<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Shangols</title><link>http://shangols.canalblog.com/</link><description>site sino-fran&#xe7;ais de cin&#xe9;ma pointu et n&#xe9;cessaire</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 16:51:06 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Mondwest (Westworld) de Michael Crichton - 1973</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24272973.html</link><category>CRICHTON Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24272973.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24272973/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24272973.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/21/81/110219/75746684.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/21/81/110219/75746684_p.jpg&quot; alt=&quot;westworld10&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;163&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Crichton, c&apos;est l&apos;auteur de &lt;em&gt;Jurassic Park&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Urgences&lt;/em&gt;, et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Westworld&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; contient d&#xe9;j&#xe0; des motifs de l&apos;un et de l&apos;autre. Il en contient aussi les d&#xe9;fauts, malheureusement, mais tout de m&#xea;me : c&apos;est un film pas mal, qui tente (timidement) quelques audaces et r&#xe9;ussit en tout cas son concept, &#xe0; d&#xe9;faut de le r&#xe9;aliser compl&#xe8;tement. Comme avec les dinosaures, nous sommes dans un parc d&apos;attraction futuriste peupl&#xe9; de robots : les clients sont plong&#xe9;s dans le pass&#xe9; (ils ont le choix entre trois territoires aussi mythiques historiquement que cin&#xe9;matographiquement : le western, le p&#xe9;plum et le film de cape et d&apos;&#xe9;p&#xe9;e), reconstitu&#xe9; scrupuleusement et peupl&#xe9; donc d&apos;andro&#xef;des impossibles &#xe0; diff&#xe9;rencier des humains et enti&#xe8;rement vou&#xe9;s &#xe0; leur mont&#xe9;e d&apos;adr&#xe9;naline. Ici, on a le droit de tuer, puisqu&apos;on ne tue que des robots, tout le trouble venant de ce qu&apos;on a vraiment l&apos;impression de tuer. C&apos;est le vraie bonne id&#xe9;e du film : les robots sont tr&#xe8;s &quot;humains&quot;, et ce parc prend vite des allures tr&#xe8;s troubles : les braves bourgeois qui se payent le ticket d&apos;entr&#xe9;e veulent simplement vivre leurs fantasmes inavou&#xe9;es, tromper son mari, tuer son prochain, torturer une esclave &#xe0; demi-nue, voire, et c&apos;est la plus grande audace de la chose, coucher avec la prostipute du saloon et trouver &#xe7;a bon. Le mim&#xe9;tisme complet du parc avec le monde &quot;fantasm&#xe9;&quot; du pass&#xe9; donne toute la saveur au concept. Les hommes qui y entrent vont y tester leur bestialit&#xe9;, finalement, alors que les robots, hyper-propres et lisses, apparaissent comme des fantasmes d&apos;une humanit&#xe9; parfaite (les gestes de Yul Brynner, hyper souples).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/82/28/110219/75746701.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/82/28/110219/75746701_p.jpg&quot; alt=&quot;westworld1&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;126&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme avec les dinosaures, les robots vont se rebeller peu &#xe0; peu contre leurs ma&#xee;tres et d&#xe9;zinguer &#xe0; tour de bras les clients du parc. Le film pr&#xe9;figure alors &lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt;, avec ce Yul Brynner invincible et obs&#xe9;d&#xe9; par une seule chose : tuer,&amp;nbsp;faire ce pour quoi il a &#xe9;t&#xe9; programm&#xe9;. Toute la fin rappelle vraiment Schwarzenneger, y compris les plans subjectifs vus par le robot lui-m&#xea;me (pas tr&#xe8;s au point encore, les fabricants de Brynner, qui l&apos;ont affubl&#xe9; d&apos;une vue aussi nazouille). Le gars ne peut strictement pas mourir, rena&#xee;t sans arr&#xea;t de la mort (sauf quand on lui fait boire de l&apos;eau, l&#xe0; encore il y a un vrai d&#xe9;faut de fabrication dans ces robots), et c&apos;est assez rigolo. Crichton a affubl&#xe9; Brynner du m&#xea;me costume que dans &lt;em&gt;Les 7 Mercenaires&lt;/em&gt;, et il a bien fait : la fuite du h&#xe9;ros face au robot tueur prend vite des allures de travers&#xe9;e de diff&#xe9;rents paysages cin&#xe9;matographiques, plus qu&apos;une fuite devant la mort, et les clins d’œil au cin&#xe9;ma hollywoodiens classiques sont bienvenus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/89/110219/75746719.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/89/110219/75746719_p.jpg&quot; alt=&quot;1973-westworld_2065391i&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;194&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Apr&#xe8;s, c&apos;est vrai que Crichton n&apos;est pas un bon metteur en sc&#xe8;ne. &lt;em&gt;Mondwest&lt;/em&gt; est trop lent, mal rythm&#xe9;, r&#xe9;p&#xe9;titif, assez kitch esth&#xe9;tiquement, jou&#xe9; au rabais, il ne va pas au bout de ses id&#xe9;es, et se perd dans des sc&#xe8;nes inutiles (la grosse bagarre de saloon, lourdaude, les s&#xe9;quences d&apos;h&#xf4;pital, trop r&#xe9;currentes), et a du mal &#xe0; cerner vraiment son sujet en 1h30. Il y a plein de bonnes id&#xe9;es (j&apos;ai beaucoup aim&#xe9; cet arr&#xea;t total des mouvements dans le parc d&#xe8;s qu&apos;il y a une panne), mais le c&#xf4;t&#xe9; sulfureux du sujet ne va pas au bout de son id&#xe9;e, comme devrait le faire tout bon film de SF qui se respecte. On sent le potentiel qu&apos;il y avait l&#xe0;-dedans, en terme de critique de la soci&#xe9;t&#xe9; de consommation, de psychologie, de force visuelle ; Crichton s&apos;arr&#xea;te trop vite. Bon moment quand m&#xea;me, parce qu&apos;on y r&#xea;ve du vrai grand film que pourrait donner un remake aujourd&apos;hui, disons film&#xe9; par Spielberg.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 16 May 2012 09:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>The Night Runner (1957) d&apos;Abner Biberman</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24271705.html</link><category>BIBERMAN Abner</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24271705.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24271705/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24271705.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/39/110219/75745458.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/39/110219/75745458_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-16-13h13m04s153&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/75/110219/75745479.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/39/75/110219/75745479_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-16-13h13m19s41&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Are mental patients turned loose too soon ?&lt;/em&gt;&quot; nous annonce l&apos;affiche comme s&apos;il s&apos;agissait de faire campagne pour Sarko (qui ?). Cela n&apos;annonce forc&#xe9;ment rien de bon quand le gars Roy Turner - apr&#xe8;s moult h&#xe9;sitations d&apos;un docteur qui donne finalement son accord sous la pression d&apos;un directeur d&apos;&#xe9;tablissement surcharg&#xe9; - est lib&#xe9;r&#xe9; de cet h&#xf4;pital pour malades mentaux. Il a agress&#xe9; deux ans plus t&#xf4;t un type dans la rue et maintenant, il semble ind&#xe9;niablement aller beaucoup mieux - m&#xea;me s&apos;il met trente secondes &#xe0; r&#xe9;pondre &#xe0; chaque question (woh, &#xe7;a tourne l&#xe0; !) et regarde tous les gens de travers comme si des contrebasses lui adressaient la parole (enfin, j&apos;imagine). Mais les fous ont, bien entendu, le droit de refaire leur vie... Roy semble quand m&#xea;me encore po mal marqu&#xe9;, semblant incapable d&apos;aller jusqu&apos;au bout d&apos;une conversation quand on lui demande ce qu&apos;il a fait depuis deux ans ; c&apos;est pas forc&#xe9;ment grave en soi, sauf quand on cherche du boulot... Il finit, au hasard d&apos;un ptit voyage en Greyhound par &#xe9;tablir son camp dans un bled au bord de la mer ; les gens ont l&apos;air cool et la fille du g&#xe9;rant des bungalows o&#xf9; il loge (Coleen Miller is Susan) lui fait de grands sourires. Roy Turner est-il sur la bonne voie ? - et ce m&#xea;me si les mouettes ne cessent de lui jeter un sale coup d&apos;oeil (D&#xe8;s que Biberman fait un plan sur une mouette, il fait p&#xe9;ter une sale musique inqui&#xe9;tante comme s&apos;il savait qu&apos;Hitch allait r&#xe9;aliser &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/07/17/2308934.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les Oiseaux&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; six ans plus tard... Pauvres mouettes) ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/28/110219/75745495.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/28/110219/75745495_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-16-13h14m47s160&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/29/110219/75745518.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/29/110219/75745518_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-16-13h14m59s33&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout va pour le mieux avec la chtite Susan - Bah, Roy a bien deux trois absences mais qui passent comme des nuages - et il parvient m&#xea;me &#xe0; trouver un taff dans sa sp&#xe9;cialit&#xe9; dans une bo&#xee;te locale. Bien, bien, bien, bon il est o&#xf9; alors le hic, c&apos;est un film noir, putain, pas un film animalier ! Ouais, le hic, c&apos;est le pater de la Susan, d&#xe9;j&#xe0; super m&#xe9;fiant envers ce voyageur qui sort de nulle part : il d&#xe9;couvre le pot-aux-roses (You are a lunatic, my friend, get out !) et va se prendre sur la tronche un m&#xe9;chant coup avec un troph&#xe9;e qui tra&#xee;nait dans le salon (ne jamais laisser un trainer un troph&#xe9;e dans son salon : c&apos;est laid et pousse-au-crime). Pas de bol, tout de m&#xea;me ! Alors que Roy allait enfin avoir une vie normale, l&apos;autre le traite de fou... Pas de justice... Mais maintenant qu&apos;il l&apos;a tu&#xe9;, le vieux, il va vraiment passer pour un fou... C&apos;est vicieux, la folie. Comme elle n&apos;est pas si folle que cela, la gu&#xea;pe Roy, elle va maquiller son meurtre en cambriolage qui a mal tourn&#xe9;. Bien jou&#xe9;... Enfin bien jou&#xe9;, il laisse quand m&#xea;me derri&#xe8;re lui trois gros indices (l&apos;un est gros comme une maison et nous ferait presque deviner l&apos;issue finale... mais c&apos;est une feinte, oh, oh) et la Susan va se montrer de plus en plus m&#xe9;fiante... Bon, on est au niveau de la s&#xe9;rie B (voire moins) mais cette petite raret&#xe9; n&apos;est en rien d&#xe9;plaisante ; elle donne surtout lieu &#xe0; une r&#xe9;plique plut&#xf4;t p&#xea;chue de la part de notre gars Roy fou amoureux (ou amoureux fou, plut&#xf4;t) : &quot;&lt;em&gt;I had to kill him [your father] because I love you. I have to kill you now for the same reason&lt;/em&gt;&quot; - euh... because you love my father...? Euh non, c&apos;est po &#xe7;a, tu dois me tuer parce que tu m&apos;aimes parce que sinon je ne vais pas rester avec toi, mais si tu me tues... Ouais Roy n&apos;a pas les id&#xe9;es compl&#xe8;tement claires m&#xea;me s&apos;il va faire preuve sur la fin d&apos;un civisme tout &#xe0; fait bienvenu. L&#xe9;ger, l&#xe9;ger tout &#xe7;a. Un ptit noir qui sent la fin de cycle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/70/59/110219/75745547.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/70/59/110219/75745547_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-16-13h15m44s218&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Noir c&apos;est noir, c&apos;est &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/16/19790140.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 16 May 2012 08:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>17 Filles de Delphine et Muriel Coulin - 2011</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24109131.html</link><category>COULIN Delphine &amp; Muriel</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24109131.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24109131/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/16/24109131.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/91/71/110219/75137047.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/91/71/110219/75137047_p.jpg&quot; alt=&quot;i_35909_2&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;299&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On comprend bien quelles sont les louables intentions de base de Delphine et Muriel Coulin quand elles entreprennent ce film de &quot;filles entre elles&quot; : faire une sorte de mix entre C&#xe9;line Sciamma et Sofia Coppola, c&apos;est-&#xe0;-dire dresser un pont entre la chronique adolescente r&#xe9;aliste de la premi&#xe8;re et le rose-bonbon v&#xe9;n&#xe9;neux de la deuxi&#xe8;me. Les r&#xe9;alisatrices s&apos;int&#xe9;ressent d&apos;ailleurs &#xe0; un fait divers survenu aux States : 17 adolescentes du m&#xea;me lyc&#xe9;e concluent un pacte pour tomber enceinte en m&#xea;me temps, avec &#xe0; la cl&#xe9; un r&#xea;ve d&apos;&#xe9;mancipation et&amp;nbsp;de communaut&#xe9; &#xe9;ternelle. Entre les dirigeantes et les suiveuses, les mythos et les rebelles, les adultes ne savent plus o&#xf9; donner de la t&#xea;te pour faire comprendre &#xe0; leur prog&#xe9;niture que leur d&#xe9;cision n&apos;est pas si anodine que &#xe7;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/26/26/110219/75137065.