#xe9;s. C&apos;est bien dommage, puisque &#xe7;a plonge le film dans le lot des 14522 oeuvres frileuses qui n&apos;osent pas aller jusqu&apos;au bout de leur projet, et qui croient que faire du cin&#xe9;ma c&apos;est faire des jolies images. En restant au ras de ses quartiers mis&#xe9;reux, en filmant la violence comme elle est (c&apos;est-&#xe0;-dire laide), en ne cachant pas l&apos;indigence de ses paysages sous des tonnes de maquillage, Fukunaga aurait bien mieux atteint son but qu&apos;en s&apos;arr&#xea;tant ainsi &#xe0; mi-chemin de ses ambitions. D&#xe9;cent, int&#xe9;ressant, mais menteur&lt;em&gt;.&amp;nbsp; &amp;nbsp;(Gols - 08/11/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/57/110219/46126635.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;302&quot; alt=&quot;sin_nombre_movie_image__1_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/57/110219/46126635_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 17:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>Straight Shooting de John Ford - 1917</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723321.html</link><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723321.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15723321/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723321.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/51/110219/46111774.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_10h52m21s101&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/51/110219/46111774_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/96/110219/46111754.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_11h20m49s30&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/39/96/110219/46111754_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/56/110219/46111727.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_10h59m33s71&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/56/110219/46111727_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Petite d&#xe9;ception par rapport au joli &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705696.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Bucking Broadway&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de la m&#xea;me ann&#xe9;e : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Straight Shooting&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne comporte aucun morceau de bravoure, racontant mollement sa trame hyper-convenue dans une succession de plans la plupart du temps tr&#xe8;s fonctionnels. On peut toujours s&apos;amuser &#xe0; d&#xe9;celer &#xe7;a et l&#xe0; les traces du cin&#xe9;ma futur de Ford (le plan mythique de John Wayne pris dans l&apos;ouverture d&apos;une porte, dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/12/14/3427248.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;The Searchers&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, est ici d&#xe9;clin&#xe9; 40 fois), on peut ironiser sur le jeu poilant de Harry Carrey (quand il r&#xe9;fl&#xe9;chit, le bougre se frotte les l&#xe8;vres avec son pouce, geste que Bogart lui piquera sans vergogne) ou sur ces voyous de cow-boys aussi dangereux que moi. Mais c&apos;est bien pour dire : l&apos;essentiel est assez poussif, jusques et y compris dans la sc&#xe8;ne de fusillade qui se voudrait &#xe9;chevel&#xe9;e et qui n&apos;est qu&apos;une succession de plans frontaux sans imagination. On notera quand m&#xea;me quelques tentatives de d&#xe9;cupler les profondeurs de champs, ou de m&#xe9;nager des nouveaux cadres &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur du cadre (bouquets d&apos;arbres, fen&#xea;tres, voire fermetures &#xe0; l&apos;iris qui transforment lors d&apos;une s&#xe9;quence le film en brouillon de western-spghetti). Ces rares id&#xe9;es sont ma foi fort jolies, et montrent que Ford en a sous le pied ; dommage qu&apos;il ne se laisse pas aller au spectacle, concluant m&#xea;me son film par un happy-end convenu et maladroit. Un petit plaisir de cin&#xe9;phile, celui de se taper une raret&#xe9;, mais une frustration par rapport aux inventions habituelles de Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/12/110219/46111843.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_11h35m48s63&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/12/110219/46111843_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/32/110219/46111808.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_11h14m03s73&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/32/110219/46111808_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/92/110219/46111783.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;110&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_08_10h37m45s47&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/92/110219/46111783_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 12:29:56 GMT</pubDate></item><item><title>Avalanche (Nadare) (1937) de Mikio Naruse</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723238.html</link><category>NARUSE Mikio</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723238.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15723238/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15723238.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une histoire d&apos;amour (rat&#xe9;) triste &#xe0; mourir qui sent la d&#xe9;pression (&#xe0; d&#xe9;faut de v&#xe9;ritable avalanche) au dessus d&apos;un jardin non fleuri. Un trio pourtant terriblement classique : un jeune homme, Goro, issu d&apos;une famille ais&#xe9;e, et deux femmes : l&apos;une, Fukiko, ultra traditionnelle et ob&#xe9;issante - le r&#xea;ve nippon de David Douillet si on fait fi du gras -, l&apos;autre, Yayoi, plus expansive et moderne. Le probl&#xe8;me, c&apos;est que Goro est persuad&#xe9; d&apos;aimer celle-ci alors qu&apos;il s&apos;est mari&#xe9; avec celle-l&#xe0;. Le vrai drame, c&apos;est que Goro se croit fougueux et courageux alors qu&apos;il n&apos;est que l&#xe2;che voire capricieux... Comme le lui l&#xe2;chera son p&#xe8;re : &amp;quot;le malheur de votre g&#xe9;n&#xe9;ration est de savoir des choses sans les comprendre&amp;quot; (un second malheur surviendra dans la foul&#xe9;e, deux ans plus tard, mais ne nous avan&#xe7;ons point...).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/00/71/110219/46111587.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;vlcsnap_434758&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/71/110219/46111587_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Goro a l&apos;air de s&apos;emmerder comme un rat d&apos;&#xe9;gout aupr&#xe8;s de la toute mimi Fukiko. C&apos;est vrai que cette derni&#xe8;re a l&apos;air d&#xe9;finitivement un peu trop servile (comme le dit &#xe0; son propos son beau-p&#xe8;re po m&#xe9;chamment : si on lui demande de s&apos;asseoir elle le fait automatiquement et elle pourrait rester comme cela pour toujours... Rude) mais n&apos;a d&apos;yeux que pour son mari. Goro passe son temps, d&#xe8;s qu&apos;il peut s&apos;&#xe9;chapper, en compagnie de Yayoi. Besoin de poss&#xe9;der celle qu&apos;il n&apos;a pas, simple caprice ou erreur de jeunesse en se mariant tr&#xe8;s jeune sans y penser &#xe0; deux fois ? Il est clair en tout cas que Goro ne cherche plus vraiment &#xe0; r&#xe9;fl&#xe9;chir, persuad&#xe9; lui-m&#xea;me qu&apos;il est dans son bon droit de suivre, dor&#xe9;navant, son instinct... et de quitter Fukiko. Il s&apos;en explique avec son p&#xe8;re mais la discussion tourne vite &#xe0; la confrontation, le pater reprochant au fiston de ne pas avoir deux sous de jugeote : il lui parle de &amp;quot;responsabilit&#xe9;&amp;quot;, de la &amp;quot;soci&#xe9;t&#xe9;&amp;quot;, autant de grands mots qui confortent le fils dans sa voie. Mais Yayoi est d&apos;une part loin d&apos;&#xea;tre une petite opportuniste - elle est pleine de compassion pour Fukiko - et Goro loin d&apos;&#xea;tre capable d&apos;accorder ses pens&#xe9;es grandiloquentes (il se met &#xe0; penser &#xe0; un double suicide...) avec ses actes - un pauvre petit personnage bien mesquin en quelque sorte...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/58/110219/46111603.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;275&quot; height=&quot;206&quot; alt=&quot;vlcsnap_433181&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/58/110219/46111603_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/15/110219/46111615.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;275&quot; height=&quot;206&quot; alt=&quot;vlcsnap_433249&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/15/110219/46111615_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a une s&#xe9;quence, notamment, qui fend v&#xe9;ritablement le coeur, lorsque le p&#xe8;re pousse le fils &#xe0; faire un petit cadeau &#xe0; sa femme; celui-ci refuse puis finit par accepter sans que le coeur n&apos;y soit vraiment. Fukiko est souriante comme une communiante quand elle d&#xe9;couvre cette petite attention : elle presse le petit sac contre elle et s&apos;empresse de le montrer &#xe0; son beau-p&#xe8;re qui sourit jaune - quant &#xe0; Goro, il est d&#xe9;j&#xe0; parti rejoindre Yayoi. Affreuse, cette petite joie dans le vide, ce petit sourire qui devrait crier au secours... Quand, dans la sc&#xe8;ne finale, Fukiko s&apos;effondrera en pleurant, on a litt&#xe9;ralement envie de fracasser la t&#xea;te de Goro m&#xea;me si on tient &#xe0; son &#xe9;cran. Naruse exp&#xe9;rimente - ce me semble (un proc&#xe9;d&#xe9; jamais vu dans ses films auparavant mais bon je n&apos;ai pas la science infuse ni naruse) - une jolie petite id&#xe9;e cin&#xe9;matographique en voilant son &#xe9;cran de noir lorsque les personnages se parlent en leur for int&#xe9;rieur. Au d&#xe9;but cela surprend un peu - un effet un peu &amp;quot;th&#xe9;&#xe2;tral&amp;quot;, certes - mais on s&apos;y fait rapidement, cela isolant totalement les personnages dans leur pens&#xe9;e tortur&#xe9;e... Pas vraiment un film d&apos;une gaiet&#xe9; folle mais une histoire sans artifice tr&#xe8;s touchante et qui n&apos;a surtout po pris une ride.