11 avril 2016

L'Insoumise (Jezebel) (1938) de William Wyler

C'est à une parabole dans les règles de l'art que l'ami Wyler nous convie avec la petite Bette figurant l'archétype de l'égoïste capricieuse avant de devenir celle qui se sacrifie magnifiquement par amour. Une sorte de rédemption si vous voulez. En sparring-partner, on retrouve le gars Henry Fonda habitué au rôle de type super trop gentil. Pestiféré en début du film à cause de Bette (elle décide de porter une robe rouge à un bal où les robes blanches, un peu comme à Wimbledon, sont de mises : c'est particulièrement stupide, digne... [Lire la suite]
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11 mars 2016

La Vipère (The little Foxes) (1941) de William Wyler

Traduire "les petits renards" (bibliques) par la Vipère peut sembler un tantinet déplacé au demeurant. Et pourtant, il s'agit bien là d'un des films les plus vénéneux de l'ami Wyler avec la gâte Bette Davis en éternelle salope (un rôle taillé sur mesure - le regard de Bette Davis quand, en haut d'un escalier, elle se retourne pour mépriser le monde reste inimitable) et en prime le gars Dan Duryea non pas en mafaiteur crétin mais en fils à papa crétin : les deux ont la gueule de l'emploi et s'insèrent parfaitement dans cette jolie... [Lire la suite]
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02 mars 2016

Ils étaient trois (These three) (1936) de William Wyler

Première version de The Children's Hour (qui mit colère mon camarade) où Wyler fait l'impasse totale sur le thème du lesbianisme : les deux co-directrices de l'école (Merle Oberon et son regard troublant, Miriam Hopkins et sa chevelure de feu) vont se retrouver accusées par une de leurs élèves (la tête à claque Bonita Granville... qui joue ce soir contre Marseille) d'entretenir une liaison avec le grand (il peine à passer sous les portes tout au long du film) Joel McCrea (on se demande de quoi je me mêle, Bonita). La première... [Lire la suite]
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23 septembre 2014

Les grands Espaces (The big Country) (1958) de William Wyler

Et si The big Country était le chef-d’oeuvre de Wyler ? Vous allez me dire que je vais peut-être un peu vite en besogne, que j’ai été un peu trop influencé par la sublime restauration de cette pellicule d’une beauté abyssale, que je me suis laissé avoir par le charme de Gregory Peck (l’homme que j’aurais épousé si le mariage gay existait à l’époque et si j’étais gay) et celui de Jean Simmons (trop rare, la Jean, avec sa frimousse à la Hepburn mais avec en plus un regard plein d’émotion), bref, que je m’emporte. Ben... [Lire la suite]
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21 septembre 2014

Les plus belles Années de notre Vie (The best Years of our Lives) (1946) de William Wyler

C'est ce que l'on appelle généralement un classique, une fresque de la vie quotidienne de trois heures toute en émotion contenue, en blessures et en timide espoir. Le contexte est simple : trois anciens soldats reviennent back home à la fin de la guerre ; le sergent Fredric March est le plus âgé : il doit retrouver femme et enfants ainsi que son petit boulot à la banque ; il paraît sain, le gars, quoique un peu porté sur l'alcool - pourra-t-il vraiment rentrer à nouveau, se demande-t-on, dans les cases conjugales et professionnelles... [Lire la suite]
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26 juin 2013

L'Obsédé (The Collector) (1965) de William Wyler

"You could fall in love with me if you tried. I've done everything I could to make it easy. You just won't try." Ah cette maudite timidité qui fait qu’il est parfois plus simple de kidnapper la personne qu’on aime plutôt que d’oser l’inviter à danser un slow… Mais cette mesure extrême ne demeure tout de même pas conseillée. Ou avec modération. Terence Stamp est ce parfait kidnappeur avec son regard bleu laser qui fout les boules et son air juvénile éternel ; il est tombé raide dingue de cette bien belle rousse (Samantha Eggar,... [Lire la suite]
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15 avril 2013

Le Cavalier du Désert (The Westerner) de William Wyler - 1940

30 ans avant John Huston, Wyler s'intéressait déjà au folklorique juge Roy Bean, et comme lui il choisissait plutôt l'axe de la comédie pour tracer ses faits et gestes. Mais si The Westerner prend bien le temps de nous amuser avec les jugements à l'emporte pièce du gars, avec sa passion absurde pour Lily Langtry la comédienne fatale, avec son passé peu reluisant qui épouse celui de la conquête de l'Ouest et du Rêve américain, il s'intéresse avant tout à ce cow-boy errant et romantique campé par le glamourissime Gary Cooper. Celui-ci... [Lire la suite]
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30 mai 2012

Vacances Romaines (Roman Holiday) de William Wyler - 1953

Rome est belle, Audrey Hepburn est belle, Gregory Peck est beau : Roman Holiday est beau. On pourrait franchement s'arrêter là dans le commentaire de cette bluette hollywoodienne, qui fera battre le cœur des midinettes de moins de 16 ans qui croient au prince charmant, mais qui ne comblera que peu le cerveau du vieux loup de mer au cœur sec que je suis (dis-je en tirant sur ma pipe d'organdi). On reste dans la superficialité totale, donc, mais tant pis : le spectacle est éminemment glamour, et on est en droit de ne pas en demander... [Lire la suite]
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08 juin 2011

La Loi du Seigneur (Friendly Persuasion) de William Wyler - 1956

  Totalement sous le charme de ce film qui m’est arrivé tout doucement par derrière : ce que je croyais être, au départ, une petite chronique sucrée en milieu rural, à la limite du film jeune public, avec Technicolor et joyeux bambins à l’appui, s’est révélé être un vibrant plaidoyer sur le libre arbitre, l’importance des choix moraux et la dichotomie entre raison et sentiments. Pas moins. Quelque chose qui se situerait, si vous voulez, entre Gene Kelly et Corneille, voyez ? Non ? Voyez pas ? Je développe. ... [Lire la suite]
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07 mars 2011

La Rumeur (The Children's Hour) de William Wyler - 1961

Wyler tente de se mettre au goût du jour, en ce début des sixties, pour ce qui est du film psychologique à message avec acteurs issus de la Méthode, ce qui constitue un genre à lui tout seul. Mais on ne s'improvise pas ainsi Elia Kazan ou Arthur Miller en un coup de cuillère à pot : rempli de bonnes intentions, The Children's Hour n'en est pas moins raté, démonstratif, pesant, et muni de gros sabots qui en annulent pratiquement tout le courage. Pire : tout se passe comme si Wyler avait en cours de projet abandonné toute velléité de... [Lire la suite]
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