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/26/26/110219/75137065_p.jpg&quot; alt=&quot;photo-17-filles-2010-7&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;244&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film d&apos;adolescentes &#xe9;tant presque un genre en soi, les Coulin en respectent les r&#xe8;gles essentielles : chuchotements de couloirs, communaut&#xe9; envisag&#xe9;e comme un clan opaque avec ses codes et son vocabulaire, corps qui se d&#xe9;couvrent (l&apos;&#xe9;ternelle id&#xe9;e de la piscine comme r&#xe9;v&#xe9;lateur de la m&#xe9;tamorphose physique, &#xe7;a commence &#xe0; &#xea;tre un peu us&#xe9;), empathie totale pour cet &#xe2;ge (beau message final : on ne peut rien contre une jeune fille qui r&#xea;ve, &#xf4; combien vrai). Mais comme elles veulent &#xea;tre modernes, les r&#xe9;alisatrices choisissent aussi une autre option, plus risqu&#xe9;e mais qui leur fait rater le film : le monde est montr&#xe9; &#xe0; travers les yeux de ces h&#xe9;ro&#xef;nes de 16 ans. Incessantes contre-plong&#xe9;es pour placer ces charmants minois sur fond de ciel bleu, d&#xe9;cors d&#xe9;r&#xe9;alis&#xe9;s qui sont comme des projections du monde int&#xe9;rieur des fillettes (ces plans fixes qui reviennent sans arr&#xea;t sur les filles qui r&#xea;vent dans leurs chambres, avec sur le mur la projection de leur &#xe9;tat), &quot;ouatage&quot; des ambiances gr&#xe2;ce &#xe0; des filtres de couleurs vaporeux, pastels, et &#xe0; une musique (tr&#xe8;s class) qui va bien... Entre &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/04/08/6232282.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Naissance des Pieuvres&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, donc, et &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/09/30/10771521.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Virgin Suicides&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Le souci est que, du coup, le film peine &#xe0; trouver son ton : on aurait envie, sur ce sujet, de r&#xe9;alisme, de v&#xe9;rit&#xe9; ; or, les filles de Coulin sont toutes jolies, leur monde est aseptis&#xe9;, leurs parents sont des arch&#xe9;types (la r&#xe9;union des profs du lyc&#xe9;e, tr&#xe8;s mal jou&#xe9;e et tr&#xe8;s mal film&#xe9;e, est un exemple de &quot;sc&#xe8;ne &#xe0; th&#xe8;se&quot;, o&#xf9; chacun expose ses convictions sur le sujet, d&apos;une artificialit&#xe9; compl&#xe8;te), leurs dialogues sonnent faux. Quant aux jeunes actrices, c&apos;est triste &#xe0; dire, mais elles sont assez mauvaises. On les sent g&#xea;n&#xe9;es par ce choix &quot;d&apos;impro contr&#xf4;l&#xe9;e&quot; qui semble leur avoir &#xe9;t&#xe9; impos&#xe9;. Ni dirig&#xe9;es, ni libres, elles &#xe2;nonnent un texte beaucoup trop faux pour &#xea;tre cr&#xe9;dible. Les adultes, d&apos;ailleurs, ne sont gu&#xe8;re meilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/73/110219/75137076.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/73/110219/75137076_p.jpg&quot; alt=&quot;17_filles_&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On ne croit donc pas au contexte ni aux situations. Et comme, c&#xf4;t&#xe9; &quot;onirique&quot;, les Coulin ne sont gu&#xe8;re plus habiles (cadrages laborieux, volont&#xe9; de faire mode &#xe0; tout prix, et trop influenc&#xe9;es par leurs mod&#xe8;les), le film &#xe9;chappe vite des mains. Il est plein de qualit&#xe9;s aussi, c&apos;est vrai, notamment parce qu&apos;au moins il tente des choses, parce qu&apos;il trouve une vraie esth&#xe9;tique personnelle, et parce qu&apos;il reste quoi qu&apos;il arrive du c&#xf4;t&#xe9; de ses fr&#xea;les et attachantes h&#xe9;ro&#xef;nes. Le sujet est fort, la volont&#xe9; aussi ; c&apos;est le r&#xe9;sultat qui p&#xe8;che.&amp;nbsp; (&lt;em&gt;Gols - 26/04/12&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ah ben oui, po mieux, comme on dit : un sujet qui met des plombes &#xe0; d&#xe9;marrer (bon, ok, t&apos;es enceinte, vas-y, accouche...), des personnages trait&#xe9;s dans l&apos;ensemble ultra superficiellement (la forte t&#xea;te, la bonne copine, la fragile, l&apos;opportuniste, les treize autres, on s&apos;en fout), un discours un peu court, jeunes femmes (on fait des b&#xe9;b&#xe9;s parce qu&apos;on s&apos;emmerde, c&apos;est toujours mieux que de rester comme les adultes &#xe0; crever la gueule ouverte... Bien, Lorient et Le Havre ont re&#xe7;u en 2011 le titre des deux grandes villes de la chienlit ou &quot;ville du rire&quot;), des ciels bleus en effet qui envahissent l&apos;&#xe9;cran comme pour imager les r&#xea;ves qui couvent dans ces petites t&#xea;tes (une fois, c&apos;est bien jouli, douze fois, c&apos;est trop...) et un final terriblement plan-plan - tout &#xe7;a pour rien, voil&#xe0;, c&apos;est la vie, chacun son landeau... Cela ne me serait quand m&#xea;me pas venu &#xe0; l&apos;id&#xe9;e, &#xe0; 16 ans, de tomber enceint juste pour voir (je pense que j&apos;avais d&#xe9;j&#xe0; conscience &#xe0; l&apos;&#xe9;poque qu&apos;il restait, justement, trop de films &#xe0; voir). Malheureusement, celui-ci, sans &#xea;tre rat&#xe9;, n&apos;apporte franchement pas grand-chose au schmilblick : des ados et leurs &quot;rondeurs&quot; (&quot;je grandis en m&#xea;me temps que je grossis&quot;, ouais) film&#xe9;s au plus pr&#xe8;s - ouais, la sc&#xe8;ne de la piscine, d&#xe9;j&#xe0; vue en effet et plut&#xf4;t longuette -, des dialogues, disons-le, qui tournent en rond et un r&#xe9;sultat qui laisse franchement sur sa faim. Dispensable, vi.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Shang - 16/05/12)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/01/110219/75741877.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/01/110219/75741877_p.jpg&quot; alt=&quot;19819670&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 16 May 2012 06:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dark Shadows de Tim Burton - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265633.html</link><category>BURTON Tim</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265633.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24265633/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265633.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/90/110219/75717590.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/90/110219/75717590_p.jpg&quot; alt=&quot;hr_Dark_Shadows_21-620x348&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xc7;a lui tournait autour depuis longtemps. &#xc7;a y est, Burton vient de faire une daube, une vraie ; pas seulement un film rat&#xe9;, comme &lt;em&gt;Charlie et la Chocolaterie&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;La Plan&#xe8;te des Singes&lt;/em&gt;. Non, une solide merde d&#xe9;solante, une de celle qui nous font penser que le talent de Burton, jadis assez pr&#xe9;sent, est d&#xe9;finitivement enseveli sous les tonnes d&apos;effets sp&#xe9;ciaux &#xe0; la con et la guimauve grandissante de son cin&#xe9;ma pour enfants. Il essaye bien, pourtant, de reproduire ce qui fit sa grandeur : ambiances gothiques, Johnny Depp et Bonham-Carter en t&#xf4;liers, humour macabre et personnages souffrant de d&#xe9;classement ; toute la panoplie est sortie ; et pourtant, rien n&apos;y fait. On s&apos;enfonce progressivement dans une super-production laborieuse, sans fond, consternante dans son humour, mal racont&#xe9;e et envahie par des d&#xe9;cors de palettes graphiques mal fagot&#xe9;s et issus de l&apos;&#xe9;ternelle imagerie &#xe0; la con.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/42/110219/75717602.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/42/110219/75717602_p.jpg&quot; alt=&quot;20057653_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120315_034028&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On se demande bien ce qui a sembl&#xe9; n&#xe9;cessaire &#xe0; Burton dans ce sc&#xe9;nario sur-visit&#xe9;. Le c&#xf4;t&#xe9; &quot;je suis un vampire seul en recherche d&apos;une famille&quot; ? Il aurait alors fallu d&#xe9;velopper un peu plus la chose, et non pas r&#xe9;aliser ce brouillon de &lt;em&gt;Edward aux Mains d&apos;Argent&lt;/em&gt;. Pour cette fois, le personnage principal, interpr&#xe9;t&#xe9; par un Depp &#xe9;trangement terne, n&apos;est jamais touchant, jamais fort psychologiquement. Il n&apos;est qu&apos;une ombre de personnage, mal &#xe9;crit par le sc&#xe9;nario, cantonn&#xe9; &#xe0; un parler ridicule et une silhouette rep&#xe9;rable. Depp n&apos;a rien d&apos;autre &#xe0; jouer qu&apos;une caricature, et &#xe7;a se sent. Burton charge l&apos;ensemble des personnages d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; &quot;freak&quot;, du petit gar&#xe7;on m&#xe9;dium &#xe0; l&apos;ado-loup-garou, de la psy compl&#xe8;tement barr&#xe9;e &#xe0; la voisine sorci&#xe8;re : on dirait un bestiaire de romans pour jeunes filles fr&#xea;les, et l&#xe0; encore la &quot;monstruosit&#xe9;&quot; des personnages ne d&#xe9;bouche jamais sur l&apos;&#xe9;motion : ils sont juste torves, mais jamais attachants, comme put l&apos;&#xea;tre Ed Wood,&amp;nbsp;Batman, Pee-Wee&amp;nbsp;ou Edward. Les acteurs sont pourtant pas mauvais (surtout les seins d&apos;Eva Green), et on sent que parfois, Burton est un peu emb&#xea;t&#xe9; de r&#xe9;aliser un film de Michael Bay. Il r&#xe9;ussit quelques rares petits moments plus intimes : cette femme qui s&apos;arrache le cœur pour montrer qu&apos;elle est humaine, ce visage parfait qui se fissure comme s&apos;il &#xe9;tait en porcelaine, cette douleur que semble porter Bonham-Carter... Mais ce sont quelques secondes perdues au milieu du brouhaha insupportable et de la surench&#xe8;re d&apos;effets hideux. Il manque finalement un sc&#xe9;nario &#xe0; la chose, tout b&#xea;tement, et peut-&#xea;tre aussi un peu plus de mesure dans la mise en sc&#xe8;ne. Burton pr&#xe9;f&#xe8;re d&#xe9;sormais les &#xe9;crans verts&amp;nbsp;aux personnage, pas s&#xfb;r qu&apos;il gagne au change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/60/110219/75717616.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/60/110219/75717616_p.jpg&quot; alt=&quot;20057643_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120315_033915&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, c&apos;est peut-&#xea;tre qu&apos;il a &#xe9;t&#xe9; attir&#xe9; par le c&#xf4;t&#xe9; &quot;hommage au cin&#xe9;ma d&apos;&#xe9;pouvante&quot; ? C&apos;est vrai que les r&#xe9;f&#xe9;rences sont vastes, de &lt;em&gt;Nosferatu&lt;/em&gt; aux &lt;em&gt;Sorci&#xe8;res d&apos;Eastwick&lt;/em&gt; en passant par &lt;em&gt;La Belle et la b&#xea;te&lt;/em&gt;. Mais &#xe7;a ne fonctionne qu&apos;en tant que clins d’œil,&amp;nbsp;les r&#xe9;f&#xe9;rences&amp;nbsp;ne servent &#xe0; rien, sauf &#xe0; r&#xe9;-utiliser des effets qui march&#xe8;rent jadis pour les recycler &#xe9;ternellement (Michele Pfeiffer qui dessoude au fusil &#xe0; pompe Eva Green, comme elle le fit jadis avec Susan Sarrandon). Burton a d&#xe9;j&#xe0; fait maints films gothiques beaucoup mieux tenus, cette tentative tardive de&amp;nbsp; revenir &#xe0; ce qui fit son succ&#xe8;s s&apos;av&#xe8;re une pitoyable resuc&#xe9;e. M&#xea;me la musique de Elfman, d&apos;habitude, si virtuose, se fait ici aussi pataude que l&apos;esth&#xe9;tique d&apos;ensemble. Quant &#xe0; l&apos;humour, l&#xe0; aussi souvent brillant dans le pass&#xe9; dans le cin&#xe9;ma de Burton, il est ici d&apos;une lourdeur effarante : une parodie de sc&#xe8;ne de cul entre vampires ouarf ouarf ouarf, et une caricature de hippies prenant Depp comme idole hi hi hi, n&apos;en jetez plus, trop lol. Les trois premi&#xe8;res minutes du film promettaient beaucoup, avec ce rythme insens&#xe9; pour raconter (200 ans racont&#xe9;s en trois minutes) ; mais tr&#xe8;s vite, humour, trame, mise en sc&#xe8;ne s&apos;enfoncent dans l&apos;ennui total, confirm&#xe9; par la derni&#xe8;re bobine o&#xf9; les images de synth&#xe8;se se battent entre elles sur un montage &#xe9;pileptique d&apos;amateur. C&apos;est nul, tiens, voil&#xe0;, je cherchais le mot. Et puis tr&#xe8;s laid, pesant, triste et banal. J&apos;ajouterai que je n&apos;ai pas aim&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 May 2012 09:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Du Sang dans le D&#xe9;sert (The Tin Star) (1957) d&apos;Anthony Mann</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265133.html</link><category>MANN Anthony</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265133.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24265133/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/15/24265133.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/30/110219/75715707.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/30/110219/75715707_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h13m24s223&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Anthony Mann est vraiment un grand et le prouve une nouvelle fois avec ce western magistralement ma&#xee;tris&#xe9; de bout en bout. D&#xe8;s les premi&#xe8;res images qui d&#xe9;filent dans un silence de mort, eastwoodiennes tenterais-je, de cet homme qui traverse une ville, un cadavre sur un cheval, attirant tous les habitants de la ville sur son passage, on est totalement happ&#xe9; : the Man is Henry Fonda, la cinquantaine bien marqu&#xe9;e, un Henry qui d&#xe9;barque - le bruit des &#xe9;triers, magnifique - dans le bureau d&apos;un tout jeune sh&#xe9;rif qui donne l&apos;impression d&apos;&#xea;tre un jeune veau qu&apos;on vient tout juste d&apos;enlever &#xe0; sa m&#xe8;re ; Anthony Perkins, douze ans, encore loin du personnage de Norman Bates (seulement trois ans plus tard, quand on y songe), fait le mariole dans son bureau avec ses flingues comme s&apos;il avait trop lu Lucky Luke. Un homme d&apos;exp&#xe9;rience qui a morfl&#xe9;, un chasseur de prime vu automatiquement d&apos;un sale œil dans cette petite ville tranquille et un sh&#xe9;rif aux allures de bras cass&#xe9;s dont l&apos;&#xe9;toile sur le veston brille apparemment plus que ses comp&#xe9;tences. Les deux hommes s&apos;allieront contre toute attente, l&apos;un faisant profiter &#xe0; l&apos;autre de sa vista, de sa sagesse, de son habilet&#xe9;... Une alliance bienvenue pour &#xe9;viter que trop de sang ne coule dans le d&#xe9;sert.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/99/56/110219/75715727.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/99/56/110219/75715727_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h13m58s78&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/54/110219/75715748.