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/23/44/110219/46111645.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;vlcsnap_432826&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/23/44/110219/46111645_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 12:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fortap&#xe0;sc (2009) de Marco Risi</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15721167.html</link><category>RISI Marco</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15721167.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15721167/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/08/15721167.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/35/110219/46106924.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;181&quot; alt=&quot;f&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/35/110219/46106924_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pas facile de passer juste apr&#xe8;s &lt;em&gt;Gomorra&lt;/em&gt; avec sa construction tentaculaire. Marco Risi se penche sur le cas d&apos;un jeune journaliste italien qui dans la commune de Torre Annunziata, non loin de Naples, s&apos;int&#xe9;resse d&apos;un peu trop pr&#xe8;s &#xe0; la mafia locale. Le type sera assassin&#xe9; en 1985 aussi froidement qu&apos;une pizza surgel&#xe9;e, &#xe0; l&apos;&#xe2;ge de 26 ans. On aurait bien aim&#xe9; plus aimer ce film qui tente de promouvoir &#xe0; sa fa&#xe7;on le vrai journalisme d&apos;investigation et qui d&#xe9;nonce - c&apos;est po nouveau mais c&apos;est toujours courageux - les connections &#xe9;videntes entre mafia et repr&#xe9;sentants politiques locaux. Libero de Rienzo campe un Giancarlo Siani plein de candeur et de pugnacit&#xe9;, et on s&apos;attache ais&#xe9;ment &#xe0; ce type qui, sans esbroufe, ne va pas tarder &#xe0; agiter son petit monde &#xe0; l&apos;aide de ses articles de premi&#xe8;re main. C&apos;est vivant, cont&#xe9; sur un rythme gu&#xe8;re d&#xe9;plaisant ma foi et les tronches des mafieux sont particuli&#xe8;rement tri&#xe9;es sur le volet. Malheureusement, Marco Risi semble un peu s&apos;&#xe9;garer dans tous les sens, comme s&apos;il ne savait pas trop quel aspect privil&#xe9;gier dans la vie de notre jeune gars : on nous parle de ses petits probl&#xe8;mes avec sa copine, jalouse d&apos;une barwoman-violoncelliste (!) chinoise fort attrayante, de ses bisbilles avec son coll&#xe8;gue photographe qui se shoote, autant de petits aspects personnels trait&#xe9;s superficiellement qui nous font parfois perdre un peu de vue son vrai travail de journaliste. Certes, Risi tente de nous montrer le type sous ses angles divers, c&apos;est louable, mais du coup, par manque de temps ou d&apos;approfondissement (?), les investigations paraissent elles-m&#xea;mes souvent un peu brouillonnes. Il n&apos;est ainsi pas toujours facile de s&apos;y retrouver dans ces diff&#xe9;rents clans de la mafia qui se d&#xe9;chirent et on finit souvent par l&#xe2;cher un peu l&apos;affaire, ne sachant plus quel type appartient &#xe0; quel groupe et qui en veut &#xe0; qui... De plus, on ne peut pas dire que les choix narratifs de Risi nous aident &#xe0; y voir vraiment clair, comme s&apos;il h&#xe9;sitait &#xe0; privil&#xe9;gier une trame &#xe0; une autre&amp;nbsp; Quand Risi monte, en parall&#xe8;le, une r&#xe9;union tendue entre clans mafieux et une discussion chahut&#xe9;e entre politiques d&apos;opinion oppos&#xe9;e, on voit bien o&#xf9; il veut en venir : les deux mondes poss&#xe8;dent de curieuses ressemblances... Quand il monte en parall&#xe8;le les probl&#xe8;mes de coeur de Siani (les regards accusateurs de sa copine lors d&apos;un concert o&#xf9; il passe son temps &#xe0; mater la violoncelliste) et les r&#xe8;glements de compte entre deux bandes, on voit un peu moins le rapport avec les raviolis... Qui trop embrasse mal &#xe9;treint, et Marco Risi aurait peut-&#xea;tre gagn&#xe9; en efficacit&#xe9; s&apos;il avait su faire des choix un peu plus tranch&#xe9;s : une histoire sentimentale &#xe9;voqu&#xe9;e de loin et surtout une sorte de flou sur les relations entre les diff&#xe9;rents acteurs (le maire, la mafia, le procureur, le flic franc du collier...) qui rend finalement peu hommage au r&#xe9;el travail d&apos;investigation de Siani. Bref, pas d&#xe9;plaisant mais peu tranchant. Deux olives quoi, pas plus. (Juste pour dire, avant de partir, que le titre est une r&#xe9;f&#xe9;rence... &#xe0; &lt;em&gt;Fort Apache&lt;/em&gt; mais super mal prononc&#xe9; dans le dialecte local - sont pas dou&#xe9;s en langue ces italiens)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/36/110219/46107033.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;301&quot; alt=&quot;fortapasc_libero_de_rienzo_valentina_lodovini_riondino_28_mid3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/36/110219/46107033_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 09:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Paranormal Activity d&apos;Oren Peli - 2006</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15716591.html</link><category>PELI Oren</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15716591.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15716591/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15716591.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/06/13/110219/46086823.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19190467_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20091028_062659&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/06/13/110219/46086823_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce film fait visiblement un &#xe9;norme buzz de l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;Atlantique, et au vu de la bande-annonce on en attend effectivement beaucoup. L&apos;histoire absolument basique d&apos;une maison hant&#xe9;e, que le couple qui l&apos;habite d&#xe9;cide de filmer en cam&#xe9;ra-surveillance, genre &lt;em&gt;Blair Witch&lt;/em&gt; en plus radical, moi je prends. On se pelotonne donc dans son fauteuil en ne demandant qu&apos;une chose : avoir les foies.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/48/110219/46086970.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;paranormal_activity&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/48/110219/46086970_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On conna&#xee;t les passages oblig&#xe9;s du genre, et on regarde la premi&#xe8;re demi-heure en pardonnant au film de ne rien raconter, rien montrer que quelques portes qui grincent. On se fait certes un peu chier, mais on sait qu&apos;il faut en passer par l&#xe0; pour faire monter la sauce. On assiste donc &#xe0; l&apos;inqui&#xe9;tude grandissante de ce petit couple banal : les sc&#xe8;nes de dialogues sont piteuses, mais on appr&#xe9;cie ces plans fixes nocturnes qui promettent beaucoup. En choisissant l&apos;option &amp;quot;cam&#xe9;ra objective&amp;quot;, Peli saisit quelque chose de l&apos;origine de la Peur. Ces images enregistr&#xe9;es par une simple machine sans sentiment, donc priv&#xe9;es de point de vue, peuvent donner lieu &#xe0; des choses tr&#xe8;s effrayantes : un simple bruit, une vague ombre, ou m&#xea;me tout simplement une immobilit&#xe9; un peu trop appuy&#xe9;e, voil&#xe0; des occasions de fantasmer pour le spectateur, et donc de se fabriquer son propre film d&apos;horreur. C&apos;&#xe9;tait le plaisir de la g&#xe9;niale s&#xe9;rie &lt;em&gt;Documents Interdits&lt;/em&gt;, et &#xe7;a fonctionne ici parfois : on ne montre rien, et c&apos;est terrifiant. Ici, trop rares, ces sc&#xe8;nes &amp;quot;plates&amp;quot; sont perdues dans la masse d&apos;une histoire jamais int&#xe9;ressante, et on aurait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; que le film soit plus audacieux, c&apos;est-&#xe0;-dire enti&#xe8;rement film&#xe9; par cette cam&#xe9;ra de surveillance. On r&#xea;verait m&#xea;me d&apos;un film de 12 heures, qui n&apos;acc&#xe8;l&#xe8;rerait pas le temps comme ici pour se focaliser sur les moments importants, mais qui laisserait le public regarder l&apos;immobilit&#xe9;, traquer l&apos;&#xe9;trange au milieu du &amp;quot;rien&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/44/110219/46086936.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;295&quot; alt=&quot;paranormal_activity_header&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/44/110219/46086936_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&#xe0;, au bout d&apos;une heure, on commence &#xe0; tiquer devant le rien. On veut bien qu&apos;on nous fasse monter la tension petit &#xe0; petit, mais on voudrait bien aussi avoir autre chose &#xe0; se mettre sous la dent que cette succession de d&#xe9;tails minuscules qui ne parviennent pas &#xe0; nous terroriser vraiment. Quand le film se termine, on se retrouve un peu gros-jean : aucune surprise, aucun &#xe9;v&#xe8;nement ne sont venus rompre la rythmique pataude du film, et le final est aussi plat que le reste. Jamais Peli ne fait acte de mise en sc&#xe8;ne : le fameux plan r&#xe9;current de la chambre film&#xe9;e en plan large est envisag&#xe9; comme un &#xe9;cran en deux dimensions : le lit &#xe0; droite, la porte &#xe0; gauche. Peli oublie aussi qu&apos;il y a une profondeur &#xe0; son plan, et que LE lieu fantasmatique est ce petit bout de couloir qu&apos;on entrevoit au fond &#xe0; gauche, beaucoup plus que les personnages en train de dormir. Il ne place jamais rien dans ce petit espace, et on attend en vain que les watts p&#xe8;tent enfin. Peli aurait pu aussi utiliser le grain cradouille de sa cam&#xe9;ra-vid&#xe9;o avec plus d&apos;inspiration, jouant sur le cach&#xe9; et le visible, sur la difficult&#xe9; &#xe0; distinguer les d&#xe9;tails dans cette nuit am&#xe9;ricaine granuleuse. Rien de tel : juste quelques bruits, un cri de pintade ou deux, et fin. A chaque s&#xe9;quence, on imagine ce qu&apos;il aurait pu advenir de terrifiant dans ces plans, et finalement le film qu&apos;on se fait dans sa t&#xea;te est beaucoup plus terrible que celui d&apos;Oren Peli. Mais cette intrigante duplicit&#xe9; avec le spectateur semble &#xea;tre pr&#xe9;sente involontairement : Peli a beaucoup moins d&apos;imagination que son public ; il casse donc son beau jouet et ruine le concept int&#xe9;ressant de son film, par manque d&apos;id&#xe9;es. &amp;quot;Que se passe-t-il quand on dort ?