<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Shangols</title><link>http://shangols.canalblog.com/</link><description>site sino-fran&#xe7;ais de cin&#xe9;ma pointu et n&#xe9;cessaire</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 21 Nov 2009 08:25:15 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>H&#xf4;tel Woodstock (Taking Woodstock) d&apos;Ang Lee - 2009</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15866393.html</link><category>LEE Ang</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15866393.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15866393/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15866393.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/63/110219/46579680.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;19105917_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090515_103020&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/63/110219/46579680_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Une fra&#xee;cheur tout &#xe0; fait agr&#xe9;able &#xe9;mane de ce film, et qui ne doit pas seulement &#xe0; ces bons vieux morceaux de musique vintage qu&apos;on entend tout du long : Lee semble avoir capt&#xe9; quelque chose de l&apos;ambiance de l&apos;&#xe9;poque, cette utopie tranquille et joyeuse du flower-power, et traite son sujet avec une s&#xe9;r&#xe9;nit&#xe9; vraiment attachante. Apr&#xe8;s avoir vu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Taking Woodstock&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, on a envie d&apos;y croire encore, et le film &#xe9;vite &#xe0; peu pr&#xe8;s tout ce qui pourrait faire pol&#xe9;mique (il y aurait beaucoup &#xe0; dire sur la ruine de cette utopie, sur l&apos;&#xe9;chec final de la &amp;quot;politique&amp;quot; hippie) : &#xe7;a pourrait &#xea;tre une limite au discours de Lee, cette fa&#xe7;on de ne se pr&#xe9;occuper que de la joie aux d&#xe9;pends des dangers ; mais tout au contraire, &#xe7;a lui donne une texture na&#xef;ve &#xe9;mouvante, et on lui en veut presque de l&#xe9;g&#xe8;rement ternir l&apos;image idyllique de son film par des d&#xe9;tails de sc&#xe9;nario un peu plus sombres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film raconte la cr&#xe9;ation du festival de Woodstock en 1969, par son c&#xf4;t&#xe9; le plus humain : un brave gars de la campagne (Demetri Martin, excellent, toujours modeste et habit&#xe9; par son r&#xf4;le, un jeu presque &amp;quot;europ&#xe9;en&amp;quot; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/76/110219/46579691.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;19104130_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090512_025836&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/76/110219/46579691_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&#xe0; force d&apos;&#xea;tre discret) un peu d&#xe9;pass&#xe9; par les &#xe9;v&#xe8;nements, et qui va en trois jours devenir l&apos;organisateur du plus gros concert de tous les temps. La grande id&#xe9;e du film, c&apos;est de placer le festival lui-m&#xea;me, ses stars, sa musique m&#xea;me, en hors-champ. On n&apos;aura que des bribes lointaines de musique, Lee pr&#xe9;f&#xe9;rant s&apos;attarder sur l&apos;intime, les d&#xe9;amulations du gar&#xe7;on dans l&apos;immense camp empli de jeunes gens &#xe0; moiti&#xe9; &#xe0; poil et rempli de drogues jusqu&apos;aux oreilles. Lee filme un &#xe9;tat de la jeunesse &#xe0; un moment X, avec une candeur et un enthouiasme vraiment r&#xe9;jouissant. Jamais au-dessus de ses personnages, il les contemple avec humour, mais sans moquerie : une troupe de th&#xe9;&#xe2;tre contemporain exp&#xe9;rimentale pur jus, un couple de consommateurs d&apos;acid, des baboss barbus, un flic gagn&#xe9; par la fi&#xe8;vre hippie, tout le monde est regard&#xe9; avec une belle honn&#xea;tet&#xe9;, avec juste cette l&#xe9;g&#xe8;re nostalgie qu&apos;il fallait pour les rendre beaux et justes. On est &#xe9;tonn&#xe9; par l&apos;optimisme du film : tout (ou presque) se passe bien, en douceur, dans la joie, pas d&apos;amertume l&#xe0;-dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quant au festival lui-m&#xea;me, il est plus un pr&#xe9;texte &#xe0; ce portrait de la soci&#xe9;t&#xe9; qu&apos;un sujet propre : on ne verra pas Hendrix ou Joplin l&#xe0;-dedans, ce n&apos;est pas le sujet. Au contraire, Lee semble envisager Woodstock comme un &amp;quot;lieu&amp;quot; de r&#xea;verie, se permettant de mettre en bande-son des musiques en porte-&#xe0;-faux, qui &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/39/110219/46579705.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;19105923_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090515_103021&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/39/110219/46579705_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;convoquent les deux grands absents du festival (les Doors, et Dylan qu&apos;on entend comme s&apos;il &#xe9;tait pr&#xe9;sent sur sc&#xe8;ne) ou proposent des versions des chansons qui ne correspondent pas &#xe0; celles de 69 (le morceau d&apos;Arlo Guthrie par exemple). La musique est une &#xe9;vocation lointaine, fantasm&#xe9;e, et le personnage n&apos;arrive d&apos;ailleurs jamais au coeur de l&apos;&#xe9;v&#xe8;nement, restant &#xe0; bonne distance de la sc&#xe8;ne. Plus que l&apos;&#xe9;v&#xe8;nement, Lee s&apos;int&#xe9;resse au film originel lui-m&#xea;me, le documentaire de Wadleigh ; c&apos;est une autre grande id&#xe9;e de &lt;em&gt;Taking Woodstock&lt;/em&gt; : recr&#xe9;er presque &#xe0; l&apos;identique des sc&#xe8;nes du film de Wadleigh, plac&#xe9;es &#xe0; intervalles r&#xe9;guliers dans le film, si bien qu&apos;on a l&apos;impression que le reste du m&#xe9;trage est constitu&#xe9; &amp;quot;d&apos;interstices&amp;quot; entre ces plans mythiques (les jeunes qui roulent dans la boue, les interviews). Lee retrouve carr&#xe9;ment la texture de l&apos;image de 69, et la m&#xe8;le avec la tr&#xe8;s belle photo contemporaine d&apos;Eric Gautier. Le trouble s&apos;installe, et nous voil&#xe0; plong&#xe9; corps et bien dans une &#xe9;poque, dans un style, et m&#xea;me dans un film (le premier &lt;em&gt;Woodstock&lt;/em&gt;, donc).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est presque dommage que, sur un mat&#xe9;riau d&#xe9;j&#xe0; si riche, Lee monte quelques trames inutiles : les rapports du h&#xe9;ros avec ses parents ou son homosexualit&#xe9; naissante ne servent &#xe0; rien, et on aurait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; qu&apos;il reste &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/47/110219/46579716.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;19104129_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090512_025836&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/47/110219/46579716_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;dans la seule chronique. D&apos;autant que les r&#xf4;les des parents sont trop charg&#xe9;s, trop &amp;quot;signifiants&amp;quot; (derri&#xe8;re l&apos;utopie pacifiste, il y a l&apos;app&#xe2;t du gain, la maladie, la mort). En restant subtil, Lee est plus convaincant, et de simples petits d&#xe9;tails (comme l&apos;allusion finale au concert des Stones &#xe0; San Francisco, qui marquera la fin du mouvement hippie) auraient suffi &#xe0; nous faire comprendre que tout n&apos;est pas rose l&#xe0;-dedans. Tant pis : on passe un moment d&#xe9;licieux &#xe0; nous voir ainsi immerg&#xe9;s dans une p&#xe9;riode somme toute attachante de l&apos;Histoire r&#xe9;cente, et rentr&#xe9; &#xe0; la maison, on se repasse ses vieux disques avec un enchantement retrouv&#xe9;. &lt;em&gt;Taking Woodstock&lt;/em&gt; est une petite chose pr&#xe9;cieuse.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 20 Nov 2009 11:45:19 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Homme de Fer (Iron Man) (1931) de Tod Browning</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863623.html</link><category>BROWNING Tod</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863623.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15863623/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863623.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/20/110219/46572081.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;354&quot; alt=&quot;vlcsnap_22433&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/20/110219/46572081_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Petite incursion de Browning dans le monde de la boxe, avec un sc&#xe9;nar terriblement attendu et des acteurs, les bras ballants, qui ne sont pas toujours au top de leur forme. A noter la pr&#xe9;sence tout de m&#xea;me de Jean Harlow, qui est non seulement infid&#xe8;le mais &#xe9;galement diablement vulgos... Enfin bon, elle n&apos;&#xe9;tait point encore une star et pouvait laisser totalement libre court &#xe0; sa gouaille canaille. Pour le reste c&apos;est du classique : un tout jeune boxeur est comme une chique depuis qu&apos;il est avec Rose (notre Jean). Son manager le met devant le fait accompli : soit il reprend le droit chemin, sous sa coupe, et devient un champion, soit sa carri&#xe8;re est morte. Exit la Rose. Le manager reprend donc les choses en main et fait du kid le roi du monde - un beau parcours pas m&#xea;me entach&#xe9; de corruption, du nickel. Mais Rose is back. Notre kid recraque et c&apos;est reparti pour les conneries : il prend un melon &#xe7;acomme, un appart grand comme le Ritz et la Rose de rouler le kid dans la farine en se baladant, sous son nez, avec son amant - le kid est aussi aveugle qu&apos;une prune. Son manager veut lui ouvrir les mirettes, mais se voit d&#xe9;barqu&#xe9; par la Rose, qui a en plus le toupet de filer au kid son amant comme manager... Le kid est sur la mauvaise pente et devra finir par choisir entre la Rose et son manager. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/91/110219/46572095.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;354&quot; alt=&quot;vlcsnap_21259&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/91/110219/46572095_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est un peu plan-plan, les sc&#xe8;nes o&#xf9; Jean flirte avec son amant sont du vaudeville &#xe0; deux boules, le pauvre kid est compl&#xe8;tement &#xe0; la ramasse et prend un caisson en acier tremp&#xe9; &#xe0; la hauteur de sa stupidit&#xe9; (un ptit jeune d&apos;un bloc), quant au manager, il se met &#xe0; picoler &#xe0; d&#xe9;faut d&apos;avoir son poulain (bel esprit)... Une petite phrase revient comme un leitmotiv, &amp;quot;Habille-toi, sinon tu vas attraper la grippe A&amp;quot;, qui montre &#xe0; quel point le petit couple manager/boxeur est beaucoup moins destructeur et plus sain que celui Rose/boxeur... Pas vraiment un film f&#xe9;ministe, clair. Deux trois combats de boxe vite exp&#xe9;di&#xe9;s (se battent comme des chiffonniers sur ce ring !) mais qui pourraient avoir leur place dans une anthologie du genre. Voil&#xe0;, on quitte le Tod par la petite porte, le reste de ses films visibles se trouvant dans les caves de cin&#xe9;math&#xe8;que... So long Tod.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/30/110219/46572104.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;354&quot; alt=&quot;vlcsnap_22856&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/30/110219/46572104_p.png&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 20 Nov 2009 06:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>La Descente infernale (1969) de Michael Ritchie</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857708.html</link><category>RITCHIE Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857708.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15857708/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857708.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/25/110219/46553344.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; alt=&quot;downhill_racer_PDVD_034&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/25/110219/46553344_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous &#xea;tes en grand manque de ski mais que vous &#xea;tes devenu b&#xea;tement unijambiste, voil&#xe0; un film que je vous conseillerai les yeux ferm&#xe9;s. Sinon, faut avouer que la vie d&apos;un skieur, m&#xea;me jou&#xe9; par Redford, c&apos;est quand m&#xea;me beaucoup de neige qui fond au soleil... On voit bien que Redford se compla&#xee;t &#xe0; nous rendre son personnage de petit g&#xe9;nie du ski ultra antipathique du d&#xe9;but &#xe0; la fin. Bien que faisant parti de l&apos;&#xe9;quipe des Etats-Unis, le gars la joue cavalier seul et emmerde g&#xe9;n&#xe9;ralement son entourage. Il est dou&#xe9; et vous conchie; dans la vie priv&#xe9;e, c&apos;est pareil : il drague, tombe la premi&#xe8;re blondasse qu&apos;il croise (Camilla Sparv!! Ah, su&#xe9;doise, me dit-on dans le creux de l&apos;oreille), devient m&#xea;me presque accro, mais ne supporte point que l&apos;autre l&apos;ignore ou lui parle d&apos;elle-m&#xea;me. Bref, un petit con de cow-boy skieur - son retour dans son bled est d&apos;ailleurs ultra path&#xe9;tique : ses liens avec son p&#xe8;re sont aussi tendus que ceux entre Sego et Peillon, et &#xe0; part tirer la chtite gonzesse mimi du coin dans la voiture de papa (quand c&apos;est fait, il ne l&apos;&#xe9;coute plus - affreux), il n&apos;a plus aucune attache avec sa terre natale -, une vraie t&#xea;te &#xe0; claques quoi... &#xe0; qui on est pr&#xea;t &#xe0; tout pardonner quand la victoire est au rendez-vous. Belle critique en creux de l&apos;&#xe9;tat d&apos;esprit ricain et du culte de la victoire... Seulement, en dehors de cet aspect gentiment point&#xe9; du doigt et de bien belles images de descente de ski avec cam&#xe9;ra embarqu&#xe9;e (cela a foutu des courants d&apos;air partout dans la baraque:&amp;nbsp; par ce froid, c&apos;est suicidaire), l&apos;ensemble manque quand m&#xea;me un peu d&apos;&#xe9;paisseur. C&apos;est finalement un peu &#xe0; l&apos;image de l&apos;interview des sportifs par une gonzesse qui n&apos;y conna&#xee;t rien : il n&apos;y a pas grand-chose &#xe0; dire de la vie d&apos;un sportif (ses entra&#xee;nements, ouais, la comp&#xe8;te, oui, la drague facile de la fan, bien et...?), et le sc&#xe9;nar est lui-m&#xea;me gu&#xe8;re passionnant, pour ne pas dire terriblement r&#xe9;p&#xe9;titif... Gene Hackman en entra&#xee;neur de l&apos;&#xe9;quipe ricaine est en plus franchement sous-employ&#xe9;. Si on se marre &#xe0; d&#xe9;couvrir les fringues que portaient nos parents (on voit bien qu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;poque, la plus grande taille c&apos;&#xe9;tait L - pour XL faudra attendre une g&#xe9;n&#xe9;ration... Hum) et m&#xea;me si, finalement, ce petit c&#xf4;t&#xe9; vintage (le couple Redford/Sparv, le bling-bling d&apos;&#xe9;poque) aurait presque du charme, le film manque d&apos;un poil de grip, comme on dit. Une boule de neige et demie pour le c&#xf4;t&#xe9; un peu poil &#xe0; gratter du personnage de Redford.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/83/110219/46553353.