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/54/110219/75715748_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h15m49s166&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le r&#xe9;cit est prenant &#xe0; tous les niveaux : qu&apos;il s&apos;agisse de cette amiti&#xe9; qui finit par lier les deux hommes, du flirt entre Fonda et cette femme avec enfant qui l&apos;accueille, de ce combat fordien du sh&#xe9;rif Perkins, &#xe9;paul&#xe9; par Fonda, contre une foule en col&#xe8;re, les diff&#xe9;rentes lignes narratives s&apos;imbriquent les unes dans les autres avec une maestria d&#xe9;concertante. Fonda impose en douceur sa philosophie (tol&#xe9;rance, temp&#xe9;rance, justice) non seulement &#xe0; ce jeune blanc-bec qui ne demande qu&apos;&#xe0; apprendre mais aussi &#xe0; cette ville (d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; les &quot;bourgeois&quot; m&#xe9;fiants et inaptes, de l&apos;autre des individus facilement influen&#xe7;ables par l&apos;un des hommes forts du lieu, Bogardus (Neville Brand, la tronche de l&apos;emploi)) &#xe0; deux doigts de d&#xe9;raper dans la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/44/110219/75715776.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/44/110219/75715776_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h14m41s3&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/77/110219/75715815.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/77/110219/75715815_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h15m16s93&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mann se montre aussi &#xe0; l&apos;aise dans la gestion des silences (les sc&#xe8;nes de pure observation entre deux clans), des s&#xe9;quences d&apos;action (cette meute qui part aux trousses (en pure perte) de deux malfrats et la s&#xe9;quence &quot;high sierra&#xe8;nne&quot; du d&#xe9;busquage des deux hommes par Fonda), dans l&apos;emploi micro-dos&#xe9; des travellings avant (le gamin qui s&apos;approche de la ferme en feu, Perkins qui s&apos;approche sur la fin de Bogardus : franchement du grand art), dans sa ma&#xee;trise des plans d&apos;ensembles, des plans am&#xe9;ricains et son utilisation des champs-contre-champs, dans la direction des acteurs (Fonda est fondant, Perkins parkinsonien dans sa f&#xe9;brilit&#xe9;, Van Cleef (l&apos;un des &quot;malfrats&quot;) fait rien mais fout forc&#xe9;ment la trouille). C&apos;est simplement propre (sublime noir et blanc qui plus est), carr&#xe9;, efficace. Un tin movie pointu comme une &#xe9;toile. Mann is my man.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/82/110219/75715889.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/82/110219/75715889_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h15m25s186&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/93/87/110219/75715906.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/93/87/110219/75715906_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h15m30s238&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/75/37/110219/75715921.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/37/110219/75715921_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-15-16h15m36s42&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;261&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 May 2012 09:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Femme aux Chim&#xe8;res (Young Man with a Horn) (1950) de Michael Curtiz</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/14/24256022.html</link><category>CURTIZ Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/14/24256022.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24256022/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/14/24256022.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/82/110219/75676915.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/82/110219/75676915_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-14-11h54m59s235&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous organisez un festival et cherchez des films avec des trompettes, cette œuvre de Curtiz aura ind&#xe9;niablement une petite place dans le cycle. Si vous &#xea;tes &#xe9;galement un adepte des histoires d&apos;amour soporifiques, peut-&#xea;tre que cette historiette entre Kirk Douglas et Lauren Bacall trouvera gr&#xe2;ce &#xe0; vos yeux... Sinon, ben euh, revoyez plut&#xf4;t &lt;em&gt;Casablanca&lt;/em&gt;. On est en terrain balis&#xe9; avec cette &quot;pseudo biopic&quot; d&apos;un joueur de trompette : l&apos;enfance d&apos;un ptit gars orphelin qui tombe amoureux d&apos;un instrument avec, comme incontournable figure tut&#xe9;laire un jazzman black, la perc&#xe9;e du gars dans le milieu avec un Kirk qui ne vit que pour son instrument (ron pschhhh....) et puis la rencontre au beau milieu du film avec cette femme aussi jouasse qu&apos;un trombone, une Lauren Bacall en psy chieuse comme la pluie : elle est prise de chou, il est instinctif, elle est universitaire, il a s&#xe9;ch&#xe9; les cours &#xe0; partir du CE2, tout l&apos;emmerde et la fatigue, il a une passion. Ils n&apos;ont absolument rien en commun et cette bourrique de Kirk va forc&#xe9;ment s&apos;&#xe9;prendre de la Lauren. Trois quatre sorties ensemble, un mariage, et c&apos;est d&#xe9;j&#xe0; la chienlit... S&#xe9;paration tendue, alcoolisme du Kirk (le musicien bless&#xe9; est toujours alcoolique, regardez Renaud...), errance et retour en gr&#xe2;ce sur le fil (merci les amis fid&#xe8;les) pour un happy end bien mollasson. C&apos;est po vraiment mauvais en soi, attention, c&apos;est juste platement banal...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/35/18/110219/75676918.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/35/18/110219/75676918_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-14-11h55m47s226&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Kirk se donne&amp;nbsp;&#xe0; fond avec sa trompinette et nous gratifie de quelques morceaux enlev&#xe9;s (mais bon, je suis plut&#xf4;t contrebasse en ce moment, pour ceux qui suivent), Lauren Bacall, la trentaine &#xe9;panouie, bon ben c&apos;est toujours du bonus mais l&#xe0; ce r&#xf4;le de f&#xe2;mmmmme donneuse de le&#xe7;on et mal dans sa peau agace franchement au bout de trente secondes, quant &#xe0; l&apos;intrigue, on a l&apos;impression d&apos;avoir lu le r&#xe9;sum&#xe9; juste avant tant il progresse sans qu&apos;il y ait la moindre surprise (l&apos;accident du black, &#xf4; mon Dieu, dans le genre &quot;drame terrible&quot;...). Bref, un joli titre en fran&#xe7;ais, c&apos;est &#xe0; peu pr&#xe8;s tout, je crois, ce que j&apos;en garderai comme souvenir...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/28/110219/75676920.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/28/110219/75676920_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-14-11h56m36s199&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 14 May 2012 04:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dernier caprice (Kohayagawa-ke no aki) (1961) de Yasujiro Ozu</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/13/11118871.html</link><category>OZU Yasujiro</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/13/11118871.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11118871/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/13/11118871.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/91/61/110219/31737169.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/91/61/110219/31737169_p.jpg&quot; alt=&quot;endofsummer08&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;337&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;avais finalement tr&#xe8;s peu de souvenir de cette p&#xe9;nulti&#xe8;me œuvre du ma&#xee;tre. J&apos;ai m&#xea;me presque &#xe9;t&#xe9; un peu &quot;bouscul&#xe9;&quot; - pauv&apos; chou - au d&#xe9;part, ne sachant trop dans quelle direction l&apos;histoire partait. Bon j&apos;ai tout de m&#xea;me vite repris mes esprits pour appr&#xe9;cier &#xe0; sa juste valeur cette œuvre tr&#xe8;s ensoleill&#xe9;e o&#xf9; il est souvent question de rencontres et de mariages sans que cela aboutisse vraiment. Ganjiro Nakamura campe un patriarche plein de verve et de cachotteries et m&#xea;me si la fin est d&apos;une certaine noirceur (le Ozu voyait-il la fin arriver &#xe0; grands pas ?) quelques s&#xe9;quences pleines de l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; et de complicit&#xe9; restent en t&#xea;te.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/14/110219/31737174.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/14/110219/31737174_p.jpg&quot; alt=&quot;endofsummer06&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;336&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On retrouve comme dans le pr&#xe9;c&#xe9;dent opus (&lt;em&gt;Fin d&apos;automne&lt;/em&gt;) Setsuko Hara et Y&#xf4;ko Tsukasa sans mari, la premi&#xe8;re &#xe9;tant veuve, la deuxi&#xe8;me cherchant le grand amour. Ce sont les deux petits soucis de la famille Kohayagawa qui se doublent non seulement de probl&#xe8;mes financiers (cette petite entreprise de sak&#xe9; bat de l&apos;aile) et d&apos;une plus grosse inqui&#xe9;tude par rapport aux activit&#xe9;s du patriarche ; ce dernier, secr&#xe8;tement, s&apos;&#xe9;clipse de plus en plus en cours de journ&#xe9;e et on finit par d&#xe9;cider de le suivre. On ne tarde point &#xe0; d&#xe9;couvrir que le vieux se rend chez un amour de jeunesse (un &quot;feu mal &#xe9;teint&quot; comme le dit po&#xe9;tiquement le Nippon) chez qui il en trouve une deuxi&#xe8;me (jeunesse, s&apos;entend). Cela inqui&#xe8;te la sœur a&#xee;n&#xe9;e qui rabroue son p&#xe8;re mais ce dernier n&apos;en fait qu&apos;&#xe0; sa t&#xea;te. Mais qui fait le malin a un malaise, et le vieux est &#xe0; deux souffles de leur claquer dans les doigts. Il se remet miraculeusement, p&#xe8;te le feu et retourne de ce pas chez sa dulcin&#xe9;e (sublime partie de cache-cache avec son petit-fils pendant laquelle il en profite pour s&apos;&#xe9;chapper). La deuxi&#xe8;me alerte sera la bonne. Setsuko d&#xe9;cidera de son c&#xf4;t&#xe9; de rester veuve (Ozu semble ne jamais vouloir la marier... un acte manqu&#xe9; ?) alors que Y&#xf4;ko finira par suivre les &#xe9;lans de son cœur, en allant rejoindre un ancien coll&#xe8;gue &#xe0; Sapporo, plut&#xf4;t que de se marier avec le pr&#xe9;tendant soutenu par la famille. La pr&#xe9;sence d&apos;une multitude de corbeaux vers la fin du film apporte une touche un peu sombre qui tranche radicalement avec les cieux limpides dans lesquels baigne cette œuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/22/46/110219/31737179.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/22/46/110219/31737179_p.jpg&quot; alt=&quot;endofsummer09&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;337&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un casting qui semble ne r&#xe9;unir que des fid&#xe8;les d&apos;Ozu, une vraie grande famille cin&#xe9;matographique. Cela donne lieu notamment &#xe0; deux plans magnifiques : toute la famille qui se l&#xe8;ve soudainement et d&#xe9;couvre que le pater, alit&#xe9;, vient les rejoindre tout pimpant, et il y a aussi cette ultime procession &#xe0; la queue leu leu sur un quai, la famille tout de noir v&#xea;tue, apr&#xe8;s la mort du patriarche. Deux images tr&#xe8;s fortes d&apos;une famille qui tente de rester unie en ces temps difficiles - ils ne semblent ne point se faire d&apos;illusion sur l&apos;avenir de leur entreprise familiale qui risque de se faire phagocyter par une plus grosse. Peu de sc&#xe8;nes avec des enfants mais la partie de cache-cache est un vrai r&#xe9;gal, le Ganjiro apportant toute sa fantaisie et sa joie de vivre &#xe0; ce r&#xf4;le de patriarche incorrigible qui tente de grappiller jusqu&apos;au bout des petits instants de bonheur. Setsuko et Y&#xf4;ko sont elles beaucoup plus effac&#xe9;es et semblent avoir plus de mal &#xe0; ouvrir leur cœur mais les quelques s&#xe9;quences o&#xf9; elles tentent de livrer leur secret intime (notamment au bord d&apos;une rivi&#xe8;re ou au sommet d&apos;une colline) sont de vrais moments de gr&#xe2;ce. Un&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Dernier Caprice&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui vaut vraiment le coup, la vie &#xe9;tant si courte, ma bonne dame...&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Shang - 27/10/08)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/77/40/110219/31737191.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/77/40/110219/31737191_p.jpg&quot; alt=&quot;endofsummer11&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;336&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ah c&apos;est m&#xea;me ravageur, osons le mot. Il y a dans ce film une telle d&#xe9;licatesse, une telle pudeur, une telle virtuosit&#xe9; discr&#xe8;te, qu&apos;on ne peut ressortir de cette chronique que boulevers&#xe9;. Il y a l&#xe0; tout le talent d&apos;Ozu : &#xe7;a ne raconte rien, en tout cas rien de bien grave, et pourtant on sent son petit cœur se tordre de plus en plus devant les tourments non-dits de cette smala aussi unie que m&#xe9;lancolique. Entre les deux sœurs &#xe0; marier et qui semblent accepter leur sort (&#xe9;pouser des gusses qu&apos;elles n&apos;aiment pas vraiment, alors qu&apos;elles sentent le bonheur &#xe0; port&#xe9;e de main), la jeune fille frivole qui passe de mains en mains (avec des amants am&#xe9;ricains uniquement, tiens...), et ce couple de petits vieux craquants qui esp&#xe8;rent retrouver quelques feux de leur amour pass&#xe9;, tout le monde est attir&#xe9; dans le tourbillon de la vie , portant une douce tristesse qui ne dit jamais son nom. Le film est certes souvent lumineux, mais sous la l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; couvent des &quot;feux mal &#xe9;teints&quot; que la cam&#xe9;ra d&apos;Ozu capte avec une empathie et une modestie extraordinaires. Les couleurs somptueuses, tout en pastels, semblent repr&#xe9;senter &#xe0; elles seules le petit monde int&#xe9;rieur des personnages : les kimonos gris de la femme qui laisse partir son amour, le rose flashy de l&apos;adolescente frivole, la blancheur virginale des chemises lors de la sc&#xe8;ne d&apos;adieux des &#xe9;tudiants, le bleu pass&#xe9; du costume du vieillard, le tout plac&#xe9; dans des d&#xe9;cors qui parlent beaucoup plus que les h&#xe9;ros de l&apos;histoire eux-m&#xea;mes : tonneaux de sak&#xe9; vides qui s&#xe8;chent contre les murs, petites barques qui traversent des plans d&apos;eaux, ponton d&apos;une rectitude effrayante lors de l&apos;enterrement, et puis surtout cette for&#xea;t qui borde la ville, porteuse d&apos;un ailleurs qu&apos;on ne verra jamais. Les plans fixes traditionnels multiplient les lignes de fuite en plein centre de l&apos;&#xe9;cran, comme pour mieux faire ressortir l&apos;in&#xe9;luctabilit&#xe9; de ces destins que vient soudainement mettre en doute le &quot;caprice&quot; du patriarche qui d&#xe9;cide de vivre un dernier amour avant de mourir... Bref, une mise en sc&#xe8;ne somptueuse, &#xe0; laquelle il faut ajouter ces mouvements de groupe, presque dans&#xe9;s, r&#xe9;gl&#xe9;s au millim&#xe8;tre : quand 5 ou 6 personnes se d&#xe9;placent en m&#xea;me temps, chacune vient occuper une place pr&#xe9;cise &#xe0; l&apos;&#xe9;cran pour qu&apos;on continue &#xe0; toutes les apercevoir, tout en gardant la perspective apparente. Ador&#xe9; aussi ces mouvements parall&#xe8;les entre les deux sœurs en osmose, ou, dans la sc&#xe8;ne magistrale de l&apos;adieu des amoureux sur un quai de gare, ces gestes qu&apos;on fait exactement en m&#xea;me temps, pour compenser l&apos;aveu des sentiments qui ne vient jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/23/110219/75648922.