26 octobre 2010

The Killer inside me (2010) de Michael Winterbottom

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Polar adapté du sieur Jim Thompson relativement vénéneux, qui offre à Casey Affleck l'occasion de briller : un personnage de flic tout sourire et malin comme un singe en surface et pourri jusqu'à la moelle dans l'intimité ; un type qui traîne un lourd passé et dont les excès de violence sont à la limite de l'insoutenable. C'est d'ailleurs à ce niveau que le film de Winterbottom est le plus dérangeant : si les pièces de puzzle du scénar s'assemblent assez malicieusement au fur et à mesure - suffisamment de parties d'ombre pour stimuler un poil le spectateur -, la mise en scène reste, elle, terriblement attendue ; pire, si au niveau des scènes de coucherie (et dieu sait pourtant que Jessica Alba envoie du bois) le Michael fait preuve de très peu d'audace (cachez ces seins que je ne saurais voir), au niveau de la violence le gars se lâche affreusement : est-ce bien la peine d'envoyer 234 coups de poing dans la face de cette pauvre Jessica pour nous faire comprendre qu'il manque une case au gars Casey ? Franchement, on aurait pu aisément s'en passer, d'autant que le plan sur la main de cette femme (Kate Hudson, la fiancée de Casey) qui tente désespérément d'atteindre la chaussure de son agresseur (le Casey, still, dont le coup de poing dans le bide de sa dulcinée est d'une violence inouïe) se révèle au final dix fois plus puissant pour illustrer sa monstruosité. On ressort un peu abasourdi de ce polar très noir en se disant que cette machine relativement bien huilée n'est en rien exempte de grossières facilités - on frôle la complaisance quoique le réalisateur s'en défende ici ou là... Michael mériterait bien sa petite fessée sur le bottom.

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19 juillet 2006

Tournage dans un jardin anglais (Tristram Shandy) de Michael Winterbottom- 2006

tristram_shandy_a_cock_and_bull_story_poster_0_1_Ouais ben alors là, franchement, je me demande ce que les critiques trouvent à ce film: oui, c'est un bordel sans nom, oui il y a des répliques qui font gentiment sourire (pas de quoi s'esclaffer quand même, les références cinématographiques (De Fassbinder à Kevin Costner dans Robin des Bois en passant par Bresson) ou les réparties juteuses sentent les gags  "série télé anglaise" à deux cents kilomètres à la ronde mais en moins drôle), quant au parallèle avec La Nuit américaine (ouais tournage d'un tournage certes), il me semble des plus pitoyables. Alors l'adaptation littéraire est impossible et du même coup, Winterbottom fait le pari de rapidement délaisser le livre pour suivre les petits caprices des stars sur le plateau et les problèmes de tournage (non pas de motte de beurre, malgré tout): la vie de famille et les écarts du héros (original????), Scully Molder en Gillian Anderson en Widow Wadman (ouais et alors?), les difficultés pour avoir le budget pour la scène de bataille qui reviennent en filigrane (à quoi bon?)... Réflexion donc sur l'impossibilité d'adapter cette oeuvre, mise en abyme sans fond qui finit plus en panier percé qu'en véritable analyse artistique, caméra qui court dans tous les sens pour faire plus vivant et sûrement plus incontrolable (il ne suffit pas non plus de pomper les musiques de Fellini qui débarquent à chaque coin de scène pour faire plus "fun", plus "cirque"????... non, definitely...), film en tant que "work in progress" certes mais dont l'humour finit plus par faire penser à celui des Bronzés qu'à celui des Monty Python (un comble).

Comme il y a deux stars dans le film, le réalisateur ironise sur le fait que ce sera également la note globale des critiques sur le film... Même 8 1/2, je trouverais ça super bien payé, frankly speaking.

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26 mai 2006

The Road to Guantanamo (2006) de Michael Winterbottom et Mat Whitecross

poster_1_C'était pas un super idée de partir en vacances (pour assister au mariage de l'un d'eux) au Pakistan puis en Afghanistan pour ces quatre Anglais d'origine pakistanaise. Auraient mieux de regarder Survivor à la télé.

Si on découvre de très jolis paysages dans la première partie avec peu de stations Total et pas mal de mouches qui donnent pas envie de manger les têtes de moutons, on est rapidement emmené dans une tourmente infernale . Bombardés par les Américains, nos 4 -puis 3 amis- se retbxmediaone91595file_1_rouvent avec les Talibans puis sont arrêtés par les forces (de libération, non je déconne) américaine. Internés dans un camp à Kandahar, ils seront ensuite transféré dans ce paradis touristique qu'est Cuba même si les conditions en prison sont pas tops: Guantanamo Bay. Tout est bon pour leur faire avouer qu'ils ont un lien avec Al-Qaeda et Ben Laden. Les Ricains des Services Secrets quand ils ont une idée en tête pas facile de les dissuader; leur métode d'"interviews" ferait passer l'Inquisition pour une émission debxmediaone91596file_1_ Pascal Sevran: tout est bon, torture physique mais surtout mentale (enfermés dans des cellules les pieds et les mains liés aux sols, il doivent écouter pendant des heures l'Intégrale de Toto en Live, tous les discours de Sarkozy depuis qu'il est tout petit et les 140 films de Godard sans sous-titres). Franchement on atteint certains seuils de cruauté qui donnent envie de devenir musulman (en plus on peut voyager gratos dans les Mosquées au lieu de payer l'hôtel). Film assez dur où la machine à perdre américaine est à sa pleine puissance et fait passer Punishment Park pour un parc d'attraction Disney. Sacrés ricains, tiens!

Posté par Shangols à 14:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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