25 février 2010

Equinox (1970) de Jack Woods

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Signalons en préambule, qu'il s'agit là de la seconde version du film (remonté et re-dialogué en partie et bénéficiant d'une quinzaine de minutes supplémentaires) à partir d'un premier jet réalisé avec un budget équivalent à un sac de billes par Marc Thomas McGee et par le tout jeunot Dennis Muren - eh ouais le gars des effets spéciaux de Star Wars, E.T., The Abyss et j'en passe... Rah, c'est clair qu'à côté le Projet Blair Witch donnerait presque l'impression d'être un produit fini, tant l'on a droit ici à un festival de monstres en papier mâché plus fendards les uns que les autres (King-Kong croisé avec un hamster coiffé d'un chapeau piqué à la Reine d'Angleterre, un diable-chauve souris tout rouge qui vole avec des câbles, un Hulk première génération ou encore un truc vert avec des tentacules qui aime à détruire bêtement les cabanes). Mais bon ne soyons point trop caustique, avec le même budget aujourd'hui on ne pourrait même pas finir le générique de début.

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Deux jeunes gars avec leur deux blondasses peroxydées (l'hystérique qui a un don pour se perdre - en gros à chaque fois qu'elle cligne des paupières - et la léthargique sexy - une main qui rampe sur son dos nu sera le summum érotique de l'oeuvre) partent à la recherche du mystérieux Docteur Waterman dont ils ont trouvé en arrivant la cabane toute bousillée : ils croiseront lors de leur périple un vieux dans une grotte qui leur confiera un bouquin satanique qui sent le soufre, le fameux Dr Waterman, mort avant même de pouvoir le questionner et dont le corps disparaitra en laissant dans l'air comme une drôle d'odeur de soufre (c'est une manie, oui...), Asmodeus (Jack Woods himself, des sourcils à faire peur), le garde du coin dont la bague en forme de grenouille a des pouvoirs terribles, et une flopée de monstres donc qui vont leur faire passer un sale moment - à dégouter du pique-nique. On a droit en terme de construction narrative à un flash-back dans le flash-back, mais pas de quoi effrayer non plus intellectuellement un adolescent pré-pubère. Bien aimé en revanche cette idée du territoire où tout disparaît, réalisé certes avec les moyens du bord en scindant l'image en deux, mais apportant une ptite touche de magie à l'ensemble; pour les monstres c'est de l'image par image, et ça mérite malgré tout son petit coup de chapeau, tant les deux créateurs initiaux ne semblent reculer devant rien pour faire un truc hideux avec deux bouts de ficelle. L'idée des amulettes construites justement avec deux brindilles (véritable mise en abîme de ce film d'horreur sans thune qui fonctionne au système D...) est aussi assez marrante : elle sont capables de repousser à dix mètres une créature satanique mais se fracassent au moindre coup de vent : "- Arrière, créature diabolique, j'ai l'amulette! - Ah ben non, pas arrière, elle est pétée ton amulette. - Ah oui... Et ben, prends mon poing dans ta gueule, Satan!" - Et Satan de se morfler un uppercut dans la mâchoire comme jamais il pensait s'en manger un; combattre Satan à mains nues, c'est couillu quand même. Bref, même si le scénar se prend un peu trop au sérieux - les deux gaziers incarnant les bons vieux mâles protecteurs (les deux gonzesses qui prennent leur bras - comme si elles étaient dans la salle de cinoche avec leur ptit copain - face à un monstre de 24 étages plutôt que de se barrer : ce serait plus rationnel, on est d'accord), on a notre pesant de cacahuètes d'effets spéciaux fauchés vintage et c'est déjà pas mal. A conseiller aux enfants curieux plutôt que de les pourrir avec Avatar.

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Posté par Shangols à 12:19 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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