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/23/110219/75648922_p.jpg&quot; alt=&quot;19050__dernier_caprice_[1961]_-13&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;360&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est comme si, sous le film qu&apos;on regarde, se cachait un deuxi&#xe8;me film, beaucoup plus bavard et signifiant. La pudeur de Ozu semble effacer tout ce qui peut &#xea;tre dit en termes de sentiments, et du coup le film qu&apos;on voit est d&apos;une fragilit&#xe9; incroyable, fait en dentelle fine. Les regards, les petites phrases suivies d&apos;un court silence, la simple utilisation des champs/contre-champs (avec ces fameux regards d&#xe9;sax&#xe9;s, qui ne se croisent jamais), tout contribue &#xe0; dire ce que les personnages n&apos;arrivent pas &#xe0; dire. Il ne se passe rien, comme je disais, juste la vie qui passe, l&apos;amour qui na&#xee;t, la tristesse qui s&apos;installe, la nostalgie qui pointe son museau, la jalousie, la peur de vieillir, la soif de bonheur, l&apos;enfance, l&apos;envie d&apos;ailleurs (l’occurrence des motifs de la culture am&#xe9;ricaine est assez troublante), les regrets, le d&#xe9;sir... rien du tout, quoi. &lt;em&gt;Dernier Caprice&lt;/em&gt; est une tuerie absolue, qui vous assassine &#xe0; petits feux plut&#xf4;t que d&apos;utiliser les effets trop faciles du m&#xe9;lo. Aligato grave, Yasujiro.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Gols - 13/05/12)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;sommaire ozuesque : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/19/3469911.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;clique l&#xe0; avec ton doigt&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 13 May 2012 11:47:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tueur &#xe0; gages (This Gun for Hire) (1942) de Frank Tuttle</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242791.html</link><category>TUTTLE Frank</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242791.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24242791/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242791.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;You like cats, don&apos;t you ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Yeah. They&apos;re on their own. They don&apos;t need anybody&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/51/110219/75621966.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/51/110219/75621966_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h41m40s35&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/66/110219/75622057.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/66/110219/75622057_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h43m37s187&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il a beau s&apos;agir de l&apos;histoire d&apos;un tueur de sang froid , il se d&#xe9;gage de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;This gun for Hire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; une sorte de coolitude absolue comme s&apos;il s&apos;agissait d&apos;un pur noir avec une pointe de sucre roux. Est-ce d&#xfb; &#xe0; la pr&#xe9;sence de la langoureuse Veronica Lake dont le regard suffirait &#xe0; hypnotiser un renard, &#xe0; l&apos;amour du tueur pour les chats, &#xe0; la pr&#xe9;sence de cette petite fille handicap&#xe9;e au d&#xe9;but du film dont le regard innocent semble noyer toute m&#xe9;chancet&#xe9; du tueur, &#xe0; ce faux rythme constant (m&#xea;me lors des courses poursuites) qui finit par donner une r&#xe9;elle z&#xe9;nitude &#xe0; cette triple (pour ne pas quadruple) traque, au personnage de Laird Cregar, v&#xe9;ritable salopiot de l&apos;histoire mais trouillou comme une &#xe9;ponge, au couple Lake/Ladd qui m&#xea;me dans les moments les plus tendus finit par d&#xe9;gager une ind&#xe9;niable nonchalance ?... C&apos;est s&#xfb;rement un chtit peu de tout &#xe7;a et le fait est que, malgr&#xe9; le fond de l&apos;histoire po vraiment jouasse (un killer donc une histoire de gaz empoisonn&#xe9; vendu &#xe0; l&apos;ennemi nippon), on en ressort comme apais&#xe9; (il est aussi possible que ma douce est drogu&#xe9;e mon jus d&apos;orange, hein...)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/37/110219/75622111.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/37/110219/75622111_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h40m14s216&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/71/110219/75622132.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/71/110219/75622132_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h48m23s234&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Triple traque disais-je, puisque Ladd est aux trousses de Cregar et de son boss apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre fait enfler (il a &#xe9;t&#xe9; pay&#xe9;, pour un meurtre commandit&#xe9; par les arsouilles pr&#xe9;-cit&#xe9;s, avec des billets dont les num&#xe9;ros ont &#xe9;t&#xe9; fournis &#xe0; la police), que Lake est cens&#xe9;e jouer les espionnes aupr&#xe8;s de Cregar pour savoir s&apos;il s&apos;agit d&apos;un tra&#xee;tre &#xe0; la nation et qu&apos;enfin l&apos;inspecteur Crane (Robert Preston - un peu p&#xe2;lichon - et en outre le petit ami de Lake) se retrouve &#xe0; poursuivre et Ladd et Cregar... Dit comme &#xe7;a, cela sent le sc&#xe9;nar (Graham Greene tout de m&#xea;me) terriblement alambiqu&#xe9;e mais en fait, malgr&#xe9; les multiples chass&#xe9;s-crois&#xe9;s de nos quatre personnages, les non-dits (Preston ne sait rien de la mission de Lake) et les alliances (Apr&#xe8;s que Ladd a sauv&#xe9; la vie de Lake, celle-ci fait tout son possible pour collaborer avec lui), l&apos;intrigue est admirablement lisible. Zen, disais-je aussi, mais &#xe9;galement de jolies petites pointes d&apos;&#xe9;rotisme coquin ponctuent le r&#xe9;cit : la s&#xe9;quence de cabaret o&#xf9; Lake, apr&#xe8;s avoir jou&#xe9; avec de petites boules (hum...), se saisit d&apos;une cigarette et la transforme en cigare en la frottant entre ses mains... un must ; que Lake se retrouve attach&#xe9;e, en train de ramper, alanguie aupr&#xe8;s de Ladd ou... qu&apos;elle ne fasse absolument rien, elle est de toute fa&#xe7;on d&apos;une sensualit&#xe9; terriblement &#xe9;nervante... Il n&apos;y a bien que le Ladd, misogyne (voire misanthrope) pour &#xea;tre insensible &#xe0; ses charmes (quand elle pose sa main sur son genou et qu&apos;il sort &quot;vous me ramollissez&quot;, on se gausse...) Il n&apos;&#xe9;chappera point cela dit au petit bisou amical de la Lake qui parviendra enfin &#xe0; le d&#xe9;rider...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/92/110219/75622162.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/92/110219/75622162_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h39m54s6&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/92/110219/75622185.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/92/110219/75622185_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h44m07s241&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plus intriguant demeure sans doute ce personnage incarn&#xe9; par Ladd, amoureux des chats et sans piti&#xe9; pour abattre quiconque, froid comme la mort en un sens et quand m&#xea;me... attachant. On apprend au cours du r&#xe9;cit quel traumatisme il a v&#xe9;cu dans son enfance (plut&#xf4;t gratin&#xe9;e) : si cela permet de donner les cl&#xe9;s du personnage, on regretterait presque malgr&#xe9; tout cette sc&#xe8;ne un poil surjou&#xe9;e o&#xf9; Ladd en fait presque plus qu&apos;un Perkins et un Nicholson r&#xe9;unis (les yeux exorbit&#xe9;s, &#xe7;a va cinq secondes... Tu la sens, la terreur, l&#xe0; ? Ouais je la sens bien). Un noir, au del&#xe0; de cette micro-r&#xe9;serve, que l&apos;on d&#xe9;guste par petite gorg&#xe9;e, sereinement, pour profiter de toute la saveur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/89/110219/75622304.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/89/110219/75622304_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h45m33s76&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/24/110219/75622333.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/24/110219/75622333_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h40m55s118&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/96/110219/75622349.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/96/110219/75622349_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2012-05-12-18h47m38s45&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 May 2012 12:25:17 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : La grande Th&#xe9;r&#xe8;se, l&apos;escroquerie du si&#xe8;cle (The greatest Swindle of the Century) d&apos;Hilary Spurling - 2003</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242463.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242463.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24242463/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24242463.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/86/110219/75619573.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/86/110219/75619573_p.jpg&quot; alt=&quot;book_192_image_cover&quot; width=&quot;174&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Th&#xe9;r&#xe8;se Humbert, sa vie de mensonge, son œuvre fantasm&#xe9;e. Hilary Spurling nous conte cette histoire m&#xe9;connue du d&#xe9;but du XX&#xe8;me si&#xe8;cle, celle d&apos;une pauvre fille de la campagne sans naissance et sans biens, qui va devenir une des femmes les plus puissantes de Paris uniquement gr&#xe2;ce &#xe0; sa force de persuasion et &#xe0; ses mensonges &#xe9;normes. Histoire rocambolesque et assez hallucinante, qui repose non seulement sur le talent de mythomane de la gonzesse, mais aussi, et c&apos;est toute la savoureuse ambigu&#xef;t&#xe9; de la chose, sur une sorte d&apos;acceptation tacite des victimes. Il a suffit que quelques-uns ferment les yeux sur les inventions de Th&#xe9;r&#xe8;se, pour entra&#xee;ner une foule de banquiers, intellectuels et financiers divers dans le pi&#xe8;ge. La vie de Th&#xe9;r&#xe8;se repose enti&#xe8;rement sur un h&#xe9;ritage fictif qu&apos;elle arrive &#xe0; faire accepter par tout le monde, et Spurling est habile &#xe0; dresser le portrait des complices de la dame, issus de sa famille, du gros bras peu regardant sur les moyens d&apos;obtenir ce qu&apos;il veut aux politiciens grand crin au bras long. L&apos;histoire est donc int&#xe9;ressante, le livre agr&#xe9;able, mais on regrette que la plume de Spurling ne soit pas toujours &#xe0; la hauteur de son sujet. La dame n&apos;est pas Carr&#xe8;re, et n&apos;arrive pas &#xe0; nous plonger r&#xe9;ellement dans la complexit&#xe9; du personnage, rapportant de fa&#xe7;on journalistique des faits mais n&apos;allant jamais plus loin. Comme l&apos;&#xe9;criture (ou la traduction ?) est en plus assez bancale, mal foutue et mal rythm&#xe9;e, on reste un peu sur le bord du chemin, comme on lirait un fait divers rigolo dans un journal, sans plus. Dommage : un sujet aussi fort aurait m&#xe9;rit&#xe9; un &#xe9;crivain d&apos;une autre envergure.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 May 2012 10:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Walk away Renee de Jonathan Caouette - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24241828.html</link><category>CAOUETTE Jonathan</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24241828.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24241828/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/12/24241828.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/26/110219/75618281.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/26/110219/75618281_p.jpg&quot; alt=&quot;photo-7-du-film-walk-away-renee_jpg_500x630_q95&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;8 ans apr&#xe8;s le fulgurant &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2007/06/10/5251658.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tarnation&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, notre camarade Jonathan Caouette tente le pari impossible : donner une suite au chef-d’œuvre, alors que celui-ci &#xe9;tait fait uniquement d&apos;images d&apos;archives, dont il a &#xe9;puis&#xe9; tout le fond, sur son enfance. Pari qu&apos;on sent, avant m&#xea;me d&apos;entrer dans la salle, perdu d&apos;avance, et que la vision vient confirmer malheureusement. On avait laiss&#xe9; le gar&#xe7;on prostr&#xe9; dans son histoire familiale insens&#xe9;e, m&#xe8;re schizophr&#xe8;ne, grand-p&#xe8;re lynchien, amours fluctuantes, mental en miettes suite &#xe0; un joint pas net, tout tordu devant son film &#xe9;clat&#xe9; et insupportablement juste ; le revoil&#xe0; aujourd&apos;hui, plut&#xf4;t rassur&#xe9; avec la vie, &#xe9;tonnamment stable et adulte, certes affubl&#xe9; de quelques kilos en trop qui lui ont fait perdre le charisme incroyable qu&apos;il avait jadis, mais ayant gagn&#xe9; ind&#xe9;niablement en maturit&#xe9;. Sa m&#xe8;re, toujours barr&#xe9;e, est all&#xe9;e de centre en centre, bourr&#xe9;e de m&#xe9;docs, et il d&#xe9;cide, avant de l&apos;emmener dans un &#xe9;ni&#xe8;me asile, de lui donner un peu de bon temps ; hop, en route dans un camion pour faire un bout de pays ensemble, histoire de faire le point sur le pass&#xe9; et le pr&#xe9;sent. M&#xe9;lange d&apos;images du pr&#xe9;sent, mises en sc&#xe8;ne et film&#xe9;es par une &#xe9;quipe ext&#xe9;rieure, et d&apos;images d&apos;archives encore une fois, avec ce style pop, psych&#xe9;d&#xe9;lique et kitsch qui fait la grandeur de &lt;em&gt;Tarnation&lt;/em&gt;, le film alterne les p&#xe9;riodes comme les tons, le pass&#xe9; croisant le pr&#xe9;sent, la gravit&#xe9; croisant la l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/90/110219/75618305.