&amp;quot;, dit l&apos;affiche : 1000 fois plus de choses terribles que ce qu&apos;on voit dans &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Paranormal Activity&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 07 Nov 2009 17:35:23 GMT</pubDate></item><item><title>La Brune br&#xfb;lante (Rally &apos;Round the Flag, Boys!) (1958) de Leo McCarey</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15712466.html</link><category>McCAREY Leo</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15712466.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15712466/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/07/15712466.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/85/110219/46072985.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;203&quot; alt=&quot;rally_PDVD_008&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/85/110219/46072985_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Petite com&#xe9;die sans pr&#xe9;tention qui ne vole tout de m&#xea;me pas bien haut... Paul Newman est associ&#xe9; &#xe0; Joanne Woodward, dont la permanente est terriblement peu sexy, et le bougre se fait draguer par une Joan Collins en pleine bourre, pr&#xea;te &#xe0; tout pour faire tomber le Paul dans ses rets (Une Joan peut en cacher une autre). C&apos;est d&apos;ailleurs l&apos;une des seules s&#xe9;quences un poil amusante lorsque Paul Newman est invit&#xe9; (sa femme passe sa vie &#xe0; &#xea;tre occup&#xe9;e, participant &#xe0; une multitude de comit&#xe9;s dans cette petite ville &#xe0; la &lt;em&gt;Desperate Housewives&lt;/em&gt;) chez la Joan : les deux se pintent terriblement, Joan se pare de ses plus beaux atours et notre Paul de p&#xe9;ter compl&#xe8;tement un c&#xe2;ble et de se suspendre au lustre pendant cinq bonnes minutes - les deux finiront par se rouler par terre et non des pelles, Paul Newman &#xe9;tant d&apos;une fid&#xe9;lit&#xe9; exemplaire envers sa femme... Toutefois apr&#xe8;s un terrible malentendu (Joanne surprend son mari &#xe0; son h&#xf4;tel en pr&#xe9;sence de l&apos;autre Joan qui a plus d&apos;une corde &#xe0; son arc : elle s&apos;est carr&#xe9;ment impos&#xe9;e dans la chambre du Paul qu&apos;elle savait seul, mais celui-ci est parvenu &#xe0; rester de marbre malgr&#xe9; la tr&#xe8;s courte tenue de la donzelle), il y aura de l&apos;eau dans le gaz entre Paul et Joanne - les apparences sont trompeuses parfois...; il faudra une histoire totalement abracadabrante (l&apos;arm&#xe9;e s&apos;installe dans cette petite ville tranquille o&#xf9; notre m&#xe9;nage r&#xe9;side; Joanne s&apos;y oppose farouchement et son mari est mobilis&#xe9; par l&apos;Arm&#xe9;e pour jouer les m&#xe9;diateurs - a&#xef;e a&#xef;e a&#xef;e) pour que notre petit couple mod&#xe8;le renoue des liens. Ca patine dans la m&#xe9;lasse et heureusement que le Capitaine de l&apos;arm&#xe9;e est ridiculis&#xe9; &#xe0; chaque s&#xe9;quence ou que les couleurs sont &#xe9;blouissantes - ce qui est impec&apos; pour les pupilles des trois stars (on se raccroche &#xe0; ce qu&apos;on a... Ouais, les acteurs aussi se d&#xe9;fendent, Newman &#xe9;tant relativement &#xe0; l&apos;aise dans la com&#xe9;die (m&#xea;me bas de plafond) et la sensuelle Joan Collins (ah ouais elle &#xe9;tait bien mieux avant &lt;em&gt;Dynasty&lt;/em&gt;, pas photo...) nous gratifiant de quelques pas de danse assez craquants). Sinon, c&apos;est clair que cela sent la fin de carri&#xe8;re pour notre gars Leo.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/96/110219/46073010.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;203&quot; alt=&quot;rally_PDVD_007&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/96/110219/46073010_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 07 Nov 2009 10:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : Romain Gary, le Cam&#xe9;l&#xe9;on de Myriam Anissimov - 2004</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705956.html</link><category> --- LIVRES </category><category>Gary</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705956.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15705956/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705956.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/26/68/110219/46050661.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;266&quot; height=&quot;450&quot; alt=&quot;9782070413614&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/26/68/110219/46050661_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Romain Gary le Cam&#xe9;l&#xe9;on&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est, au niveau du style, &#xe0; l&apos;image de son titre (plat et un peu clicheteux), force est de constater qu&apos;au niveau de son contenu, c&apos;est de l&apos;&#xe9;norme travail. Anissimov remonte la vie de Gary sur un bon millier de pages, depuis son &#xe9;tat foetal jusqu&apos;&#xe0; sa balle dans la bouche, en n&apos;omettant aucun d&#xe9;tail. Plut&#xf4;t que d&apos;avoir &#xe0; d&#xe9;cider ce qui a pu &#xea;tre important dans la vie de Gary (l&apos;&#xe9;cole Fran&#xe7;ois Bon, qui alterne le focus pr&#xe9;cis et les g&#xe9;n&#xe9;ralit&#xe9;s), elle d&#xe9;cide de TOUT mentionner, quitte &#xe0; verser dans la pure anecdote. On assiste donc aussi bien aux &#xe9;tapes capitales de sa carri&#xe8;re qu&apos;aux minuscules d&#xe9;tails qui font une existence, et c&apos;est vraiment impressionnant. On n&apos;ose imaginer la somme de recherches qu&apos;a d&#xfb; mettre en place la dame, pour ainsi aller traquer dans les moindres recoins les contradictions, &#xe9;tranget&#xe9;s et autres lacunes d&apos;un &#xe9;crivain qui a fait de la dissimulation sa direction de vie. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme dans nombre de biographies, Anissimov ne cesse de faire des retours sur l&apos;enfance de Gary, pour mieux en expliquer le personnage : juif ayant du mal &#xe0; s&apos;assumer tel, fils de d&#xe9;port&#xe9;, amoreux fou de sa m&#xe8;re, puis h&#xe9;ros de la guerre, Gary tiendrait son go&#xfb;t pour le mensonge de cette enfance vou&#xe9;e &#xe0; la falsification d&apos;identit&#xe9;, &#xe0; la n&#xe9;cessit&#xe9; de mentir sur son vrai statut. Belle approche effectivement, et qui permet de relire les provocations futures (la &amp;quot;fable&amp;quot; de &lt;em&gt;La Promesse de l&apos;Aube&lt;/em&gt;, l&apos;affaire Ajar) sous un autre jour. Les premiers chapitres, consacr&#xe9;s donc &#xe0; la jeunesse, sont les plus pr&#xe9;cis, multipliant les d&#xe9;tails, brandissant comme preuve de bonne foi les documents officiels, et les opposant aux &#xe9;crits du sieur. Bon, c&apos;est vrai que conna&#xee;tre l&apos;adresse pr&#xe9;cise du bistrot o&#xf9; la m&#xe8;re de Gary buvait son caf&#xe9; peut s&apos;av&#xe9;rer inutile, mais tant pis : on est sid&#xe9;r&#xe9; par l&apos;obsession du d&#xe9;tail d&apos;Anissimov.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&#xe8;s qu&apos;on a pass&#xe9; ces longs passages parfois un peu trop factuels, &lt;em&gt;Romain Gary Le Cam&#xe9;l&#xe9;on&lt;/em&gt; se lit comme un polar : la vie du gars est vraiment passionnante, entre amours multiples et romans &#xe0; succ&#xe8;s, entre &#xe9;checs plombants et mythomanie, entre vulgarit&#xe9; et sensibilit&#xe9; exalt&#xe9;e. A chaque nouveau livre, il a le don de d&#xe9;clencher une nouvelle pol&#xe9;mique, un nouveau scandale, et ses provocations envers les critiques, les &#xe9;diteurs et autres &amp;quot;ennemis&amp;quot; sont &#xe0; se taper sur les cuisses. Quand Anissimov aborde les vrais moments douloureux (le d&#xe9;samour de sa premi&#xe8;re femme, la mort de Jean Seberg, ses &#xe9;checs de carri&#xe8;re dans la diplomatie, la ringardisation de ses livres), elle le fait &#xe0; la bonne distance, en n&apos;&#xe9;pargnant rien &#xe0; son personnage, mais en montrant toutes les arcanes de ces affaires. Gary y appara&#xee;t dans toute son humanit&#xe9; : tr&#xe8;s souvent antipathique, il parvient &#xe0; nous toucher profond&#xe9;ment sur la longueur, dans ce que le livre nous laisse appara&#xee;tre de faiblesses, de f&#xea;lures, de doutes, de tristesse. Ses derniers mots, &#xe9;crits sur sa lettre d&apos;adieu : &amp;quot;Parce qu&apos;on ne saurait dire mieux&amp;quot;. Mes respects, cher Romain, et mes respects &#xe0; Anissimov qui m&apos;a fait p&#xe9;n&#xe9;trer intimement pendant une dizaine de jours dans une existence enti&#xe8;re.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 06 Nov 2009 16:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>A l&apos;Assaut du Boulevard (Bucking Broadway) de John Ford - 1917</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705696.html</link><category>FORD John</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705696.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15705696/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15705696.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/52/45/110219/46049783.