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; alt=&quot;downhill_racer_PDVD_031&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/83/110219/46553353_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Forgeron du Village (The Village Blacksmith) de John Ford - 1922</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857441.html</link><category>FORD John</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857441.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15857441/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15857441.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut dire qu&apos;il s&apos;agit l&#xe0; d&apos;une raret&#xe9;,&amp;nbsp; p&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/74/110219/46552607.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_19_15h58m12s33&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/74/110219/46552607_p.png&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;uisqu&apos;il ne reste que 14 minutes du long-m&#xe9;trage d&apos;origine, le reste semblant &#xea;tre perdu &#xe0; tout jamais. Au vu de ce qui reste, on s&apos;en d&#xe9;sole, car Ford semblait &#xea;tre pour ce film particuli&#xe8;rement inspir&#xe9;. On ne comprend pas grand-chose de ce qui se passe, mais la puissance de certaines images suffit &#xe0; notre bonheur : la moiti&#xe9; de la bobine se d&#xe9;roule par temps d&apos;orage dantesque, et au travers des z&#xe9;brures des &#xe9;clairs, Ford joue &#xe0; faire son Tod Browning. Un handicap&#xe9; rampant dans la boue comme un ver pour venir maudire son fr&#xe8;re (ou son beau-fr&#xe8;re, ou son voisin, je sais pas trop), une vierge effarouch&#xe9;e courant dans un bois frapp&#xe9; par la foudre, un myst&#xe9;rieux combat de poings sous la pluie : on se croirait en plein cauchemar, et Ford utilise &#xe0; merveille les brusques passages de l&apos;&#xe9;cran noir &#xe0; l&apos;image surexpos&#xe9;e, imprimant dans la r&#xe9;tine des tableaux impressionnants. La suite semble correspondre plus ou moins &#xe0; la fin du long-m&#xe9;trage, avec un mariage apais&#xe9;, et nous donne l&apos;occasion de contempler de doux portraits tr&#xe8;s simplement cadr&#xe9;s, jouant agr&#xe9;ablement sur des re&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/27/110219/46552586.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_19_15h55m40s46&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/27/110219/46552586_p.png&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;gards &#xe9;chang&#xe9;s et des petits apart&#xe9;s sussur&#xe9;s aux oreilles des uns et des autres. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Village Blacksmith&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &#xe9;tait peut-&#xea;tre une chronique sur les rapports humains au sein d&apos;une communaut&#xe9;, et les traces qui nous sont conserv&#xe9;es ici laissent entrevoir une belle subtilit&#xe9; de ce c&#xf4;t&#xe9;-l&#xe0; : on s&apos;&#xe9;vite, on se murmure des choses en secret, on fait semblant de, etc. Ajoutons pour finir qu&apos;il y a un acteur vraiment tr&#xe8;s tr&#xe8;s bien, qui joue pendant une bonne minute la f&#xe9;lonie de fa&#xe7;on parfaitement convaincante (ah les expressions de visage dans les films muets, toute une histoire !).&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>The Lineup (1958) de Don Siegel </title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15852744.html</link><category>SIEGEL Don</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15852744.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15852744/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/19/15852744.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/42/110219/46538968.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;251&quot; alt=&quot;lineup_lineup2__800&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/42/110219/46538968_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On reste &#xe0; San Francisco et dans le film noir avec ce petit polar tr&#xe8;s cors&#xe9; : une association de malfaiteurs (l&apos;excellent Eli Wallach en tueur, brut de d&#xe9;coffrage, alli&#xe9; &#xe0; son coach, Robert Keith, la fine moustache et des allures eff&#xe9;min&#xe9;es (un beau petit couple)) absolument truculente qui doit r&#xe9;cup&#xe9;rer trois petits paquets d&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne cach&#xe9;s dans les souvenirs de voyageurs en provenance d&apos;Asie. Trois missions qui doivent se passer comme sur des roulettes, en th&#xe9;orie, pour ces pros, et qui vont forc&#xe9;ment provoquer un peu de grabuge. Une galerie de personnages savoureux (de vraies tronches pleines de charisme - l&apos;excellent &amp;quot;The Man&amp;quot; plus sto&#xef;que que Raymond Domenech sur le bord de la touche), des sc&#xe8;nes d&apos;action (ouaouh des courses de bagnoles dans les rues de San Francisco) superbement r&#xe9;gl&#xe9;es, des petites mont&#xe9;es de violence qui font froid dans le dos - Wallach, fier comme Artaban et un peu couillon aussi, dont le cerveau pense d&apos;abord &#xe0; tuer avant de r&#xe9;fl&#xe9;chir - et un final qui tient parfaitement en haleine, bref, d&#xe9;cid&#xe9;ment une bonne pioche que cette s&#xe9;rie de polars exhum&#xe9;s des fonds de la Columbia.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/82/110219/46538973.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;251&quot; alt=&quot;lineup_lineup6__800&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/82/110219/46538973_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apr&#xe8;s une sc&#xe8;ne d&apos;ouverture o&#xf9;, en moins de trente secondes, on assiste &#xe0; deux accidents spectaculaires avec en prime deux cadavres - un flic et un conducteur de taxi qui a d&#xfb; &#xea;tre form&#xe9; &#xe0; Shanghai (il est en manque, faut dire) -, on se dit que la police va avoir du mal &#xe0; analyser ce qui s&apos;est pass&#xe9; (un porteur a balanc&#xe9; la valise d&apos;un touriste dans un taxi avant que la bagnole parte en trombe...). Nos inspecteurs font leur taff, et d&#xe9;couvrent que des touristes servent de mules pour transporter, malgr&#xe9; eux, dans leur bagages, de l&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne (c&apos;est pas une mauvaise id&#xe9;e si je veux ramener mes DVD en France - faut que je trouve une immense statue de Bouddha toute creuse, pas gagn&#xe9;). On fait alors la connaissance de deux interm&#xe9;diaires (Wallach and Keith) ultra au taquet qui, en quelques heures, doivent rendre visite &#xe0; trois individus pour rentrer en possession de la poudre en sachet cach&#xe9;e dans une statuette, des couverts ou une poup&#xe9;e : rendez-vous dans un sauna avec un grand gaillard d&#xe9;nud&#xe9; (petite homosexualit&#xe9; latente du Eli, nan?), passage dans une famille bourgeoise avec un serviteur asiatique &amp;quot;r&#xe9;sistant&amp;quot; (rendez-moi ces couteaux nom de Dieu!) et entourloupe d&apos;une jeune femme avec enfant (Fais voir ta poup&#xe9;e, petite ! Maman, le Monsieur il l&apos;a toute d&#xe9;guenill&#xe9;e !). Eli est un tueur froid vieille &#xe9;cole que temp&#xe8;re tant bien que mal un Keith aux petits soins. La poudre laissera derri&#xe8;re elle quelques flaques de sang... On a droit, l&#xe0; encore, &#xe0; une vraie visite de San Francisco, le film nous trimballant sur un excellent rythme d&apos;un endroit &#xe0; un autre. L&apos;association phare est bidonnante dans cette volont&#xe9; de tout prendre avec un certain flegme (le jeune conducteur alcoolo, lui, est &#xe0; l&apos;agonie) m&#xea;me si on sent qu&apos;&#xe0; force d&apos;arrogance, elle risque bien de foncer droit dans le mur... Une course-poursuite finale en bagnoles impressionnante avec un grand Eli totalement en free-lance (&amp;quot;Le balanc&#xe9; de chaise roulante sur patinoire&amp;quot;, tout un art). Bref, cela ne nous dit pas comment l&apos;&#xe9;quipe de France de foot va faire pour marquer des buts sans la main, mais Don Siegel signe une petite perle du genre, relev&#xe9;e par une excellente distribution.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/29/110219/46538980.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;251&quot; alt=&quot;lineup_lineup7__800&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/29/110219/46538980_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 07:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Amants de Salzbourg (Interlude) de Douglas Sirk - 1957</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15850267.html</link><category>SIRK Douglas</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15850267.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15850267/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15850267.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/82/110219/46532026.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;252&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_18_21h46m42s173&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/82/110219/46532026_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sirk fait encore une fois un petit d&#xe9;tour dans son Allemagne natale malgr&#xe9; le titre fran&#xe7;ais, l&apos;essentiel de l&apos;action se d&#xe9;roule &#xe0; Munich), et le fait en bon vieux nostalgique de la verte nature et de l&apos;&#xe2;me europ&#xe9;enne. En accompagnant son h&#xe9;ro&#xef;ne-alter-ego &#xe0; travers la campagne de son enfance, il rend compte &#xe0; merveille de ce sentiment propre &#xe0; toute r&#xea;verie sur le pass&#xe9; : se souvenir, c&apos;est embellir. Aussi, Interlude est une v&#xe9;ritable explosion de couleurs, qu&apos;on peut pour cette fois trouver too much tant les fluos le disputent au rococo. Pourtant, c&apos;est dans ces simples plans de contemplation &#xe9;namour&#xe9;e que le film convainc le plus : un lent travelling sur une ville vue d&apos;une colline, une s&#xe9;quence nocturne somptueuse, une ode &#xe0; la nature, on sent la charge de regrets que Sirk met dans chacun de ses plans &amp;quot;contemplatifs&amp;quot;. Un peu comme le Ford de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/10/24/15548798.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;The Quiet Man&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, le pays natal est un pur fantasme, un retour en enfance na&#xef;f et kitsch assez touchant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/58/110219/46532080.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;252&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_18_20h43m16s8&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/58/110219/46532080_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Heureusement qu&apos;il y a ce sentiment-l&#xe0;, car sinon le film est vraiment d&#xe9;cevant. Il y a pourtant une de ces trames &#xe9;minemment sirkiennes propres &#xe0; nous arracher toutes les larmes du corps : une Am&#xe9;ricaine entre deux &#xe2;ges, expatri&#xe9;e en Allemagne, tombe amoureuse d&apos;un chef d&apos;orchestre glamour, le temps de quelques jours, le temps de quelques baisers, avant de se rendre compte qu&apos;elle n&apos;est pas de ce monde-l&#xe0;. Joli, puisque permettant &#xe0; Sirk de signer un vibrant adieu &#xe0; la culture europ&#xe9;enne et &#xe0; la jeunesse. L&apos;interlude du titre est bien l&#xe0; : une femme vieillissante qui se permet un dernier &#xe9;clat de romantisme avant de revenir dans le rang, une escapade europ&#xe9;enne (comprenez : romantique) un peu factice mais si &#xe9;mouvante. Malheureusement, sur cette trame qui aurait pu &#xea;tre bouleversante, Sirk choisit les pires com&#xe9;diens qui soient : June Allyson, aucun charme, aucune gr&#xe2;ce, peine &#xe0; nous faire aimer son personnage, qui devient trop dur, trop rigide ; d&apos;autant que le sc&#xe9;nario lui ferme toutes les portes, la condamnant &#xe0; un final conventionnel assez gla&#xe7;ant. Keith Andes, dans le r&#xf4;le de l&apos;amant repouss&#xe9;, est terne. Et surtout Rossano Brazzi, dans le r&#xf4;le du Richard Gere de service, est immonde : son personnage est ridicule de dandinements, beaucoup trop charg&#xe9; en glamour pour &#xea;tre vraiment fatal, une caricature d&apos;Europ&#xe9;en raffin&#xe9;, et devient effrayant &#xe0; la longue. Un massacre donc c&#xf4;t&#xe9; distribution, et on ne cesse de r&#xea;ver &#xe0; Rock Hudson ou Barbara Stanwyck pour venir donner un vrai charme &#xe0; l&apos;ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/75/54/110219/46532121.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;252&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_18_21h13m09s15&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/54/110219/46532121_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La musique tonitruante de Frank Skinner (INNNNDERLOUUUUUUDDDDDDE, argh !) n&apos;arrange pas les choses, ni les d&#xe9;cors pour une fois peu inspir&#xe9;s. C&apos;est bien dommage, puisqu&apos;on sent &#xe7;a et l&#xe0; quelques tentatives de se sortir de ce pi&#xe8;ge kitsch : un personnage f&#xe9;minin secondaire intrigant, un final qui marque des points par son aspect cauchemardesque (deux silhouettes fantomatiques dans la nuit, une vraie photog&#xe9;nie), un ton amer du meilleur effet... Mais on sent que Sirk s&apos;int&#xe9;resse peu &#xe0; la chose, et laisse un peu tomber la mise en sc&#xe8;ne, d&#xe9;sireux sans doute de passer au film suivant (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/06/30/14258007.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;The Tarnished Angels&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, du lourd pour le coup). Un interlude en forme de parenth&#xe8;se oubliable. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 21:23:32 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Homme &#xe0; l&apos;Affut (The Sniper) (1952) d&apos;Edward Dmytryk</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15848240.html</link><category>DMYTRYK Edward</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15848240.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15848240/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15848240.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/61/110219/46524891.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;sniper_sniper4_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/61/110219/46524891_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aucune v&#xe9;ritable star pour ce polar tr&#xe8;s efficace tourn&#xe9; dans les rues de San Francisco (ah &lt;em&gt;Vertigo&lt;/em&gt;, d&#xe9;cid&#xe9;ment) et sign&#xe9; Dmytryk. On a droit &#xe0; une petite pr&#xe9;sentation liminaire qui nous parle des multiples crimes et d&#xe9;lits en rapport avec le beau sexe. On s&apos;attend alors &#xe0; l&apos;histoire d&apos;un vieux pervers qui se jette rageusement sur les femmes, sans trop y croire. Finalement, on aura droit &#xe0; un type v&#xe9;ritablement d&#xe9;rang&#xe9; pour ne pas dire en transe, d&#xe8;s qu&apos;il a le malheur de croiser une femme - surtout lorsqu&apos;elle embrasse un gar&#xe7;on. Tr&#xe8;s peu d&apos;indices seront donn&#xe9;s sur les origines d&apos;un tel traumatisme (on le voit tout de m&#xea;me s&apos;offusquer lorsqu&apos;un gamin re&#xe7;oit un taquet... de m&#xea;me, son traumatisme semble avoir quelques liens avec le base-ball (une m&#xe8;re castratrice qui l&apos;a emp&#xea;ch&#xe9; de jouer &#xe9;tant plus jeune ?...)). Le fait est que la proximit&#xe9; des dames le fait suer et, incapable de tirer son coup (le jeu de mot suit), il tirera dessus - je me permets d&apos;&#xea;tre un tantinet graveleux, vu la fa&#xe7;on dont le gars caresse, pour ne pas dire, tripote son arme avant de viser sa proie... On peut montrer un meurtre au cin&#xe9;ma, un viol, c&apos;est plus d&#xe9;licat...