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/90/110219/75618305_p.jpg&quot; alt=&quot;photo-Walk-Away-Renee-2011-1&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a de tr&#xe8;s bons moments l&#xe0;-dedans. Quand on croit, par exemple, au d&#xe9;but, que Caouette va nous r&#xe9;aliser un road-movie intime et g&#xe9;ographique en m&#xea;me temps : images de chanteurs de rue joliment tourn&#xe9;es, simple plaisir de filmer la cabine d&apos;un camion, la route am&#xe9;ricaine, un territoire, et le cheminement personnel qui va avec. Ou quand l&apos;amour pour sa m&#xe8;re &#xe9;clate vraiment &#xe0; l&apos;&#xe9;cran : les derni&#xe8;res images, ang&#xe9;liques, et toutes les images d&apos;archive o&#xf9; sa m&#xe8;re danse ou fait le pitre. &#xc7;a fait plaisir de constater &#xe0; quel point le film est apais&#xe9;, malgr&#xe9; les probl&#xe8;mes, malgr&#xe9; les pics d&apos;inqui&#xe9;tude qui jaillissent encore tr&#xe8;s souvent (les cris de sa m&#xe8;re dans la nuit, avec ce filmage &#xe0; l&apos;&#xe9;paule compl&#xe8;tement flou, rappellent des films d&apos;horreur). Caouette est toujours aussi dou&#xe9; pour tordre les images, leur donner une patine warholienne, d&#xe9;su&#xe8;te, sans refuser une bonne part de mauvais go&#xfb;t (le montage affreux en images de synth&#xe8;se pour expliciter une th&#xe8;se fumeuse de monde parall&#xe8;le raccord&#xe9; au monde principal par un cordon ombilical ; on comprend la symbolique, mais la sc&#xe8;ne est esth&#xe9;tiquement une horreur). Quand Caouette se recolle au resurgissement du pass&#xe9;, &#xe0; son travail sur la pellicule et l&apos;&#xe9;cran, c&apos;est superbe ; et il r&#xe9;ussit aussi quelques s&#xe9;quences plus &quot;fictionnelles&quot;, comme celle, absolument effrayante, o&#xf9; le grand-p&#xe8;re et la m&#xe8;re jouent &#xe0; la poup&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/69/110219/75618330.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/69/110219/75618330_p.jpg&quot; alt=&quot;20074847_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120405_050022&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais malgr&#xe9; ces qualit&#xe9;s, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Walk Away Renee&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;appara&#xee;t assez vite comme une impasse. Parce que Caouette n&apos;est pas un bon &quot;metteur en sc&#xe8;ne&quot;, et que le film est justement trop mis en sc&#xe8;ne. On pr&#xe9;f&#xe9;rait quand le gars &#xe9;tait l&apos;acteur-r&#xe9;alisateur-monteur-producteur de sa propre vie ; en filmant ici son voyage &quot;vu de l&apos;ext&#xe9;rieur&quot; (puisqu&apos;une &#xe9;quipe technique est l&#xe0; pour filmer), il perd toute la puissance de son cin&#xe9;ma. On ne peut pas s’emp&#xea;cher d&apos;imaginer les bagnoles &#xe9;quip&#xe9;es de cam&#xe9;ra qui suivent le camion du h&#xe9;ros, et l&apos;intimit&#xe9; s&apos;en trouve balanc&#xe9;e aux orties. Certaines s&#xe9;quences mettent le doute sur leur v&#xe9;racit&#xe9;, comme celles o&#xf9; il appelle tous les m&#xe9;decins pour avoir les m&#xe9;docs de sa m&#xe8;re : mal jou&#xe9;es, douteuses justement parce qu&apos;elles sont trop pr&#xe9;par&#xe9;es, trop propres en quelque sorte. Si Caouette voulait faire de sa m&#xe8;re une sorte de personnage de fiction, il a eu tort de laisser cette ambigu&#xef;t&#xe9; entre documentaire et fiction : en abandonnant le c&#xf4;t&#xe9; imm&#xe9;diat du premier, et en ratant un peu la deuxi&#xe8;me, il laisse son film le cul entre deux chaises, utilisant m&#xea;me parfois sa famille comme sujets de laboratoire un peu g&#xea;nants (les perruques dont il affuble syst&#xe9;matiquement tout le monde, les nouvelles dents de&amp;nbsp;maman...). Du coup, on s&apos;ennuie souvent devant ces images sans profondeur et sans enjeu. On est ravis de faire la connaissance du petit ami et du fils de Jonathan, mais on se serait pass&#xe9; de ces images familiales sans int&#xe9;r&#xea;t, qui ressemblent fort &#xe0; du remplissage. Le suspense du film (priv&#xe9;e de ses m&#xe9;dicaments, comment va r&#xe9;agir la m&#xe8;re ?) fait long feu, le montage en aller-retour entre pass&#xe9; et pr&#xe9;sent &#xe9;tant trop bancal pour vraiment construire une dramaturgie &#xe0; l&apos;ensemble. &lt;em&gt;Tarnation&lt;/em&gt; restera comme un film unique et solitaire ; si Caouette veut continuer dans le cin&#xe9;ma, il devra &#xe0; mon avis changer compl&#xe8;tement d&apos;angle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/34/85/110219/75618344.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/34/85/110219/75618344_p.jpg&quot; alt=&quot;WALK+AWAY+RENEE+PHOTO3&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 May 2012 09:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : Manuel de Civilit&#xe9; pour les petites filles &#xe0; l&apos;usage des maisons d&apos;&#xe9;ducation de Pierre Lou&#xff;s - 1926</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24231046.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24231046.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24231046/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24231046.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;citation&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/64/110219/75581747.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/64/110219/75581747_p.jpg&quot; alt=&quot;book_173_image_cover&quot; width=&quot;180&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&quot;Ne dites pas&amp;nbsp;: Je vais me branler. Dites&amp;nbsp;: Je vais revenir.&quot; ; &quot;&lt;span class=&quot;citation&quot;&gt;Au bain, ne demandez pas aux personnes pr&#xe9;sentes la permission de faire pipi. Faites-le sans autorisation.&lt;/span&gt;&quot; ; &lt;/span&gt;&quot;Ne sonnez pas le ma&#xee;tre d&apos;h&#xf4;tel &#xe0; onze heures du soir pour lui demander une banane. A cette heure-l&#xe0;, demandez une bougie.&quot; Un &#xe9;crivain capable de donner de tels conseils aux jeunes filles ne peut qu&apos;&#xea;tre sympathique, et c&apos;est un fait : ce manuel est un d&#xe9;lice de pornographie d&#xe9;brid&#xe9;e et joyeuse. On y trouve une foule de conseils judicieux pour toute jeune fille d&#xe9;sireuse d&apos;assouvir ses d&#xe9;lires sexuels, quels que soient le lieu, l&apos;heure et le(s) partenaire(s) : &#xe0; la maison, &#xe0; l&apos;h&#xf4;tel, au th&#xe9;&#xe2;tre, &#xe0; la mer, avec le valet, avec papa, avec l&apos;amant de maman ou m&#xea;me avec le Pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique (!), tout est fait pour satisfaire ces demoiselles tout en restant, bien s&#xfb;r, dans la d&#xe9;cence et la bonne &#xe9;ducation. Parodiant avec une saine insolence les donneurs de le&#xe7;ons de morale et les livres de bonne &#xe9;ducation, le professeur Lou&#xff;s laisse libre court &#xe0; son joyeux h&#xe9;donisme et fait valser les jupons, les cuisses l&#xe9;g&#xe8;res et les couples avec un humour qui ne se rel&#xe2;che jamais. C&apos;est cru, d&#xe9;cadent et d&#xe9;jant&#xe9; comme on aime, &#xe7;a pratique la pipe, le triolisme et la sodomie comme d&apos;autres le point de croix, c&apos;est donc n&#xe9;cessairement n&#xe9;cessaire et primordial. Lou&#xff;s a en plus un sens de la formule et de la concision qui l&apos;honore, trouvant toujours le petit mot qui fait basculer ses aphorismes dans la provoc pure et dure, sans jamais se d&#xe9;partir d&apos;un ton pince-sans-rire qui fait merveille. Bref, c&apos;est d&apos;une belle sant&#xe9;, &#xe7;a fait plaisir &#xe0; lire. Entre le marquis de Sade et le professeur Choron, voil&#xe0; le livre id&#xe9;al pour s&apos;&#xe9;manciper, jeunes filles.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 May 2012 17:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Making Off de C&#xe9;dric Dupuis - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227683.html</link><category>DUPUIS C&#xe9;dric</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227683.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24227683/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227683.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/52/110219/75562856.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/52/110219/75562856_p.jpg&quot; alt=&quot;untitled22&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les films gore fran&#xe7;ais ne sont pas pl&#xe9;thore, et c&apos;est pour cela qu&apos;il faut saluer avec respect ce jeune C&#xe9;dric Dupuis, qui met carr&#xe9;ment les deux pieds (ainsi que tr&#xe8;s souvent son appendice viril) dans le sang et la tripaille.&amp;nbsp;Dot&#xe9; d&apos;un manque de moyens &#xe9;vident, le gars d&#xe9;tourne la difficult&#xe9; en assumant compl&#xe8;tement le c&#xf4;t&#xe9; cheap de son affaire. Il n&apos;a pas les moyens de ses ambitions ? Alors il va r&#xe9;aliser&amp;nbsp;le faux making-of d&apos;un film d&apos;horreur naze, dont le tournage va s&apos;av&#xe9;rer 10 fois plus horrifique que le film lui-m&#xea;me. Le r&#xe9;alisateur du film dans le film, jeune geek abruti qui a oubli&#xe9; de revoir Kubrick et Hitchcock avant d&apos;entamer son entreprise, va peu &#xe0; peu d&#xe9;cimer l&apos;ensemble de son casting et faire de son reportage sur le tournage le vrai film d&apos;horreur escompt&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/36/110219/75562911.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/36/110219/75562911_p.jpg&quot; alt=&quot;19965791_jpg_r_640_600_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20120106_015059&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le moins qu&apos;on puisse dire, c&apos;est que Dupuis ose. Le film est trash, d&#xe9;rangeant, d&apos;un mauvais go&#xfb;t qui confine au torve, et ne recule devant aucun exc&#xe8;s. On est parfois assez proche de &lt;em&gt;C&apos;est arriv&#xe9; pr&#xe8;s de chez vous&lt;/em&gt; avec cet humour violent et provocateur (appelons &#xe7;a punk, aussi, si on veut), qui nous fait tout de suite honte d&apos;avoir ri. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Making Off&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;est avant tout une potacherie, qui prend bien en compte que l&apos;histoire du film gore est avant tout faite d&apos;une bonne dose de d&#xe9;rision et d&apos;impolitesse. La complaisance avec laquelle le h&#xe9;ros assassine ses victimes finit par marquer des points, surtout quand il va au bout de l&apos;horreur (scato, sexuel et irr&#xe9;v&#xe9;rencieux). Il faut voir le gars se donner du plaisir avec le trou pratiqu&#xe9; dans la t&#xea;te de son copain avec une perceuse, ou enfiler la d&#xe9;pouille &#xe9;clat&#xe9;e d&apos;un chat, ou (c&apos;est la pire sc&#xe8;ne), manger le contenu des tripes de son camarade coup&#xe9; en deux, pour le croire... Ah, on est d&apos;accord, c&apos;est pas du Pialat. Les effets sp&#xe9;ciaux, m&#xea;me cheap, sont assez bien faits, et le c&#xf4;t&#xe9; amateur du film permet de ne pas trop &#xea;tre regardant sur les cadrages b&#xe2;cl&#xe9;s ou les mises au point qui se floutent pile aux moments les plus gore. Dupuis a compris qu&apos;il fallait alterner l&apos;horreur frontale et le hors-champ, en baignant le tout dans un humour noir excessif, pour r&#xe9;ussir son film.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/01/110219/75563013.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/01/110219/75563013_p.jpg&quot; alt=&quot;19965787_jpg_r_640_600_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20120106_015057&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On est encore tr&#xe8;s loin du bon film, cela dit, &#xe0; cause de plusieurs choses. Dont les acteurs en premier lieu, tr&#xe8;s tr&#xe8;s mauvais. &#xc7;a passe quand ils sont cens&#xe9;s interpr&#xe9;ter les personnages du film dans le film, et donc &#xea;tre mauvais ; &#xe7;a l&apos;est moins quand ils sont cens&#xe9;s &#xea;tre naturels. Ils g&#xe2;chent tout, y compris pour le personnage principal qui ne trouve jamais le ton exact entre com&#xe9;die et effroi. Du coup, le film ne fait jamais peur, on est constamment ext&#xe9;rieur &#xe0; lui ; on regarde, on rigole parfois, on est d&#xe9;go&#xfb;t&#xe9;, mais on n&apos;a pas ce petit frisson n&#xe9;cessaire &#xe0; ce type d&apos;entreprise, cette dose de r&#xe9;alisme qui pourrait nous entra&#xee;ner compl&#xe8;tement. Et puis on aurait aim&#xe9; que le film raconte un peu plus que &#xe7;a, qu&apos;il soit un chouille moins bas du front, un peu plus tenu finalement. Dupuis a choisi d&apos;&#xea;tre con, c&apos;est pas plus mal puisque son film y gagne en frontalit&#xe9; ; apr&#xe8;s, on oubliera facilement ce premier film qui n&apos;est d&#xe9;rangeant que dans le temps de sa vision, et est encore trop amateur pour &#xea;tre vraiment prometteur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 May 2012 09:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une Nuit (2012) de Philippe Lefebvre</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227557.html</link><category>LEFEBVRE Philippe</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227557.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24227557/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/10/24227557.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/49/64/110219/75562697.