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;161&quot; alt=&quot;bucking_broadway&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/45/110219/46049783_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il est bon parfois de fouiller dans les greniers. On peut y exhumer des petites merveilles, comme ce &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bucking Broadway&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, t&#xe9;moin des premi&#xe8;res tentatives filmiques de Ford, et qui force d&#xe9;j&#xe0; le respect. Magnifiquement restaur&#xe9; dans une version toute jaune qui irradie les grands espaces, le film narre dans sa premi&#xe8;re partie la p&apos;tite vie mignonne d&apos;un groupe de cow-boys du Wyoming. On y assiste avec &#xe9;merveillement &#xe0; une exaltation lyrique de la campagne yankee, Ford faisant d&#xe9;j&#xe0; montre d&apos;un sens de l&apos;espace extraordinaire. Nombreux plans o&#xf9; l&apos;on d&#xe9;couvre un personnage au premier plan, plac&#xe9; devant un immense paysage profondissime, plein de collines, de boeufs qui paissent, de chevaux sauvages ; avec toujours, plac&#xe9;s comme sur un &#xe9;chiquier, un ou deux autres cow-boys, tout petits, au fin fond de l&apos;&#xe9;cran, qui rendent &#xe9;tonnamment vivant l&apos;espace. C&apos;est vraiment puissant, et on sent tout l&apos;amour que Ford voue &#xe0; son pays ; c&apos;es&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/41/110219/46049793.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;239&quot; alt=&quot;Bucking_201&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/41/110219/46049793_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;t pas nouveau, mais on est bluff&#xe9; de trouver cette veine de son cin&#xe9;ma si merveilleusement illustr&#xe9;e d&#xe8;s 1917. Du coup, on appr&#xe9;cie le style presque documentaire de ces sc&#xe8;nes de la ruralit&#xe9; quotidienne, dressage des chevaux (qui d&#xe9;potent, en 18 images/seconde), f&#xea;tes avin&#xe9;es, petites romances innocentes sur fond de fleurettes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand un gars de la ville fait irruption, on voit un peu le discours venir, genre &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/10/23/2982763.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;L&apos;Aurore&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Murnau : dualit&#xe9; entre l&apos;innocence originelle de la campagne et la v&#xe9;nalit&#xe9; bruyante de la ville, &#xe9;ternelle faiblesse f&#xe9;minine qui pr&#xe9;f&#xe8;re les appels de celle-ci aux charmes de celle-l&#xe0;, choc des cultures, etc. Et c&apos;est bien ce qui se passe : la jeune premi&#xe8;re quitte sans ambages son rustaud au grand coeur pour partir avec le bell&#xe2;tre urbain. Mais le cow-boy ne l&apos;entend pas de cette oreille, et le voil&#xe0; parti &#xe0; l&apos;assaut de sa belle. C&apos;est l&apos;occasion de gags mignonets qui tournent autour de l&apos;inadaptation du p&#xe9;quenot &#xe0; la modernit&#xe9; : craquant petit passage o&#xf9; il confond le bruit de la fuite d&apos;un radiateur avec un serpent &#xe0; sonnettes, d&#xe9;ga&#xee;nant son &#xe9;norme flingue de 5 m&#xe8;tres de long devant un groom hilare. Le film se terminera en apoth&#xe9;ose avec tous les potes du cow-boys d&#xe9;barquant sur les grands boulevards (quelques &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/61/27/110219/46049806.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;197&quot; alt=&quot;buckingbroadway1917&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/61/27/110219/46049806_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;plans fugaces mais forts en gueule o&#xf9; les chevaux zigzaguent entre les voitures) pour se livrer &#xe0; une bagarre dantesque avec les bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il doit manquer pas mal de bobines, parce que l&apos;ensemble est vraiment tr&#xe8;s rapide, voire abrupt. Mais ce qu&apos;il en reste est vraiment charmant, d&#xe9;j&#xe0; plein d&apos;ampleur, et le regard bien en place. Un film qui n&apos;a pas &#xe0; rougir face aux grands films plus tardifs du gars. De toute fa&#xe7;on, il est tout jaune.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 06 Nov 2009 15:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>Innocence sans Protection (Nevinost bez zastite) (1968) de Dusan Makavejev</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15702168.html</link><category>MAKAVEJEV Dusan</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15702168.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15702168/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/06/15702168.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/61/36/110219/46037646.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;dusan_makavejev_free_radica_iu5_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/61/36/110219/46037646_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours aussi surprenant, le gars Makavejev, qui nous sort cette fois de derri&#xe8;re les fagots le premier film parlant yougoslave r&#xe9;alis&#xe9; pendant la guerre, qu&apos;il se contente de teinter voire de coloriser. Le film est aur&#xe9;ol&#xe9; d&apos;un petit parfum de scandale, vu que les Allemands ont fourni une partie du matos - les bandes notamment; cette &amp;quot;oeuvre&amp;quot; - perdue et retrouv&#xe9;e... - r&#xe9;alis&#xe9;e par l&apos;in&#xe9;narrable Dragoljub Aleksic (acrobate et v&#xe9;ritable ph&#xe9;nom&#xe8;ne de foire) est &#xe0; la fois une fiction qui met en sc&#xe8;ne, dans le r&#xf4;le principal, Dragoljub himself (il vient sauver une jeune femme que sa m&#xe8;re veut donner &#xe0; marier &#xe0; un vieux gazier) mais &#xe9;galement un compte rendu des r&#xe9;els exploits du Dragoljub, funambule et trompe la mort (son grand truc c&apos;est de se suspendre au-dessus du vide en mordant dans une simple lani&#xe8;re). Ce film est mont&#xe9; &#xe0; la hache (quand les personnages fument, les faux raccords sont terribles) et surjou&#xe9; par des acteurs affreux, mais l&apos;on sent finalement une v&#xe9;ritable causticit&#xe9; &#xe0; d&#xe9;couvrir les exploits de ce super-h&#xe9;ros serbe alors m&#xea;me que les Allemands viennent d&apos;envahir ce territoire (Makavejev multipliant les nombreuses images d&apos;archive de leur occupation). Makavejev retrouve en 68 les participants de ce film dont le fameux Dragoljub toujours pimpant et muscl&#xe9; - et fier de lui-m&#xea;me comme un paon - capable encore de tordre une barre en fer avec ses dents - le cauchemar des dentistes. Si le type passe encore son temps &#xe0; exhiber ses muscles et &#xe0; raconter ses exploits, on sent que l&apos;ironie demeure finalement la m&#xea;me, vu que, derri&#xe8;re cette fa&#xe7;ade de ce musculator fier comme Artaban, le pays demeure toujours occup&#xe9;, par les Communistes cette fois... Cet homme, v&#xe9;ritable h&#xe9;ros national, est un peu l&apos;arbre droit comme un &amp;quot;i&amp;quot; qui cache la for&#xea;t... Difficile de voir toutes les &#xe9;ventuelles subtilit&#xe9;s r&#xe9;f&#xe9;rentielles de cette oeuvre (historiquement et localement...), mais Makavajev r&#xe9;ussit une nouvelle fois &#xe0; entrem&#xea;ler ce patchwork d&apos;images (fiction d&apos;&#xe9;poque, images d&apos;archives, docu actuel) avec un certain brio. Dragoljub, personnage exub&#xe9;rant et grandiloquent, tente de capter par le r&#xe9;cit de ses exploits toute l&apos;attention de la cam&#xe9;ra de Makavejev qui prend un certain plaisir &#xe0; t&#xe9;lescoper les aventures de cet individu et l&apos;histoire de ce pays. D&#xe9;finitivement original et grin&#xe7;ant.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/97/67/110219/46037660.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;dusan_makavejev_free_radica_iu6_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/97/67/110219/46037660_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>Quand l&apos;Embryon part braconner (Taiji ga mitsury&#xf4; suru toki) (1966) de K&#xf4;ji Wakamatsu</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15690236.html</link><category>WAKAMATSU K&#xf4;ji </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15690236.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15690236/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15690236.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/52/110219/46014493.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;154&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;370&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/52/110219/46014493_p.jpg&quot; alt=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tourn&#xe9; en cinq jours, ce huis-clos infernal entre un patron et une employ&#xe9;e est une superbe petite m&#xe9;canique, un v&#xe9;ritable tour de force formel et charnel, qui parvient &#xe0; rendre hommage &#xe0; la femme tout en montrant la fa&#xe7;on dont un homme tente de la r&#xe9;duire en esclavage. Malgr&#xe9; la violence des images et la mani&#xe8;re dont cet homme tente de d&#xe9;grader le corps de cette femme, il se d&#xe9;gage de cette histoire toute une dualit&#xe9; du rapport aux femmes terriblement paradoxale : amour de la m&#xe8;re et haine d&apos;&#xea;tre n&#xe9;, attirance du corps de la femme et volont&#xe9; d&apos;en faire une femme-objet, autant de th&#xe8;mes subtilement d&#xe9;velopp&#xe9;s dans cette oeuvre plut&#xf4;t trash en son approche (l&apos;homme-embryon traite la femme comme un Indiana Jones pervers, &#xe0; grands coups de fouet dans les dents; toutefois cette vision des choses reviendrait &#xe0; faire une lecture simpliste et superficielle de cette oeuvre : cette p&#xe9;n&#xe9;tration/lac&#xe9;ration des chairs pourrait en effet &#xe9;galement constituer une sorte d&apos;aveu &amp;quot;d&apos;impuissance&amp;quot; devant le myst&#xe8;re de la Femme...).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/22/96/110219/46014509.