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/65/110219/46524915.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;sniper_sniper3_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/65/110219/46524915_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui surprend, au d&#xe9;part, c&apos;est de constater &#xe0; quel point notre homme est conscient de son mal. Voyant la pression dangereusement monter en lui, il tente d&apos;avertir le m&#xe9;decin qu&apos;il avait en prison (il a d&#xe9;j&#xe0; fait 18 mois de taule pour agression) - on pense &#xe0; &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/10/10/15372420.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;In Cold Blood&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; -: &#xe9;chec. Il passe &#xe0; la vitesse sup&#xe9;rieure en se br&#xfb;lant la main droite sur une plaque chauffante (a&#xef;euuuh) avant de se rendre &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital : il a beau alerter les m&#xe9;decins sur le fait que cette blessure pourrait &#xea;tre volontaire, tout le monde s&apos;en fout... Et notre gars, dans la foul&#xe9;e, de craquer. Le premier coup de feu est relativement violent et assez inattendu - on vient tout juste de faire connaissance avec l&apos;actrice potel&#xe9;e avec un nom un peu zarbi (Jean Darr - votre p&#xe8;re est flic ? d&#xe9;sol&#xe9; - bien aim&#xe9; aussi d&apos;ailleurs l&apos;inspecteur de police nomm&#xe9; sobrement Kafka - ils se sont bien marr&#xe9;s les sc&#xe9;naristes) et elle se prend une balloche dans la t&#xea;te qui lui fait s&apos;exploser la tronche dans une vitrine. Oups. Il faut voir ensuite notre gars au comptoir d&apos;un bar tout jouasse comme s&apos;il avait enfin tir&#xe9; sa crampe... Notre homme est lanc&#xe9;, c&apos;est juste le d&#xe9;but de la s&#xe9;rie, et il fait vraiment pas bon &#xea;tre une femme brune entre deux &#xe2;ges... (notons &#xe9;galement au passage le &amp;quot;superbe&amp;quot; meurtre (visuellement parlant) du gars qui monte le long de la chemin&#xe9;e, du beau boulot)... La police est dans tous ses &#xe9;tats, et notre homme traqu&#xe9; dans les rues de San Francisco de nous faire une petite visite cin&#xe9;matographique tr&#xe8;s plaisante de la ville. Face aux types qui veulent sa peau &#xe0; tout prix, un psychiatre &#xe9;l&#xe8;ve la voix et livre un discours anti-sarkoziste qui fait plaisir; il rappelle &#xe0; tous ces abrutis de responsables qui crient au loup, que le type qu&apos;ils recherchent, s&apos;il avait &#xe9;t&#xe9; correctement soign&#xe9; dans un h&#xf4;pital au lieu d&apos;&#xea;tre envoy&#xe9; inutilement en prison, eh ben on aurait s&#xfb;rement pas ce genre de situation. On opine, m&#xea;me si on conna&#xee;t finalement assez peu de tueurs sexuels dans son entourage. Notre malade en tout cas envoie lui-m&#xea;me une note &#xe0; la police pour exprimer son d&#xe9;sir d&apos;&#xea;tre attrap&#xe9;, et la fin est, si je peux me permettre, path&#xe9;tique en diable... Une oeuvre rondement men&#xe9;e avec quelques gicl&#xe9;es de violence propres au genre, un serial-killer aux allures de b&#xea;te sauvage effarouch&#xe9;e superbement interpr&#xe9;t&#xe9; (Arthur Franz, si tu nous &#xe9;coutes du haut des cieux) et un sc&#xe9;nar loin d&apos;&#xea;tre innocent sur le fond : bref une belle d&#xe9;couverte de la part de ce r&#xe9;alisateur avec deux &amp;quot;y&amp;quot; et un &amp;quot;k&amp;quot;.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/92/110219/46524938.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;337&quot; alt=&quot;the_sniper_1952_edward_dmytryk_499x374&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/92/110219/46524938_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Fant&#xf4;me (Phantom) (1922) de Friedrich Wilhelm Murnau</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15843555.html</link><category>MURNAU Friedrich Wilhelm</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15843555.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15843555/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15843555.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/76/110219/46510833.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;phantom_PDVD_012_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/76/110219/46510833_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon d&#xe9;j&#xe0;, si on s&apos;attend &#xe0; une histoire envo&#xfb;tante de fant&#xf4;mes et autre ambiance myst&#xe9;rieuse, on sera forc&#xe9;ment d&#xe9;&#xe7;u. Le fant&#xf4;me du titre fait r&#xe9;f&#xe9;rence &#xe0; la rencontre d&apos;un femme qui va dispara&#xee;tre et rendre notre pauvre Lorenz Lubita, petit comptable, &#xe9;crivaillon po&#xe8;te &#xe0; ses heures, compl&#xe8;tement amok. De plus, en connaissant les dons du gazier Murnau &#xe0; la mise en sc&#xe8;ne, on esp&#xe8;re quelques le&#xe7;ons de haut vol - l&#xe0; aussi, on reste un peu &#xe0; quai, en dehors de quelques s&#xe9;quences o&#xf9; notre cher Lorenz p&#xe8;te un peu les plombs et s&apos;enfonce dans les tourments infernaux du divertissement...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/34/110219/46510817.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;203&quot; alt=&quot;08&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/34/110219/46510817_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;histoire donc d&apos;un homme maintenant &#xe9;tabli et bien sous tout rapport, qui d&#xe9;cide de nous narrer son pass&#xe9; qui l&apos;a conduit en prison - avant, forc&#xe9;ment, de conna&#xee;tre la r&#xe9;demption; oui, c&apos;est moral et frontal. Notre ami Lorenz vit donc chez sa pauvre m&#xe8;re dont le regard est tellement fatigu&#xe9; qu&apos;on croirait un croisement entre ceux de m&#xe8;re Teresa et d&apos;un jeune chiot affam&#xe9;. Il y a aussi son fr&#xe8;re, p&#xe2;le &#xe9;tudiant en art, qui fera pas de bruit dans l&apos;histoire, et sa soeur, une g&#xe2;te de mauvaise vie, comme &#xe7;a, d&#xe8;s la premi&#xe8;re impression - cela sera confirm&#xe9; plus tard. En route pour son taff, Lorenz se rend chez un vieux et sa fille, Marie (qui l&apos;aime), &#xe0; qui il montre ses po&#xe8;mes. Ces derniers pensent que c&apos;est un g&#xe9;nie mais cette bonne nouvelle fera finalement chou blanc. En sortant de chez eux, il est renvers&#xe9; par des chevaux (forc&#xe9;ment, c&apos;est une blonde qui conduit) et il tombe raide dingue de la conductrice, une fille issue de la haute... Notre ami Lorenz va tomber alors dans une spirale infernale (les gonzesses, c&apos;est dangereux, ouais): ne pouvant vraiment acc&#xe9;der &#xe0; cette Veronika, il va s&apos;accrocher &#xe0; sa copie conforme (le vertigo de l&apos;amour, Al), genre la fille facile uniquement int&#xe9;ress&#xe9;e par la thune, si vous voyez ce que je veux dire. Il va faire la bombe avec cet ersatz en ayant l&apos;excellente id&#xe9;e d&apos;emprunter de l&apos;argent &#xe0; sa radine de tante (elle pense qu&apos;il deviendra un grand po&#xe8;te, pffft)... Il donne de la thune au marlou qui s&apos;est mis &#xe0; la colle avec sa soeur, et on voit bien, comme dirait ma grand-m&#xe8;re, qu&apos;il file un tr&#xe8;s tr&#xe8;s mauvais coton. La tante se rebelle, lui donne trois jours pour rembourser et ce sera le drame... Qui fait le malin, tombe dans le ravin, l&apos;adage sera respect&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/57/110219/46510855.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;203&quot; alt=&quot;11&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/57/110219/46510855_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On serre quand m&#xea;me des fesses pendant une bonne partie du film devant ces sc&#xe8;nes d&apos;int&#xe9;rieur un peu plan-plan qui finiraient presque par nous assommer : la m&#xe8;re mourante qui devient ultra mourante, notre Lorenz qui se fait rouler dans la farine par le marlou, les discussions avec la vieille tante qui l&#xe2;che rien,... on a beau diss&#xe9;quer la fa&#xe7;on dont chaque plan est mont&#xe9; (on s&apos;occupe) - c&apos;est du bon boulot, certes -, on reste un peu sur sa faim. Il faudra attendre les s&#xe9;quences de Lorenz o&#xf9; il commence &#xe0; divaguer - les fa&#xe7;ades des maisons qui se penchent sur lui et les ombres qui le poursuivent, po mal - ou celles (un peu fugaces malheureusement) o&#xf9; il se roule dans la fange avec son ersatz blonde (sympathique motif du cercle infernal : la sc&#xe8;ne qui s&apos;enfonce dans le sol (un plan tourn&#xe9; dans un puits ?), les escaliers dantesques, notre couple, au spectacle, en arri&#xe8;re plan, avec un type, au premier, qui tourne dans &amp;quot;un tube&amp;quot; sur son v&#xe9;lo (j&apos;ai mis la photo, c&apos;est plus clair) pour que les pupilles commencent &#xe0; briller. Il y a bien &#xe9;galement cette vision obs&#xe9;dante des chevaux qui le renversent mais sinon, on s&apos;ennuie un peu, disons-le franco. Notre homme saura saisir &#xe0; pleine main sa seconde chance - cool - mais malgr&#xe9; les tr&#xe8;s joulies teintes et la musique au taquet, ce fant&#xf4;me ne nous a gu&#xe8;re touch&#xe9; et fascin&#xe9;. Ca arrive, eh oui, m&#xea;me aux plus grands.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/13/110219/46510920.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;phantom_PDVD_020_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/13/110219/46510920_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 12:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;mineurs (The Hurt Locker) de Kathryn Bigelow - 2008</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15448279.html</link><category>BIGELOW Kathryn</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15448279.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15448279/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/18/15448279.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/67/110219/45171508.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;169&quot; alt=&quot;hurtlocker&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/67/110219/45171508_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Kathryn Bigelow livre un vrai film qui sent la sueur sous les bras avec cette chronique &#xe2;pre et frontale de quelques faits de guerre dans l&apos;Irak d&apos;aujourd&apos;hui. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Hurt Locker&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; force le respect par sa simplicit&#xe9;, et par la somme d&apos;inspirations qu&apos;il brasse tout en restant au niveau du film d&apos;action pur jus. Rare de trouver une telle intelligence d&apos;ex&#xe9;cution et de sc&#xe9;nario dans un film de ce genre : s&apos;il vous donne la dose d&apos;adr&#xe9;naline voulue (faisant m&#xea;me de l&apos;adr&#xe9;naline en tant que drogue le sujet principal du film), il n&apos;h&#xe9;site pas aussi &#xe0; r&#xe9;interroger le cin&#xe9;ma de genre, ainsi que le statut du h&#xe9;ros dans l&apos;Am&#xe9;rique contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On suit un mois d&apos;actions d&apos;une &#xe9;quipe de d&#xe9;mineurs en plein Bagdad. Ce qui frappe d&apos;abord, c&apos;est l&apos;&#xe9;ternelle r&#xe9;p&#xe9;tition de jour en jour : le quotidien de nos camarades consiste &#xe0; s&apos;&#xe9;quiper de gros scaphandriers pour &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/46/110219/45171535.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;19040006&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/46/110219/45171535_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;aller couper le fil vert et le fil rouge pour &#xe9;viter que les bombes artisanales explosent. Parfois (le plus souvent), &#xe7;a marche ; parfois boum. D&#xe8;s la premi&#xe8;re sc&#xe8;ne, on est happ&#xe9; dans cette tension impressionnante, par cette fa&#xe7;on de concentrer toute la tension sur un minuscule d&#xe9;tail (les fils) ; et on se rend compte que &lt;em&gt;The Hurt Locker&lt;/em&gt; va &#xea;tre une incessante r&#xe9;p&#xe9;tition de la m&#xea;me sc&#xe8;ne du d&#xe9;but &#xe0; la fin. Certes, les techniques des artificiers irakiens varient, et on a droit &#xe0; un quasi-reportage sur les mille et une fa&#xe7;on de dissoudre du Yankee : r&#xe9;seau d&apos;explosifs, bombe humaine, voiture pi&#xe9;g&#xe9;e, otage bard&#xe9; de dynamite... Mais au bout du compte, toutes les sc&#xe8;nes se r&#xe9;sument &#xe0; &#xe7;a : sautera ? sautera pas ? L&apos;adr&#xe9;naline monte donc de plus en plus, Bigelow ne s&apos;&#xe9;loignant jamais de ce dispositif r&#xe9;p&#xe9;titif, qui conf&#xe8;re au film un r&#xe9;alisme tout en exigence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sauf que... pour doper sa trame, B&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/07/110219/45171552.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;the_hurt_locker_movie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/07/110219/45171552_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;igelow invente un personnage principal particuli&#xe8;rement int&#xe9;ressant : un &amp;quot;soldat ++&amp;quot;, compl&#xe8;tement drogu&#xe9; par la guerre et les prises de risque, sacrifiant sa vie intime pour aller fr&#xf4;ler la mort avec d&#xe9;lice. La progression de son caract&#xe8;re est admirablement tenue : on croit d&apos;abord &#xe0; un de ces cow-boys morveux et gavants qui jouent aux durs ; puis petit &#xe0; petit on d&#xe9;couvre un &#xea;tre perdu, conscient de sa d&#xe9;gringolade dans le morbide, et le voil&#xe0; charg&#xe9; d&apos;une humanit&#xe9; tr&#xe8;s touchante. Bigelow le suit avec une grande attention, et l&apos;acteur, Jeremy Renner, endosse ce complexe h&#xe9;ros avec une totale finesse. Belle id&#xe9;e d&apos;ailleurs d&apos;avoir choisi ce corps-l&#xe0;, entre gar&#xe7;on un peu rond et homme muscl&#xe9;, et surtout d&apos;avoir choisi un inconnu pour jouer ce r&#xf4;le. &lt;em&gt;The Hurt Locker&lt;/em&gt; est un film sans star, ce qui semble &#xea;tre le seul biais pour rendre cr&#xe9;dible cette histoire (l&apos;apparition de Ralph Fiennes sonne comme un scandale, mais heureusement il ne fera pas long feu).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film excelle donc &#xe0; nous immerger dans cette r&#xe9;alit&#xe9;, et montre de fa&#xe7;on tr&#xe8;s cr&#xe9;dible les rapports entre soldats am&#xe9;ricains et citoyens irakiens : m&#xe9;lange de m&#xe9;fiance, de m&#xe9;pris et de fausses d&#xe9;clarations d&apos;amiti&#xe9;, scindant tr&#xe8;s clairement les personnages en deux camps nets. La plus belle s&#xe9;que&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/91/110219/45171563.