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/49/64/110219/75562697_p.jpg&quot; alt=&quot;19851013&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous voulez savoir &#xe0; quoi ressemble Paris by night et voulez faire l&apos;&#xe9;conomie d&apos;un &lt;em&gt;Pariscope&lt;/em&gt; ? Sans avoir besoin de bouger de chez vous, voil&#xe0; un &#xe9;pisode (soft) de &lt;em&gt;Paris derni&#xe8;re&lt;/em&gt; anim&#xe9;e par Roschdy Zem en commissaire un peu ripou, mais bon bosser &#xe0; la mondaine, c&apos;est po facile tous les jours... Le talon d&apos;Achille du Roschdy est incarn&#xe9; par un Samuel Le Bihan peu dans son assiette : c&apos;est un pote de toujours, il dirige des bo&#xee;tes de nuit sur Paris et le Roschdy est toujours pr&#xea;t &#xe0; venir en aide &#xe0; son ami... Seulement voil&#xe0;, l&apos;IGS commence &#xe0; soup&#xe7;onner notre Roschdy d&apos;abuser un tantinet de sa position... Au cours d&apos;une nuit, accompagn&#xe9; de Sarah Forrestier qui joue au chauffeur du Commandant (terrible r&#xf4;le de faire-valoir o&#xf9; elle parvient malgr&#xe9; tout &#xe0; tirer son &#xe9;pingle du jeu), Zem va tenter d&apos;enqu&#xea;ter en solo pour savoir qui a pu mettre la puce &#xe0; l&apos;oreille &#xe0; l&apos;IGS. L&apos;essence ne co&#xfb;te pas cher (!) et nous voil&#xe0; embarqu&#xe9;s dans un p&#xe9;riple o&#xf9; l&apos;on ira de petit bar d&apos;habitu&#xe9;s en bo&#xee;te &#xe0; partouze (soft), de bar d&apos;entra&#xee;neuses en bo&#xee;te de strip-tease (soft), de bar gay (soft) en bo&#xee;te de nuit. Outre l&apos;impression que les nuits parisiennes ont l&apos;air chiant comme la pluie (ou alors il n&apos;y avait po le budget pour les figurants), on se lasse assez vite de ces constants allers-retours d&apos;un endroit l&apos;autre pour croiser la soi-disant &quot;cr&#xe8;me&quot; du tout-paris by night (ses dealers, ses macs, ses folles d&apos;une autre &#xe9;poque, ses businessmen, ses videurs, ses prostiputes, ses clubbers mous, ses mafieux - roh nan, pas Richard Bohringer en corse rugueux... si...). Roschdy mange du kilom&#xe8;tre pour tenter d&apos;y voir plus clair dans cet imbroglio de &quot;trafic d&apos;influence&quot;. Entre sympathique petite visite touristique pour provinciaux timides et instants ridicules (le coup du violoniste, franchement...), le film qui se voudrait noir de chez noir (ben ouais, c&apos;est la nuit) peine &#xe0; vraiment d&#xe9;coller. Zem a certes un certain abattage (allez, oublions ses d&#xe9;buts derri&#xe8;re la cam&#xe9;ra... &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2012/04/04/23046541.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Omar&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, oh my...) mais on a quand m&#xea;me une f&#xe2;cheuse impression d&apos;&#xea;tre au pays des clich&#xe9;s (il y a 30 ans, le film m&apos;aurait d&#xe9;j&#xe0; paru dat&#xe9;, me semble-t-il, &#xe0; moi petit provincial timide, c&apos;est dire...). &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mouais, vite oubli&#xe9;e au petit matin quand m&#xea;me...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/05/110219/75562711.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/05/110219/75562711_p.jpg&quot; alt=&quot;19851010&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 May 2012 09:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Detective (1985) de Jean-Luc Godard</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/9001676.html</link><category>GODARD Jean-Luc</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/9001676.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9001676/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/9001676.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/64/110219/24992952.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/64/110219/24992952_p.jpg&quot; alt=&quot;detective_500&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;335&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malgr&#xe9; tout le respect que je dois au grand Jean-Luc, force est de constater que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Detective&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; demeure consternant de platitudes et d&apos;absence d&apos;audace. Oh oui, il y a bien un improbable sc&#xe9;nario - un couple qui r&#xe9;clame de l&apos;argent &#xe0; un entra&#xee;neur de boxe poursuivi lui-m&#xea;me par la mafia, deux d&#xe9;tectives qui enqu&#xea;tent sur le myst&#xe9;rieux assassinat d&apos;un prince - mais Godard fait preuve d&apos;un incroyable laisser-aller aussi bien dans l&apos;&#xe9;criture des dialogues que dans la direction d&apos;acteurs. D&#xe8;s la premi&#xe8;re seconde, on s&apos;ennuie ferme et aucune v&#xe9;ritable petite trouvaille ne vient donner au r&#xe9;cit un soup&#xe7;on d&apos;int&#xe9;r&#xea;t. Godard semble servir une resuc&#xe9;e pour ne pas dire du r&#xe9;chauff&#xe9; - le couple qui ne s&apos;entend bien que sous les draps, un Jean-Pierre L&#xe9;aud hyst&#xe9;rique qui peine &#xe0; arracher un sourire, des jeux de mots minimalistes (dans r&#xe9;fl&#xe9;chir, il y a fl&#xe9;chir, dans corrompre, il y a rompre - on dirait presque un de mes cours niveau d&#xe9;butant 2), des jeunes filles en petites culottes pour la frime... - mais on patauge dans la semoule pendant 90 minutes. Seule peut-&#xea;tre la pr&#xe9;sence de la lumineuse et jeunette Julie Delpy (je passe sur la plastique d&apos;Emanuelle Seigner en princesse des Bahamas dans un r&#xf4;le, comment dire, transparent...) viendrait peut-&#xea;tre &#xe9;clairer ici ou l&#xe0; un plan. Johnny Halliday est terrible, le boxeur est presque pire et l&apos;on sent parfois sur les mines constern&#xe9;es de Nathalie Baye et de Claude Brasseur tous les doutes qui les habitent dans cette gal&#xe8;re. Si Godard &quot;est en qu&#xea;te&quot; c&apos;est surtout d&apos;inspiration et les petits bouts de ficelle qui lient les sc&#xe8;nes entre elles respirent la grande paresse ou la grosse fatigue. Comme quoi, on peut pas toujours r&#xe9;inventer le cin&#xe9;ma...&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Shang - 29/04/08)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/57/110219/75542023.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/57/110219/75542023_p.jpg&quot; alt=&quot;GodardNewAdd7&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Vous pensez bien que je ne peux que me dresser de toute ma stature contre le texte de mon camarade Shang ci-dessus. &lt;em&gt;D&#xe9;tective&lt;/em&gt; n&apos;est peut-&#xea;tre pas le meilleur Godard de tous les temps, je veux bien le reconna&#xee;tre ; mais en tant que quatrevintogodardien par excellence (ainsi d&#xe9;signe-t-on les fans des films de JLG des 80&apos;s), j&apos;ai pass&#xe9; un excellent moment &#xe0; revoir ce polar sentimental, qui s&apos;amuse avec l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; (ce n&apos;est pas si courant chez notre ami helv&#xe8;te) des codes du genre, tout en se moquant avec cynisme du star-system dans lequel il s&apos;est lui-m&#xea;me enferm&#xe9;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/68/110219/75542041.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/68/110219/75542041_p.jpg&quot; alt=&quot;128275e-image-de-Detective-5131&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;340&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Il y a&amp;nbsp;deux films en un l&#xe0;-dedans : celui avec les vedettes Baye/Halliday/Brasseur, ob&#xe9;issant au cahier des charges du cin&#xe9;ma commercial que Godard ne cherche m&#xea;me pas &#xe0; cacher. Triangle mari/femme/amant digne du pire vaudeville, polar &#xe0; la petite semaine avec tous les clich&#xe9;s du genre (combats de boxe truqu&#xe9;s, mafia qui r&#xf4;de, flingues &#xe0; tout va), petites p&#xe9;p&#xe9;es l&#xe9;g&#xe8;res (Seigner, effectivement gironde), le tout sous les ors d&apos;un h&#xf4;tel de luxe photographi&#xe9; dans le grand style du cin&#xe9;ma bourgeois : la photo, sublime, magnifie le d&#xe9;cor, et les plans tr&#xe8;s &quot;glamour&quot; invent&#xe9;s par un Godard &#xe9;tonnamment &#xe0; l&apos;aise dans le genre&amp;nbsp;enfoncent encore le clou. Ce film-l&#xe0;, Godard le fait, et le fait bien, m&#xea;me s&apos;il n&apos;en pense pas moins. Cr&#xe9;ditant les trois com&#xe9;diens du terme de &quot;stars&quot; d&#xe8;s le g&#xe9;n&#xe9;rique, il fait une nouvelle fois un pied-de-nez &#xe0; la commande : vous voulez du polar avec vedettes et glamour ? En voil&#xe0;, o&#xf9; est mon ch&#xe8;que ? Le cin&#xe9;ma de Godard s&apos;est toujours tenu, sauf pendant la parenth&#xe8;se 70&apos;s, &#xe0; la fronti&#xe8;re entre le star-sytem et l&apos;exp&#xe9;rimental, entre le commercial et l&apos;artistique, et &lt;em&gt;D&#xe9;tective&lt;/em&gt; pourrait bien &#xea;tre l&apos;ultime film sur la question. En r&#xe9;ussissant aussi brillamment la partie commerciale de son film, il assume peut-&#xea;tre bien, au fond, son appartenance &#xe0; ces professionnels de la profession qu&apos;il a tant raill&#xe9;s. &lt;em&gt;D&#xe9;tective&lt;/em&gt; est d&apos;ailleurs int&#xe9;ressant &#xe0; mettre en regard avec les autres films &#xe0; star et &#xe0; spectacle de sa filmographie (&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/05/21/9262565.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;H&#xe9;las pour Moi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/01/29/7745851.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Nouvelle Vague&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, voire &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2010/06/18/18347596.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une Bonne &#xe0; tout faire&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;) : ces films dessinent un aspect &#xe9;trange de Godard, qui sait c&#xe9;der aux sir&#xe8;nes du glamour quand il le veut. Ce film-l&#xe0; est splendide, tr&#xe8;s solide techniquement (la richesse des cadres, la direction d&apos;acteurs &#xe0; l&apos;oppos&#xe9; de ce qu&apos;il fait d&apos;habitude pour ce qui concerne Brasseur, la musique).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/52/110219/75542057.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/52/110219/75542057_p.jpg&quot; alt=&quot;protectedimage&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Mais il y a donc un deuxi&#xe8;me film l&#xe0;-dedans, plus reconnaissable dans la carri&#xe8;re godardique. C&apos;est la branche &quot;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2012/04/14/24008263.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;R&#xe8;gle du Jeu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&quot;, celle qui organise autour des stars un ballet de personnages secondaires en charge de toute la partie litt&#xe9;raire, savante et &#xe9;rudite de la chose. Cr&#xe9;dit&#xe9;s comme &quot;acteurs&quot; au g&#xe9;n&#xe9;rique, L&#xe9;aud, Terzieff, Delpy, Cuny et consorts font se m&#xe9;ler Shakespeare, Dosto&#xef;evski, Hammett et le grand cin&#xe9;ma hollywoodien dans un incroyable puzzle de sons, de signes, de message o&#xf9; la fulgurance c&#xf4;toie l&apos;idiotie. Il faut s&apos;appeler Godard pour donner &#xe0; Alain Cuny cette r&#xe9;plique sur la &quot;propret&#xe9; de la queue&quot;, ou pour donner &#xe0; un couple d&apos;enqu&#xea;teur du dimanche les noms des personnages de &lt;em&gt;La Temp&#xea;te&lt;/em&gt;. Sous l&apos;oeil &quot;objectif&quot; d&apos;une cam&#xe9;ra pos&#xe9;e sur le balcon, ces personnages clownesques et arch&#xe9;typaux donnent une vraie s&#xe8;ve au film : de l&apos;humour (L&#xe9;aud est excellentissime, comme d&apos;habitude), de la po&#xe9;sie (les inserts sur Faulkner ou sur Baudelaire), des questions primordiales (&quot;pourquoi dit-on LE gauche et LA droite ?&quot;, demande le boxeur) et sans arr&#xea;t du myst&#xe8;re, du questionnement. C&apos;est comme si Godard, du m&#xea;me c&#xf4;t&#xe9; que ses d&#xe9;tectives, regardait fascin&#xe9; les trois stars du film jouer, &#xe0; distance, pour s&apos;en moquer et parler par leur biais de la lutte des classes (les ors du Grrrrand Cin&#xe9;ma Fran&#xe7;ais de Qualit&#xe9; versus le jambon-beurre du cin&#xe9;ma bis) et de sa constante r&#xe9;bellion envers l&apos;institution. Comme en plus, le film regorge de 40000 fulgurances (qui c&#xf4;toient, oui, des choses plus rat&#xe9;es) qui peuvent tout autant &#xea;tre d&apos;une navrante vulgarit&#xe9; que d&apos;une grande beaut&#xe9;, on est ravi par ce nouvel exemple de la puissance du cin&#xe9;ma de Godard. J&apos;attends Shang quand il veut sur un champ, et je lui laisse le choix des armes.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Gols - 09/05/12)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;God-Art, le culte : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/06/7792838.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;clique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 May 2012 15:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Bas-Fonds de Frisco (Thieves’ Highway) (1949) de Jules Dassin</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221568.html</link><category>DASSIN Jules</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221568.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24221568/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221568.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/31/110219/75538619.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/31/110219/75538619_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-09-20h36m41s84&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On est en terrain connu et sur du solide avec l&apos;ami Jules Dassin &#xe0; la r&#xe9;alisation et le franc du collier Richard Conte en t&#xea;te d&apos;affiche ; pour compl&#xe9;ter le casting, ajoutez un Lee J. Cobb en primeur rital v&#xe9;reux (l&apos;expression comporte des redondances) et une Valentina Cortese (aux faux-airs de Stanwyck) dans le r&#xf4;le de la gentille prostipute au cœur d&apos;or et voil&#xe0;, c&apos;est parti pour l&apos;un des meilleurs films noirs sur les pommes (r&#xe9;compens&#xe9; par un Chirac d&apos;or). &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/65/110219/75538582.