Omar m'a tuer (2011) de Roschdy Zem
Avec tout le respect que je dois au gars Roschdy et son acteur Sami Bouajila qui tente de faire tout son possible pour incarner le célèbre jardinier marocain, on ne peut pas dire que cette œuvre apporte, sur le fond, une quelconque pièce au dossier - toutes les autres pistes sont ultra superficiellement traitées - ou puisse prétendre, sur la forme, bouleverser l'histoire du cinéma : un très pâle téléfilm que les interprétations caricaturales de Maurice Bénichou (en Vergès Pitbull) et de ce pauvre Denis Podalydès (qui se voit confier pour la 32ème fois de sa carrière le rôle d'un "enquêteur" lunaire... les deux-trois parenthèses comiques sont d'ailleurs po vraiment adaptées au projet d'ensemble...) ne viennent pas vraiment relever... On voit bien toute la détresse de ce pauvre bougre qui n'a rien fait - une victime retrouvée dans un bain de sang et les fringues d'Omar, celles qu'il portait ce jour-là et qu'il n'avait même pas encore eues le temps de laver, sans la moindre éclaboussure d'hémoglobine... - et qui se retrouve pris dans cette incroyable machine judiciaire à broyer... A défaut de chercher à explorer d'autres pistes, il est le parfait coupable ("Mais il y a une faute d'orthographe !!!" ; "Mouais, tu veux nous faire croire que c'est un vrai homard qui est responsable de la douzaine de plaies ouvertes ?") et comme en plus il n'a pas vraiment l'air d'avoir inventé l'eau chaude, dix-huit années de prison ne peuvent pas vraiment lui faire de mal. C'est forcément scandaleux, on est bien d'accord, mais le film de Zem manque terriblement de souffle pour dire autre chose que ce qu'apparemment tout le monde - sauf les juges - sait (quant à la finesse des métaphores - ces plans sur de la viande que l'on coupe pour nous faire comprendre que notre gars Omar est parti à l'abattoir...-, on n'osera même po en parler). Bouajila a beau faire des grimaces de rage pour tenter de nous arracher une larme, on ressort du bazar sans avoir appris ou ressenti grand-chose... (Shang - 26/12/11)
Mes respects à mon camarade de jeu qui a réussi à pondre tout un paragraphe sur ce film laid, mal joué, mal écrit, partial, politiquement correct, inutile et en un mot tout pourri. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas vu le cinéma ainsi assassiné (Roschdy l'a tuer), ça en devient presque réjouissant. Par pudeur, Shang a évité de parler de cette jeune fille qui joue le faire-valoir de Podalydès ; je ferais comme lui, cachant le nom de cette comédienne par respect pour ses parents. Mais je n'avais pas vu pire actrice depuis les seconds rôles des Aldo Maccione. C'est nous les vraies victimes de cette affaire Raddad, finalement, donnez-moi un mur que j'inscrive le nom des coupables. Ah c'est déjà fait au générique de fin. Bon. Une horreur, que même la télé devrait refuser. (Gols - 04/04/12)

