16 octobre 2009

Soleil rouge (1971) de Terence Young

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The distribution du siècle (enfin, disons, un véritable casting qui annonce l'ère de la globalisation): Toshirô Mifune, Charles Bronson, Alain Delon, Ursula Andress pour un film... ben vraiment pas terrible. Un scénario poussif - une course poursuite molle -, des dialogues au ras de la moquette (Bronson, la grande classe à Ursula : "Tu n'es qu'une pute. Tu n'as toujours été qu'une pute, tu seras toujours une pute" - celle-ci de répondre en reconnaissant, dédaigneusement, qu'il sait parler aux femmes; tu parles, Ch...) et un duo Mifune/Bronson, qui avait tout pour faire des étincelles, totalement sous-exploité. Dommage, d'autant que l'image signée du sieur Henri Alekan a gardé toutes ses couleurs pétantes (ce qui n'est pas le cas des photos, certes). En un mot, donc, le fil : Delon trahit son pote Bronson après l'attaque d'un train et descend un des hommes de main de l'ambassadeur du Japon après lui avoir piqué un sabre de grande valeur - un cadeau de l'Empereur au Président. Mifune (dans un habit de samouraï typique) et Bronson "font équipe" bon an mal an (Bronson se voit méchamment forcer la main) - l'alliance du flingue et de la robe (rien à voir avec Adjani et la Journée...(oh, ça va, on avait dit...)) - pour retrouver la trace de ce saloupiot de Delon. Pour retrouver l'homme, il faut kidnapper la femme, à savoir notre ami Ursula qui travaille dans un bordel et qui doit servir de monnaie d'échange. On se bouffe encore et encore des kilomètres de sable (le paysage est joli, oui) avant la rencontre fatidique dynamitée par la présence de méchants Comanches pyromanes.

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On est déçu, surtout, de voir ce pauvre Mifune autant sous-utilisé, comme si on le gardait sous la main au détour d'un plan pour une ou deux scènes gag jamais d'une grande finesse : Mifune qui tue un moustique avec son sabre (fendard, quand même), Mifune qui grogne, mugit ou gronde pour faire le méchant (je suis fan mais c'est léger), Mifune en slip après un bain dans de l'eau glacée (et pourquoi pas Bronson en string et Delon en mini-jupe, plutôt ?...), Mifune face à un Comanche, un combat nippo-indien original, certes, mais un peu primaire (les deux avec leur arme d'un autre temps, pendant qu'on se tue à grands coups de flingue alentour...). Un personnage, qui plus est, totalement sacrifié à la fin sur l'autel des icônes Bronson et Delon. Bien dommage d'autant que le Mifune sur un cheval ou un sabre à la main dans les herbes hautes a dix fois plus de prestance et de charisme (50 berges les deux, match nul) que le Bronson avec sa moustache tombante. Un petit thème de Maurice Jarre qui se laisse écouter, la plastique impressionnante d'une Ursula dévêtue, mouais, on tente bien de s'accrocher à des bribes d'intérêt, le film demeure quand même à peine au niveau d'un moyen divertissement. Le Comanche saute sinon super bien du cheval quand on le flingue en pleine course, c'est vraiment un pro. On en ressort malgré tout encore tout blanc, po vraiment ébloui...   

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Posté par Shangols à 06:54 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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