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/65/110219/75538582_p.jpg&quot; alt=&quot;thieves_highway1&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Conte se rend de Fresno &#xe0; Frisco avec une bien jolie cargaison de pommes : son v&#xe9;ritable objectif n&apos;est point tant l&apos;id&#xe9;e de faire du business que de faire manger le trognon et le ver &#xe0; un certain Mike Figlia (Cobb) qui a non seulement, quelques mois plus t&#xf4;t, piteusement arnaqu&#xe9; son p&#xe8;re&amp;nbsp;mais l&apos;a surtout rendu invalide &#xe0; vie (apr&#xe8;s la vente d&apos;une cargaison de tomates &#xe0; ce Figlia (!), le pater, bourr&#xe9; au volant de son camion, s&apos;est fracass&#xe9; dans un accident, se souvenant m&#xea;me pas d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; pay&#xe9;). La route est longue, les camions de Conte et de son partenaire de voyages sont dans un sale &#xe9;tat et se rendre &#xe0; Frisco repr&#xe9;sente moult dangers (Conte est &#xe0; deux doigts de se briser l&apos;&#xe9;chine en changeant un pneu, son pote Ed finira lui en Jeanne d&apos;Arc apr&#xe8;s que ses chevaux vapeurs se sont terriblement emball&#xe9;s en descente...). Conte, qui n&apos;est pas du genre &#xe0; vouloir se faire rouler dans la panure, pense s&apos;en sortir avec les honneurs en se faisant payer sa cargaison le prix fort par Figlia et en &#xe9;vitant de tomber de les rets de la s&#xe9;duisante Rica (Cortese) qui n&apos;y va pas par quatre chemin pour inviter un homme dans sa chambre. Conte a ce petit sourire caustique qu&apos;on lui conna&#xee;t bien, genre attendez les gars, je ne suis po tomb&#xe9; de la derni&#xe8;re pluie et c&apos;est pas marqu&#xe9; &quot;papa&quot; en gros sur ma tronche... Le gars jubile, invite sa petite amie de Fresno &#xe0; le rejoindre &#xe0; Frisco pour qu&apos;ils se marient, paye un coup en attendant &#xe0; sa bonne pineco Rica, mais attends, il croit quoi le gus, que les saucissons poussent dans les arbres ?...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/59/110219/75538664.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/59/110219/75538664_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-09-20h36m57s5&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/83/110219/75538693.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/83/110219/75538693_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-09-20h38m13s237&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conte va conna&#xee;tre se petit lot de d&#xe9;sillusions, &#xe0; lui&amp;nbsp;de garder la t&#xea;te froide jusqu&apos;au bout pour ne pas tout perdre... Quelques petites sc&#xe8;nes sur la route joliment stressantes (ces gros plans sur les pneus comme s&apos;ils allaient exploser tous les dix m&#xe8;tres, le carambolage spectaculaire d&apos;Ed avec des milliers de pommes qui se font la malle (gros budget &quot;pommes&quot;, c&apos;est clair)), une vraie sensualit&#xe9; se d&#xe9;gage des s&#xe9;quences entre Conte et Cortese (quand Conte se trouve torse nu, on pense qu&apos;elle va litt&#xe9;ralement le manger tout cru en commen&#xe7;ant par lui grignoter les t&#xe9;tons - ouais, je m&apos;emballe...), et quelques instants joliment explosifs entre le faux-cul Cobb et le vrai-bon Conte malheureusement un peu trop na&#xef;f... Le final s&apos;annonce saignant, il sera plut&#xf4;t &#xe9;tonnamment sentimental (dommage que le r&#xf4;le de la blondasse (la petite amie de Conte &#xe0; l&apos;origine) soit aussi caricatural et mal &#xe9;crit - la gentille fifille d&#xe9;vou&#xe9;e qui se fait soudainement v&#xe9;nale... &#xc7;a sent les grosses ficelles de sc&#xe9;nariste...). Huil&#xe9;e comme une route nouvellement goudronn&#xe9;e, Dassin est une valeur s&#xfb;re et livre un bon noir o&#xf9; rien n&apos;est jamais acquis...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/53/110219/75538751.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/53/110219/75538751_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-09-20h38m42s31&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 May 2012 13:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chronicle de Josh Trank - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24219760.html</link><category>TRANK Josh</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24219760.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24219760/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24219760.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/25/110219/75531432.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/25/110219/75531432_p.jpg&quot; alt=&quot;chronicle2&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ah moi j&apos;aime bien ces films&amp;nbsp;qui utilisent le&amp;nbsp;grand spectacle pour parler des petites choses intimes. Sur les traces du &lt;em&gt;Spiderman&lt;/em&gt; de Sam Raimi, Josh Trank sort lui aussi l&apos;artillerie lourde pour traiter le sujet de l&apos;adolescence, de la m&#xe9;tamorphose des corps, du trouble de se sentir tout &#xe0; coup investi d&apos;une &#xe9;nergie et d&apos;un pouvoir jusqu&apos;alors endormi. On se souvient avec bonheur de Peter Parker maculant ses draps de lit de toiles d&apos;araign&#xe9;e incontr&#xf4;lables ; ici, ce sont trois jeunes hommes qui, &#xe0; la suite d&apos;un &#xe9;v&#xe9;nement compl&#xe8;tement foireux (et trait&#xe9; comme tel par la mise en sc&#xe8;ne, qui &#xe9;vacue compl&#xe8;tement dans les limbes le pourquoi de l&apos;arriv&#xe9;e des super-pouvoirs), se m&#xe9;tamorphosent ; en rencontrant sous terre un extra-terrestre &#xe0; la con, ils vont se d&#xe9;couvrir des dons de contr&#xf4;le de l&apos;univers. Et vas-y que je vole au milieu des Airbus, et vas-y que je tords des voitures par la seule force de ma volont&#xe9;, et vas-y que je me venge des m&#xe9;chants qui m&apos;ont humili&#xe9; jadis. Film de super-h&#xe9;ros, donc, encore une fois, et qui parle de fa&#xe7;on spectaculaire et fun du sens des responsabilit&#xe9;s, des dangers du pouvoir et de la difficult&#xe9; de grandir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/92/110219/75531444.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/92/110219/75531444_p.jpg&quot; alt=&quot;25_-Chronicle-Josh-Trank-2012&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nos gars utilisent d&apos;abord leur pouvoir, dont ils ne savent pas trop quoi faire, pour des conneries (manger des chips sans se salir les mains), mais tr&#xe8;s vite, le camp se scinde en deux : ceux qui savent g&#xe9;rer (ne pas utiliser le pouvoir quand on est en col&#xe8;re, sage conseil), ceux qui en abusent (c&apos;est le personnage principal du film, p&#xe2;le adolescent mal dans sa peau, en rupture familiale et puceau inv&#xe9;t&#xe9;r&#xe9;). On assiste alors &#xe0; la difficile transformation de la chrysalide en papillon, &#xe0; grands coups de vols dans l&apos;espace et de fracas de t&#xf4;le et de corps. Le film est touchant, parce qu&apos;il est juste : si notre h&#xe9;ros parvient sans peine &#xe0; plier une caisse en deux, il &#xe9;choue totalement &#xe0; sauver sa m&#xe8;re mourante, et s&apos;av&#xe8;re bien pi&#xe8;tre amant quand il arrive &#xe0; p&#xe9;cho la bombasse gr&#xe2;ce &#xe0; ses dons. Toute la partie centrale du film est ainsi tr&#xe8;s belle, entre le spectacle de cabaret o&#xf9; le gar&#xe7;on conna&#xee;t son heure de gloire, ses amiti&#xe9;s hilares avec ses nouveaux amis, la d&#xe9;couverte &#xe9;merveill&#xe9; de l&apos;infinit&#xe9; de sa puissance, et la d&#xe9;sillusion qui suit. Une des grandes id&#xe9;es &#xe9;galement : le fait que le gars filme lui-m&#xea;me sa m&#xe9;tamorphose, pour faire un blog. Quand il d&#xe9;couvre qu&apos;il peut &#xea;tre &#xe0; la fois acteur, r&#xe9;alisateur, et cadreur de sa vie, qu&apos;il peut diriger &#xe0; distance la cam&#xe9;ra, la faire s&apos;envoler pour se livrer &#xe0; des travellings a&#xe9;riens, on sent qu&apos;on touche l&#xe0; &#xe0; l&apos;essence du fantasme cin&#xe9;matographique, lib&#xe9;r&#xe9; de tout lien &quot;terrestre&quot;, de toute contingence &#xe9;conomique ou humaine. La s&#xe9;quence o&#xf9; les comp&#xe8;res sont assis sur le bord d&apos;un building, avec cette cam&#xe9;ra qui les cadre fa&#xe7;on Kubrick par la seule volont&#xe9; du h&#xe9;ros, marque des points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/32/110219/75531453.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/32/110219/75531453_p.jpg&quot; alt=&quot;chronicle2n&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;302&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est vrai que l&apos;id&#xe9;e de la cam&#xe9;ra subjective n&apos;est pas toujours aussi bien tenue au cours du film. Trank a voulu tenter le filmage fa&#xe7;on &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/04/16/8138786.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Cloverfield&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, mais &#xe9;choue compl&#xe8;tement, la plupart du temps, &#xe0; le rendre cr&#xe9;dible : trop de plans de coupe, des sc&#xe8;nes qui sortent trop souvent de ce principe sous des pr&#xe9;textes fumeux (ouais, mais si, mais l&#xe0; il y a une autre nana qui filme en m&#xea;me temps, tu vois), ce gadget ne sert &#xe0; rien, et on aurait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; une mise en sc&#xe8;ne plus simple, malgr&#xe9; la bonne id&#xe9;e de d&#xe9;part. Il est vrai aussi que le premier et le dernier quart du film versent dans l&apos;idiotie totale, le premier par une vision na&#xef;ve et clicheteuse de l&apos;adolescence, le deuxi&#xe8;me par une surench&#xe8;re d&apos;action et d&apos;effets sp&#xe9;ciaux qui finit par so&#xfb;ler (les effets sont assez rat&#xe9;s, d&apos;ailleurs). Dans les d&#xe9;fauts (nombreux, hein, on est pas dans le chef-d’œuvre non plus), notons aussi&amp;nbsp;que les acteurs sont pas terribles, et que Trank ne semble pas vraiment conscient lui-m&#xea;me de ce qu&apos;il est en train de faire et que du coup il se perd dans des tas de s&#xe9;quences inutiles. Mais tant pis : mine de rien, et m&#xea;me contre son r&#xe9;alisateur, ce petit film finit par d&#xe9;cliner des choses justes et sensibles sur ce que c&apos;est qu&apos;&#xea;tre un jeune homme aujourd&apos;hui, et c&apos;est assez rare pour &#xea;tre relev&#xe9;. Satisfaction, donc.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 May 2012 08:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Fin d&apos;une douce Nuit (Amai yoru no hate) (1961) de Kij&#xfb; Yoshida</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24210583.html</link><category>YOSHIDA Kij&#xfb;</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24210583.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24210583/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/09/24210583.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/57/110219/75528063.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/57/110219/75528063_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-08-16h11m42s63&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;189&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au del&#xe0; du message subliminal du titre (voient tout, nos commentateurs), voil&#xe0; un po mauvais ptit film du gars Yoshida mettant en sc&#xe8;ne un jeune nippon (Jir&#xf4;) qui pense, gigolotiquement (si, &#xe7;a se dit), se faire une place au soleil ; s&#xe9;ducteur, pugnace, convaincant et forc&#xe9;ment v&#xe9;nal notre homme va se retrouver entour&#xe9; de trois donzelles qui peuvent toute le servir dans son ascension : une jeune femme crois&#xe9;e dans un restaurant qu&apos;il va mener dans une maison ol&#xe9; ol&#xe9;, la tenanci&#xe8;re de la dite-maison (qui se trouve &#xea;tre aussi la fille de son patron) et enfin une veuve dont le p&#xe8;re se trouve &#xea;tre le g&#xe9;rant d&apos;une raffinerie ; profiter du placement de la premi&#xe8;re pour se faire une ptite com&apos;, p&#xe9;cho la tenanci&#xe8;re entre deux &#xe2;ges et lui gratter du pognon, draguer la veuve et esp&#xe9;rer un &#xe9;ventuel mariage &#xe0; la cl&#xe9;... Notre homme Jir&#xf4; sait ce qu&apos;il veut et pense savoir ce que toutes les femmes recherchent : &#xe0; chaque fois qu&apos;elles semblent lui r&#xe9;sister, notre homme n&apos;h&#xe9;site pas &#xe0; leur &quot;forcer quelque peu la main&quot; et le pire... c&apos;est que &#xe7;a marche (je ne conseille pas ce film aux chiennes de garde), la tenanci&#xe8;re et la veuve faisant de plus en plus appel &#xe0; ses &quot;services&quot;. Jir&#xf4; semble avoir autant de sentiment que Nadine Morano de neurones et se grise de plus en plus de cette ascension fulgurante. Quand la veuve lui propose express&#xe9;ment le mariage, il pense que le plus dur est fait...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/43/110219/75528088.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/43/110219/75528088_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-08-16h12m07s58&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;189&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/84/110219/75528102.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/84/110219/75528102_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-08-16h12m34s60&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;189&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yoshida se pla&#xee;t &#xe0; nous montrer tout l&apos;opportunisme de nos deux jeunes h&#xe9;ros pr&#xea;ts &#xe0; vendre leur corps pour obtenir, elle, un certain confort (un vieux l&apos;entretient et lui paye un appart - elle semble tout de m&#xea;me moins profiteuse et ambitieuse que Jir&#xf4;, la chtite semblant m&#xea;me vite se lasser de cette vie de patachonne), lui, un certain statut social. Les s&#xe9;quences les plus marquantes sont s&#xfb;rement celles o&#xf9; les deux jeunes gens se retrouvent sur une moto &#xe0; blinder &#xe0; donf sur un v&#xe9;lodrome ou lorsqu&apos;ils entament une discussion l&#xe9;g&#xe8;re sur une grande roue : br&#xfb;ler les &#xe9;tapes, aller toujours plus haut, cela semble bien &#xea;tre leur seul cr&#xe9;do... Mais la vitesse poss&#xe8;de ses dangers et si l&apos;ascension, par le biais de femmes lasses de leur solitude, peut parfois sembler facile, la chute peut survenir &#xe0; tout moment... (&quot;Et son &#xe9;clat de rire est comme un gouffre de l&apos;esprit&quot;... Ouais, la fin m&apos;a fait penser &#xe0; cette petite phrase bien sentie de Hugo). Portrait d&apos;un manipulateur qui pense pouvoir &quot;poss&#xe9;der&quot; les femmes mais que les succ&#xe8;s grisants finissent par rendre aveugle... Premi&#xe8;re apparition de Yoshida sur Shangols et s&#xfb;rement pas la derni&#xe8;re, tant cette œuvre poss&#xe8;de un ind&#xe9;niable charme... tr&#xe8;s sixties (oui, forc&#xe9;ment) o&#xf9; les r&#xea;ves &#xe9;go&#xef;stes de grandeur finissent en cruelles d&#xe9;sillusions... &#xc7;a tombe plut&#xf4;t bien vu que le gars a r&#xe9;alis&#xe9; une douzaine de films (dont le c&#xe9;l&#xe8;bre &lt;em&gt;Eros + Massacre&lt;/em&gt; que je n&apos;ai encore jamais vu) &#xe0; cette &#xe9;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/98/110219/75528183.