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;200&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19149496&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/91/110219/45171563_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;nce &#xe0; ce titre est celle, centrale, des deux arm&#xe9;es qui se font face &#xe0; des kilom&#xe8;tres de distance : on tire de rares balles sur de toutes petites cibles indistinctes, on attend, on attend encore... Une tension qui finit par se vider de sens, et qui fait plonger le film dans une quasi-abstraction bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On retrouve dans cette sc&#xe8;ne des &#xe9;l&#xe9;ments de westerns-spaghetti, et c&apos;est dans cette veine-l&#xe0; aussi que Bigelow est grande. En ressucitant une des ces figures de h&#xe9;ros qui peupl&#xe8;rent le cin&#xe9;ma des ann&#xe9;es 80, elle en interroge le fondement-m&#xea;me. Elle semble croire dur comme fer &#xe0; son personnage aux machoires carr&#xe9;es, si bien qu&apos;on en vient presque &#xe0; soup&#xe7;onner le film d&apos;&#xea;tre reaganien dans ses arch&#xe9;types ; mais son travail sur l&apos;imagerie am&#xe9;ricaine vient d&#xe9;mentir cette tendance. En plus du western, on a droit &#xe0; quelques occurences de science-fiction (ce &amp;quot;cosmonaute&amp;quot; errant dans des terrains compl&#xe8;tement d&#xe9;serts et d&#xe9;sol&#xe9;s, au milieu de la fum&#xe9;e), mais comme vid&#xe9;es de substance, comme si le personnage tentait de retrouver des postures de h&#xe9;ros au milieu d&apos;un monde qui ne peut plus les accepter. On songe souvent &#xe0; &lt;em&gt;The Right Stuff&lt;/em&gt; de Kaufmann, dans cette fa&#xe7;on de montrer des cow-boys fantomatiques dans un univers contemporain o&#xf9; ils n&apos;ont plus leur place. Etrangement m&#xe9;lancolique, le film y gagne encore une &#xe9;paisseur de sens, et &#xe7;a finit &#xe0; nous convaincre qu&apos;on est l&#xe0; face &#xe0; une oeuvre tr&#xe8;s personnelle, intelligente et forte, qui se cache sous de beaux habits de film de mecs-en-treillis pour mieux nous balancer sa tristesse au visage.&amp;nbsp; &lt;em&gt;(Gols 15/10/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est bien dit tout cela, ma foi, ce cosmonaute inter-iraktique &#xe9;tant finalement aussi perdu en ce territoire inconnu - mais excitant - que dans les supermarch&#xe9;s am&#xe9;ricains o&#xf9; la consommation &#xe0; outrance lui fout la gerbe. Le h&#xe9;ros est une sorte de jeune Jack Bauer qui ne s&apos;emb&#xea;terait point &#xe0; vouloir servir un quelconque pays ou une quelconque cause, ne cherchant que l&apos;action brute, ou, plus pr&#xe9;cis&#xe9;ment, uniquement le danger. Un genre de super-h&#xe9;ros de l&apos;absurde. Il aime avoir les mains plong&#xe9;es jusque l&#xe0; dans le cambouis (quand ce n&apos;est pas les entrailles d&apos;un gamin) et son obstination &#xe0; aller &#xe0; chaque fois jusqu&apos;au bout de &amp;quot;sa mission&amp;quot; ne le m&#xe8;ne jamais bien loin (ce gamin qu&apos;il &amp;quot;op&#xe8;re&amp;quot; n&apos;est m&#xea;me pas celui qu&apos;il conna&#xee;t et lorsqu&apos;il d&#xe9;cide de s&apos;aventurer dans le no man&apos;s land (bel &#xe9;cran totalement noir de quelques secondes) autour de l&apos;explosion, il ne sera gu&#xe8;re plus avanc&#xe9;...). Belle s&#xe9;quence &#xe9;galement, d&#xe9;j&#xe0; comment&#xe9;e par mon camarade, que cette attente qui s&apos;&#xe9;tire jusqu&apos;au coucher du soleil, comme s&apos;il n&apos;y avait, &#xe0; part l&apos;accumulation de quelques cadavres, pas grand-chose &#xe0; attendre d&apos;autre de cette guerre, le peu de dialogue entre les Ricains et les Irakiens tournant de toute fa&#xe7;on en eau de boudin. Belle id&#xe9;e &#xe9;galement que ce pauvre Irakien bard&#xe9; de 3.000 explosifs que notre super-h&#xe9;ros sera incapable de sauver - les grands &amp;quot;lib&#xe9;rateurs&amp;quot; ricains ne servent d&#xe9;finitivement &#xe0; rien quand il s&apos;agit d&apos;aider les plus innocents... J&apos;avoue en revanche avoir &#xe9;t&#xe9; parfois un peu agac&#xe9; par ce style &#xe0; la &lt;em&gt;24 heures&lt;/em&gt; avec cette cam&#xe9;ra sans cesse flottante et ce cam&#xe9;raman atteint de la maladie de Parkinson d&#xe8;s qu&apos;il s&apos;approche de l&apos;option zoom. Une fois, &#xe7;a va, &#xe0; la longue, on se demande si le type n&apos;est pas un peu astigmate ou s&apos;il ne srait pas assis sur une mine d&apos;h&#xe9;morro&#xef;des. Ce nouveau style tout tremblotant dans le film de genre tranche un peu avec la sobri&#xe9;t&#xe9; louable du propos de Bigelow. C&apos;est &#xe7;a, le proc&#xe9;d&#xe9;, &#xe0; force, il mine... Un film tout de m&#xea;me tendu comme un slip en fonte qui fait sur l&apos;adr&#xe9;naline une belle mise en ab&#xee;me. &lt;em&gt;(Shang 18/11/09)&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/99/110219/46500359.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;the_hurt_locker_pic&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/99/110219/46500359_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 04:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mary et Max (Mary and Max) (2009) d&apos;Adam Elliot</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15755885.html</link><category>ELLIOT Adam</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15755885.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15755885/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15755885.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/76/110219/46227222.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19121960&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/76/110219/46227222_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; un film d&apos;animation bourr&#xe9; de petites trouvailles craquantes, m&#xea;me si le fond demeure terriblement noir. Les amiti&#xe9;s &#xe9;pistolaires entre une petite fille australienne toute complex&#xe9;e et un quadra juif new-yorkais tout d&#xe9;pressif. Quand les deux s&apos;&#xe9;crivent, c&apos;est forc&#xe9;ment pour se raconter tout leur malheur, leur angoisse, leur fantasme, leur passion pour le chocolat... mais aussi pour se serrer les coudes au-del&#xe0; des milliers de kilom&#xe8;tres... Il est si bon d&apos;avoir enfin un v&#xe9;ritable ami auquel on peut confier ses avalanches de probl&#xe8;me. &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/10/110219/46227230.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;19157079&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/10/110219/46227230_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L&apos;omnipr&#xe9;sence de la voix-off finit par se faire un peu pesante, mais ce serait bien la seule vraie r&#xe9;serve &#xe0; avoir devant ce petit tr&#xe9;sor d&apos;inventivit&#xe9; &#xe0; l&apos;esth&#xe9;tisme superbement travaill&#xe9;... au noir. Certes, ce n&apos;est pas toujours d&apos;une gaiet&#xe9; folle dans le fond, mais c&apos;est justement ce qui rend cette histoire aussi attachante (marre des bons sentiments &amp;quot;bon enfant&amp;quot;...); et ce d&apos;autant qu&apos;un humour (noir, oui, certes) souffle constamment sur ces petites sayn&#xe8;tes plus cocasses les unes que les autres. Plut&#xf4;t que de tomber dans un path&#xe9;tique mou &#xe0; force de s&apos;en prendre plein la tronche, les deux personnages luttent vaille que vaille et parviennent toujours par reprendre contact comme pour attiser cette microscopique lueur d&apos;espoir qui est en eux. Dit comme cela, c&apos;est peut-&#xea;tre un peu mortif&#xe8;re, comme peut &#xe9;galement le faire croire l&apos;ambiance des photos ci-contre, mais en fait on tressaute d&apos;un petit rire grin&#xe7;ant tout du long... Difficile en effet de rester sto&#xef;que ou de se morfondre quand un mime de rue se prend un climatiseur sur la tronche (un des summums du bazar) ou quand notre Max, plus timide et peureux qu&apos;une taupe dans un champ de mines, se frotte les aisselles avec des oignons pour &#xe9;loigner une donzelle qui se jette sur lui &#xe0; la moindre occasion (on pourrait citer un milliard d&apos;exemples m&#xe9;chamment originaux...). Mary et Max collectionnent les petits travers et les petites p&#xe9;rip&#xe9;ties ennuyeuses de la vie (le pire &#xe9;tant peut-&#xea;tre cette solitude qui les bouffe de l&apos;int&#xe9;rieur) mais se supportent l&apos;un l&apos;autre, comme un vieux couple de potes, pour &#xe9;viter le naufrage. Deux grands d&#xe9;pressifs pour un magnifique film d&apos;animation jamais d&#xe9;primant mais plut&#xf4;t poilant. Respect.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;(Shang - 11/11/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/47/110219/46227239.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;226&quot; alt=&quot;max_and_mary4&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/47/110219/46227239_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tr&#xe8;s nettement un ton en-dessous par rapport &#xe0; mon camarade : pour moi, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mary and Max&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; a tout du ratage, et m&apos;a m&#xea;me fait penser, comble de l&apos;horreur, aux premiers films de Caro et Jeunet. Il y a cette m&#xea;me fa&#xe7;on de plaquer un style fabriqu&#xe9; sur chaque id&#xe9;e, quitte &#xe0; laisser au placard toute sinc&#xe9;rit&#xe9;, juste pour &#xe9;pater la galerie. Ca commen&#xe7;ait pourtant plut&#xf4;t bien, avec cette petite fille moche qui entretient une relation trouble avec un vieux non moins moche. On se dit dans les premi&#xe8;res minutes que Elliot a choisi comme objectif de parler de choses vraiment dures &#xe0; travers l&apos;animation : la p&#xe9;dophilie, l&apos;inceste... On est pr&#xea;t alors &#xe0; accepter que le monde nous soit pr&#xe9;sent&#xe9; dans ces couleurs grises, moches, en imaginant que c&apos;est une projection du mental des personnages, et on sourit aux incursions d&apos;un vocabulaire pas tr&#xe8;s courant dans ce type de productions : &#xe7;a parle d&apos;alcoolisme, d&apos;urine et de pets, ok, on prend.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/74/110219/46497464.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;192&quot; alt=&quot;critique_mary_max_L_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/74/110219/46497464_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais tr&#xe8;s vite, tout &#xe7;a vire au syst&#xe8;me, et Elliot se vautre avec d&#xe9;lectation dans son cynisme fabriqu&#xe9;. Non, &#xe7;a ne parlera pas de p&#xe9;dophilie, mais d&apos;une amiti&#xe9; par-del&#xe0; les fronti&#xe8;res. Pourquoi d&#xe8;s lors mettre son point d&apos;honneur &#xe0; plonger tout &#xe7;a dans une laideur compl&#xe8;te ? Aucun personnage, aucun objet, aucun d&#xe9;cor ne pr&#xe9;sente la moindre petite lueur d&apos;espoir : tous sont moches, gris, ternes, tordus, borgnes, ob&#xe8;ses, etc. Elliot semble confondre inqui&#xe9;tude et laideur, et le film finit par tourner &#xe0; al complaisance totale. On pr&#xe9;f&#xe8;re dix fois le chat pel&#xe9; de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/06/15/14087730.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Coraline&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &#xe0; cet univers ferm&#xe9; par tous les bords, qui condamne tous ses motifs &#xe0; plonger dans la tristesse. Chez Selick, il y a une vraie noirceur, une vraie prise de risque ; chez Elliot, ce n&apos;est qu&apos;un style boursoufl&#xe9;, une insolence de gamin qui croit que prendre syst&#xe9;matiquement le contre-pied des films d&apos;animation suffit &#xe0; &#xea;tre novateur. On aimerait qu&apos;il regarde le monde autrement que dans ce syst&#xe8;me unilat&#xe9;ral, qu&apos;il constate qu&apos;il y a autre chose que des tombes, des yeux crev&#xe9;s, des poissons morts et des freaks &#xe0; filmer. Bien s&#xfb;r qu&apos;il est sain de mettre un peu d&apos;impuret&#xe9; dans les dessins anim&#xe9;s : encore faut-il que ce soit justifi&#xe9;, que ce soit sinc&#xe8;re, que &#xe7;a serve &#xe0; quelque chose. L&#xe0;, rien, juste une morbidit&#xe9; de pacotille qui ne sert jamais le propos. On finit par deviner tr&#xe8;s en avance les id&#xe9;es (le chat du h&#xe9;ros de dos : on sait que quand il va se retourner, il va &#xea;tre horriblement moche), on aime jamais les personnages, et on soupire devant l&apos;artifice de ce film faussement impoli. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/92/110219/46497489.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;297&quot; alt=&quot;mary_and_max&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/92/110219/46497489_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en sc&#xe8;ne est dans la m&#xea;me veine, jamais inventive, trop lente, et paresseuse dans son montage. Le sc&#xe9;nario itou, vraiment pas passionnant et pr&#xe9;visible. Seule l&apos;animation marque des points, dans cette fa&#xe7;on de ne pas tout faire bouger co&#xfb;te que co&#xfb;te : les visages sont souvent immobiles, juste marqu&#xe9;s ici ou l&#xe0; de quelques expressions vraiment bien senties (le visage de Mary qui se craquelle sur toute sa longueur quand elle d&#xe9;couvre la derni&#xe8;re lettre de Max), et c&apos;est pas mal. A part &#xe7;a, un ratage : trop trash pour les enfants, trop truqu&#xe9; pour les grands.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;(Gols - 17/11/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/44/69/110219/46497496.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;251&quot; alt=&quot;mary_max&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/44/69/110219/46497496_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 22:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sex Jack (Seizoku) de K&#xf4;ji Wakamatsu - 1970</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15836020.html</link><category>WAKAMATSU K&#xf4;ji </category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15836020.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15836020/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15836020.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/55/79/110219/46488832.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;164&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_17_18h23m00s8&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/55/79/110219/46488832_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On ne peut pas dire que Wakamatsu est un cin&#xe9;aste traditionnel. Apr&#xe8;s &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/03/15666629.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;La Vierge Violente&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, sorte de trip hallucin&#xe9; m&#xe9;langeant religion et politique, le voil&#xe0; avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sex Jack&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; flirtant avec le happening engag&#xe9; &#xe0; la Godard. Difficile de cerner le fond de ce bidule barr&#xe9;, tant Wakamatsu met son point d&apos;honneur &#xe0; rendre exp&#xe9;rimental le moindre plan, &#xe0; tordre tous ses cadres, &#xe0; opacifier toutes ses id&#xe9;es. Ce qu&apos;on comprend en substance, et c&apos;est d&#xe9;j&#xe0; beaucoup, c&apos;est que le film milite ni plus ni moins pour la r&#xe9;volution arm&#xe9;e, fustigeant les &#xe9;tudiants engag&#xe9;s qui ne savent pas passer &#xe0; l&apos;action. On suit les aventures d&apos;un petit groupe de jeunes gauchistes recherch&#xe9;s par la police, contraints de se planquer dans un appartement. Ils sont secourus par Suzuki, un gars qui ne paye pas de mine au d&#xe9;but, mais qui va s&apos;av&#xe9;rer le plus radical d&apos;entre eux. Les gugusses passent tout leur temps &#xe0; forniquer avec l&apos;actrice du film, au grand dam de Suzuki qui aimerait bien les voir faire un peu plus de politique. Quand viendra le moment, il saura se montrer &#xe0; la hauteur, d&#xe9;zinguant &#xe0; qui mieux mieux l&apos;essentiel de la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/56/110219/46488853.