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;154&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;370&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/22/96/110219/46014509_p.jpg&quot; alt=&quot;7&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sc&#xe8;ne banale au demeurant d&apos;un homme qui ram&#xe8;ne dans son appart - &#xe9;trangement d&#xe9;pouill&#xe9; - une chtite employ&#xe9;e : premiers baisers, premiers attouchements, premiers gestes de r&#xe9;sistance de la femme face &#xe0; l&apos;homme qui tente de la &amp;quot;poss&#xe9;der&amp;quot; violemment, ah oui, tiens, premiers coups de fouet - moins banal, l&#xe0;. On se dit que ce type, qui n&apos;avait pas l&apos;air tr&#xe8;s franc au premier abord, s&apos;av&#xe8;re &#xea;tre un v&#xe9;ritable sadique pervers. Mauvais tirage pour l&apos;employ&#xe9;e qui n&apos;avait &#xe9;cout&#xe9; jusque l&#xe0; que du bien sur cet homme... si ce n&apos;est qu&apos;on l&apos;accusait de misogynie - ouais, fallait se m&#xe9;fier. On assiste, au d&#xe9;part, &#xe0; des sc&#xe8;nes dominatrices peu ragoutantes; l&apos;homme ne se contente point de traiter sa victime &#xe0; coups de fouet, le voil&#xe0; maintenant qui sort sa lame de rasoir pour la lac&#xe9;rer et qui commence &#xe0; la traiter, litt&#xe9;ralement, comme une &amp;quot;chienne&amp;quot; - mais quand elle se met &#xe0; aboyer, on sent bien qu&apos;elle voudrait plut&#xf4;t mordre cet individu abject. Cela dit, peu &#xe0; peu, on d&#xe9;couvre le trauma qui r&#xe9;side dans l&apos;&#xe2;me de cet homme &amp;quot;frustr&#xe9;&amp;quot; : il y a, d&apos;une part, ce d&#xe9;go&#xfb;t d&apos;&#xea;tre n&#xe9;, faisant de la m&#xe8;re &#xe0; la fois quelqu&apos;un qui lui fournissait un refuge (soit un objet d&apos;adoration) mais aussi d&apos;elle une personne qui a expuls&#xe9; notre homme de cette grotte originelle (soit un motif de d&#xe9;sespoir). &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/86/110219/46014688.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;205&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/86/110219/46014688_p.jpg&quot; alt=&quot;embryon1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&apos;autre part, l&apos;employ&#xe9;e ressemble comme deux gouttes d&apos;eau &#xe0; l&apos;ancienne femme de cet homme : ce dernier, st&#xe9;rile, a tr&#xe8;s mal v&#xe9;cu le fait qu&apos;elle ait non seulement un enfant par ins&#xe9;mination artificielle (premi&#xe8;re &amp;quot;trahison&amp;quot;) et surtout qu&apos;elle d&#xe9;cide de le quitter (deuxi&#xe8;me trahison); il s&apos;est alors senti doublement &amp;quot;d&#xe9;poss&#xe9;d&#xe9;&amp;quot; de son amour initial (l&apos;amour pour un enfant et le d&#xe9;part pour un ailleurs) d&apos;o&#xf9; cette volont&#xe9; terrible, derri&#xe8;re une vraie recherche d&apos;affection (notre homme a aussi ses (petits) moments de tendresse), d&apos;attacher sa victime pour qu&apos;elle &amp;quot;s&apos;attache&amp;quot; d&#xe9;finitivement &#xe0; lui. Si l&apos;on parvient mieux &#xe0; saisir les origines de cette relation complexe vis-&#xe0;-vis des femmes, qui le fait osciller entre passion pour celles-ci et volont&#xe9; de soumettre icelles, on se doute, &#xe9;galement, que la femme va se battre bec et ongles pour &#xe9;chapper &#xe0; ce grand malade... L&#xe0; o&#xf9; Wakamatsu est assez fort, c&apos;est qu&apos;il glisse en insert, au sein de sa narration, une s&#xe9;quence o&#xf9; il nous montre cette nippone (maquill&#xe9;e, elle ressemble &#xe9;trangement &#xe0; Anna Karina) qui s&apos;adresse &#xe0; la cam&#xe9;ra : elle fait un petit la&#xef;us nous expliquant que sa situation actuelle, dans l&apos;appart, n&apos;est gu&#xe8;re plus enviable que celle qui l&apos;attend dehors &#xe0; bosser chaque jour comme une tanche; elle d&#xe9;coupe alors &#xe0; coups de hache son ge&#xf4;lier qui appara&#xee;t comme une m&#xe9;taphore vivante de cette soci&#xe9;t&#xe9; masculine dominatrice. Cette s&#xe9;quence n&apos;&#xe9;tait qu&apos;une sorte de vision hallucin&#xe9;e - on la retrouve, &#xe0; nouveau, dans le plan suivant, attach&#xe9;e &#xe0; son lit - mais on se dit que le p&#xe8;re Wakamatsu en a d&#xe9;cid&#xe9;ment sous le pied pour parvenir de fa&#xe7;on aussi &amp;quot;subliminale&amp;quot; &#xe0; faire le proc&#xe8;s de cette soci&#xe9;t&#xe9; machiste et destructrice. Notre femme-victime se battra jusqu&apos;au bout pour se r&#xe9;volter contre ce patron qui a p&#xe9;t&#xe9; les plombs - une &amp;quot;lutte finale&amp;quot; sanglante.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/03/110219/46014714.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/03/110219/46014714_p.jpg&quot; alt=&quot;h_4_ill_960632_embryon_braconner_bis&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une violence et un &#xe9;rotisme malsain qui ne sont pas sans cacher un message sur les relations conflictuelles entre homme et femme, patron et employ&#xe9;e. Le film, bien que tourn&#xe9; dans l&apos;urgence - ce qui lui conf&#xe8;re une &#xe9;nergie &#xe9;vidente, - n&apos;en est pas moins, esth&#xe9;tiquement parlant, tr&#xe8;s soign&#xe9; : Wakamatsu filme ce couple, dans ce frustre d&#xe9;cor, sous tous les angles, s&apos;attardant aussi bien &#xe0; d&#xe9;tailler ce corps f&#xe9;minin d&#xe9;sir&#xe9; et tortur&#xe9; qu&apos;&#xe0; nous montrer ces deux corps constamment en lutte, comme pris au pi&#xe8;ge entre ces quatre murs de b&#xe9;ton. Wakamatsu utilise, avec art, les ficelles du genre &#xe9;rotique pour faire passer toute la fougue de son discours engag&#xe9; et r&#xe9;volt&#xe9;; un sc&#xe9;nario &#xe0; double fond bien trouss&#xe9;, un aspect formel recherch&#xe9; : de petits moyens pour une efficacit&#xe9; maximum. Le meilleur film sur le braconnage.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 10:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Amateur (1994) de Hal Hartley</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15688108.html</link><category>HARTLEY Hal</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15688108.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15688108/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/15688108.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/40/110219/45993628.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;vlcsnap_1023908&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/40/110219/45993628_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une oeuvre d&#xe9;j&#xe0; aussi dat&#xe9;e que les t&#xe9;l&#xe9;phones portables de la taille d&apos;une cabine t&#xe9;l&#xe9;phonique utilis&#xe9;s dans le film ? Avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Amateur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Hartley commence apparemment &#xe0; se prendre un peu trop au s&#xe9;rieux, et c&apos;est peut-&#xea;tre d&#xe8;s cette oeuvre que l&apos;heure de la d&#xe9;cadence du type sonne. Mais ne nous tirons point une balle dans le pied et tentons de voir ce qu nous pourrions sauver de cette gentillette histoire : Isabelle Huppert incarne une ancienne nonne qui &#xe9;crit maintenant pour des magazines pornographiques; cerise sur la religieuse, on ne sait point si elle est d&#xe9;sormais nymphomane ou simplement frigide - c&apos;est antith&#xe9;tique, me direz-vous, mais cela permet de nimber son personnage d&apos;une sorte de myst&#xe8;re ind&#xe9;chiffrable, voyez; c&apos;est bien d&apos;ailleurs le seul int&#xe9;r&#xea;t : qu&apos;Huppert s&apos;habille comme une bougie ou de fa&#xe7;on plus sexy, son personnage demeure aussi froid qu&apos;une porte de frigo. A ses c&#xf4;t&#xe9;s, l&apos;&#xe9;ternel amn&#xe9;sique hartleyen interpr&#xe9;t&#xe9; par Martin Donovan; il a, lui, tout int&#xe9;r&#xea;t &#xe0; oublier ce qu&apos;il &#xe9;tait avant : on apprendra ainsi, que, dans le pass&#xe9;, il a fait tourner la chtite Elina L&#xf6;wensohn dans des films porno et ce d&#xe8;s l&apos;&#xe2;ge de treize ans (!); en plus c&apos;&#xe9;tait un gars violent, ce qui tranche totalement avec son air de doux r&#xea;veur actuel - c&apos;est encore un personnage myst&#xe9;rieux, voil&#xe0;, vous avez compris, super bad before, super nice now. Elina L. (le seul vrai rayon de soleil purement esth&#xe9;tique...) est comme d&apos;hab sexy en diable dans sa robe moulante et tente d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment de commencer une autre vie. Son personnage demeure quant &#xe0; lui bien fade, faute d&apos;&#xea;tre myst&#xe9;rieux. Il y a enfin le seul personnage vraiment azimut&#xe9; de la bande, interpr&#xe9;t&#xe9; par l&apos;excellent Damien Young, qui p&#xea;te totalement un plomb apr&#xe8;s avoir &#xe9;t&#xe9; tortur&#xe9; et &#xe9;lectrocut&#xe9; - logique. Vrai bouffon, il apporte un peu d&apos;air &#xe0; ce r&#xe9;cit bien plan-plan : m&#xea;me si la sc&#xe8;ne semble sortie tout droit de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/12/23/3502991.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Bande &#xe0; Part&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Godard, sa mise &#xe0; mort, apr&#xe8;s 35 coups de flingue tout en courant autour de sa victime, est vraiment fendarde - faut savoir l&apos;appr&#xe9;cier, le reste du film &#xe9;tant d&apos;un s&#xe9;rieux papal. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/62/110219/45993632.