23 septembre 2014

Les grands Espaces (The big Country) (1958) de William Wyler

Et si The big Country était le chef-d’oeuvre de Wyler ? Vous allez me dire que je vais peut-être un peu vite en besogne, que j’ai été un peu trop influencé par la sublime restauration de cette pellicule d’une beauté abyssale, que je me suis laissé avoir par le charme de Gregory Peck (l’homme que j’aurais épousé si le mariage gay existait à l’époque et si j’étais gay) et celui de Jean Simmons (trop rare, la Jean, avec sa frimousse à la Hepburn mais avec en plus un regard plein d’émotion), bref, que je m’emporte. Ben... [Lire la suite]
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21 septembre 2014

Les plus belles Années de notre Vie (The best Years of our Lives) (1946) de William Wyler

C'est ce que l'on appelle généralement un classique, une fresque de la vie quotidienne de trois heures toute en émotion contenue, en blessures et en timide espoir. Le contexte est simple : trois anciens soldats reviennent back home à la fin de la guerre ; le sergent Fredric March est le plus âgé : il doit retrouver femme et enfants ainsi que son petit boulot à la banque ; il paraît sain, le gars, quoique un peu porté sur l'alcool - pourra-t-il vraiment rentrer à nouveau, se demande-t-on, dans les cases conjugales et professionnelles... [Lire la suite]
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26 juin 2013

L'Obsédé (The Collector) (1965) de William Wyler

"You could fall in love with me if you tried. I've done everything I could to make it easy. You just won't try." Ah cette maudite timidité qui fait qu’il est parfois plus simple de kidnapper la personne qu’on aime plutôt que d’oser l’inviter à danser un slow… Mais cette mesure extrême ne demeure tout de même pas conseillée. Ou avec modération. Terence Stamp est ce parfait kidnappeur avec son regard bleu laser qui fout les boules et son air juvénile éternel ; il est tombé raide dingue de cette bien belle rousse (Samantha Eggar,... [Lire la suite]
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15 avril 2013

Le Cavalier du Désert (The Westerner) de William Wyler - 1940

30 ans avant John Huston, Wyler s'intéressait déjà au folklorique juge Roy Bean, et comme lui il choisissait plutôt l'axe de la comédie pour tracer ses faits et gestes. Mais si The Westerner prend bien le temps de nous amuser avec les jugements à l'emporte pièce du gars, avec sa passion absurde pour Lily Langtry la comédienne fatale, avec son passé peu reluisant qui épouse celui de la conquête de l'Ouest et du Rêve américain, il s'intéresse avant tout à ce cow-boy errant et romantique campé par le glamourissime Gary Cooper. Celui-ci... [Lire la suite]
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30 mai 2012

Vacances Romaines (Roman Holiday) de William Wyler - 1953

Rome est belle, Audrey Hepburn est belle, Gregory Peck est beau : Roman Holiday est beau. On pourrait franchement s'arrêter là dans le commentaire de cette bluette hollywoodienne, qui fera battre le cœur des midinettes de moins de 16 ans qui croient au prince charmant, mais qui ne comblera que peu le cerveau du vieux loup de mer au cœur sec que je suis (dis-je en tirant sur ma pipe d'organdi). On reste dans la superficialité totale, donc, mais tant pis : le spectacle est éminemment glamour, et on est en droit de ne pas en demander... [Lire la suite]
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08 juin 2011

La Loi du Seigneur (Friendly Persuasion) de William Wyler - 1956

  Totalement sous le charme de ce film qui m’est arrivé tout doucement par derrière : ce que je croyais être, au départ, une petite chronique sucrée en milieu rural, à la limite du film jeune public, avec Technicolor et joyeux bambins à l’appui, s’est révélé être un vibrant plaidoyer sur le libre arbitre, l’importance des choix moraux et la dichotomie entre raison et sentiments. Pas moins. Quelque chose qui se situerait, si vous voulez, entre Gene Kelly et Corneille, voyez ? Non ? Voyez pas ? Je développe. ... [Lire la suite]
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07 mars 2011

La Rumeur (The Children's Hour) de William Wyler - 1961

Wyler tente de se mettre au goût du jour, en ce début des sixties, pour ce qui est du film psychologique à message avec acteurs issus de la Méthode, ce qui constitue un genre à lui tout seul. Mais on ne s'improvise pas ainsi Elia Kazan ou Arthur Miller en un coup de cuillère à pot : rempli de bonnes intentions, The Children's Hour n'en est pas moins raté, démonstratif, pesant, et muni de gros sabots qui en annulent pratiquement tout le courage. Pire : tout se passe comme si Wyler avait en cours de projet abandonné toute velléité de... [Lire la suite]
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18 février 2011

Histoire de Détective (Detective Story) (1951) de William Wyler

La journée dans un commissariat de New-York... Wyler adapte une pièce de théâtre et évite bien des pièges du genre. Ce commissariat fourmille de vie, de personnages qui ne cessent d'aller et venir et on est rapidement happé par ces différentes intrigues, ces différents cas à régler, ingénieusement mêlés. Kirk Douglas incarne magistralement le Lieutenant James McLeod, un type, selon la formule consacrée, terriblement droit dans ses bottes ; véritable parangon de vertu, personnage à la morale étriquée, Kirk n'est pas du genre à... [Lire la suite]
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30 janvier 2011

La Lettre (The Letter) (1940) de William Wyler

William Wyler, adaptant Somerset Maugham, est définitivement une pointure lorsqu'il s'agit de trousser un mélodrame teinté de tragédie. Bénéficiant d'une partition inspirée de Max Steiner - joliment mâtinée d'un soupçon de sonorité orientale (le récit se passe à Singapour) -, d'une distribution excellente (Bette Davis en tête même si les seconds rôles ne déméritent point : James Stephenson en avocat rongé par le remord est excellent, Gale Sondergaard incarne avec une certaine majesté cette veuve aussi mystérieuse que vénéneuse et... [Lire la suite]
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18 juin 2010

La Maison des Otages (The desperate Hours) (1955) de William Wyler

Avant-dernier film de Bogart qui semble résolument arrivé en bout de course, comme fatigué de jouer les rôles de grand méchant loup. Intéressant tout de même que ce Desperate Hours de Wyler qui se passe quasiment en huis-clos ; le concept de base de base est relativement simple, mais Wyler parvient à nous captiver sur presque deux heures grâce au constant petit jeu du chat et de la souris que se livrent ses deux personnages principaux : Bogie s'échappe de prison avec son jeune frère et un gros lourdaud ; il ne trouve rien de mieux que... [Lire la suite]
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