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;164&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_17_18h34m46s152&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/56/110219/46488853_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L&apos;utopie &#xe9;tudiante des ann&#xe9;es 68 en prend un coup dans les plumes sous le regard de Wakamatsu. Les soi-disants r&#xe9;volutionnaires ne sont que de priapiques gamins apeur&#xe9;s, incapables de pens&#xe9;es, d&#xe9;soeuvr&#xe9;s et l&#xe9;g&#xe8;rement cr&#xe9;tins. Le monde dans son ensemble n&apos;est pas plus enviable d&apos;ailleurs, constitu&#xe9; de d&#xe9;cors de banlieues gris&#xe2;tres, de boue cradingue et de ville nocturne sans relief. &amp;quot;Tout est pourriture&amp;quot;, murmure la jeune femme au moment de ses orgasmes, et on ne peut pas dire que ce soit tr&#xe8;s faux : &lt;em&gt;Sex Jack&lt;/em&gt; est affreux, nihiliste, d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;. Un malaise prenant &#xe9;merge de ces plans film&#xe9;s en focale tr&#xe8;s courte, transformant chaque travelling en une sorte de micro-mouvement &#xe9;touffant qui augmente encore le sentiment d&apos;enfermement des personnages. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;ennui, c&apos;est qu&apos;&#xe0; force de filmer le vide, Wakamatsu r&#xe9;alise un truc un peu chiant, r&#xe9;p&#xe9;titif et d&#xe9;sincarn&#xe9;. C&apos;est s&#xfb;rement le but vis&#xe9;, mais le fait est qu&apos;on se lasse assez vite de la chose une fois le principe compris. &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/33/110219/46488867.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;164&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_17_17h35m11s241&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/33/110219/46488867_p.png&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 0px 5px 5px; FLOAT: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ces inlassables cadres sur le visage de la nana entre souffrance et jouissance font long feu, et le film peine &#xe0; relancer l&apos;int&#xe9;r&#xea;t. C&apos;&#xe9;tait un challenge que de filmer l&apos;ennui et l&apos;inactivit&#xe9;, mais &#xe7;a ne fonctionne pas. Wakamatsu a beau tenter des diversions (un passage &#xe0; la couleur aux deux tiers, une ou deux escapades ext&#xe9;rieures, un peu d&apos;action dans sa toute fin), on reste avec l&apos;impression d&apos;une chose exsangue et purement conceptuelle. Pas assez profond peut-&#xea;tre, ou trop, mais en tout cas on suit &#xe7;a mollement. Le talent du gars est indiscutable, il suffit de voir ces premi&#xe8;res sc&#xe8;nes (des r&#xe9;voltes &#xe9;tudiantes film&#xe9;es au plus pr&#xe8;s, impressionantes), mais peut-&#xea;tre devrait-il cesser de se prendre pour un dangereux libertaire, et, &#xe0; l&apos;instar de ses personnages, passer plus souvent &#xe0; l&apos;action. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 18:40:06 GMT</pubDate></item><item><title>Celia (1989) d&apos;Ann Turner</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15831587.html</link><category>TURNER Ann</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15831587.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15831587/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15831587.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/13/110219/46473092.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; alt=&quot;800_celiaPDVD_008&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/13/110219/46473092_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; un premier film australien qui poss&#xe8;de un certain charme - interpr&#xe9;tation convaincante de la tr&#xe8;s jeune actrice, r&#xe9;cit de l&apos;innocence perdue bien trouss&#xe9;, r&#xe9;flexion int&#xe9;ressante sur le leurre des d&#xe9;cisions politiques (des lapins domestiques mis au zoo &#xe0; la mise au ban... des communistes) - et qui m&#xea;le adroitement monde imaginaire et r&#xe9;alit&#xe9;. En nous racontant son r&#xe9;cit &#xe0; travers les yeux de cette petite Celia, la cin&#xe9;aste parvient &#xe0; nous conter son histoire avec une certaine candeur et &#xe0; traiter certains sujets sans jamais tourner &#xe0; la d&#xe9;monstration fastidieuse : Celia est affect&#xe9;e directement dans sa vie quotidienne par la chasse aux sorci&#xe8;res (son p&#xe8;re tente de l&apos;acheter (avec un lapin, bouhh), l&apos;interdit de fr&#xe9;quenter les gamins des voisins, cocos, et provoquera leur d&#xe9;m&#xe9;nagement), la politique du gouvernement qui tente de faire diversion (les lapins sauvages envahissant l&apos;Australie, les lapins domestiques sont, dans un premier temps, bannis des foyers) et d&#xe9;couvre les petits mensonges des adultes - son p&#xe8;re flirtant m&#xe9;chamment avec la voisine... Alors que Celia a encore un pied dans le monde des r&#xea;ves - ou des cauchemars -, elle se frotte peu &#xe0; peu &#xe0; la triste r&#xe9;alit&#xe9; et les deux mondes vont fusionner lors d&apos;un incident tragique - associant les monstres de son imaginaire (l&apos;impact de la lecture sur son petit monde) &#xe0; celui qu&apos;elle rend responsable de la mort de son lapin (qui dit &amp;quot;mort d&apos;un animal&amp;quot; dit, chez moi, automatiquement larmes de crocodile - j&apos;ai pas pu y &#xe9;chapper... et pourtant j&apos;en ai bouff&#xe9; des lapins, comme quoi c&apos;est b&#xea;ta parfois...). Ann Turner parvient &#xe0; nous conter son histoire en nous montrant aussi bien les petites gu&#xe9;guerres entre enfants qui ne sont point des angelots (entre &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2008/10/10/10896787.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;&lt;em&gt;Lord of the Flies&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; pour une certaine cruaut&#xe9; et &lt;em&gt;La Guerre des Boutons&lt;/em&gt; avec les deux mini-gangs qui s&apos;affrontent) - que la corruption progressive des adultes sur leurs jeunes &#xe2;mes (on repense forc&#xe9;ment, r&#xe9;cemment, au &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/01/15637907.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;&lt;em&gt;Ruban blanc&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;). C&apos;est relativement bien fait m&#xea;me si... (eh ouais, c&apos;est plus fort que moi), m&#xea;me si c&apos;est vrai qu&apos;on n&apos;est pas toujours totalement captiv&#xe9; par cette intrigue - comme si on restait un peu trop parfois &#xe0; la surface des choses. Certes, c&apos;est narr&#xe9; via le regard de Celia, mais on ne peut pas dire que les personnages dans son entourage fassent preuve d&apos;une grande profondeur psychologique... Quant au &amp;quot;coup d&apos;&#xe9;clat&amp;quot; de Celia, il d&#xe9;tonne &#xe9;galement un peu, comme s&apos;il s&apos;agissait d&apos;un rebondissement un peu forc&#xe9; dans le ton et la structure narrative. A d&#xe9;couvrir, comme on dit, pour son petit parfum d&apos;innocence (belle image tr&#xe8;s lumineuse, au passage) et de nostalgie - l&apos;histoire se passe dans les ann&#xe9;es 50 et on sent que la cin&#xe9;aste &#xe9;voque avec une certaine sensibilit&#xe9; sa propre enfance - sans non plus sauter au plafond comme un lapin - ce qui est rare, j&apos;en conviens.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/64/110219/46473144.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; alt=&quot;800_celiaPDVD_019&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/64/110219/46473144_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 12:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>On ne joue pas avec le Crime (5 against the House) (1955) de Phil Karlson </title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15829256.html</link><category>KARLSON Phil</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15829256.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15829256/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/17/15829256.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/17/96/110219/46466647.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; alt=&quot;five_against__5_4__800&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/17/96/110219/46466647_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un petit polar qui commence de fa&#xe7;on assez molle (quatre jeunes &#xe9;tudiants en vir&#xe9;e &#xe0; Reno : le dragueur mal d&#xe9;grossi - Michel Fields jeune -, le beau gosse, le comique &#xe9;pais comme un gardon, et pis celui qu&apos;on oublie) entre r&#xe9;pliques &#xe0; deux balles et vannes d&apos;usage. Heureusement, de retour au &amp;quot;College&amp;quot;, les quatre assistent &#xe0; un petit spectacle : et Kim Novak, la copine du beau gosse, d&apos;appara&#xee;tre et de chanter de sa voix suave et rauque inimitable. The bomb. Notre beau gosse l&apos;embrasse &#xe0; pleine bouche et on donnerait bien la moiti&#xe9; de sa main pour &#xea;tre &#xe0; sa place. Bien, la pression monte. Dans la foul&#xe9;e, on apprend que le beau gosse et Michel Fields reviennent de Cor&#xe9;e, et ce dernier de p&#xe9;ter un c&#xe2;ble grave lors d&apos;un accrochage avec le nouveau petit ami de son ex : le type devient fou - eh ouais avant le Vietnam, il y avait d&#xe9;j&#xe0; le v&#xe9;t&#xe9;ran starb&#xe9; de Cor&#xe9;e - et on pense m&#xea;me que Michel aurait tu&#xe9; le type sans l&apos;intervention de son pote, le beau gosse. Un poil d&apos;&#xe9;rotisme, un soup&#xe7;on de violence, le polar noir commence &#xe0; prendre forme... Malheureusement la suite n&apos;a vraiment rien d&apos;extraordinaire : nos gars s&apos;emmerdent un peu (&#xe0; part le beau gosse, forc&#xe9;ment, qui projette de se marier avec Kim, on bouffe son coussin) et d&#xe9;cident comme &#xe7;a, juste pour le fun, de d&#xe9;rober de la thune au casino le mieux prot&#xe9;g&#xe9; de Reno - apr&#xe8;s le coup, ils veulent d&apos;ailleurs rendre l&apos;argent, petits joueurs. C&apos;est le plan le plus foireux que j&apos;ai jamais vu, mais le vrai probl&#xe8;me viendra de Michel Fields qui rep&#xe8;tera un plomb : bien d&#xe9;cid&#xe9;, lui, &#xe0; garder la thune, il braquera sa petite bande de potes qui tente de le calmer et de le dissuader de faire une grosse boulette... C&apos;est un peu poussif et le final (film noir : fin noir, se dit-on...) ressemble plus &#xe0; un caf&#xe9; au lait avec trois sucres qu&apos;&#xe0; un v&#xe9;ritable expresso bien serr&#xe9;. Kim Novak et son visage ang&#xe9;lique (je n&apos;ose parler du reste) nous tiennent en haleine mais c&apos;est bien la seule vraie satisfaction de cette toute petite oeuvre.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/66/110219/46466661.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;336&quot; alt=&quot;a5AgainstTheHouse33&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/66/110219/46466661_p.jpg&quot; width=&quot;420&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 08:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>Singularit&#xe9;s d&apos;une jeune Fille blonde (Singularidades de uma Rapariga Loura) (2009) de Manoel de Oliveira</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15390267.html</link><category>DeOLIVEIRA Manoel</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15390267.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15390267/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15390267.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/58/110219/45012927.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;215&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/58/110219/45012927_p.jpg&quot; alt=&quot;19143170&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ne point finir la semaine sur une note cin&#xe9;matographique lourdaude, le dernier opus de Manoel de Oliveira (100 ans, tout rond, au compteur &#xe0; tel point que sur chaque travelling on craint un arr&#xea;t du coeur) est un conte moral d&apos;une l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; absolument jouissive. Si l&apos;amour est aveugle, le spectateur - comme le personnage principal - l&apos;est aussi, cherchant toujours &#xe0; vouloir fantasmer sans voir la r&#xe9;alit&#xe9;... qui lui cr&#xe8;ve les yeux. Une entr&#xe9;e dans le film toute en douceur et en clins d&apos;oeil avec ce contr&#xf4;leur de train qui v&#xe9;rifie les tickets de tous les passagers/spectateurs du film (une femme tousse d&apos;ailleurs, faiblement, comme s&apos;il s&apos;agissait d&apos;une spectatrice juste derri&#xe8;re vous dans la salle - je ne me suis pas laiss&#xe9; prendre, j&apos;&#xe9;tais dans mon salon le dos au mur). Un homme/metteur en sc&#xe8;ne, qui a comme une sorte de trop plein d&apos;&#xe9;motion &#xe0; faire partager, s&apos;adresse &#xe0; la personne/spectatrice &#xe0; ses c&#xf4;t&#xe9;s : il a un besoin absolu de lui raconter une histoire. Cette derni&#xe8;re, le regard dans le vide comme si elle &#xe9;tait aveugle (c&apos;est bien nous, pr&#xea;ts &#xe0; &#xe9;couter n&apos;importe quelle histoire, sans forc&#xe9;ment &#xea;tre &#xe0; m&#xea;me d&apos;en percer le myst&#xe8;re), l&apos;empresse de commencer. Notre homme s&apos;ex&#xe9;cute et c&apos;est parti pour une petite heure guillerette. On s&apos;enfonce dans notre si&#xe8;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/64/110219/45012955.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;302&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/64/110219/45012955_p.jpg&quot; alt=&quot;19143173&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;histoire est simple, celle d&apos;un jeune homme, comptable - le m&#xe9;tier le plus terrible apr&#xe8;s... nan le m&#xe9;tier le plus terrible - qui en regardant au travers de sa fen&#xea;tre voit appara&#xee;tre une vieille dame juste en face, au premier &#xe9;tage : une vieille dame au profil digne dont il se pla&#xee;t &#xe0; imaginer &#xe0; quoi elle devait ressembler dans sa &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/34/110219/45013091.