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;vlcsnap_1024327&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/62/110219/45993632_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces quatre &amp;quot;individualit&#xe9;s&amp;quot; se retrouvent plus ou moins dans la m&#xea;me gal&#xe8;re avec une bande de tueurs &#xe0; leurs trousses (une sombre histoire de chantage et de disquettes avec des infos sur un trafiquant d&apos;armes; c&apos;est pas plus cr&#xe9;dible que ma grand-m&#xe8;re qui part faire ses courses avec une kalashnikov dans son cabas, mais c&apos;est le seul truc qu&apos;Hartley a trouv&#xe9; pour ajouter une touche de suspense &#xe0; son bazar). Huppert et Martin se tournent autour pendant tout le film, passent leur temps &#xe0; dire qu&apos;il devrait faire l&apos;amour, comme &#xe7;a, histoire de s&apos;occuper, sans jamais passer &#xe0; l&apos;acte, et on a beau tenter de s&apos;accrocher &#xe0; leurs dialogues existentiels, il n&apos;y a quand m&#xea;me pas grand chose &#xe0; savourer. Les deux sont tristes comme un &#xe9;pagneul breton qui a perdu son chapeau, et m&#xea;me si Hartley tente de chor&#xe9;graphier gentiment ses plans, on hurle &#xe0; la mort en attendant qu&apos;il se passe enfin quelque chose bordel ! On aura enfin droit &#xe0; une vraie sc&#xe8;ne d&apos;action, quand Huppert s&apos;emparera d&apos;une perceuse (avec fil !!!!) pour faire peur &#xe0; l&apos;un des tueurs - elle le pointe comme un gun alors qu&apos;il s&apos;agit d&apos;une arme ultra path&#xe9;tique : non seulement tu peux po aller bien loin (le fil, donc) mais en plus si le type que tu &amp;quot;vises&amp;quot; (pour peu qu&apos;il ne soit pas totalement con, ce qui est le cas ici vu qu&apos;il pr&#xe9;f&#xe8;re sauter par la fen&#xea;tre) a la bonne id&#xe9;e de d&#xe9;brancher le fil, tu as l&apos;air m&#xe9;chamment stupide avec ton truc &#xe0; la main - &#xe0; moins de faire une pub pour Bosch, bien s&#xfb;r. Hartley nous avait annonc&#xe9; une issue fatale, elle sera absurde et fatale - tout &#xe7;a pour rien, en fait -; c&apos;est pas vraiment grave en soi si ce n&apos;est qu&apos;il continuera ensuite de filer le m&#xea;me coton... J&apos;esp&#xe8;re juste qu&apos;&lt;em&gt;Henry Fool&lt;/em&gt; ne me laissera pas autant en carafe, n&apos;en gardant qu&apos;un tr&#xe8;s vague souvenir...&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/68/110219/45993659.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;vlcsnap_1024940&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/68/110219/45993659_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Tout l&apos;art d&apos;Hal Hartley : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/09/6576304.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;clique&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 06:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&#xe0;-Haut (Up) de Pete Docter &amp; Bob Peterson - 2009</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/14737284.html</link><category>DOCTER Pete</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/14737284.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14737284/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/05/14737284.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/29/110219/42784182.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;168&quot; alt=&quot;19117766_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/29/110219/42784182_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Enc&#xe9;phalogramme et cardiogramme plats pour la cuv&#xe9;e 2009 des productions Pixar. Ni vraiment dr&#xf4;le ni vraiment beau, priv&#xe9; de fond et de rythme, pourvu de personnages sans s&#xe8;ve, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Up&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un film inutile &#xe0; tout point de vue, si bien qu&apos;on se demande un peu ce qui a pris Docter et Peterson de mettre en place ce projet apr&#xe8;s le grand &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/07/31/10096634.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Wall-e&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. C&apos;est un gros retour en arri&#xe8;re : moi qui pensais que le petit robot nettoyeur avait ouvert une voie vers plus de maturit&#xe9; pour les dessins anim&#xe9;s ricains, je me retrouve gros-jean avec cette petite chose pu&#xe9;rile et ennuyeuse au possible. Difficile de vibrer aux aventures de ce vieillard r&#xea;vant de rattraper sa vie, de ce m&#xf4;me p&#xe2;lichon, de cet oiseau sans caract&#xe8;re et de ce chien parlant : aucun n&apos;est vraiment attachant, et la piste sympathique envisag&#xe9;e dans les premi&#xe8;res bobines (emmener deux repr&#xe9;sentants de minorit&#xe9;s vers un au-del&#xe0; r&#xea;v&#xe9;, loin des discriminations du monde moderne) s&apos;envole bien vite pour retrouver le confort douillet des arch&#xe9;types de ce genre de productions : des personnages trac&#xe9;s &#xe0; gros traits, &#xe0; savoir au coeur gros comme &#xe7;a sous leur cuirasse bourrue blablabla. Calme plat c&#xf4;t&#xe9; risques, on restera bien sagement sur ses bases. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/85/110219/42784224.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;167&quot; alt=&quot;19117748_w434_h_q80&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/85/110219/42784224_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Quant &#xe0; la forme de la chose, mise &#xe0; part une jolie id&#xe9;e piqu&#xe9;e &#xe0; Miyazaki (une maison qui vole) et dont les gusses abusent grossi&#xe8;rement (un peu marre de la voir dans tous les coins de l&apos;&#xe9;cran, du d&#xe9;but &#xe0; la fin), on est dans une laideur moyenne, l&#xe0; aussi conventionnelle dans ce type de films : le r&#xea;ve est color&#xe9;, le cauchemar gris. On sent bien que les r&#xe9;alisateurs voudraient se rapprocher le plus possible du monde r&#xe9;el dans ces mouvements extraordinairement bien rendus, notamment dans les d&#xe9;placements des chiens et dans les expressions du m&#xe9;chant de service (un mix r&#xe9;ussi entre Eastwood, Alec Guiness et Max von Sydow) ; mais on se rend compte, en voyant le film, qu&apos;on se tape compl&#xe8;tement de cette technique r&#xe9;aliste qui enl&#xe8;ve toute gr&#xe2;ce aux personnages. De gr&#xe2;ce, d&apos;&#xe9;vasion, de vision personnelle, point. Juste une prouesse technique au service du vide et de l&apos;ennui, m&#xea;me pas tr&#xe8;s r&#xe9;ussie finalement. Down.&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Gols 13/08/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je pensais que mon comparse avait &#xe9;t&#xe9; sans piti&#xe9; devant cette oeuvre gonfl&#xe9;e &#xe0; l&apos;h&#xe9;lium. Il n&apos;avait pas vraiment &#xe0; en avoir tant l&apos;histoire, en effet, ne vole vraiment pas haut - et je ne parle pas des gags poussifs r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;s chacun trois ou quatre fois pour nous en faire comprendre toute la subtilit&#xe9; (la grosse autruche multicolore qui bouffe la canne tripode, les chiens qui rongent les balles de tennis de cette m&#xea;me canne, la voix du bas-rouge qui d&#xe9;conne...). Il ne s&apos;agit donc au final que d&apos;un petit vieux et d&apos;un petit gros embarqu&#xe9;s dans une aventure gu&#xe8;re palpitante - il faut sauver... une esp&#xe8;ce animale super rare (c&apos;est Nicolas Hulot qui a donn&#xe9; cette id&#xe9;e de g&#xe9;nie ?)... Le plus absurde c&apos;est que l&apos;esp&#xe8;ce en question a d&#xe9;j&#xe0; disparu, vu qu&apos;il s&apos;agit ni plus ni moins d&apos;un aepyornis (incollable sur Madagascar et sa faune end&#xe9;mique...) qu&apos;on a repeint pour l&apos;occase, histoire d&apos;&#xea;tre raccord avec les ballons de toutes les couleurs. On a beau tenter de temps en temps de faire p&#xe9;ter les enceintes pour nous sortir de notre torpeur, rien n&apos;y fait et je ne pense point que la version 3D donne vraiment plus de relief &#xe0; l&apos;ensemble (rires plats). Je rends mon badge Pixar. Pscchiit. &lt;em&gt;(Shang 05/11/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/52/52/110219/45992651.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;254&quot; alt=&quot;la_haut&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/52/110219/45992651_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 04:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Feux de la Rampe (Limelight) de Charles Chaplin - 1952</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15686962.html</link><category>CHAPLIN Charles</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15686962.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15686962/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15686962.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/65/110219/45988811.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;320&quot; alt=&quot;207f37ec940e2bb7_landing&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/65/110219/45988811_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec ce film du Charlie vieillissant se confirme l&apos;impression que nous a laiss&#xe9;e son cin&#xe9;ma dans son entier : Chaplin n&apos;&#xe9;tait pas un grand metteur en sc&#xe8;ne. Mais nom de Dieu quel acteur g&#xe9;nial ! &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Limelight&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; m&#xe9;rite compl&#xe8;tement sa r&#xe9;putation de grand film, mais encore une fois on est loin d&apos;&#xea;tre conquis par la platitude de ces plans fonctionnels qui ne sont utilis&#xe9;s qu&apos;&#xe0; une seule fin : mettre en valeur le grand com&#xe9;dien, dans des cadres la plupart du temps frontaux, et dans lesquels Chaplin se d&#xe9;place toujours habilement pour &#xea;tre film&#xe9; pleine face. Le sieur ne conna&#xee;t pas grand-chose d&apos;autre &#xe0; part cette figure de style de base : montrer les visages de face, ou filmer des sc&#xe8;nes de th&#xe9;&#xe2;tre du point de vue du spectateur (&#xe9;ternelle formule magique de ses courts-m&#xe9;trages issus du caf&#xe9;-th&#xe9;&#xe2;tre). On lui sait gr&#xe9; pourtant, cette fois-ci, de tenter d&apos;autres id&#xe9;es un peu plus audacieuses, comme ces plong&#xe9;es prises depuis les cintres sur sa petite danseuse, ou comme ces jolis travellings dans les sc&#xe8;nes de foule. Quelques id&#xe9;es qu&apos;il voudrait bien rapprocher d&apos;un Powell, mais qui, trop rares, ne sont que de petites explosions au sein d&apos;un film trop plat formellement. C&#xf4;t&#xe9; montage, c&apos;est encore pire, avec ces tr&#xe8;s bizarres coupes &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur d&apos;une m&#xea;me s&#xe9;quence, qui cassent le rythme ou brouillent les pistes de l&apos;espace. Si Chaplin a vieilli, c&apos;est bien derri&#xe8;re la cam&#xe9;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/75/110219/45988862.