17 novembre 2021

Les Papillons de la Nuit (Yoru no chô) (1957) de Kôzaburô Yoshimura

La nuit, les hommes (d'affaire) papillonnent et les patronnes de bar tentent de les attirer dans leurs rets. Yoshimura s'intéresse là à cette vie nocturne de Ghinza et à la rivalité entre deux femmes au lourd passé en commun : Mari (Machiko Kyô) est une ancienne de Tokyo, ses affaires sont fleurissantes mais elle voit d'un mauvais œil l'arrivée d'une certaine Okiku (Fujiko Yamamoto) comme tenancière ; en effet, cette dernière, il y a sept ans, lui a piqué son mari, la bougresse... Les deux femmes s'échangent des sourires contrits... [Lire la suite]
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04 juillet 2021

Rivière de Nuit (Yoru no kawa) (1956) de Kôzaburô Yoshimura

Certains vont sûrement finir par croire que j'aime bien le cinéma japonais. Ils ne seront pas loin de la vérité. Rivière de Nuit permet à la fois de découvrir l'orfèvre Yoshimura dans ses œuvres et de tomber amoureux de Fujiko Yamamoto (qui n'est garé pas loin) ce qui n'est pas rien. Une histoire d'amour, mes petits enfants, comme on en fait plus, voilà, de celles qui sont tellement évidentes qu'elles ne peuvent finir par avoir lieu... Vous allez croire qu'en trois phrases, je vous ai niqué l'affaire, il n'en est rien, tant l'on... [Lire la suite]
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25 mars 2021

Une Histoire d'Osaka (Ôsaka monogatari) (1957) de Kôzaburô Yoshimura

L'avarice version nippone, ça dit quoi ? Une sorte de folie qui rend encore plus fou, rien de neuf, pas même un sou. Et pourtant, et pourtant, ce père de famille partait de loin : menacé par les impôts, un paysan se retrouve viré de sa campagne avec femme et enfants (belle scène de nuit alors que la baraque prend feu et que tout le village s'agite) et décide de venir à Osaka. C'est d'abord brimade sur brimade : une vague relation qui l'envoie paître, des contre-maîtres qui refusent d'employer cet homme trop maigre... Misère, misère,... [Lire la suite]
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19 février 2021

Les Habits de la Vanité (Itsuwareru seiso) (1951) de Kôzaburô Yoshimura

Bien fait de m'intéresser de plus près à l'ami Yoshima tant ce portrait de deux femmes dans l'après-guerre est saisissant, magnifiquement dépeint, plein d'émotion et de symboles : deux sœurs, l'une geisha (la rotonde et sensuelle Machiko Kyô as Kimicho), opportuniste, tout terrain, pragmatique, l'autre travaillant dans une société moderne de tourisme (la grande gigue Yasuko Fujita as Taeko, des faux airs de Thérèse...), effacée, pudique, douce. Deux femmes, deux mondes : Kimicho incarne cette époque d'avant, celle... [Lire la suite]
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15 janvier 2021

La Poupée brisée (Echizen take-ningyô) (1963) de Kôzaburô Yoshimura

On se fait toujours un plaisir d'explorer l'œuvre d'un réalisateur nippon qui eut ses heures de gloire (nous connaissions du sieur, jusque-là que ce très beau film avec la divine Setsuko Hara et un moyen métrage). La Poupée brisée se passe au sein d'une forêt de bambous, parfois sous la neige, parfois dans la brume et rien que pour cela, le film vaut le détour. Il vaut même un arrêt au stand puisqu'il y a la présence de la féline Ayako Wakao dans un rôle ici délicieux (un passé de geisha, certes, mais vite remisée derrière... [Lire la suite]
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06 septembre 2015

Le Bal de la Famille Anjo (Anjô-ke no butôkai) (1947) de Kôzaburô Yoshimura

Il y a parfois quelque chose de miraculeux dans les films nippons, la présence de Setsuko Hara étant déjà miraculeuse en soi : A Ball at the Anjo House appartient à cette catégorie de films où tout semble parfait ; timing historique (la fin d'un monde, le début d'un autre : difficile d'ailleurs de ne pas penser à Printemps dans une petite Ville réalisé, dans un autre contexte (...), chez les voisins chinois, pratiquement à la même époque), mise en scène millimétrée et jeu d'acteurs aux ptits oignons, sens de la romance à pleurer... [Lire la suite]
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