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/34/110219/45013091_p.jpg&quot; alt=&quot;19143189&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;jeunesse. Voil&#xe0; justement une sublime jeune fille blonde qui prend sa place, comme une projection imaginaire de notre petit comptable, pense-t-on. Ah et pis non, la jeune fille existe bien (enfin le doute persiste quand m&#xea;me...): elle poss&#xe8;de un &#xe9;ventail chinois &#xe0; plumes (j&apos;en avais jamais vu des comme &#xe7;a, ce doit &#xea;tre du si&#xe8;cle dernier, facile) qu&apos;elle agite comme pour attiser notre d&#xe9;sir. Le petit comptable ne s&apos;y trompe pas, il est d&#xe9;j&#xe0; hypnotis&#xe9;, elle lui lance en plus un sourire, la coquinette, il perd ses jambes. Il est amoureux, il est pr&#xea;t &#xe0; tout pour elle, il veut la rencontrer, demander sa main et pis... Bon t&apos;emballes pas mon gar&#xe7;on, qu&apos;on lui dit franco, seulement vous savez bien ce que c&apos;est... Notre type la rencontre chez un amateur d&apos;art (petite po&#xe9;sie de Fernando Pessoa cont&#xe9;e en arri&#xe8;re-fond tout plein de sens...) et celle-ci l&apos;entra&#xee;ne dans une salle de jeu attenante. Notre type est sur un nuage et m&#xea;me si la partie est avort&#xe9;e un peu bizarrement, il s&apos;en tape, il n&apos;a d&apos;yeux que pour elle. Il demande l&apos;autorisation de se marier &#xe0; son oncle (qui est &#xe9;galement son employeur); celui-ci refuse cat&#xe9;goriquement : soit il se barre de son taff et fait ce qu&apos;il veut, soit il continue tranquillement son boulot et reste c&#xe9;libataire (dur). Notre jeune homme se barre et conna&#xee;tra moult aventures avant d&apos;avoir assez d&apos;argent pour pouvoir d&#xe9;cemment faire sa demande de mariage. La jeune fille est aux anges. Il pense avoir fait le plus, nous aussi. Mais les poup&#xe9;es de cire peuvent aussi se r&#xe9;v&#xe9;ler des poup&#xe9;es de son (on conna&#xee;t la chanson).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/70/94/110219/45013037.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;221&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/70/94/110219/45013037_p.jpg&quot; alt=&quot;singularites_blonde_haut&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est lumineux en diable, les cadres sont aux petits oignons, chaque petit d&#xe9;tail du d&#xe9;cor semble &#xea;tre savamment pens&#xe9; pour rendre chaque image touchante (la chambre de bonne de notre h&#xe9;ros, son petit lit, la couleur tristoune du mur, le simple motif des draps, le carr&#xe9; de lumi&#xe8;re lorsque la porte s&apos;ouvre - c&apos;est presque rien mais l&apos;image imprime la r&#xe9;tine), mais &#xe0; trop vouloir se faire esth&#xe8;te en appr&#xe9;ciant les apparences, on ferme parfois b&#xea;tement les yeux devant un &#xe9;v&#xe9;nement de l&apos;histoire plut&#xf4;t curieux. De Oliveira nous m&#xe8;ne en bateau - ou en train - comme son h&#xe9;ros. Le voyage se termine, on a un petit sourire aux l&#xe8;vres; c&apos;est peut-&#xea;tre pas le plus grand film de l&apos;histoire du cin&#xe9;ma, non, mais outre le fait qu&apos;il s&apos;agisse sans aucun doute du meilleur film d&apos;un r&#xe9;alisateur &#xe2;g&#xe9; &amp;quot;d&apos;un si&#xe8;cle&amp;quot;, c&apos;est aussi une oeuvre bouillonnante pleine du suc et de la vivacit&#xe9; de la jeunesse. De Oliveira : vert pomme, au paradis du cinoche&lt;em&gt;.&amp;nbsp; &amp;nbsp;(Shang - 11/10/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/60/110219/46451433.png&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;270&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/60/110219/46451433_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_16_18h51m07s99&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Totalement sous le charme de ce tout petit film, qui, comme le disait mon &#xe9;minent comp&#xe8;re, n&apos;est pas le film du si&#xe8;cle, mais ne s&apos;en cache pas non plus. En tout cas, ce n&apos;est pas le film de ce si&#xe8;cle : on dirait que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Singularit&#xe9;s d&apos;une jeune Fille blonde&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;alis&#xe9; avant l&apos;invention du cin&#xe9;ma, que c&apos;est le film qu&apos;aurait fait Balzac ou Maupassant ou Gogol. A commencer par cette magnifique introduction qui ressemble &#xe0; toutes les ouvertures des contes de Maupassant : un homme qui commence une histoire, un autre qui l&apos;&#xe9;coute avidement, puis hop flash-back, avec, comme dans les ouvertures d&apos;opera, la fin tragique d&#xe9;j&#xe0; annonc&#xe9;e dans les premi&#xe8;res notes. Nous voici donc immerg&#xe9; dans cette histoire, et mon coll&#xe8;gue a tr&#xe8;s justement remarqu&#xe9; cette proximit&#xe9; entre l&apos;&amp;quot;&#xe9;coutante&amp;quot; et le public du film : cette th&#xe9;matique sera d&#xe9;clin&#xe9;e dans les plans suivants, qui nous montrent le h&#xe9;ros face &#xe0; un &#xe9;cran (la fa&#xe7;ade d&apos;en face), subjugu&#xe9; par l&apos;image fantasmatique qui s&apos;y projette. Tr&#xe8;s curieux trouble quand la vieille femme appara&#xee;t &#xe0; la fen&#xea;tre, sur fond de tableau ancien, remplac&#xe9;e par cette myst&#xe9;rieuse jeune fille : on ne sait pas de qui parle la voix off amoureuse du h&#xe9;ros, depuis quelle g&#xe9;n&#xe9;ration il se place. Les trois derniers si&#xe8;cles sont film&#xe9;s en un seul plan : le XIX&#xe8;me et ses motifs pr&#xe9;cieux (on pense aussi &#xe0; Lorca ou &#xe0; M&#xe9;rim&#xe9;e), le XX&#xe8;me et sa grisaille urbaine, le XXI&#xe8;me et sa jeunesse aguicheuse. On croit que la vieille va servir de du&#xe8;gne &#xe0; cette Carmen contemporaine, mais de Oliveira renverse les sexes : c&apos;est l&apos;oncle du h&#xe9;ros qui va &#xea;tre le facheux de l&apos;affaire, dans une succession de sc&#xe8;nes parfaites dans leur imagerie d&apos;Epinal (le fils banni, puis prodigue).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/64/81/110219/46451497.png&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;270&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/64/81/110219/46451497_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_16_19h30m43s55&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&#xe8;s l&apos;apparition de la jeune fille &#xe0; sa fen&#xea;tre, on sent le probl&#xe8;me : c&apos;est que, avec une simplicit&#xe9;, voire une na&#xef;vet&#xe9; touchantes, de Oliveira utilise les motifs les plus simples qui soient pour nous montrer son inadaptation. Dans le cadre rectangulaire de l&apos;&#xe9;cran de cin&#xe9;ma, il place syst&#xe9;matiquement des cadres en angles droits : fen&#xea;tres, portes, perspectives savantes qui montrent murs, plafonds et sol dans le m&#xea;me angle large, et jusqu&apos;aux personnages masculins, &#xe9;tonnamment raides. Seul le petit &#xe9;ventail chinois de la fille, tout rond, vient heurter l&apos;oeil. Il ne rentre pas dans le film, tout simplement, et sa propri&#xe9;taire avec, comme ces jeux de construction mal utilis&#xe9;s par les m&#xf4;mes, o&#xf9; on tente de faire entrer des ronds dans des carr&#xe9;s. Le sens du cadre, la composition des plans est impeccable : de Oliveira ne d&#xe9;mord jamais de cette rigueur toute en lignes droites, l&apos;arri&#xe8;re-plan servant souvent de subtile symbolique &#xe0; l&apos;enfermement du personnage principal. Dans cette petite vie bien r&#xe9;gl&#xe9;e par les conventions (il faut avoir de l&apos;argent pour se marier, la vie de comptable est tout sauf circulaire), le jeune fille blonde va trancher, commettant l&apos;acte impur qu&apos;on attendait. Son affalement final (on dirait du Pina Bausch) nous la montre irr&#xe9;m&#xe9;diablement plong&#xe9;e dans ce monde angulaire (les coussins, quelle merveille !), d&#xe9;j&#xe0; morte, et c&apos;est ravageur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/62/68/110219/46451542.png&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;270&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/62/68/110219/46451542_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_16_19h21m10s217&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est magnifiquement &#xe9;mouvant de voir ce vieux bonhomme nous livrer un film de 150 ans en commettant un acte aussi moderne, m&#xe9;lange de fable morale &#xe0; la Rivette et de rigueur math&#xe9;matique fin de si&#xe8;cle. Le film est simplissime dans son d&#xe9;roulement, mais tr&#xe8;s bien tenu, intelligent, d&apos;une forme tr&#xe8;s pens&#xe9;e. Visuellement, c&apos;est un pur enchantement ; dramatiquement, &#xe7;a nous replonge dans ces lectures classiques si pr&#xe9;cieuses. Un bien bel objet tout de modestie. Pas le film du si&#xe8;cle, mais un des films de l&apos;ann&#xe9;e, pour s&#xfb;r.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;(Gols - 16/11/09)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 19:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Samoura&#xef; (1967) de Jean-Pierre Melville</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15818272.html</link><category>MELVILLE Jean-Pierre</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15818272.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15818272/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15818272.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/82/05/110219/46431625.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;269&quot; alt=&quot;rc_Jean_Pierre_Melville_Le_Samoura__DVD_Review_Alain_Delon_2527&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/82/05/110219/46431625_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La quintessence de l&apos;oeuvre de Melville. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Samoura&#xef;&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; que j&apos;ai vu et revu ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es, demeure en tout cas un v&#xe9;ritable objet d&apos;art au croisement du cin&#xe9;ma am&#xe9;ricain dans le fond (les contrats d&apos;un tueur solitaire, les arrestations (cette fa&#xe7;on typique de faire s&apos;aligner les pr&#xe9;sum&#xe9;s coupables devant des lignes indiquant leur hauteur, les filatures au taquet de la police)) et du cin&#xe9;ma japonais dans la forme (chaque cadre est millim&#xe9;tr&#xe9;, le montage de chaque s&#xe9;quence est parfaitement d&#xe9;coup&#xe9; &#xe0; la microseconde pr&#xe8;s... Ok, j&apos;ai fini par voir l&apos;ombre du micro du perchiste dans un miroir, mais c&apos;est vraiment pour faire le mariole) avec en point de jonction ce French devil de Delon qui n&apos;a peut-&#xea;tre jamais &#xe9;t&#xe9; aussi bon (difficile en tout cas de ne pas repenser, au passage, &#xe0; &lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/09/16/15086680.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;&lt;em&gt;Mr Klein&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; - un autre homme traqu&#xe9; toujours en mouvement - r&#xe9;alis&#xe9; dix ans plus tard et remat&#xe9; il y a peu). Au final, cela n&apos;en demeure pas moins un film de Melville dont on sent l&apos;ombre monumentale &#xe0; tous les niveaux, notamment au niveau des choix... des d&#xe9;cors (une petite pens&#xe9;e pour ses propres studios de la Jenner qui ont br&#xfb;l&#xe9; justement pendant le tournage... comme un petit parfum de jalousie dans l&apos;air): la chambre-matrice du samoura&#xef; qui semble dater d&apos;un autre &#xe2;ge et qui abrite peut-&#xea;tre le dernier survivant de &amp;quot;sa classe&amp;quot; - ou de son genre -, une chambre qui contraste avec les bureaux labyrinthiques et high-tech de la police, o&#xf9; on sent encore la peinture fra&#xee;che, le magnifique studio empli d&apos;oeuvres d&apos;art de la pianiste, ou encore cette bo&#xee;te de jazz vintage tellement belle que ce ne peut &#xea;tre qu&apos;un d&#xe9;cor de cin&#xe9;ma - mais chez Melville tout fait illusion, et on en appr&#xe9;cie d&apos;autant cette petite merveille du septi&#xe8;me art qui joue sublimement avec les codes cin&#xe9;matographiques tout en nous menant par le bout du nez. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/46/110219/46431632.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;280&quot; alt=&quot;18820177&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/46/110219/46431632_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le samoura&#xef;, avant de faire preuve d&apos;un instinct animal (v&#xe9;ritable &amp;quot;tigre dans la jungle&amp;quot; de la ville, &amp;quot;loup solitaire&amp;quot; ou &amp;quot;loup bless&#xe9;&amp;quot;), est par d&#xe9;finition un homme &#xe0; rituel : jouissive, la vision de cette armoire dans la chambre du samoura&#xef; que l&apos;on aper&#xe7;oit fugacement au d&#xe9;tour d&apos;un plan et sur laquelle se trouvent, bien rang&#xe9;es, moult demi-bouteilles d&apos;Evian et autres paquets de cigarettes - autant &amp;quot;d&apos;accessoires&amp;quot; incontournables du personnage qu&apos;il a en stock; notre homme vit de fum&#xe9;e et d&apos;eau fra&#xee;che et accomplit chaque meurtre avec le m&#xea;me c&#xf4;t&#xe9; c&#xe9;r&#xe9;monieux : le trousseau de trois mille cl&#xe9;s, la voiture que l&apos;on pique, le garage o&#xf9; l&apos;on va pour changer les plaques (admirables dix premi&#xe8;res minutes du film sans un mot de dialogue : une &#xe9;pure parfaite o&#xf9; chaque plan est finement d&#xe9;coup&#xe9;, chaque geste se r&#xe9;v&#xe9;lant tranchant comme un sabre), la bagnole que l&apos;on gare en laissant le moteur tourner, le chapeau que l&apos;on ajuste pour que personne n&apos;entraper&#xe7;oive ce visage, les gants blancs que l&apos;on enfile, le flingue qui appara&#xee;t magiquement dans la main droite qui presse la g&#xe2;chette. Tout est fait dans les r&#xe8;gles de l&apos;art et ex&#xe9;cut&#xe9; par un Delon dont le r&#xf4;le va, faut bien le reconna&#xee;tre, justement, comme un gant. Notre homme au regard gris m&#xe9;tallis&#xe9; - &#xe7;a tombe bien, c&apos;est la teinte g&#xe9;n&#xe9;rale du film -, est capable par le simple jeu des regards d&apos;exprimer la fermet&#xe9; - celle qu&apos;il a pour accomplir chaque mission -, l&apos;innocence - lors de l&apos;interrogatoire, le remerciement muet - envers la pianiste dans les bureaux de la police -, la douleur sto&#xef;que - il est bless&#xe9; au bras par un &#xe9;missaire des commanditaires -, le fugace effarouchement - lors de la traque - avant la pl&#xe9;nitude lors de l&apos;ultime s&#xe9;quence, l&apos;ultime rituel du samoura&#xef;...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/82/40/110219/46431639.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;272&quot; alt=&quot;rc_Jean_Pierre_Melville_Le_Samoura__DVD_Review_Alain_Delon_1440_4&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/82/40/110219/46431639_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui est s&#xfb;rement le plus sciant, c&apos;est &#xe0; quel point le film est toujours &amp;quot;&#xe0; flux tendu&amp;quot;, comme si, apr&#xe8;s la paisible cigarette fum&#xe9;e lors du g&#xe9;n&#xe9;rique de d&#xe9;but, notre samoura&#xef; ne pouvait esp&#xe9;rer un quelconque &amp;quot;repos&amp;quot; : physiquement mais &#xe9;galement au niveau de son &#xe2;me. Apr&#xe8;s l&apos;ex&#xe9;cution du premier contrat, il se retrouve avec la police aux trousses, lui-m&#xea;me devant faire la chasse aux commanditaires qui l&apos;ont trahi. Quant au repos de son &#xe2;me, il ne semble point tergiverser avec son propre code d&apos;honneur : entre la mort d&apos;une personne qui l&apos;a prot&#xe9;g&#xe9; et la sienne, le choix sera vite fait. Une fid&#xe9;lit&#xe9; &#xe0; un principe qu&apos;on lui rend bien si l&apos;on &#xe9;voque les (peu de) rapports qu&apos;il entretient avec d&apos;autres &#xea;tres vivants : sa ma&#xee;tresse (Nathalie Delon) qui le d&#xe9;fend bec et ongle face au chantage de la police et... son oiseau - qui le d&#xe9;fend juste bec - dont la nervosit&#xe9; trahit l&apos;intrusion de tout corps &#xe9;tranger dans l&apos;appart du samoura&#xef; - rarement p&#xe9;piement d&apos;oiseau n&apos;aura &#xe9;t&#xe9;, dans un film, aussi singulier et marquant. La moiti&#xe9; de la police fran&#xe7;aise &#xe0; ses trousses, cela n&apos;emp&#xea;chera point notre h&#xe9;ros d&apos;aller jusqu&apos;au bout de son destin dans un final ponctu&#xe9; par un petit roulement de tambour d&apos;une belle ironie : la vie n&apos;est qu&apos;une mise en sc&#xe8;ne et le spectacle est termin&#xe9;... Melville nous &#xe9;crase de son g&#xe9;nie, on reste tout b&#xe9;at devant une telle perfection.