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/98/110219/75528183_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-08-16h10m41s157&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;189&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/01/110219/75528201.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/01/110219/75528201_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap-2002-05-08-16h11m10s247&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;189&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 May 2012 06:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Comancheros (The Comancheros) de Michael Curtiz (et John Wayne, non cr&#xe9;dit&#xe9;) - 1961</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24217479.html</link><category>CURTIZ Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24217479.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24217479/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24217479.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/35/110219/75523052.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/35/110219/75523052_p.jpg&quot; alt=&quot;COMANCHEROS-BLU&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;250&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dernier film de Curtiz, tellement malade que plusieurs s&#xe9;quences ont &#xe9;t&#xe9; termin&#xe9;es par Wayne himself, et c&apos;est clair qu&apos;on sent un peu le manque d&apos;entrain dans ce western. Non pas que ce ne soit pas agr&#xe9;able, mais disons que la grandeur hollywoodienne semble loin derri&#xe8;re. C&apos;est m&#xea;me presque un peu g&#xea;nant de constater combien ce racisme anti-Indien est toujours en vogue &#xe0; cette &#xe9;poque, alors que nombre de films avaient d&#xe9;j&#xe0; tent&#xe9; de faire un chouille plus dans la nuance. La mission de Wayne, ici, est double : non seulement il doit ramener au tribunal un gars coupable d&apos;avoir tu&#xe9; un rival dans un duel, mais en plus il doit infiltrer une bande de &quot;comancheros&quot;, c&apos;est-&#xe0;-dire de blancs qui trafiquent avec les Comanches et abusent de leur cr&#xe9;tinerie (car le Comanche est un sombre cr&#xe9;tin chez Curtiz, ne sachant que pousser des cris et boire des hectolitres de whisky, quand il ne se contente pas d&apos;un gros cigare donn&#xe9; avec condescendance par un Wayne hilare et plus r&#xe9;ac que jamais). Deux trames parall&#xe8;les qui sont trait&#xe9;es de mani&#xe8;re relativement originale. C&#xf4;t&#xe9; &quot;ranger crade contre prisonnier raffin&#xe9;&quot;, le couple Wayne/Whitman fonctionne tr&#xe8;s bien, ce dernier apportant une touche de modernit&#xe9; franchement anachronique au milieu du d&#xe9;corum westernien de base : le duel d&apos;ouverture est tr&#xe8;s loin de l&apos;habituel r&#xe8;glement de compte poussi&#xe9;reux ; on se bat presque comme dans &lt;em&gt;Barry Lindon&lt;/em&gt;, ici, et pour une fille qui plus est. Whitman est tr&#xe8;s bon, &#xe0; la fois racaille de base et &#xe9;l&#xe9;gant dandy fran&#xe7;ais, et le contraste avec Wayne, dans sa traditionnelle composition de Ranger patriote et viril, est sympathique &#xe0; regarder. Bien aim&#xe9; aussi ce jugement exp&#xe9;ditif et douteux, qu&apos;on croirait sorti d&apos;un Ford derni&#xe8;re p&#xe9;riode, o&#xf9; la loi texanne est appliqu&#xe9;e &#xe0; la t&#xea;te du client et en fonction de l&apos;&#xe9;tat &#xe9;thylique du juge, c&apos;est tr&#xe8;s bon enfant et rigolo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/93/71/110219/75523078.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/93/71/110219/75523078_p.jpg&quot; alt=&quot;Comancheros2&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;137&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&#xf4;t&#xe9; trame indienne, l&#xe0; aussi, il y a le lot de satisfactions : un Lee Marvin pourrissime, cr&#xe2;ne &#xe0; moiti&#xe9; scalp&#xe9; et rictus mal&#xe9;fique de sortie ; une jeune premi&#xe8;re pleine de caract&#xe8;re ; un vilain principal sur un fauteuil roulant (et &#xe9;galement paternel de la jeune premi&#xe8;re, d&apos;o&#xf9; un dilemme corn&#xe9;lien sur la fin) ; quelques sc&#xe8;nes de torture raffin&#xe9;es ; et une fa&#xe7;on de regarder le paysage qui n&apos;a rien perdu de son ampleur (surtout que Curtiz filme des d&#xe9;cors peu visit&#xe9;s par le western, pans de gazons rachitiques et villages plant&#xe9;s dans le d&#xe9;sert). C&apos;est plut&#xf4;t c&#xf4;t&#xe9; sc&#xe8;nes d&apos;action que &#xe7;a p&#xe8;che un peu : elles sont non seulement trop rares, mais quand elles arrivent, elles sont aussi tellement calibr&#xe9;es qu&apos;elles d&#xe9;&#xe7;oivent forc&#xe9;ment. Les figurants et leurs chevaux tombent avec trop de gr&#xe2;ce et d&apos;acrobaties inutiles (les vigiles qui tombent des rochers dans les buissons, c&apos;est tout juste si on ne voit pas les matelas planqu&#xe9;s dans les branchages), l&apos;humour y est un peu lourdaud et on s&apos;ennuie vaguement. Seule la toute fin, avec tous ces gusses qui attaquent dans tous les sens (les comancheros, les Comanche, les Rangers, et les h&#xe9;ros tout petits au milieu), rappelle quel grand concepteur de spectacles fut le gars Michael. Bon, ne boudons pas trop tout de m&#xea;me : il y a l&#xe0; suffisamment d&apos;humanit&#xe9;, de jolies couleurs et de classicisme pour contenter l’œil. Michael, mes respects &#xe9;ternels, yipeee-ya-ooo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/30/110219/75523149.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/30/110219/75523149_p.jpg&quot; alt=&quot;images&quot; width=&quot;259&quot; height=&quot;194&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 May 2012 20:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : No Exit de Philip Gourevitch - 2012</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24213666.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24213666.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24213666/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24213666.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/99/110219/75505622.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/99/110219/75505622_p.gif&quot; alt=&quot;book_597_image_cover&quot; width=&quot;197&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Vous vous souvenez de Nicolas Sarkozy, ce gars qui dirige&#xe2;t la France dans les ann&#xe9;es 2010 ? Non ? C&apos;est bien normal, la m&#xe9;moire occulte les &#xe9;v&#xe9;nements traumatiques d&apos;une vie. Gourevitch, en tout cas, est l&#xe0; pour nous rappeler l&apos;existence de cet homme d&apos;&#xe9;tat, qui aurait soi-disant (parlons au conditionnel) &#xe9;t&#xe9; &#xe9;lu &#xe0; une &#xe9;poque et qui, au vu de la liste de conneries qu&apos;il a faites, pourrait pr&#xe9;tendre au titre de plus grand bouffon de l&apos;Histoire de France. Je ne sais pas si tout est vrai, hein, j&apos;ai pas v&#xe9;rifi&#xe9;, mais entre les insultes (&quot;Casse-toi pauv&apos;con&quot; adress&#xe9; &#xe0; un gars qui refuse de lui serrer la main) et les petits arrangements mortif&#xe8;res (Kadhafi qui plante sa tente devant l’&#xc9;lys&#xe9;e et se torche avec les Droits de l&apos;Homme), entre les tentations people (il serait all&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; &#xe9;pouser une mannequin de gauche pour faire la nique &#xe0; son ex-femme) et les alliances troubles (le gars &#xe9;tait semble-t-il assez proche du FN), il semblerait que ce pr&#xe9;sident aujourd&apos;hui oubli&#xe9; ait align&#xe9; une batterie de casseroles grande comme une finale de Top Chef. Gourevitch ne s&apos;emballe pas, et en tant que journaliste &#xe9;tranger, se contente (en surface) de raconter 10 ans de gouvernance (avant d&apos;&#xea;tre pr&#xe9;sident, Sarko &#xe9;tait ministre de l&apos;Int&#xe9;rieur, mais &#xe7;a je n&apos;y ai pas vraiment cru, tant son racisme et son m&#xe9;pris pour les plus pauvres semblent incompatibles avec cette fonction), avec un ton faussement objectif qui ravit. On n&apos;est pas dupes, et on voit bien que l&apos;objectivit&#xe9; du gars se place au m&#xea;me endroit que la culture pour Sarkozy. Parce qu&apos;on sent bien que, sous le style relativement fonctionnel et informatif se cachent une saine col&#xe8;re, une forte indignation, contre les exactions du chefaillon ; &#xe0; chaque nouvelle connerie, l&apos;auteur semble de plus en plus &#xe9;bahi, et parvient &#xe0; nous mettre dans le m&#xea;me &#xe9;tat. C&apos;est s&#xfb;rement que 8000 idioties politiques condens&#xe9;es comme cela en 100 pages tass&#xe9;es, &#xe7;a finit par dessiner le portrait d&apos;un pr&#xe9;sident absolument impossible. En tout cas, on retrouve avec une pointe de nostalgie des mots comme Clearstream, Bettancourt, K&#xe4;rscher, racaille, Hortefeux, Dati, Bollor&#xe9;, softprimes, ou Christian Clavier, mots aujourd&apos;hui disparus du vocabulaire mais qui ont vraiment eu leur importance &#xe0; l&apos;&#xe9;poque. Un petit livre en forme de piq&#xfb;re de rappel, qu&apos;il faudra s&#xfb;rement ressortir tous les 5 ans pour &#xe9;viter que ne renaisse du ventre encore f&#xe9;cond la b&#xea;te immonde &#xe0; talonnettes. Pour red&#xe9;couvrir une p&#xe9;riode oubli&#xe9;e de notre histoire, un petit plaisir. Qu&apos;est-ce qu&apos;il est devenu, depuis, ce pr&#xe9;sident ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 May 2012 14:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>LIVRE : L&apos;Homme Chauve-souris (Flaggermusmannen) de Jo Nesb&#xf8; - 1997</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24211384.html</link><category> --- LIVRES </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24211384.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24211384/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/08/24211384.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/66/110219/75496641.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/66/110219/75496641_p.jpg&quot; alt=&quot;9782070304981&quot; width=&quot;182&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;N&apos;&#xe9;tant pas un gros amateur de polars, je ne connaissais pas encore ce Jo Nesb&#xf8;, qui pourtant semble vendre des bouquins par quintaux. Heureuse d&#xe9;couverte, donc, puisque le gars m&apos;a bien passionn&#xe9; pour cette premi&#xe8;re enqu&#xea;te de l&apos;inspecteur Harry Hole, alcoolo moyennement repenti envoy&#xe9; en Australie pour y trouver un serial-killer glauque. Ni la trame elle-m&#xea;me, ni les personnages ne sont pourtant tr&#xe8;s originaux l&#xe0;-dedans ; m&#xea;me le h&#xe9;ros semble &#xe0; la limite du clich&#xe9;, avec son pass&#xe9; trouble (il a tu&#xe9; un coll&#xe8;gue par accident, comme dans &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2006/04/29/1788045.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vertigo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;), son addiction incontr&#xf4;lable et son flair &#xe9;patant. Mais le talent de Nesb&#xf8; r&#xe9;side dans les atmosph&#xe8;res, et dans cette fa&#xe7;on unique d&apos;ancrer son histoire dans un milieu, dans un pays. Les l&#xe9;gendes australiennes font sans arr&#xea;t leur apparition au sein de l&apos;enqu&#xea;te, d&#xe9;gageant des sens nouveaux ou des pistes possibles ; les us et coutumes des habitants, la politique du pays, son histoire, sont amen&#xe9;s avec subtilit&#xe9; dans la trame, jusqu&apos;&#xe0; la r&#xe9;solution finale. Tr&#xe8;s attentif &#xe0; son contexte, tr&#xe8;s document&#xe9; sur le pays qu&apos;il a choisi comme toile de fond, Nesb&#xf8; gagne en cr&#xe9;dibilit&#xe9; ce qu&apos;il perd en originalit&#xe9;, et c&apos;est tant mieux. L&apos;&#xe9;criture est en plus relativement dynamique, &#xe9;vitant les constructions inlassables du genre (un &#xe9;v&#xe9;nement au d&#xe9;but, rien pendant 300 pages, et on l&#xe2;che les fauves &#xe0; la fin) : ici, il relance habilement son action, tr&#xe8;s r&#xe9;guli&#xe8;rement, nous surprenant souvent par le comportement de son Hary Hole (bagarreur inconscient), faisant dispara&#xee;tre des personnages capitaux, et ne reculant pas devant un certain Grand-Guignol pour faire mourir ses pauvres victimes (l&apos;id&#xe9;e de tuer au cours d&apos;un spectacle de music-hall, comme dans &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2007/09/01/6068144.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Les 39 Marches&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;). La fin est vraiment bien men&#xe9;e, surprenante et en m&#xea;me temps dans la tradition (l&apos;id&#xe9;e d&apos;utiliser un b&#xe2;timent c&#xe9;l&#xe8;bre pour y planter le climax du livre, comme dans &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2007/05/20/5013870.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;La cinqui&#xe8;me Colonne&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;). Rien de r&#xe9;volutionnaire, non, je ne dis pas, mais un bien agr&#xe9;able moment men&#xe9; en ma&#xee;tre, solide et addictif. Notons aussi, je ne l&apos;ai pas dit, que Nesb&#xf8; semble avoir pris pas mal de le&#xe7;ons chez Hitchcock, ce qui le rend encore plus cher &#xe0; mon cœur. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 May 2012 09:52:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