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;362&quot; alt=&quot;limelight13&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/75/110219/45988862_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais qu&apos;importe le flacon pourvu qu&apos;on ait le sirop &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur ? Si la mise en sc&#xe8;ne est rat&#xe9;e, tout le reste est un enchantement. On est pourtant dans un m&#xe9;lo tr&#xe8;s appuy&#xe9; : les amours entre un clown has-been et une danseuse d&#xe9;pressive, jugez du peu. Mais dans cette veine, Chaplin est un des meilleurs, et son histoire est bouleversante. S&#xfb;rement parce qu&apos;&#xe0; travers ce personnage d&apos;ex-star de la sc&#xe8;ne, qui faisiat hurler de rire les foules mais qui aujourd&apos;hui n&apos;est plus qu&apos;un laborieux pitre, on reconna&#xee;t facilement Chaplin lui-m&#xea;me. Le gars se cite perpetuellement, affichant sur ses murs des photos de sa jeunesse folle en &amp;quot;tramp&amp;quot;, ou marmonnant des discours sur la difficult&#xe9; d&apos;&#xea;tre populaire jusqu&apos;au bout (belle phrase : &amp;quot;J&apos;aime le public, mais je ne le respecte pas&amp;quot;). Tr&#xe8;s joliment &#xe9;crit, le film est un m&#xe9;lange d&apos;amertume vraiment profonde et de tendresse d&#xe9;bordante : l&apos;alchimie entre ces deux options fonctionne pleinement et finit par exploser le cadre. Les derni&#xe8;res s&#xe9;quences, pourtant lourdement charg&#xe9;es en sentimentalisme, sont magnifiques, y compris pour cette fois dans le montage et le rythme de la mise en sc&#xe8;ne (ce vieux clown qui meurt en coulisse, remplac&#xe9; dans le m&#xea;me mouvement par le visage de la danseuse rayonnante).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/17/110219/45988897.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;362&quot; alt=&quot;Annex_20__20Bloom__20Claire_20_Limelight__04&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/17/110219/45988897_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaplin se retire avec &#xe9;clat (et aussi avec cynisme, parfois, ne refusant pas de malmener un peu ceux qui l&apos;ont abandonn&#xe9;, comprenez le public), en rappelant &#xe9;nergiquement ce qui reste de ses beaux jours : le duo mythique de quelques minutes qu&apos;il forme avec Buster Keaton est ravageur, aussi dr&#xf4;le que triste (ces deux stars fabuleuses qui font une derni&#xe8;re pitrerie premier degr&#xe9;... on dirait &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2007/06/04/5182438.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Les Clowns&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Fellini : terrifiant et bouleversant). Son discours de base (il faut laisser les feux de la rampe aux plus jeunes, savoir se retirer) ne trompe personne : malgr&#xe9; toute la place qu&apos;il laisse &#xe0; la jolie et convaincante Claire Bloom, il affirme encore haut et fort son immortalit&#xe9;. Son alter-ego Calvero meurt doucement au milieu des vieux accessoires de music-hall, apr&#xe8;s avoir pass&#xe9; le relais amoureux et artistique &#xe0; la g&#xe9;n&#xe9;ration suivante ; mais c&apos;est pour mieux affirmer qu&apos;il y a encore du Charlie dans la place. Quand on constate la pr&#xe9;cision du jeu, la beaut&#xe9; de l&apos;&#xe9;criture et la ma&#xee;trise totale du sentiment, on ne peut que confirmer : il y est, dans la place.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/60/110219/45988927.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;355&quot; alt=&quot;Annex_20__20Bloom__20Claire_20_Limelight__02&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/60/110219/45988927_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 04 Nov 2009 22:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Fille dont on parle (Uwasa no musume) (1935) de Mikio Naruse</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15681935.html</link><category>NARUSE Mikio</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15681935.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15681935/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/04/15681935.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/65/110219/45970312.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;357&quot; alt=&quot;vlcsnap_433314&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/65/110219/45970312_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Absolument bluff&#xe9; une nouvelle fois par cette oeuvre de Naruse aussi bien au niveau formel (une dynamique du montage &#xe9;poustouflante) qu&apos;au niveau de la profondeur de ses personnages. En moins d&apos;une heure, il sait nous rendre touchants tous les &#xea;tres de cette histoire de famille, une v&#xe9;ritable petite famille &amp;quot;recompos&#xe9;e&amp;quot; : le grand-p&#xe8;re, buveur de sak&#xe9; inv&#xe9;t&#xe9;r&#xe9; qui tra&#xee;ne sa carcasse dans le magasin quand il ne fait point une petite escapade au resto avec un vieux pote, le p&#xe8;re, personnage triste comme la pluie, qui, depuis la mort de sa femme, s&apos;occupe exclusivement de sa ma&#xee;tresse, Oyo - une femme sage comme une image qui bosse dans un petit resto - et enfin les deux &amp;quot;soeurs&amp;quot; (...), v&#xe9;ritables h&#xe9;ro&#xef;nes : Kunie, traditionnelle (le kimono, &#xe7;a trompe po) et timide, une vraie fourmi qui aide au magasin, et Kimiko, plus extravertie et inconsciente, une vraie cigale qui ne s&apos;occupe que des gar&#xe7;ons. Ce petit magasin bat m&#xe9;chamment de l&apos;aile, et le pater tente de trouver une formule personnelle pour pouvoir vendre, ill&#xe9;galement, son propre sak&#xe9; - il est mortif&#xe8;re comme une pendule mais cela le rend, tout de m&#xea;me, d&apos;entr&#xe9;e de jeu sympathique, tout comme le grand-p&#xe8;re qui se tape des petites lamp&#xe9;es du breuvage en louced&#xe9; - celui-ci lui trouve d&apos;ailleurs un dr&#xf4;le de ptit go&#xfb;t depuis quelques temps, et malgr&#xe9; son vieil &#xe2;ge, soup&#xe7;onne que tout ne tourne pas rond... Kunie souhaite faire venir Oyo aupr&#xe8;s de son p&#xe8;re et est pr&#xea;te &#xe0; se marier avec le premier jeune homme riche pour subvenir aux besoins des siens. Un mariage arrang&#xe9; est goupill&#xe9; par l&apos;oncle, et Kunie s&apos;y rend accompagn&#xe9;e de Kimiko (s&#xe9;quence admirable et vraiment comique qui oppose le bagou des deux jeunes gens modernes (Kimiko et le pr&#xe9;tendant) et la r&#xe9;serve de rigueur de Kunie et de l&apos;oncle outr&#xe9;)... Seulement la Kimi , qui n&apos;a point la langue dans sa poche, fait bien meilleure impression aupr&#xe8;s du jeune homme et ne tarde point &#xe0; bouleverser les plans de chacun...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/89/96/110219/45970353.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;218&quot; alt=&quot;vlcsnap_434584&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/89/96/110219/45970353_p.png&quot; width=&quot;275&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/71/110219/45970380.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;218&quot; alt=&quot;vlcsnap_434733&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/71/110219/45970380_p.png&quot; width=&quot;275&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Naruse &#xe9;pate par la construction de son r&#xe9;cit qui file magnifiquement : chaque plan est d&#xe9;coup&#xe9; avec une infime pr&#xe9;cision, et c&apos;est un festival au niveau des changements d&apos;angles ou de la variation de la grosseur des plans - des plans en pied aux gros plans, tout y passe. Bien que le r&#xe9;cit soit court, il a le temps d&apos;&#xe9;chafauder de multiples petites intrigues et, m&#xea;me si certaines d&apos;entre elles restent en suspend &#xe0; la fin, on a l&apos;impression de conna&#xee;tre en profondeur la personnalit&#xe9; de chaque individu : le calme parfait d&apos;une Kunie qui est pr&#xea;te &#xe0; accepter vaillamment son destin, l&apos;&#xe9;go&#xef;sme terrible et l&apos;absence totale de reconnaissance d&apos;une Kumiko qui se la joue moderne mais a oubli&#xe9; en route toutes les valeurs de base (loyaut&#xe9;, sinc&#xe9;rit&#xe9;, humilit&#xe9;...), le c&#xf4;t&#xe9; taciturne du p&#xe8;re qui lorsqu&apos;il &#xe9;clate de col&#xe8;re fait trembler sa baraque, l&apos;aspect paisible, rassurant et humble d&apos;une Oyo qui ne cherche en rien &#xe0; vouloir s&apos;imposer. Naruse sait en plus jouer avec parcimonie de la profondeur de champs - la discussion, vers la fin, entre les deux soeurs qui prennent soudainement conscience qu&apos;un foss&#xe9; les s&#xe9;pare - et distille deux trois brusques travellings-avant qui font leur petit effet au moment voulu - notamment, la confrontation superbe entre Oyo et Kimiko et ces plans terribles sur leur visage qu&apos;une ombre traverse... On sent que Naruse commence &#xe0; ma&#xee;triser parfaitement cet outil cin&#xe9;matographique qu&apos;il exploite ici avec maestria, faisant de cette &amp;quot;petite histoire&amp;quot; d&apos;une famille sur la pente un petit bijou techniquement brillant. Mizoguchi, &#xe0; la m&#xea;me &#xe9;poque, prend dix ans dans la tronche.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/13/110219/45970517.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;357&quot; alt=&quot;vlcsnap_435654&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/13/110219/45970517_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 04 Nov 2009 15:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>The Wolves (Shussho Iwai) (1971) de Hideo Gosha </title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15667298.html</link><category>GOSHA Hideo</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15667298.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15667298/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15667298.