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/94/80/110219/46431656.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;269&quot; alt=&quot;rc_Jean_Pierre_Melville_Le_Samoura__DVD_Review_Alain_Delon_11821&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/94/80/110219/46431656_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 11:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>The Limits of Control (2009) de Jim Jarmusch</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15814407.html</link><category>JARMUSCH Jim</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15814407.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15814407/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/16/15814407.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/24/110219/46421745.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;the_limits_of_control_5&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/24/110219/46421745_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Film ultra contemplatif (Christopher Doyle &#xe0; l&apos;image, c&apos;est jamais d&#xe9;sagr&#xe9;able) et conceptuel (genre &amp;quot;film d&apos;action sans action&amp;quot;, comme dirait le p&#xe8;re Jarmusch, o&#xf9; les dialogues sont r&#xe9;duits &#xe0; peau de chagrin : moins il se passe de trucs, moins on en dit, plus faut imaginer... mouais) qui peut plonger dans un curieux &#xe9;tat de zen (impeccable pour toute personne qui ne peut se passer de la t&#xe9;loche en faisant du yoga ou du tai-chi) ou &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/97/110219/46421758.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;limits_of_control_ver3_xlg&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/97/110219/46421758_p.jpg&quot; width=&quot;227&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;tout simplement dans la somnolence... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Limits of Control&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, c&apos;est un peu &lt;em&gt;Dead Man&lt;/em&gt; (un film de chevet) tendance eastern (ah l&apos;Espagne, le pays du Flamenco et des oranges... il y a cela, en effet) - en couleur et en plus artificiel (un film de lit...). Le probl&#xe8;me c&apos;est qu&apos;&#xe0; trop faire dans &amp;quot;l&apos;Id&#xe9;e&amp;quot; et la m&#xe9;taphore, on finit souvent par livrer un film totalement d&#xe9;sincarn&#xe9;, &#xe0; l&apos;image du h&#xe9;ros interpr&#xe9;t&#xe9; par Isaach de Bankole, magnifique bois d&apos;&#xe9;b&#xe8;ne plein de charisme qui manque curieusement d&apos;humanit&#xe9;... et de s&#xe8;ve. L&apos;histoire, comme &#xe7;a, c&apos;est po vraiment compliqu&#xe9; en apparence : Isaac est un agent qui va rencontrer plein de gens du monde entier (un casting &#xe0; l&apos;&#xe8;re de la globalisation : du franchouillard, St&#xe9;venin, du Ricain, Hurt ou Murray, du Mexicanos, Bernal, de l&apos;English, Swinton, de la nippone, Kudoh, de la Palestinienne,&amp;nbsp; Abbass, de l&apos;Ib&#xe8;re, Jaenada... un d&#xe9;fil&#xe9; world movie fashion) qui vont lui donner... une bo&#xee;te d&apos;allumettes, eh ouais, avec un message dedans qui va lui permettre d&apos;accomplir sa prochaine mission (qui consiste g&#xe9;n&#xe9;ralement &#xe0; poireauter en terrase ou &#xe0; regarder un paysage fort joli en buvant deux expresso et en attendant la prochaine guest star, cool). Dialogues ultra minimalistes donc, voire sibyllins, les personnages pouvant personnifier dans le d&#xe9;sordre la musique, la science (de la r&#xe9;cup...), l&apos;&#xe9;rotisme, la po&#xe9;sie, le cinoche (Swinton, elle, elle file des diamants parce que le cin&#xe9;ma c&apos;est quand m&#xea;me plein de petits bijoux, yes) (...) et j&apos;en passe - non j&apos;ai pas dormi -, comme si on devait (ap)prendre un peu de chacun, un peu de chaque art... Jarmush fait au passage de petits clins d&apos;oeil cin&#xe9;matographiques plus ou moin&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/52/110219/46421762.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;the_limits_of_control08&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/52/110219/46421762_p.jpg&quot; width=&quot;204&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;s pour habitu&#xe9;s (Tarkovski, Kaurismaki, Hitchcocki - il aime particuli&#xe8;rement les cin&#xe9;astes avec des &amp;quot;k&amp;quot;, on peut remarquer) et nous livre une morale - roh ben, je peux bien essayer de la r&#xe9;sumer, c&apos;est po d&#xe9;voiler un secret d&apos;Etat ni une formule magique - comme quoi la vie de Boh&#xe8;me et d&apos;artistes, c&apos;est cool, &#xe0; mort le capitalisme et les types en cravate qui veulent tout contr&#xf4;ler : l&apos;imagination sera toujours plus forte, na. Je simplifie peut-&#xea;tre, mais faut dire que Jarmush se la p&#xe8;te un peu, et oublie au passage d&apos;insuffler un poil d&apos;humour ou d&apos;&#xe9;motion pour nous rendre son film vraiment attachant. Pas d&apos;action, on a compris, mais quand m&#xea;me : c&apos;est bien joli, un tableau l&#xe9;g&#xe8;rement anim&#xe9; de deux heures (&#xe7;a repose l&apos;esprit, parfaitement), mais on finit tout doucement par glisser (dans le sommeil) devant cette oeuvre bien th&#xe9;orique... Bankole refuse la violence et les t&#xe9;l&#xe9;phones portables (je suis d&apos;accord, on est poreils), finit par muer une fois sa mission accomplie, mais le spectateur (que je suis) reste tout pantois dans son fauteuil en ayant moins vibr&#xe9; qu&apos;une corde de guitare... Du cin&#xe9;ma abstrait post-moderne...!? Pourquoi pas, mais je pr&#xe9;f&#xe8;re, pour ma part, tant qu&apos;&#xe0; faire, d&apos;autres types de toiles.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 04:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Kill Bill 1 &amp; 2 de Quentin Tarantino - 2004</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15812024.html</link><category>TARANTINO Quentin</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15812024.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15812024/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15812024.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/93/90/110219/46412985.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;188&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/93/90/110219/46412985_p.jpg&quot; alt=&quot;HANGMANSHOUSEavi_000344719&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film id&#xe9;al pour un dimanche apr&#xe8;s-midi vasouillard au moral h&#xe9;sitant : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kill Bill&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; vous remonte tout &#xe7;a en moins de deux, et je me suis retrouv&#xe9; tr&#xe8;s vite en train de faire des kicks-balayettes &#xe0; ma plante verte dans une chor&#xe9;graphie assez convaincante. Comme d&apos;habitude, Tarantino fait montre de sa grande cr&#xe9;tinerie assum&#xe9;e, qu&apos;il habille sous un talent pour le spectacle absolument effarant. Le film est en effet compl&#xe8;tement idiot, son sc&#xe9;nario tient sur un post-it (une fille veut se venger des gens qui ont voulu la tuer), son d&#xe9;roulement passe d&apos;invraisemblances en absurdit&#xe9;s, chacune de ses sc&#xe8;nes est sid&#xe9;rante de premier degr&#xe9;... mais c&apos;est exactement ce qu&apos;on lui demande. On en aurait m&#xea;me voulu &#xe0; Quentin de tenter de jouer aux intellos, tant &lt;em&gt;Kill Bill&lt;/em&gt; est une pure jouissance d&apos;ado, un bidule qui vous fait bondir dans votre fauteuil : plus intello, on aurait boud&#xe9; le film.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/61/110219/46413014.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;293&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/61/110219/46413014_p.jpg&quot; alt=&quot;Kill_Bill_2_1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tarantino recycle donc toutes ses vieilles VHS nippones pour nous servir un condens&#xe9; du film de kung-fu(n), r&#xe9;alisant en fin de compte un film-somme du genre. Car il a cette fa&#xe7;on incroyable de pousser chaque motif jusqu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;puisement, jusqu&apos;au maximum de ses possibilit&#xe9;s : les combats de sabre sont men&#xe9;s jusqu&apos;au bout du bout, dans des chor&#xe9;graphies &#xe9;poustouflantes. Incroyable de voir comment l&apos;espace est bien g&#xe9;r&#xe9;, utilis&#xe9; dans tous ses d&#xe9;tails : les escaliers, les valises, les chaises, les meubles, tout sert &#xe0; se mettre sur la gueule, dans des feux d&apos;artifice inlassablement r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;s de bruits et de fureur. Un pur plaisir r&#xe9;gressif : comment Black Mamba va-t-elle r&#xe9;ussir &#xe0; trancher la t&#xea;te de 88 samoura&#xef;s arm&#xe9;s jusqu&apos;aux dents ? Ca ne va pas plus loin, et &#xe7;a suffit largement &#xe0; nous laisser bouche b&#xe9;e devant cet objet si virtuose qu&apos;il en devient presque abstrait. Il y a quelque chose du pop-art dans cette fa&#xe7;on de r&#xe9;p&#xe9;ter &#xe0; l&apos;envi les m&#xea;mes sc&#xe8;nes, dans cette mani&#xe8;re de recycler du vieux pour en faire un objet contemporain, dans ce m&#xe9;lange des styles et des inspirations. Chez Tarantino, &#xe7;a ne choque pas de voir une musique flamenco mont&#xe9;e sur un combat de sabre japonais, &#xe7;a ne choque pas de voir des incursions de dessins anim&#xe9;s, d&apos;&#xea;tre sans arr&#xea;t trimball&#xe9;s entre couleurs et noir et blanc, de voir subitement un personnage nous adresser un clin d&apos;oeil, de passer du western au gore, puis du gore aux longues sc&#xe8;nes dialogu&#xe9;es en deux secondes. Ca ne choque pas, parce que c&apos;est fait avec une telle sinc&#xe9;rit&#xe9;, avec un tel amour d&#xe9;clar&#xe9; pour les films de genre, avec une telle conviction que toutes les id&#xe9;es, m&#xea;me les plus improbables, peuvent &#xea;tre fun, qu&apos;on accepte avec bonheur ces pointes de go&#xfb;t plus que douteux. La ma&#xee;trise sera encore plus pr&#xe9;sente dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/08/23/14826645.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Inglourious Basterds&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, mais d&#xe8;s celui-ci Tarantino g&#xe8;re sa partition avec une virtuosit&#xe9; incroyable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/54/110219/46413039.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/54/110219/46413039_p.jpg&quot; alt=&quot;Kill_20Bill&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis il y a comme toujours cette fa&#xe7;on unique de raconter, qui m&#xe9;lange comme dans &lt;em&gt;Pulp Fiction&lt;/em&gt; les flashs-back et les flashs-forward, d&#xe9;laissant une action &#xe0; son sommet pour d&#xe9;river lentement vers une autre s&#xe9;quence avant de revenir sans pr&#xe9;venir au sommet de la premi&#xe8;re. N&apos;importe qui, sur le papier, d&#xe9;conseillerait &#xe0; Tarantino ces id&#xe9;es improbables : lui les fait avec une sant&#xe9; qui force le respect, et fait tout passer comme si de rien n&apos;&#xe9;tait. Comme en plus les acteurs sont glamourissimes (Daryl Hanah en salope borgne, Michael Madsen en cow-boy cruel, Uma Thurman toute en imm&#xe9;diatet&#xe9;, et surtout David Carradine, l&apos;&#xe9;l&#xe9;gance incarn&#xe9;e) et qu&apos;on &#xe9;coute de bonnes vieilles chansons, on quitte les 4 heures de&lt;em&gt; Kill Bill&lt;/em&gt; ravi, combl&#xe9;, et convaincu d&#xe9;finitivement de la grandeur de Tarantino.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/20/110219/46413069.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;186&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/20/110219/46413069_p.jpg&quot; alt=&quot;kill_bill_vol_1_02_bebe&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Nov 2009 20:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>R&#xe9;glement de Comptes (The Big Heat) (1953) de Fritz Lang</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15807854.html</link><category>LANG Fritz</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15807854.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15807854/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15807854.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/34/110219/46396550.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;a__fritz_lang_glenn_ford_the_big_heat_dvd_review_PDVD_011&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/34/110219/46396550_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du polar noir cent pour cent pur jus qui tient en haleine - charg&#xe9;e - de bout en bout, un vrai grand plaisir pour passionn&#xe9;s du genre. Fritz Lang n&apos;a pas besoin de surcharger son film &amp;quot;d&apos;effets de manche&amp;quot; inutiles et autres mouvements de cam&#xe9;ra ultra complexes : une histoire de vengeance s&#xe8;che comme un coup de trique, un inspecteur (Glenn Ford totalement absorb&#xe9; dans son r&#xf4;le) qui n&apos;a pas l&apos;air comme &#xe7;a mais qui sait fracasser des tronches quand le besoin s&apos;en fait sentir, des personnages marquants (un gros faible pour la distribution f&#xe9;minine : la femme au foyer douce comme un coeur, la vieille secr&#xe9;taire claudicante le coeur sur la main et surtout ce superbe personnage de Debby au coeur divis&#xe9; qui finit par pencher du bon c&#xf4;t&#xe9;), un casting au taquet (Lee Marvin 15 ans et d&#xe9;j&#xe0; un gros beauf violent, Alexander Scourby le big boss de la p&#xe8;gre &#xe0; la tronche de vrai fumier, Gloria Grahame (Debby, bis) qui passe avec le m&#xea;me brio de la ravissante idiote bourr&#xe9;e &#xe0; la vengeresse masqu&#xe9;e : inoubliable). C&apos;est rythm&#xe9; en diable tout en sachant prendre patiemment son temps au d&#xe9;tour de chaque sc&#xe8;ne, de soudains coups de sang de violence venant tout d&apos;un coup d&#xe9;chirer la pellicule comme pour mieux marquer les esprits. Pas une once de gras.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/71/46/110219/46396566.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;275&quot; height=&quot;206&quot; alt=&quot;a__fritz_lang_glenn_ford_the_big_heat_dvd_review_PDVD_015&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/71/46/110219/46396566_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/08/77/110219/46396578.