25 février 2021

Promesse (Ningen no yakusoku) (1986) de Kijû Yoshida

Voilà un film qui, pour une "dernière séance en ehpad" (mais vraiment la toute dernière), ferait un joli pendant à Amour de Haneke. La vieillesse, les dernières traces d'amour, la sénilité, la mort... C'est en effet à ce joyeux programme que nous convie l'ami Yoshida : le film s'ouvre sur la mort de la grand-mère - rien de bien étonnant, au vu de son âge, mais la police est quand même sur place ; s'agit-il d'une mort naturelle ou d'une mort, pourrait-on dire, quelque peu forcée ? Sur le banc des accusés, le mari de la vieille, sourd... [Lire la suite]
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07 décembre 2020

Aveux, Théories, Actrices (Kokuhakuteki joyûron) (1971) de Kijû Yoshida

Pas à dire, Yoshida, et on ne va pas s'en plaindre, est un cinéaste exigeant qui, même lorsqu'il rend hommage aux actrices, ne peut s'empêcher de livrer un film à la structure narrative complexe. Trois femmes, trois actrices, face aux affres de la création, entre rêve, fantasme, trauma et tromperie... On pourrait tenter de les distinguer, "celle au tempérament plutôt suicidaire", "celle obsédée par ses propres rêves", mais, comme pour mieux respecter l'entremêlement de ces histoires, autant énoncer ces différentes confessions et... [Lire la suite]
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02 novembre 2020

Les Hauts de Hurlevent (Arashigaoka) (1988) de Kijû Yoshida

Notre ami Yoshida s'attaque à l'œuvre phare d'Emily Brontë (dont peu d'adaptation m'échappent) en transposant bien entendu l'action dans un temps comme dans un lieu reculés au Japon. Les landes laissent la place à un décor de montagne volcanique pour le moins épuré comme pour traiter cette histoire passionnelle encore plus à l'os. Yoshida, en effet, laisse tomber également pour l'occasion les afféteries de son style (quelques cadres dans le cadre mais sans plus), comme pour mieux se concentrer sur ses personnages, leurs émotions,... [Lire la suite]
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25 septembre 2020

Coup d'Etat (Kaigen rei) (1973) de Kijû Yoshida

Je dois reconnaître (péché avoué) que j'achève un peu au forceps cette trilogie politique nipponne du gars Yoshida. Si chaque plan demeure un régal tant Yoshida est parvenu à une maîtrise parfaite du cadre (et que de variations, que d'inventions !), le fond a eu pour le coup beaucoup plus de mal à me toucher - faut bien reconnaître aussi que je n'ai pas une solide formation en histoire du Japon : j'avais dû sécher les cours, s'il y en eut... Il s'agit là de conter le destin d'un certain Ikki Kita, dont les écrits révolutionnaires... [Lire la suite]
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23 mai 2020

Purgatoire eroïca (Rengoku eroika) (1970) de Kijû Yoshida

Alors là, comme disait ma grand-mère, j'ai trouvé mon maître ! J'ai beau connaître mon Yoshida sur le bout des doigts, cet opus politico-révolutionnaire m'a laissé totalement démuni… C'est sûrement, faut quand même le dire, l'un des effets recherchés : rarement j'ai vu une œuvre aussi décousue, mais le pire, décousue de façon voulue... Il est question au départ d'une fille égarée (la fille de la révolution, condamnée à errer ? J'arrêterai là mon analyse, sinon je risque de me viander...), de sa famille "d'accueil" (dont fait partie... [Lire la suite]
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17 mai 2020

La Source thermale d'Akitsu (Akitsu onsen) (1962) de Kijû Yoshida

Yoshida se prend pour Douglas Sirk et nous livre un mélodrame absolument déchirant. Alors, évinçons dès le départ les petites faiblesses de la chose pour mieux se concentrer sur les capacités émotives de cette histoire d'amour qui n'a jamais voulu dire son nom ; le scénario est un brin répétitif puisque le héros revient je ne sais plus combien de fois dans cette ville d'Akitsu pour retrouver celle qui, dans l'après-guerre, lui a sauvé la vie - et qui l'aime. Oui, à chaque retour dans ce village, Yoshida lâche l'artillerie lourde... [Lire la suite]
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06 mai 2020

Evasion du Japon (Nihon dasshutsu) (1964) de Kijû Yoshida

Petite incursion de Yoshida dans le polar qui part en quenouille, et ce n'est pas forcément la veine yoshidienne qu'on préfère. Le héros, Tatsuo, un petit branleur qui se rêve en crooner aux States, se retrouve malgré lui associé à un casse. Avec la complicité d'une jeune femme, Yasue, les trois bandits braquent les coffres d'une boîte de bains turcs... Tatsuo est trouillou comme pas deux et les deux pontes qui jouent les durs se révèlent guère plus doués pour ce genre d’exaction : le boss est constamment en manque de drogue et... [Lire la suite]
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27 avril 2020

Eros + Massacre (Erosu purasu Gyakusatsu) (1969) de Kijû Yoshida

Voilà une œuvre fleuve de Yoshida (plus de trois heures, c'est un peu éprouvant) qui mêle une fois de plus le présent (les mésaventures amoureuses et "intellectuelles" de deux jeunes étudiants) et l'histoire (que nos deux jeunes gens lisent, jouent, étudient) du célèbre anarchiste nippon et défenseur de l'amour libre (...) Sakae Osugi et ses trois femmes (la légitime, Yasuko, sa maîtresse, Itsuko, et son ultime passion, Noe (Mariko Okada et sa beauté glaciale)). On glisse de plus en plus du présent vers le passé avec ce récit... [Lire la suite]
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23 avril 2020

Histoire écrite sur l'Eau (Mizu de kakareta monogatari) (1965) de Kijû Yoshida

On est rarement déçu par Yoshida et ce nouvel opus sentimentalo-vénimeux n'y déroge point. Pour faire vite, on assiste ici, au présent de narration, aux relations ambiguës entre quatre personnages : Shizuo qui doit se marier avec la torride Yumiko, sa mère, veuve (Mariko Okada, une beauté presque trop parfaite), qu'il vénère depuis son plus jeune âge, et son beau-père (dont la femme est malade) qui a entretenu il y a plus d'une dizaine d'années une relation avec la mère de Shizuo, une relation qu'il souhaite maintenant reprendre.... [Lire la suite]
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06 mars 2020

Flamme et Femme (Honô to onna) (1967) de Kijû Yoshida

Yoshida est définitivement un des plus grands "cadreurs" (plus que metteurs en scène, oserais-je) et monteurs de son temps. Il parvient en effet à chacun de ses récits par nous émerveiller par sa réflexion sur les angles de prise de vue et par sa déconstruction du récit. Au départ, une histoire simple : un couple vient d'avoir un enfant. Enfin pas si simple. Puisque le père est stérile, voire impuissant... Puisque le père naturel serait le meilleur ami du couple... Puisque la femme d'icelui (stérile également) lorgne également sur... [Lire la suite]
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