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Gosha est capable du meilleur comme du pire (en fin de carri&#xe8;re...), mais cet opus port&#xe9; par un Tatsuya Nakadai totalement hallucin&#xe9; et capable d&apos;une violence rare fait partie des belles r&#xe9;ussites du ma&#xee;tre. Si le film se concentre, dans un premier temps, dans des discussions passionn&#xe9;es o&#xf9; certains des acteurs de deux anciens clans ennemis - et maintenant alli&#xe9;s - tentent d&apos;y voir plus clair, la fin pleine de bruit et de fureur (l&apos;expression colle particuli&#xe8;rement bien &#xe0; l&apos;ambiance du r&#xe8;glement de compte final) montre v&#xe9;ritablement de quoi Gosha est capable quand il l&#xe2;che les chevaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/08/110219/45916094.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;203&quot; alt=&quot;the_wolvesPDVD_014&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/08/110219/45916094_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certes, il faut un peu s&apos;accrocher au d&#xe9;part pour comprendre en quoi consistent les motivations de chacun. La situation historique est, elle, la suivante : en 1929, l&apos;Empereur Hirohito est au pouvoir et donne l&apos;impunit&#xe9; &#xe0; quelques centaines de prisonniers. Plusieurs hommes de clans adverses, devenus prisonniers quatre ans plus t&#xf4;t apr&#xe8;s une bagarre sanglante, se retrouvent libres et rejoignent leur clan, administr&#xe9; par deux nouveaux chefs de clan et plac&#xe9;, ensemble, sous l&apos;&#xe9;gide d&apos;un nouveau grand patron. Nakadai, qui avait trucid&#xe9; le boss du clan adverse, a laiss&#xe9; sa place &#xe0; la t&#xea;te de son propre groupe &#xe0; un type qu&apos;il respecte, au demeurant. Celui-ci pr&#xe9;pare le mariage entre la fille de son ancien boss et un membre du clan adverse : ce mariage fait foc&#xe9;ment grincer quelques dents d&apos;autant que la jeune fille &#xe9;tait li&#xe9;e, auparavant, &#xe0; un homme de main de son p&#xe8;re qui vient tout juste d&apos;&#xea;tre lib&#xe9;r&#xe9;... Bien qu&apos;on essaie de pr&#xe9;server cette paix &#xe0; tout prix, certains gros bras commencent &#xe0; exprimer leur peu de confiance en les ennemis d&apos;hier. Cette crainte est renforc&#xe9;e par les tribulations de deux tueuses &#xe0; ombrelle qui semblent faire le vide dans le clan de Nakadai... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/06/110219/45916109.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;421&quot; height=&quot;181&quot; alt=&quot;the_wolves_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/06/110219/45916109_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Machinations en coulisses, trahisons, accords secrets, dur de rester un homme d&apos;honneur quand au sommet de la pyramide se trament les pires entourloupes. Nakadai, malgr&#xe9; une certaine bonne volont&#xe9; au d&#xe9;part, se rend rapidement compte que, dans l&apos;ombre, la tra&#xee;trise est de mise et ce pour servir les int&#xe9;r&#xea;ts des plus haut plac&#xe9;s. Il a l&apos;air patient comme &#xe7;a, le gars, mais quand il est col&#xe8;re, putaing, je vous conseille pas de croiser son regard. V&#xe9;ritable &#xe9;lectron libre, il se d&#xe9;cha&#xee;ne, dans la derni&#xe8;re ligne droite, pour couper en petits cubes ap&#xe9;ritifs tous ceux qui se dressent sur le chemin de sa vengeance. Le film fait dans un premier temps la part belle aux acteurs (excellents Isao Natsuyagi et Noboru Ando) qui expriment toute leur frustration devant cet accord de polichinelles. Nakadai tente bien de calmer les esprits avant que la moutarde lui monte m&#xe9;chamment au nez... (j&apos;adore ce type quand il est v&#xe9;n&#xe8;re, presque digne de Mifune). Bien aim&#xe9;, aussi, ces deux tueuses perfides qui, l&apos;air de ne pas y toucher, transpercent leurs proies comme un duo fatal de mantes religieuses nippones. Un grand soin aux d&#xe9;cors et dans l&apos;utilisation du Panavision (qui donne &#xe9;galement des gros plans impressionnants), un somptueux th&#xe8;me musical qui devient vite obs&#xe9;dant et un feu d&apos;artifice dans la brutalit&#xe9;, lors du dernier quart d&apos;heure, impressionnant (un d&#xe9;coupage vertical de cage thoracique, notamment, j&apos;entends encore les entrailles qui grondent...). Un vrai haut d&apos;Hideo. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/74/110219/45916131.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;203&quot; alt=&quot;the_wolvesPDVD_016&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/74/110219/45916131_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Nov 2009 12:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Vierge Violente (Gewalt! Gewalt: Shojo Geba-geba) de K&#xf4;ji Wakamatsu - 1969</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15666629.html</link><category>WAKAMATSU K&#xf4;ji </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15666629.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15666629/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15666629.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/14/110219/45914380.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/14/110219/45914380_p.jpg&quot; alt=&quot;7&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mon camarade a bien vendu ce cin&#xe9;aste que je ne connaissais pas : un petit coup d&apos;oeil donc &#xe0; une des nombreuses productions de Wakamatsu. Au hasard, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Vierge Violente&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;... Ah ben pas d&#xe9;&#xe7;u. Disons qu&apos;on assiste pendant une heure &#xe0; un mix entre &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2007/08/11/5868164.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Salo&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Pasolini et les exp&#xe9;rimentations politiques tch&#xe8;ques des ann&#xe9;es 60, m&#xea;l&#xe9; &#xe0; un &#xe9;rotisme bon enfant et &#xe0; une esth&#xe9;tique baroque du meilleur effet. Difficile de bien saisir le fond du discours de Wakamatsu : le film est &#xe9;trange, cachant ses positions sous une symbolique qu&apos;on sent profonde mais qui &#xe9;chappe en grande partie. Mais c&apos;est presque tant mieux : on ne comprend pas tout, et on suit du coup ce film comme une sorte de r&#xea;ve &#xe9;veill&#xe9; bluffant, qui d&#xe9;range autant qu&apos;il d&#xe9;pla&#xee;t, qui sait vous &#xe9;merveiller pour mieux exercer un mauvais go&#xfb;t salvateur la seconde d&apos;apr&#xe8;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/55/110219/45914397.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/55/110219/45914397_p.jpg&quot; alt=&quot;6&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voil&#xe0; ce que moi j&apos;ai vu l&#xe0;-dedans, arr&#xea;tez-moi si je me vautre : le monde est une horreur. La preuve : on est dans un d&#xe9;cor &#xe9;tique de rase-campagne, sans relief, sans beaut&#xe9;, o&#xf9; les personnages semblent avoir &#xe9;t&#xe9; jet&#xe9;s l&#xe0; comme des d&#xe9;s. Dieu s&apos;en est d&#xe9;sint&#xe9;ress&#xe9; depuis un moment : il est symbolis&#xe9; par un chef maffieux arm&#xe9; d&apos;un fusil &#xe0; lunettes, descendant au hasard des &#xea;tres humains quand l&apos;envie lui en prend. Du coup, les hommes, livr&#xe9;s &#xe0; eux-m&#xea;mes, ont invent&#xe9; une religion parall&#xe8;le, pa&#xef;enne, injuste et invers&#xe9;e : l&apos;Homme n&apos;est plus le crucifi&#xe9;, mais c&apos;est une Vierge gironde qu&apos;on attache &#xe0; la croix. M&#xea;me si les ic&#xf4;nes catho sont l&#xe0; (le sang bu, les plaintes au pied de la croix), c&apos;est comme si on en pervertissait les codes. Les personnages sont condamn&#xe9;s au libre arbitre, et surtout au plus moral des choix : devenir un animal ou rester un homme. Le moins qu&apos;on puisse dire, c&apos;est que le h&#xe9;ros va plus souvent &#xea;tre tent&#xe9; par le premier que par le second : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/05/110219/45914418.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/05/110219/45914418_p.jpg&quot; alt=&quot;2&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;violeur, meurtrier, il va m&#xea;me se voir de temps en temps dot&#xe9; d&apos;une queue, inutile de faire un dessin. M&#xea;me si de temps en temps, son humanit&#xe9; refait surface, sous forme d&apos;amour, de compassion, sa pente est irr&#xe9;m&#xe9;diablement descendante, et il finira m&#xea;me dans un curieux sous-sol infernal. Les autres personnages, dont on ne sait jamais s&apos;ils sont victimes ou bourreaux, sont dans la m&#xea;me veine : paillards, braillards, sans morale, hyst&#xe9;riques et punks. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n&apos;est qu&apos;une toute petite partie de ce que ce film barr&#xe9; nous donne &#xe0; voir. Wukamatsu semble avoir beaucoup de choses sur le coeur, et les d&#xe9;verse dans un flot ininterrompu de motifs et d&apos;images. La plupart des choses &#xe9;chappe &#xe0; l&apos;entendement. Mais ce qui reste en tout cas, c&apos;est l&apos;esth&#xe9;tique magnifique de l&apos;objet : cadres au taquet qui exploitent l&apos;&#xe9;cran large au maximum, plans tordus, noir et blanc aussi parfait que la couleur (on &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/08/110219/45914524.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/08/110219/45914524_p.jpg&quot; alt=&quot;3&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;jongle entre les deux), expressionnisme puissant de l&apos;ensemble, utilisation de la musique (insupportable) toujours au plus d&#xe9;rangeant, m&#xe9;lange fascinant de sensibilit&#xe9; romantique et d&apos;exp&#xe9;rimental pointu. Visuellement, &lt;em&gt;La Vierge Violente&lt;/em&gt; est vraiment formidable, et &#xe7;a suffit pour qu&apos;on reste accroch&#xe9;, bouche b&#xe9;e devant ce film de grand malade. Rarement l&apos;occasion de voir de tels bidules, c&apos;et toujours &#xe7;a de gagn&#xe9;. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Nov 2009 11:30:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>