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;img width=&quot;274&quot; height=&quot;206&quot; alt=&quot;thebigheat&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/08/77/110219/46396578_p.jpeg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Connaissant le p&#xe8;re Fritz Lang, on s&apos;attend &#xe0; du lourd, et on serait presque un tantinet d&#xe9;&#xe7;u &#xe0; la vision de la premi&#xe8;re demi-heure : un inspecteur, Dave Bannion, enqu&#xea;te sur un flic qui s&apos;est suicid&#xe9; - ce dernier avait &#xe9;crit une lettre &#xe0; la police avant de se faire exploser la cervelle, une lettre aussit&#xf4;t subtilis&#xe9;e par sa femme pour faire chanter le big boss de la p&#xe8;gre. Ca, Bannion, il ne le sait point mais il sent bien que tout n&apos;est pas clair dans le bazar. Contact&#xe9; par une prostitu&#xe9;e amie du suicid&#xe9;, il n&apos;apprend pas grand-chose de plus sur la vie de cet homme. Seulement la gazelle est retrouv&#xe9;e &#xe9;trangl&#xe9;e dans les heures qui suivent, et le Dave commence &#xe0; sentir le coup fourr&#xe9;. Il continue de fouiner, se voit taper sur les doigts par son boss pour avoir d&#xe9;rang&#xe9; la veuve et recevoir des menaces chez lui, par t&#xe9;l&#xe9;phone. Dave est un gars patient, mais faut pas pousser : il se rend chez un gros patron de la p&#xe8;gre, sachant que ce dernier tire les ficelles de la ville. Quand il fout un gros pain au garde du corps du type, on pousse un ouaahhh de bonheur comme si, tout d&apos;un coup, Fritz avait d&#xe9;cid&#xe9; d&apos;appuyer sur l&apos;acc&#xe9;l&#xe9;rateur. Dave pense avoir marqu&#xe9; les esprits - on va pas l&apos;emmerder &#xe0; faire son travail - jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;il &#xe9;coute un gros boummmmm dans la cour de sa baraque : sa femme venait juste de d&#xe9;marrer la voiture, notre coeur tressaute avec le sien : nooooon! Dave Bannion est dor&#xe9;navant l&#xe2;ch&#xe9; comme un fauve, balance son insigne de flic au travers de la tronche de son sup&#xe9;rieur, si justice il y a, c&apos;est lui qui la fera !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/27/110219/46396648.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; alt=&quot;a__fritz_lang_glenn_ford_the_big_heat_dvd_review_PDVD_016&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/27/110219/46396648_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est terriblement &amp;quot;classique&amp;quot; - ou tragique -: le ressort de la vengeance est remont&#xe9;, Bannion ira jusqu&apos;au bout pour faire tomber qui de droit... de fa&#xe7;on muscl&#xe9;e s&apos;il le faut. La grande id&#xe9;e est, entre autres, ce magnifique personnage de Debby, au d&#xe9;part simple potiche inconsistante - c&apos;est la petite amie de Lee Marvin (petit malfrat &#xe0; la solde du boss), voyez le genre -, qui va sortir elle-m&#xea;me des rails. Apr&#xe8;s une altercation entre Lee et Dave dans un bar, elle d&#xe9;cide, totalement gratuitement, de suivre ce dernier jusqu&apos;&#xe0; son h&#xf4;tel. On ne sait pas trop ce qu&apos;elle recherche en fait, si ce n&apos;est prendre plaisir &#xe0; jouer les charmeuses &amp;quot;au-del&#xe0; des fronti&#xe8;res&amp;quot; du bien et du mal... Malgr&#xe9; un num&#xe9;ro suggestif de la demoiselle sur le lit du Dave, ce dernier reste de marbre (chapeau bas) et elle repart bredouille chez le Lee. Seulement le Lee l&apos;a fait suivre et, devant ses mensonges, lui balance un broc entier de caf&#xe9; bouillant dans la face : caf&#xe9; bouillu, visage foutu - ou juste &#xe0; demi. Un profil d&apos;ange qui cherche le rachat aupr&#xe8;s de Dave - elle va tout balancer des infos et l&apos;aider dans sa vengeance -, un profil totalement d&#xe9;figur&#xe9; comme rong&#xe9; par le pass&#xe9;. A demi masqu&#xe9;e, la Debby est pr&#xea;te &#xe0; racheter ses fautes et on jubile devant cette cr&#xe9;ature cin&#xe9;g&#xe9;nique qui passe de l&apos;enfer &#xe0; la r&#xe9;demption. Efficace, tranchant, implacable. A d&#xe9;guster bien serr&#xe9; - dans son fauteuil.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/88/110219/46396660.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;356&quot; alt=&quot;big_heat_gloria_grahame&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/88/110219/46396660_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Nov 2009 16:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Hangman&apos;s House de John Ford - 1928</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15806040.html</link><category>FORD John</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15806040.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15806040/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15806040.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/52/110219/46390045.png&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/52/110219/46390045_p.png&quot; alt=&quot;vlcsnap_2009_11_12_23h15m34s143&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Encore un bien beau film muet de notre Ford, le dernier de sa carri&#xe8;re, et m&#xea;me si je ne suis pas un grand fan de ce Victor McLaglen que le cin&#xe9;aste semblait, lui, beaucoup aimer, je suis rest&#xe9; captiv&#xe9; par les inventions de la chose. Ce film semble rassembler les inspirations de pas mal de ses oeuvres pass&#xe9;es, puisqu&apos;on y retrouve quelques &#xe9;l&#xe9;ments d&#xe9;sormais rep&#xe9;r&#xe9;s : la course de chevaux, l&apos;Irlande, le gusse qui revient ou qui part &#xe0; la guerre, le patriotisme et les bourre-pifs. Ici, donc, on a droit &#xe0; un bougre qui, sit&#xf4;t rentr&#xe9; des combats, repart dans son Irlande natale pour r&#xe9;gler son compte &#xe0; un f&#xe9;lon de la pire esp&#xe8;ce qui a &#xe9;pous&#xe9; puis abandonn&#xe9; sa soeur. Tr&#xe8;s efficace sc&#xe8;ne d&apos;exposition, dans laquelle Ford utilise parfaitement les possibilit&#xe9;s du muet : le soldat f&#xea;t&#xe9; comme un h&#xe9;ros dans un banquet re&#xe7;oit un t&#xe9;l&#xe9;gramme, son visage se ferme doucement, puis il se l&#xe8;ve, et balance un intertitre super radical : &amp;quot;Excusez-moi, messieurs, je dois rentrer d&apos;urgence dans mon pays : il me faut tuer un homme&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/72/110219/46390092.png&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/72/110219/46390092_p.png&quot; alt=&quot;HangmansHouseVictorMcLaglen_png&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;A partir de l&#xe0;, c&apos;est les ambiances champ&#xea;tres habituelles de Ford, avec force personnages hauts en couleurs et buveurs de bi&#xe8;re, moult chevaux crini&#xe8;re au vent, et verdure des champs qui passent m&#xea;me en noir et blanc. Avec cette fois, une bien jolie atmosph&#xe8;re qui vient se greffer l&#xe0;-dessus, qu&apos;on pourrait qualifier de gothique anglaise : les paysages sont envahis par une brume rasante parfaitement fantomatique, et les motifs fantastiques ne manquent pas, &#xe0; commencer par un des personnages principaux du film : une maison effrayante que n&apos;auraient pas reni&#xe9;e Stevenson ou Poe, dont les fen&#xea;tres-yeux ne s&apos;allument que lors de deuils (ou de mariage, ce qui semble revenir au m&#xea;me dans ce film). L&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne (June Collyer, rigolote dans sa dignit&#xe9; outr&#xe9;e) est elle aussi dans cette veine-l&#xe0;, victime sacrificielle de la vanit&#xe9; des hommes qui sait toujours garder sa superbe. Quant au m&#xe9;chant de l&apos;histoire, il est g&#xe9;nial, absolument immonde quoi qu&apos;il fasse : summum de la cruaut&#xe9; pour Ford et pour tous les personnages : il tue de sang-froid un cheval, ce qui semble beaucoup plus grave chez les Irlandais que de battre sa femme. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/39/110219/46390126.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; complete=&quot;true&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/39/110219/46390126_p.jpg&quot; alt=&quot;HANGMANSHOUSEavi_000344719&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Belle histoire donc, riche et esth&#xe9;tiquement tr&#xe8;s marqu&#xe9;e, que Ford dope par quelques id&#xe9;es de mise en sc&#xe8;ne assez barr&#xe9;es. La palme revient &#xe0; ce plan sur un homme devant sa chemin&#xe9;e, mais film&#xe9; de l&apos;int&#xe9;rieur de celle-ci, derri&#xe8;re les flammes. Le cadreur a d&#xfb; se cramer les moustaches, ou alors y a un truc, peut-&#xea;tre. La chemin&#xe9;e sert d&apos;ailleurs d&apos;&#xe9;cran de projection &#xe0; tous les fantasmes de ce type (un juge inflexible et dur en fin de vie), puisque tout son pass&#xe9; s&apos;y projette, ainsi que toutes ses craintes de l&apos;au-del&#xe0;. Il y a aussi des travellings vraiment souples pour l&apos;&#xe9;poque, une course de chevaux tonitruante (peut-&#xea;tre moins r&#xe9;ussie pourtant que celle de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://shangols.canalblog.com/archives/2009/09/15/15081808.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Shamrock Handicap&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;), et des petits d&#xe9;tails de situations craquants comme tout (le prisonnier qui suit la course depuis sa prison). Un vrai plaisir simple et dynamique.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Nov 2009 14:10:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Ch&#xe2;teau (Das Schlo&#xdf;) (1997) de Michael Haneke</title><dc:creator>Shangols</dc:creator><link>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15802389.html</link><category>HANEKE Michael</category><comments>http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15802389.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shangols.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15802389/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shangols.canalblog.com/archives/2009/11/15/15802389.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/98/110219/46377610.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;214&quot; height=&quot;300&quot; alt=&quot;Das_Schloss_poster&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/98/110219/46377610_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; style=&quot;MARGIN: 0px 5px 5px 0px; FLOAT: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;De l&apos;aveu-m&#xea;me de Haneke, il y a la volont&#xe9;, avant tout, dans l&apos;adaptation d&apos;une oeuvre litt&#xe9;raire pour la t&#xe9;l&#xe9; (il fait bien la distinction avec le &amp;quot;cin&#xe9;ma&amp;quot;), de s&apos;effacer en quelque sorte derri&#xe8;re la mise en sc&#xe8;ne pour mettre l&apos;oeuvre en avant. Haneke, m&#xea;me s&apos;il coupe ici ou l&#xe0; certaines s&#xe9;quences (les flashs-back, la distribution &amp;quot;kafka&#xef;enne&amp;quot; des dossiers, sur la fin, dans l&apos;auberge, la plupart des longs dialogues...) est tr&#xe8;s respectueux du d&#xe9;roulement narratif de l&apos;histoire (distillant m&#xea;me ici ou l&#xe0; en voix off quelques morceaux choisis de l&apos;&#xe9;crivain) et s&apos;attache &#xe0; nous rendre l&apos;oeuvre &amp;quot;la plus r&#xe9;aliste&amp;quot; possible. Un moyen de prendre un peu le contre-pied des id&#xe9;es re&#xe7;us sur Kafka en tant que grand ma&#xee;tre &amp;quot;surr&#xe9;aliste&amp;quot; (je le cite) de l&apos;absurde. Haneke donne &amp;quot;corps&amp;quot; &#xe0; l&apos;oeuvre dans les deux sens du mot en se focalisant surtout sur les relations qui se nouent entre les diff&#xe9;rents protagonistes. K. demeure cet &#xe9;tranger refoul&#xe9; qui ne parvient point &#xe0; percer le secret de cette organisation absconse, mais l&apos;accent est finalement surtout mis sur son histoire d&apos;amour (path&#xe9;tique) avec Frieda, et les multiples liens qu&apos;il tisse avec les diff&#xe9;rents individus qu&apos;il croise (le maire, l&apos;instit, Pepi, les assistants, les secr&#xe9;taires, Barnabas le messager...). Un film du coup tr&#xe8;s bavard, tr&#xe8;s d&#xe9;pouill&#xe9; &#xe9;galement dans ses d&#xe9;cors (c&apos;est pour la t&#xe9;l&#xe9;, hein, c&apos;est po produit par Spielberg, clair), mais qui sert relativement bien le texte de l&apos;&#xe9;crivain : il nous en fait ressentir les tensions, les sentiments, les malentendus entre les personnages ainsi que la fatigue, l&apos;incompr&#xe9;hension qui envahissent peu &#xe0; peu ce pauvre K. Remarquable interpr&#xe9;tation &amp;quot;tout en creux&amp;quot; (pour parodier mon comparse) d&apos;Ulrich M&#xfc;he qui n&apos;a pas besoin de trop en faire (une fa&#xe7;on de souffler pour traduire son exasp&#xe9;ration, de l&#xe9;gers regard hagards, une mani&#xe8;re de se passer doucement la main sur tout le visage...) pour traduire le d&#xe9;sarroi qui le gagne peu &#xe0; peu. Quelques s&#xe9;quences sont, &#xe0; mes yeux, particuli&#xe8;rement r&#xe9;ussies (comme si elles correspondaient au plus pr&#xe8;s aux images qui m&apos;avaient travers&#xe9; l&apos;esprit &#xe0; la lecture du bouquin... maintenant, chacun se fait son propre cin&#xe9;ma dans la t&#xea;te avant de voir une adaptation, certes): la longue discussion avec le Maire qui explique bon an mal an les petits probl&#xe8;mes dans la transmission des dossiers pendant que les deux assistants font les couillons avec l&apos;armoire bond&#xe9;e de papiers, la rencontre sous le bar avec Frieda (Susanne Lothar, impec) et la sc&#xe8;ne dans l&apos;&#xe9;cole avec ce r&#xe9;veil terrible sous le regard des enfants et ce sol marqu&#xe9; de leurs empreintes mouill&#xe9;es - rendant la sc&#xe8;ne encore plus &amp;quot;glauque&amp;quot; et &amp;quot;pitoyable&amp;quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/76/110219/46377618.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;250&quot; height=&quot;180&quot; alt=&quot;haneke_castle_3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/76/110219/46377618_p.jpg&quot; border=&quot;0&quot; complete=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Belle id&#xe9;e aussi que celle de ces longs travellings lat&#xe9;raux sur K. &#xe0; chaque fois qu&apos;il s&apos;enfonce dans la neige, la temp&#xea;te se faisant, elle, de plus en plus forte : il a beau aller &lt;em&gt;en ligne droite&lt;/em&gt; d&apos;un point &#xe0; un autre, avoir l&apos;impression d&apos;aller toujours de l&apos;avant, mais comme il progresse de droite &#xe0; gauche de l&apos;&#xe9;cran, on a surtout l&apos;impression que chacun de ses d&#xe9;placements le ram&#xe8;ne au point de d&#xe9;part. K. lutte mais il n&apos;en voit jamais le bout, ce ch&#xe2;teau demeurant plus que jamais inaccessible (un ch&#xe2;teau qu&apos;Haneke ne montre jamais pour que chacun, reconnait-il, puisse y projeter sa propre interpr&#xe9;tation) &amp;quot;en l&apos;&#xe9;tat&amp;quot; : Haneke reste en effet fid&#xe8;le jusqu&apos;au bout au roman inachev&#xe9; de Kafka en suspendant son film sur la lecture de la derni&#xe8;re phrase incompl&#xe8;te du livre. Un travail tr&#xe8;s sobre, tr&#xe8;s respectueux qui n&apos;est peut-&#xea;tre pas &amp;quot;l&apos;&#xe9;clate totale&amp;quot; au niveau de la mise en sc&#xe8;ne, relativement minimaliste, mais qui donne un aper&#xe7;u relativement fid&#xe8;le de l&apos;esprit de l&apos;oeuvre litt&#xe9;raire. Cela demande une v&#xe9;ritable humilit&#xe9; (un point fort) - &#xe0; d&#xe9;faut d&apos;une extraordinaire cr&#xe9;ativit&#xe9; (le maillon faible ?)...&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Nov 2009 08:30:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>